Le Saint-Siège défend les politiques familiales pour lutter contre la traite

Basée à Vienne, l'OSCE, née en 1995 de la transformation de la CSCE, est la plus grande organisation régionale de sécurité. Basée à Vienne, l’OSCE, née en 1995 de la transformation de la CSCE, est la plus grande organisation régionale de sécurité. (AFP or licensors)

Le Saint-Siège défend les politiques familiales pour lutter contre la traite

La mission permanente du Saint-Siège à l’OSCE (l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), qui siège à Vienne (Autriche), a plaidé le 18 juillet pour la mise à jour de la législation anti-traite humaine, lors d’une troisième rencontre sur «la protection des droits des victimes de la traite». Il s’agit, selon la représentation vaticane, de «protéger les intérêts de l’enfants» par des politiques renforçant, avant tout, la famille. 

À l’occasion d’une troisième réunion sur la protection des victimes de la traite des personnes, au siège viennois de l’OSCE, le 18 juillet, à Vienne, la mission permanente du Saint-Siège a réitéré son appel à ce que «tout [soit] fait pour que les enfants victimes puissent vivre et se rétablir en paix dans leur environnement familial».

Les familles, une priorité sociale

Les conventions internationales, les directives régionales, les règlements et de nombreuses lois nationales soulignent la nécessité de protéger les mineurs et de sauvegarder «l’intérêt supérieur de l’enfant». Or, le Saint-Siège regrette que tout cela ne soit pas suffisant pour protéger les enfants de la traite. Le Saint-Père affirme souvent la nécessité de garantir une enfance sereine afin que les enfants puissent envisager la vie et l’avenir «avec confiance»: «Malheur à ceux qui étouffent leur joyeux élan d’espérance!». D’où l’accent mis sur le fait que la protection des enfants «passe d’abord et avant tout par le renforcement de la famille». Ainsi, les familles doivent recevoir les outils de base pour protéger les enfants, à savoir soins de santé, logement décent et éducation.

Mettre à jour continuellement les droits de l’enfant

La mission permanente auprès de l’OSCE a ensuite évoqué la protection des enfants contre les abus sexuels et le travail infantile, exhortant à «une mise à jour continue» du droit international en la matière.  

Les mécanismes de protection doivent tenir compte des différentes circonstances dans lesquelles la traite se propage, prenant en compte à la fois la protection des enfants dans le monde numérique à la protection contre les conséquences de la guerre et le long des routes migratoires, a précisé le communiqué de l’intervention du Saint-Siège. Ce dernier rappelle que toute action appropriée pour assurer la sécurité de l’enfant ne peut se faire sans respecter les droits primaires et inaliénables des parents.

Le Vatican a été admis à l’OSCE le 25 juin 1973. Cette organisation de sécurité paneuropéenne compte 57 membres.

À l’OSCE, les priorités du Saint-Siège portent sur la résolution pacifique des conflits, la liberté religieuse, la lutte contre la traite humaine, contre le trafic de drogue et le crime organisé, le désarmement et la non-prolifération, les réfugiés et les migrants, la protection des minorités nationales, la lutte contre le terrorisme, ainsi que l’économie et l’environnement et leurs conséquences pour les populations.

Source: VATICANNEWS, le 19 juillet 2022

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