21.07.2022 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,10-17.

En ce temps-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? »
Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là.


À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a.
Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre.
Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : ‘Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai.’
Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent !
Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Bernard (1091-1153)

moine cistercien et docteur de l’Église

Sermons sur le Cantique des Cantiques, n°2, 4s (in Lire la Bible avec les Pères, t. 6, Isaïe; trad. Sr Isabelle de la Source; Médiaspaul, 2000; p. 60)

« Beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu »

Même avant la venue du Sauveur, les saints n’ont pas ignoré que Dieu avait pour le genre humain des desseins de paix. Car « il ne faisait rien sur la terre sans le révéler à ses serviteurs les prophètes ». Ce dessein, pourtant, restait caché à beaucoup (…) ; mais ceux qui pressentaient la rédemption d’Israël annonçaient que le Christ viendrait dans la chair et, avec lui, la paix (…) : « Il y aura la paix sur la terre quand il viendra » (…) Cependant, tandis qu’ils prédisaient la paix et que l’auteur de la paix tardait à venir, la foi du peuple chancelait, puisque personne n’était là pour le racheter et le sauver. On se plaignait de ces retards ; si souvent « annoncé autrefois par la bouche des saints prophètes », le Prince de la paix semblait ne devoir jamais venir. (…) Comme si quelqu’un dans la foule répondait aux prophètes : « Combien de temps nous tiendrez-vous encore en suspens ? Voilà longtemps que vous annoncez la paix et elle ne vient pas. Vous promettez des merveilles, et c’est toujours le trouble. Cette promesse nous a été redite ‘de bien des manières et sous des formes variées’, les anges l’ont annoncée à nos pères, et nos pères nous l’ont racontée : ‘Paix, paix : or il n’y a pas de paix’ (…). Que Dieu prouve que « ses messagers sont dignes de foi », si du moins ils sont ses messagers ! Qu’il vienne lui-même » (…) De là, ces promesses douces et consolantes : « Voici que le Seigneur va paraître, il ne mentira pas. S’il tarde, attends-le, car il va venir, il ne tardera pas » ; ou encore : « Son temps est proche ; ses jours ne tarderont pas. » Et enfin, dans la bouche de celui qui est promis, ces paroles : « Me voici, je vais faire couler vers vous comme un fleuve de paix, et la gloire des nations comme un torrent qui déborde. » (Références bibliques : Am 3,7; Mi 5,5; Lc 1,70; Is 9,5; He 1,1; Jr 6,14; Si 36,15; cf Ha 2,3; Is 14,1 Vulg; Is 33,12)

LECTURES :

Livre de Jérémie 2,1-3.7-8.12-13.

La parole du Seigneur me fut adressée :
Va proclamer aux oreilles de Jérusalem : « Ainsi parle le Seigneur : Je me souviens de la tendresse de tes jeunes années, ton amour de jeune mariée, lorsque tu me suivais au désert, dans une terre inculte.
Israël était consacré au Seigneur, première gerbe de sa récolte ; celui qui en mangeait était coupable : il lui arrivait malheur, – oracle du Seigneur.
Je vous ai fait entrer dans une terre plantureuse pour vous nourrir de tous ses fruits. Mais à peine entrés, vous avez profané ma terre, changé mon héritage en abomination.
Les prêtres n’ont pas dit : “Où est-il, le Seigneur ?” Les dépositaires de la Loi ne m’ont pas connu, les pasteurs se sont révoltés contre moi ; les prophètes ont prophétisé au nom du dieu Baal, ils ont suivi des dieux qui ne servent à rien.
Cieux, soyez-en consternés, horrifiés, épouvantés ! – oracle du Seigneur.
Oui, mon peuple a commis un double méfait : ils m’ont abandonné, moi, la source d’eau vive, et ils se sont creusé des citernes, des citernes fissurées qui ne retiennent pas l’eau ! »

Psaume 36(35),6-7ab.8-9.10-11.

Dans les cieux, Seigneur, ton amour ;
jusqu’aux nues, ta vérité !
Ta justice, une haute montagne ;
tes jugements, le grand abîme !

Qu’il est précieux ton amour, ô mon Dieu !
À l’ombre de tes ailes, tu abrites les hommes :
ils savourent les festins de ta maison ;
aux torrents du paradis, tu les abreuves.

En toi est la source de vie ;
par ta lumière nous voyons la lumière.
Garde ton amour à ceux qui t’ont connu,
ta justice à tous les hommes droits.

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