Cap Fatima – Lettre de liaison n°144

Cap Fatima – Lettre de liaison n°144

Chers amis,

Suite à la publication de la dernière lettre de liaison, certains ont demandé pourquoi Amélie avait mérité le purgatoire jusqu’à la fin du monde. C’est une question pertinente qui mérite que l’on s’y arrête un peu.

La faute qui a valu le purgatoire à Amélie

En effet, derrière la courte phrase de la Sainte Vierge, « Amélie est au purgatoire jusqu’à la fin du monde », il y a un enseignement discret, mais bien réel. Comment une jeune paysanne de la région de Fatima, âgée d’à peine 20 ans et morte peu avant les apparitions de Fatima, a-t-elle pu mériter un tel châtiment ? Le père Martins dos Reis fit une enquête discrète sur elle et découvrit que la pauvre Amélie était morte dans des circonstances comportant « un irrémédiable déshonneur en matière de chasteté ».
En inspirant à la petite Lucie l’idée de poser cette question, Notre-Dame a permis que nous connaissions ce fait pour notre instruction. Lors des apparitions de Fatima, la Sainte Vierge n’a pas parlé explicitement de la chasteté : elle a simplement dit qu’Amélie était au purgatoire, sans préciser la raison ; elle se contenta d’indiquer que cette faute méritait le purgatoire. On a l’impression que, pour Notre-Dame, ce péché est si horrible qu’elle ne veut même pas en prononcer le nom. Toutefois, par la suite, elle donna quelques précisions aux petits voyants, notamment à Jacinthe.

Mme Marto, la mère de Jacinthe, révéla qu’un soir, à Aljustrel, Jacinthe lui confia : « Maman, il ne faut jamais manger de la viande le vendredi, ni nous en donner à nous autres … Notre-Dame a dit que le péché de la chair est celui qui conduit le plus d’âmes en enfer ». Jacinthe qui, étant donné son âge, ne savait ce qu’était le « péché de la chair », pensait qu’il consistait à manger de la viande les jours défendus.
Voici également ce que sœur Lucie mentionne dans son troisième mémoire :

Quelquefois, on m’a demandé si Notre-Dame, à l’une des apparitions, nous avait fait savoir quelle sorte de péchés offensait Dieu davantage. À ce qu’on dit, Jacinthe, à Lisbonne, aurait nommé le péché de la chair. Comme c’était l’une des questions qu’elle me posait aussi parfois, elle a dû, sans doute, la soumettre à Notre-Dame, à Lisbonne, et c’est alors que Notre-Dame le lui aurait fait savoir.

Jacinthe révéla ce fait avant sa mort, le 20 février 1920. Que dirait-elle aujourd’hui ? Jacinthe confia aussi : « Il viendra des modes qui offenseront Notre-Seigneur. Les personnes qui servent Dieu ne doivent pas suivre la mode. L’Église n’a pas de mode. Notre-Seigneur est toujours le même. »

Sœur Lucie écrivit un jour à l’évêque de Gurza :

Comme vous le savez, à la Cova da Iria, Notre-Dame s’est plainte des nombreux péchés par lesquels Dieu est très offensé, et plus d’une fois Elle a demandé prière et pénitence en réparation. Elle a réclamé qu’on fasse pénitence et Elle a annoncé plusieurs châtiments qui viendront si les hommes ne changent pas de vie. Toutefois, Elle n’a pas parlé d’une espèce particulière de péché. Mais comment douter que le péché d’impureté ne soit l’un des principaux qui amena Notre-Dame à s’adresser à nous avec une telle amertume, lors de sa dernière apparition ? (…)
Ces âmes qui se perdent éternellement sont, sans doute, pour la majeure partie, les victimes de cette lèpre vénéneuse qui infecte actuellement une grande partie de l’humanité. N’est-il pas vrai aussi que, déjà dans l’Ancien Testament, ce fut ce péché qui provoqua plusieurs fois le châtiment du Seigneur ?

Et en effet, le feu du ciel tomba sur Sodome et Gomorrhe.

À notre époque où le péché d’impureté est si répandu, ces affirmations paraîtront sévères et certains penseront même que ce discours est devenu insoutenable de nos jours, que l’enseignement de l’Église sur ce point a évolué, etc. De fait, aujourd’hui, nombreux sont ceux qui relativisent les fautes morales, y compris hélas parmi les clercs, voire parmi les plus hautes autorités de l’Église. Il ne semble guère nécessaire de préciser ce point davantage, tant il défraye la chronique actuellement. Récemment, un évêque est même aller jusqu’à désavouer et suspendre un prêtre qui ne faisait que rappeler la doctrine traditionnelle de l’Église en ce domaine. Pourtant, c’est bien celle que la Sainte Vierge a rappelé Jacinthe. Et ce serait une folle présomption de notre part de contester une loi divine.
Sur les dix commandements que contient le décalogue, deux concernent l’impureté : le sixième « Tu ne commettras pas d’adultère » et le neuvième « Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain ». De son côté, saint Paul est catégorique : « Quant à la fornication, à l’impureté sous toutes ses formes, ou encore à la cupidité, que leurs noms ne soient même pas prononcés parmi vous : c’est ce qui sied à des saints. De même pour les grossièretés, les inepties, les facéties : tout cela ne convient guère… » (Ep V, 3-4). Voilà sans doute pourquoi la Sainte Vierge n’a pas prononcé le nom de ce péché.

