12.06.2022 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,12-15.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter.
Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître.
Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.
Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022)

moine grec

Hymne 21 ; SC 174 (Hymnes (XVI-XL), tome II; trad. J. Paramelle et L. Neyrand; Éd. du Cerf, 1971; p. 147, rev.)

« Tout ce qui appartient au Père est à moi »

Tu as brillé, tu as manifesté comme lumière de gloire la lumière inaccessible de ton essence, Sauveur, et tu as illuminé une âme plongée dans les ténèbres. (…) Éclairés par la lumière de l’Esprit, les hommes regardent le Fils, ils voient le Père et adorent la Trinité des Personnes, le Dieu unique. (…) Car le Seigneur [Christ] est l’Esprit (2Co 3,17), Esprit aussi Dieu, le Père du Seigneur, bien sûr un seul Esprit, car il n’est pas divisé. Celui qui le possède, possède vraiment les trois mais sans confusion. (…) Car le Père existe et comment sera-t-il le Fils ? Car il est inengendré par essence. Il y a le Fils et comment deviendra-t-il Esprit ? L’Esprit est Esprit — et comment apparaîtra-t-il Père ? Le Père est Père, parce qu’il engendre sans cesse. (…) Le Fils est Fils parce qu’il est sans cesse engendré et il a été engendré avant tous les temps. Il sort sans être coupé de sa racine. Mais il est à la fois à part sans être séparé et tout entier un avec le Père qui est Vivant, et lui-même est Vie et donne la vie à tous (Jn 14,6; 10,28). Tout ce qu’a le Père, le Fils aussi. Tout ce qu’a le Fils, le Père l’a de même. Je vois le Fils, je vois aussi le Père. On voit le Père en tout semblable au Fils, sauf que l’un engendre et que l’autre est sans cesse engendré. (…) Comment le Fils sort-il du Père ? Comme la parole sort de l’esprit. Comment en est-il séparé ? Comme la voix l’est de la parole. Comment prend-il corps ? Comme la parole que l’on écrit. (…) Comment donner un nom au Créateur de tout ? Noms, actions, expressions, tout est venu au monde sur l’ordre de Dieu car il a donné leurs noms à ses œuvres et à chaque réalité son appellation propre. (…) Mais son nom à lui, on ne l’a jamais connu si ce n’est « Dieu inexprimable », comme dit l’Écriture (cf Gn 32,30). S’il est donc inexprimable, s’il n’a pas de nom, s’il est invisible, s’il est mystérieux, s’il est inaccessible, seul au-delà de toute parole, au-delà de la pensée non seulement humaine mais aussi celle des anges, « il s’est donné l’obscurité comme un refuge » (Ps 17,12). Tout le reste ici-bas appartient aux ténèbres mais lui seul, comme la lumière, est en dehors des ténèbres.

LECTURES :

Livre des Proverbes 8,22-31.

Écoutez ce que déclare la sagesse de Dieu : « Le Seigneur m’a faite pour lui, principe de son action, première de ses œuvres, depuis toujours.
Avant les siècles j’ai été formée, dès le commencement, avant l’apparition de la terre.
Quand les abîmes n’existaient pas encore, je fus enfantée, quand n’étaient pas les sources jaillissantes.
Avant que les montagnes ne soient fixées, avant les collines, je fus enfantée,
avant que le Seigneur n’ait fait la terre et l’espace, les éléments primitifs du monde.
Quand il établissait les cieux, j’étais là, quand il traçait l’horizon à la surface de l’abîme,
qu’il amassait les nuages dans les hauteurs et maîtrisait les sources de l’abîme,
quand il imposait à la mer ses limites, si bien que les eaux ne peuvent enfreindre son ordre, quand il établissait les fondements de la terre.
Et moi, je grandissais à ses côtés. Je faisais ses délices jour après jour, jouant devant lui à tout moment,
jouant dans l’univers, sur sa terre, et trouvant mes délices avec les fils des hommes. »

Psaume 8,4-5.6-7.8-9.

À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts,
la lune et les étoiles que tu fixas,
Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui,
le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?

Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu,
le couronnant de gloire et d’honneur ;
tu l’établis sur les œuvres de tes mains,
tu mets toute chose à ses pieds.

Les troupeaux de bœufs et de brebis,
et même les bêtes sauvages,
les oiseaux du ciel et les poissons de la mer,
tout ce qui va son chemin dans les eaux.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 5,1-5.

Frères, nous qui sommes devenus justes par la foi, nous voici en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ,
lui qui nous a donné, par la foi, l’accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous mettons notre fierté dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu.
Bien plus, nous mettons notre fierté dans la détresse elle-même, puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance ;
la persévérance produit la vertu éprouvée ; la vertu éprouvée produit l’espérance ;
et l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné.

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