19.11.2021 – SAINTE DU JOUR

Sainte Mechthild von Hackeborn
Moniale et mystique allemande, († 1299)

Mechthild von Hackeborn naît en 1241, au château de Helfta, dans une famille noble et puissante. Sa sœur aînée étant abbesse au monastère des cisterciennes de Rodersdorf, la petite fille lui fut confiée, dès l’âge de sept ans, pour son éducation. Très vite Mechthild se distingua par son humilité, sa ferveur, son amabilité et l’intensité de sa foi. 

Devenue religieuse, elle se verra confier la charge de chantre et de maîtresse des novices. Les sœurs se réunissaient autour d’elle, surnommée « le rossignol de Dieu », pour entendre la Parole de Dieu, comme autour d’un prédicateur. De nombreuses personnes extérieures au monastère sollicitaient son aide et ses sages conseils.

Parmi ses élèves, une moniale particulièrement douée se signalera : sainte Gertrude la Grande (fêtée le 16 novembre). La vie spirituelle de Mechthild, d’une richesse rare, s’enracinera dans la Lectio Divinaet la contemplation du Christ Glorieux. 

Elle bénéficiera de nombreuses visions du Sacré-Cœur de Jésus comme amour victorieux et exercera une profonde influence sur la spiritualité catholique. Dans l’une de ses visions, Mechthild entendit le Seigneur Jésus lui dire : « Vois combien Mon Amour est grand : si tu veux bien le connaître, tu ne le trouveras nulle part ailleurs mieux exprimé que dans l’Évangile. Personne n’a jamais entendu exprimer des sentiments plus forts et plus tendres que ceux-ci : Comme le Père M’a aimé, Moi aussi Je vous ai aimés ». (Saint Jean 15, 9). (Liber specialis gratiae VI, 1). 

C’est à l’âge de 58 ans que Mechthild, dans le monastère d’Helfta, s’endormit dans la paix du Seigneur, le 19 novembre 1299.

Pour approfondir, lire la catéchèse du pape Benoît XVI :


>>> Sainte Mechthild de Hackeborn

et, plus encore : >>>  Mechthild de Hackerborn

Sainte Mechthild de Hackeborn priez pour nous !

Statue de Ste Mechthild sur l’autel de Népomucène de 1760 en l’église collégiale d’Engelszell

Prière Mariale de Sainte Mathilde de Hackeborn :

« Je vous salue, ô Vierge très vénérée, dans cette douce rosée qui, du Cœur de la Très sainte Trinité, se répand en vous; je vous salue dans la gloire et dans la joie avec laquelle vous vous réjouissez à présent dans l’éternité, vous qui la première d’entre toutes les créatures de la terre et du ciel, fûtes élue avant même la création du monde! Amen » 

Et les cinq « Ave Maria » que Sainte Mathilde de Hackeborn récitait avant de communier au corps du Christ. Cinq « Je vous salue Marie » pour nous ouvrir au mystère eucharistique en lien avec cinq joies intimes de la Très Sainte Vierge : 

1/ Etre mû par une sincère humilité : « Par le premier Ave Maria, Sainte Mathilde de Hackeborn rappelait à Notre-Dame le moment solennel où elle conçut dans sa virginale pureté, comme l’ange l’avait annoncé, son Fils, attiré de ses demeures royales jusque dans l’abîme de l’humilité. Sainte Mathilde de Hackeborn demandait ainsi la pureté de conscience et la sincère humilité ». 

2/ Reconnaître et adorer son Dieu : « Par le second Ave Maria, Sainte Mathilde de Hackeborn lui rappelait cet heureux moment où elle prit son Fils entre ses bras, et le voyant pour la première fois en son Humanité, le reconnut pour son Dieu ; celle-ci demandait par là d’obtenir une science véritable ». (« science » : une connaissance de la présence de Jésus dans l’eucharistie, éclairée par l’Esprit Saint). 

3/ Garder un cœur ouvert à la grâce : « Par le troisième Ave Maria, Sainte Mathilde de Hackeborn lui rappelait qu’elle fut prête en tout temps à recevoir la grâce, et n’y fit jamais obstacle, la priant de lui obtenir un cœur toujours ouvert à la grâce divine ». 

4/ Rendre grâce à Dieu : « Par le quatrième Ave Maria, Sainte Mathilde de Hackeborn lui rappelait avec quelle dévotion et action de grâces elle recevait sur la terre le Corps de son Fils bien-aimé, reconnaissant mieux que personne le salut dont il est la source, pour les hommes, et elle demandait d’arriver à la vraie reconnaissance ». 

5/ Demeurer dans la joie, jusqu’au seuil de la vie éternelle : « Par le cinquième Ave Maria, Sainte Mathilde de Hackeborn lui rappelait l’amoureuse réception que son Fils lui avait faite en l’appelant à lui, la priant de lui obtenir une grâce de joie au moment où elle serait aussi accueillie dans l’éternité, car si l’homme connaissait le salut qui lui vient par le Corps de Jésus-Christ, il en mourrait de bonheur ». 

Sainte Mathilde de Hackeborn (1241-1298)

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