Car Dieu a ce péché en horreur. Notre-Seigneur révéla un jour à sainte Catherine de Sienne à propos de l’impureté :

Si grande est la misère de ces pécheurs, que non seulement Moi, qui suis la pureté même, je ne les puis souffrir, mais que les démons eux-mêmes dont ils se sont faits les amis et les serviteurs, ne peuvent voir commettre tant d’obscénités. Aucun péché n’est plus abominable que celui-là et n’éteint davantage la lumière de l’intelligence. Les philosophes eux-mêmes, – non par la lumière de la grâce qu’ils n’avaient pas, mais par celle que la nature leur donnait – ont connu que ce péché dégradant obscurcissait l’intelligence ; aussi gardaient-ils la chasteté et la continence pour mieux étudier.

Malheureusement, de nos jours, malgré ces enseignements parfaitement clairs, les hommes, y compris les chrétiens, glissent de plus en plus vers des mœurs impures et finissent par perdre la foi. Car disait saint Ambroise : « Le luxurieux abandonne le chemin de la foi ». Impureté, luxure, sensualité, adultère, pornographie, homosexualité, obscénité, spectacles indécents, relations pré-matrimoniales, contraception, divorce, avortement… voilà le triste spectacle que l’humanité offre aujourd’hui à nos yeux. Quel océan de boue sur cette pauvre terre ! Est-il possible de continuer ainsi sans provoquer « la colère de Dieu » ? (Ep 5, 6). On comprend pourquoi la Sainte Vierge révéla à la petite Jacinthe qui ne comprenait pas le sens des mots qu’elle utilisait : « Le péché de la chair est celui qui conduit le plus d’âmes en enfer ». Peut-être n’est-il pas le pire, ni le plus grave ; mais il est le plus fréquent et le plus répugnant. Mais qui rappelle de nos jours que le péché qui conduit le plus d’âmes en enfer est le péché de la chair ?

La chasteté conjugale

Et ces problèmes moraux ne concernent pas que les adolescents, comme Amélie, ou les célibataires : ils concernent tout autant les époux. La chasteté conjugale est un devoir de tous les époux chrétiens et c’est un devoir fécond en grâces et en bénédictions. Malheureusement, les assauts du démon sont nombreux : contraception, onanisme, divorces et avortements font des hécatombes parmi les époux chrétiens, sans parler des relations pré-matrimoniales, qui ne sont que la profanation des corps et des âmes des fiancés, malheureux esclaves de la sexualité.
Certains ne veulent pas avoir plus de deux enfants et pour cela n’hésitent pas à utiliser la pilule ou d’autres moyens contraceptifs pour éviter de nouvelles grossesses. Et ainsi on profane, parfois pendant des années, les relations matrimoniales qui devraient symboliser l’union du Christ et de l’Église (Ep V, 25).
La pilule contraceptive est venue de l’enfer, disait saint Padre Pio, et celle qui l’utilise commet un péché mortel. De son côté, le Catéchisme de l’Église Catholique dit clairement (n° 2370) : « Est intrinsèquement mauvaise toute action qui, soit en prévision de l’acte conjugal soit dans son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences naturelles se proposerait comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation ». Saint Padre Pio disait aussi : « Pour chaque mariage, le nombre des enfants est fixé par Dieu », non par le caprice des conjoints. Il disait encore : « Celui qui est sur le chemin du divorce est sur le chemin de l’enfer ».

Quant au crime de l’avortement, voici le jugement du Catéchisme de l’Église Catholique (n° 2271) : « L’avortement direct, c’est-à-dire voulu comme une fin ou comme un moyen est gravement contraire à la loi morale » et (n° 2272) « Qui procure un avortement… encourt l’excommunication ».

Profaner le sacrement du mariage entraîne châtiments et malédictions sur les familles. Rappelons-nous « qu’on ne se moque pas de Dieu » (Gal VI, 7). Nous devons donc tout faire pour avoir une conduite parfaitement pure et chaste afin de ne jamais offenser Notre-Seigneur par ce péché d’impureté qui le blesse tant.

