Processus synodal: un premier bilan fait d’enthousiasme et de défis

Le Pape François a reçu la Secrétairerie générale du Synode des évêques dans la bibliothèque du palais apostolique, en octobre 2021. Le Pape François a reçu la Secrétairerie générale du Synode des évêques dans la bibliothèque du palais apostolique, en octobre 2021. (Vatican Media)

Processus synodal: un premier bilan fait d’enthousiasme et de défis

Mercredi 26 janvier, le conseil ordinaire du Synode des évêques s’est réuni en présentiel et en ligne. Au centre des travaux, un bilan de l’avancée du processus synodal et une note pour les « rapports » des diocèses, des conférences épiscopales, des synodes des Églises orientales ou d’autres instances ecclésiales. 

Près de trois mois après l’ouverture du processus synodal, pas moins de 98 % des conférences épiscopales et des synodes des Églises orientales du monde entier ont désigné une personne ou une équipe entière pour la mise en œuvre du processus synodal, a annoncé le conseil du synode des évêques, lundi 7 février.

Le synode des évêques évoque «un grand enthousiasme» émanant des nombreux témoignages reçus du monde entier -et publiés périodiquement sur le site web synodresources.org. «Un signe que le Saint-Esprit est à l’œuvre».

Joie et enthousiasme en Afrique, Amérique latine et Asie

En général, il est clair que le calendrier, le mode de consultation et la participation du peuple de Dieu varient d’une région du monde à l’autre. Le processus synodal est particulièrement accueilli avec joie et enthousiasme dans plusieurs pays d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie, selon le communiqué du synode des évêques. L’extension de la phase d’écoute du Peuple de Dieu a été particulièrement appréciée.

La dimension œcuménique est plutôt bien intégrée et suit les indications suggérées dans la lettre écrite par le cardinal Koch et le cardinal Grech, le 29 octobre dernier. Du côté des autres confessions chrétiennes, on constate également un certain enthousiasme et un désir de contribuer à la voie empruntée par l’Église catholique. En ce qui concerne la dimension interreligieuse, elle s’impose naturellement dans les pays où les chrétiens sont minoritaires. Là aussi, une contribution importante est attendue.

Ôter certaines méfiances

Si le processus synodal est perçu par de nombreux fidèles comme un moment crucial pour l’Église, un processus d’apprentissage, de conversion et de renouvellement de la vie ecclésiale, certaines difficultés apparaissent également, note le Synode des évêques, remarquant «de la peur et de la réticence parmi certains groupes de fidèles et parmi le clergé». «Il existe également une certaine méfiance parmi certains laïcs qui doutent que leur contribution soit réellement prise en compte», observe-t-il.

Le communiqué assure que la consultation du peuple de Dieu ne peut se réduire à un simple questionnaire, car le véritable enjeu de la synodalité est précisément l’écoute mutuelle et le discernement communautaire.

Le processus synodal montre également quelques défis récurrents, tels que: 1) le besoin de formation, notamment en matière d’écoute et de discernement, afin que le Synode soit authentiquement un processus spirituel et ne se réduise pas à un débat parlementaire; 2) éviter l’autoréférencialité dans les réunions de groupe; 3) la nécessité de trouver de nouveaux moyens pour améliorer la participation des jeunes; 4) l’implication de ceux qui vivent en marge des institutions de l’Église; et enfin, 5) la désorientation exprimée par une partie du clergé.

Source: VATICANNEWS, le 7 février 2022

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