10.10.2022 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,29-32.

En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas.
Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération.


Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon.
Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450)

évêque de Ravenne, docteur de l’Église

Sermon 3 ; PL 52, 303-306 ; CCL 24, 211-215 (Thèmes et figures bibliques, coll. Pères dans la foi, n°28-29; trad. Les Carmélites de Mazille; DDB 1984, p. 119 rev.)

« Cette génération demande un signe »

C’est Jonas qui décide lui-même d’être jeté hors du bateau : « Prenez-moi et jetez-moi à la mer », dit-il (Jon 1,12) — ce qui désigne la Passion volontaire du Seigneur. (…) Mais voici que surgit un monstre des profondeurs, un grand poisson s’approche, qui doit pleinement accomplir et manifester la résurrection du Seigneur, ou plutôt engendrer ce mystère. Un monstre est là, image terrifiante de l’enfer qui, alors que sa gueule affamée le jette sur le prophète, goûte et assimile la puissance de son Créateur, et en le dévorant s’oblige en fait à ne plus dévorer personne. Le séjour redoutable de ses entrailles prépare la demeure du visiteur d’en haut : si bien que ce qui avait été une cause de malheur devient la barque impensable d’une traversée nécessaire, gardant son passager et le rejetant après trois jours sur le rivage. Ainsi était donné aux païens ce qui était arraché aux ennemis du Christ. Et lorsque ceux-ci ont demandé un signe, le Seigneur a jugé que ce seul signe leur serait donné, par lequel ils comprendraient que la gloire qu’ils avaient espéré recevoir du Christ devait être donnée aussi aux païens. (…) Par la malveillance de ses ennemis, le Christ a été plongé dans les profondeurs du chaos du séjour des morts ; pendant trois jours, il en a parcouru tous les recoins (1P 3,19). Et quand il en est ressuscité, il a fait éclater à la fois la méchanceté de ses ennemis, sa propre grandeur et son triomphe sur la mort. Ce sera donc justice que les gens de Ninive se lèvent au jour du Jugement pour condamner cette génération, car ils se sont convertis à la proclamation d’un seul prophète naufragé, étranger, inconnu ; tandis que les gens de cette génération, après tant d’actions admirables et de miracles, avec tout l’éclat de la résurrection, ne sont pas devenus croyants ni ne se sont convertis.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 4,22-24.26-27.31.5,1.

Frères, il est écrit qu’Abraham a eu deux fils, l’un né de la servante, et l’autre de la femme libre.
Le fils de la servante a été engendré selon la chair ; celui de la femme libre l’a été en raison d’une promesse de Dieu.
Ces événements ont un sens symbolique : les deux femmes sont les deux Alliances. La première Alliance, celle du mont Sinaï, qui met au monde des enfants esclaves, c’est Agar, la servante.
tandis que la Jérusalem d’en haut est libre, et c’est elle, notre mère.
L’Écriture dit en effet : ‘Réjouis-toi, femme stérile, toi qui n’enfantes pas ; éclate en cris de joie, toi qui ne connais pas les douleurs de l’enfantement, car les enfants de la femme délaissée sont plus nombreux que ceux de la femme qui a son mari.’
Dès lors, frères, nous ne sommes pas les enfants d’une servante, nous sommes ceux de la femme libre.
C’est pour que nous soyons libres que le Christ nous a libérés. Alors tenez bon, ne vous mettez pas de nouveau sous le joug de l’esclavage.

Psaume 113(112),1-2.3-4.5a.6-7.

Louez, serviteurs du Seigneur,
louez le nom du Seigneur !
Béni soit le nom du Seigneur,
maintenant et pour les siècles des siècles !

Du levant au couchant du soleil,
loué soit le nom du Seigneur !
Le Seigneur domine tous les peuples,
sa gloire domine les cieux.

Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ?
Il abaisse son regard vers le ciel et vers la terre.
De la poussière il relève le faible,
il retire le pauvre de la cendre

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