03.06.2022 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 21,15-19.

Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade. Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. »
Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. »
Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? »

Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis.
Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. »
Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Sur ces mots, il lui dit : « Suis-moi. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean XXIII (1881-1963)

pape

Journal de l’âme, 1961 (Journal de l’âme, écrits spirituels; trad. sous la direction de Don Philippe Rouillard; Éd. du Cerf 1964, p. 487)

« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ceux-ci ?… m’aimes-tu ?… m’aimes-tu ? »

Le successeur de Pierre sait que dans sa personne et dans son activité c’est la grâce et la loi de l’amour qui soutient, vivifie et orne tout ; et, face au monde entier, c’est dans l’échange de l’amour entre Jésus et lui, Simon Pierre, fils de Jean, que la sainte Église trouve son appui, comme sur un support invisible et visible : Jésus invisible aux yeux de la chair, et le pape, Vicaire du Christ, visible aux yeux du monde entier. À bien peser ce mystère d’amour entre Jésus et son Vicaire, quel honneur et quelle douceur pour moi, mais en même temps quel motif de confusion pour la petitesse, pour le néant que je suis. Ma vie doit être toute d’amour pour Jésus et en même temps totale effusion de bonté et de sacrifice pour chaque âme et pour le monde entier. Dans cet épisode (…) le passage est direct à la loi du sacrifice. C’est Jésus lui-même qui l’annonce à Pierre : « En vérité, en vérité, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais toi-même ta ceinture et tu allais où tu voulais ; quand tu seras devenu vieux, tu étendras les mains, un autre te nouera ta ceinture et te mènera où tu ne voudrais pas ». Par la grâce du Seigneur, je ne suis pas encore entré dans cette « vieillesse », mais avec mes quatre-vingts ans désormais accomplis je me trouve sur le seuil. Je dois donc me tenir prêt pour cette dernière période de ma vie où m’attendent les limitations et les sacrifices, jusqu’au sacrifice de la vie corporelle et à l’ouverture de la vie éternelle. Ô Jésus, me voici prêt à étendre les mains, mes mains déjà tremblantes et débiles, et à permettre qu’un autre m’aide à me vêtir et me soutienne sur la route. Seigneur, à Pierre tu as ajouté : « et te mènera où tu ne voudrais pas ». Oh ! après tant de grâces dont j’ai bénéficié durant ma longue vie, il n’y a plus rien que je ne veuille pas. C’est toi qui m’as ouvert la route, ô Jésus ; « Je te suivrai partout où tu iras » (Mt 8,19).

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 25,13-21.

En ces jours-là, le roi Agrippa et Bérénice vinrent à Césarée saluer le gouverneur Festus.
Comme ils passaient là plusieurs jours, Festus exposa au roi la situation de Paul en disant : « Il y a ici un homme que mon prédécesseur Félix a laissé en prison.
Quand je me suis trouvé à Jérusalem, les grands prêtres et les anciens des Juifs ont exposé leurs griefs contre lui en réclamant sa condamnation.
J’ai répondu que les Romains n’ont pas coutume de faire la faveur de livrer qui que ce soit lorsqu’il est accusé, avant qu’il soit confronté avec ses accusateurs et puisse se défendre du chef d’accusation.
Ils se sont donc retrouvés ici, et sans aucun délai, le lendemain même, j’ai siégé au tribunal et j’ai donné l’ordre d’amener cet homme.
Quand ils se levèrent, les accusateurs n’ont mis à sa charge aucun des méfaits que, pour ma part, j’aurais supposés.
Ils avaient seulement avec lui certains débats au sujet de leur propre religion, et au sujet d’un certain Jésus qui est mort, mais que Paul affirmait être en vie.
Quant à moi, embarrassé devant la suite à donner à l’instruction, j’ai demandé à Paul s’il voulait aller à Jérusalem pour y être jugé sur cette affaire.
Mais Paul a fait appel pour être gardé en prison jusqu’à la décision impériale. J’ai donc ordonné de le garder en prison jusqu’au renvoi de sa cause devant l’empereur. »

Nikolaï Bodarevsky (1850-1921), Paul devant Festus, Agrippa et Bérénice – Musée d’art à Oujhorod, Ukraine

Psaume 103(102),1-2.11-12.19-20ab.

Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits !

Comme le ciel domine la terre,
fort est son amour pour qui le craint ;
Aussi loin qu’est l’orient de l’occident,
il met loin de nous nos péchés.

Le Seigneur a son trône dans les cieux :
sa royauté s’étend sur l’univers.
Messagers du Seigneur, bénissez-le,
invincibles porteurs de ses ordres !

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