30.09.2022 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,13-16.

En ce temps-là, Jésus disait : « Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que leurs habitants auraient fait pénitence, avec le sac et la cendre.
D’ailleurs, Tyr et Sidon seront mieux traitées que vous lors du Jugement.
Et toi, Capharnaüm, seras-tu élevée jusqu’au ciel ? Non ! Jusqu’au séjour des morts tu descendras !
Celui qui vous écoute m’écoute ; celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Catherine de Gênes (1447-1510)

laïque, mystique

Le libre arbitre (trad. Etudes Carmélitaines 1959, p. 110-111/Orval)

Consentir à la conversion

Dieu incite l’homme à se lever du péché, puis avec la lumière de la foi il éclaire l’intelligence, ensuite par un certain goût et une certaine saveur il embrase la volonté. Tout cela, Dieu l’accomplit en un instant, quoique nous l’exprimions en beaucoup de paroles et en y introduisant un intervalle de temps. Cette œuvre, Dieu la produit plus ou moins dans les hommes, selon le fruit qu’il prévoit. A chacun est donné lumière et grâce afin que, faisant ce qui est en son pouvoir, il puisse se sauver rien qu’en donnant son consentement. Ce consentement se fait de la manière suivante : Quand Dieu a fait son œuvre, il suffit à l’homme de dire : « Je suis content, Seigneur, fais de moi ce qui te plaît, je me décide à ne plus jamais pécher et à laisser là pour ton amour toute chose au monde ». Ce consentement et ce mouvement de la volonté se font si rapidement que la volonté de l’homme s’unit à celle de Dieu sans que lui-même s’en aperçoive, d’autant plus que cela se fait en silence. L’homme ne voit pas le consentement, mais il lui reste une impression intérieure qui le pousse à donner suite. Dans cette opération, il se trouve si enflammé qu’il reste étourdi et stupéfait, et il ne peut pas se tourner ailleurs. Par cette union spirituelle l’homme est lié à Dieu d’un lien presque indissoluble, parce que Dieu fait presque tout, ayant pris le consentement de l’homme. Si celui-ci se laisse mener, Dieu le règle et le conduit à cette perfection à quoi il le destine.

LECTURES :

Livre de Job 38,1.12-21.40,3-5.

Le Seigneur s’adressa à Job du milieu de la tempête et dit :
« As-tu, une seule fois dans ta vie, donné des ordres au matin, assigné son poste à l’aurore,
pour qu’elle saisisse la terre aux quatre coins et en secoue lesméchants ?
La terre alors prend forme comme argile sous le sceau et se déploie tel un vêtement ;
aux méchants est enlevée la lumière, et le bras qui se levait est brisé.
Es-tu parvenu jusqu’aux sources de la mer, as-tu circulé au fond de l’abîme ?
Les portes de la mort se sont-elles montrées à toi, les as-tu vues, les portes de l’ombre de mort ?
As-tu réfléchi à l’immensité de la terre ? Raconte, si tu sais tout cela !
Quel chemin mène à la demeure de la lumière, et l’obscurité, quel est son lieu,
pour que tu conduises chacune à son domaine et discernes les sentiers de sa maison ?
Si tu le sais, alors tu étais né, et le nombre de tes jours est bien grand ! »
Job s’adressa au Seigneur et dit :
« Moi qui suis si peu de chose, que pourrais-je te répliquer ? Je mets la main sur ma bouche.
J’ai parlé une fois, je ne répondrai plus ; deux fois, je n’ajouterai plus rien. »

Psaume 139(138),1-3.7-8.9-10.13-14ab.

Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ;
de très loin, tu pénètres mes pensées.
Que je marche ou me repose, tu le vois,
tous mes chemins te sont familiers.

Où donc aller, loin de ton souffle ?
où m’enfuir, loin de ta face ?
Je gravis les cieux : tu es là ;
je descends chez les morts : te voici.

Je prends les ailes de l’aurore
et me pose au-delà des mers :
même là, ta main me conduit,
ta main droite me saisit.

C’est toi qui as créé mes reins,
qui m’as tissé dans le sein de ma mère.
Je reconnais devant toi le prodige,
l’être étonnant que je suis.

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