Quels remèdes ?

Tout péché d’impureté : actes, désirs, regards, pensées, mauvaises lectures, … est un péché grave. Il faut donc s’en préserver de toutes ses forces, jusqu’à la violence si nécessaire, parce que « le désir de la chair, c’est la mort, tandis que le désir de l’esprit, c’est la vie et la paix puisque le désir de la chair est ennemi de Dieu… » (Rm VIII, 6-7). Quels sont donc les remèdes contre cette véritable lèpre qu’est l’impureté ? La prière, le recours fréquent aux sacrements et la fuite des occasions mauvaises.
Saint Benoît et saint François se jetèrent dans les épines pour éteindre « la concupiscence qui attire et leurre » (Jc I, 14). Saint Thomas utilisa un tison ardent pour chasser une grave tentation. Maria Goretti se laissa frapper de quatorze coups de couteaux pour sauvegarder sa virginité.

Pour éviter les occasions les plus habituelles de pécher, il faut mortifier :
–  ses regards, et pour cela éviter le cinéma, la télévision, les mauvaises lectures,
–  sa langue, et pour cela éviter les obscénités, les conversations déshonorantes,
–  son ouïe, et pour cela ne pas écouter de chansons ou de plaisanteries vulgaires.

Saint Dominique Savio détruisit les mauvais illustrés que lui avaient donnés ses camarades. Saint Louis de Gonzague reprit en public quelqu’un qui parlait grossièrement, alors que par ailleurs il s’imposait de terribles pénitences. Saint Alphonse de Liguori enlevait ses lunettes quand son père l’emmenait au théâtre. Voilà des exemples qui devraient nous stimuler pour prendre tous les moyens de sauvegarder la pureté de notre cœur et de nos sens. Il faut aussi se méfier de la vanité et s’opposer de toutes ses forces aux modes indécentes. Rappelons-nous ce que disait Jacinthe à propos des modes.

« La vie de l’homme sur la terre est une bataille » (Job VII, 1) et il est nécessaire d’être continuellement vigilant, avec l’aide de Dieu (prière et sacrements) pour ne pas se laisser « dominer par la concupiscence » (1 Tes. IV, 5). C’est humiliant, mais telle est notre condition, car la chair et l’esprit sont toujours en lutte serrée entre eux : « J’aperçois une autre loi dans mes membres qui lutte contre la loi de ma raison et m’enchaîne à la loi du péché qui est dans mes membres ». (Rom. VII, 23).

Pour avoir la force d’éviter ce si ignoble péché, et tous les autres, utilisons le moyen donné par Notre-Dame elle-même et que Jacinthe, peu avant de mourir, résuma si merveilleusement à sa cousine :

Dis à tout le monde que Dieu nous accorde ses grâces par le moyen du Cœur Immaculé de Marie ; que c’est à Elle qu’il faut les demander ; que le Cœur de Jésus veut qu’on vénère avec lui le Cœur Immaculé de Marie.

Alors, demandons à Notre-Dame qui est la pureté même, de nous faire comprendre l’horreur du péché d’impureté. La pureté est la vertu la plus éclatante de Marie. La splendeur de sa virginité toujours intacte fait d’elle la créature la plus radieuse que l’on puisse imaginer, la Vierge la plus céleste, un « reflet de la lumière éternelle » (Sg VII, 26). Si nous lui demandons cette grâce avec ferveur, elle nous l’obtiendra de son Fils pour ne pas tomber dans ce terrible travers, ou pour en sortir si, par malheur, nous avons eu la faiblesse d’y tomber.

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Divers

L’association La France prie qui lança la récitation de chapelets publics chaque mercredi soir, nous signale qu’elle va faire sillonner la France par trois vierges pèlerines qui seront bénites le 3 décembre, un premier samedi du mois. Ce jour sera aussi le 186e anniversaire du jour où l’abbé Desgenettes, curé de Notre-Dame des Victoires, reçut du Ciel l’inspiration de consacrer sa paroisse au Cœur Immaculé de Marie (voir lettre de liaison n° 18).
Lors des « routes mondiales », série de voyages de la statue de Notre-Dame de Fatima à travers le monde pendant une douzaine d’années à partir de 1947, la Sainte Vierge montra combien la vénération publique de sa statue lui plaisait. Au cours de ces voyages, outre une ferveur remarquable et un nombre des conversions se chiffrant par milliers dans chaque pays traversé, plusieurs colombes restèrent aux pieds de la statue et rien ne pouvait les faire s’en éloigner : ni le bruit, ni la présence des nombreux pèlerins, … Le phénomène fut observé des dizaines de fois. Aucune autre apparition n’a été à l’objet d’un tel phénomène. Autre fait particulièrement étonnant : les colombes disparaissaient dès que la statue entrait dans un pays musulman et réapparaissaient dès qu’elle en sortait.
Ces faits, souvent oubliés de nos jours, font partie de ces phénomènes extraordinaires qui ont émaillé l’histoire de Fatima (voir lettre de liaison n° 116) et qui contribuèrent à faire connaître le message de Fatima dans le monde entier.

Mais objecterons certains, n’est-ce pas trop en rajouter que de proposer la vénération de ces vierges pèlerines ? L’objection mérite d’être retenue et analysée, car dans ce domaine il faut raison garder. Profitons de l’occasion pour clarifier la place de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie par rapport au culte que nous devons rendre aux trois personnes divines.

Rien ne peut remplacer le saint sacrifice de la messe qui est l’acte de dévotion par excellence puisque c’est Dieu Lui-même qui l’accomplit à travers la deuxième personne de la Sainte Trinité. Mais nous ne devons pas pour autant négliger la dévotion mariale. Il faut mettre chaque chose à sa place. Saint Louis Marie Grignion de Montfort (1673-1716) l’explique remarquablement dans son petit recueil intitulé Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge. Il montre que toute grâce ne peut venir que de Jésus, mais passe nécessairement par Marie. Voici ce qu’il écrit :

N° 25 : Dieu le Saint-Esprit a communiqué à Marie, sa fidèle épouse, ses dons ineffables, et Il l’a choisie pour la dispensatrice de tout ce qu’Il possède : en sorte qu’elle distribue à qui elle veut, autant qu’elle veut, comme elle veut et quand elle veut, tous ses dons et ses grâces, et il ne se donne aucun don céleste aux hommes qu’il ne passe par ses mains virginales. Car telle est la volonté de Dieu qui a voulu que nous ayons tout par Marie.

N° 85 : Disons hardiment avec saint Bernard que nous avons besoin d’un médiateur auprès du Médiateur même, et que la divine Marie est celle qui est la plus capable de remplir cet office charitable ; c’est par elle que Jésus-Christ nous est venu, et c’est par elle que nous devons aller à Lui.

N° 86 : Pour aller à Jésus, il faut aller à Marie, c’est notre médiatrice d’intercession ; pour aller au Père éternel, il faut aller à Jésus, c’est notre Médiateur de rédemption.

Aussi, au n°115, saint Louis-Marie recommande-t-il de « commencer, continuer et finir toutes ses actions par elle, en avec elle et pour elle afin de les faire par Jésus-Christ, en Jésus-Christ, avec Jésus-Christ et pour Jésus-Christ notre dernière fin. » Et au n° 120, il affirme que : « plus une âme sera consacrée à Marie, plus elle le sera à Jésus-Christ ».

Il faudrait citer tout le traité, tant la place de la dévotion à la Sainte Vierge y est bien expliquée. Et d’une certaine façon, on peut appliquer ces mêmes principes pour préciser la place que doivent tenir, dans la dévotion mariale, les différentes pratiques ou marques d’honneur adressées à Notre-Dame. La récitation quotidienne du chapelet, l’offrande de nos prières et sacrifices pour la conversion des pécheurs, la dévotion réparatrices des premiers samedis du mois, notre consécration personnelle au Cœur Immaculé de Marie et le port du scapulaire de Notre-Dame du Mont Carmel, doivent avoir la priorité sur toutes les autres pratiques, car elles ont été demandées spécifiquement par la Sainte Vierge. Toutes les autres, pour légitimes qu’elles soient, ne peuvent être que des aides ou des moyens complémentaires.
Il est étonnant de voir le nombre d’initiatives diverses et variées proposées pour obtenir la paix dans le monde. En soi, elles sont souvent excellentes. Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt : il faut commencer par faire ce qu’a demandé la Sainte Vierge, à savoir les cinq pratiques de la dévotion à son Cœur Immaculé. Les autres pratiques ne doivent pas les remplacer, mais nous y conduire, tout comme la dévotion à la Sainte Vierge, quand elle est bien comprise, nous conduit à son Fils.

Toutefois, ces moyens complémentaires, même s’ils passent après les cinq pratiques de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, si chère au Cœur de Dieu, ont leur place dans cette dévotion, une place seconde, mais bien réelle. Cependant ces moyens ne seront efficaces que s’ils nous conduisent à une meilleure connaissance et une plus grande pratique de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, dévotion que Dieu Lui-même veut se voir répandre dans le monde. Alors, ne négligeons pas d’aller honorer publiquement Notre-Dame de Fatima si par hasard une de ses statues passait dans notre région. Mais ne perdons pas de vue que l’essentiel est la pratique constante et fervente de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie.

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.
Yves de Lassus

Source : FATIMA100, le 30 novembre 2022

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