26.09.2021 – SAINT DU JOUR

St Paul VI
Pape (262e) de 1963 à 1978

Giovanni Battista Enrico Antonio Maria Montini, naît le 26 septembre 1897 à Concesio, près de Brescia en Italie ; il est baptisé le 30 septembre. Issu d’une famille catholique, Giovanni Battista est le fils de Giorgio Montini et de Giuditta Alghisi. 
Giorgio Montini prend la direction du journal catholique de la ville de Brescia, ‘Il Cittadino di Brescia’. Représentant, dans sa province, du Mouvement catholique (Movimento cattolico), il fonde des ‘cuisines économiques’, un dortoir Saint-Vincent pour accueillir les déshérités, et un « Secrétariat du peuple » destiné à donner des conseils juridiques et administratifs aux paysans et aux ouvriers.
Giuditta Alghisi est originaire de Verolavecchia, un village situé au sud de Brescia. Ayant perdu ses parents très jeune, elle est placée sous l’autorité d’un tuteur et envoyée dans un pensionnat religieux à Milan. Elle épouse Giorgio Montini, le 1er août 1895, quinze jours à peine après sa majorité. Elle meurt en mai 1943 quelques mois après son mari (janvier 1943).

Giovanni Battista a deux frères : l’aîné, Lodovico, devint sénateur, et Francesco, médecin.
Comme le veut la coutume pour les familles bourgeoises de Brescia, il est confié à une nourrice. C’est Clorinda Zanotti, une mère de quatre enfants vivant à Sacca di Nave (près de Concesio), qui s’occupe de lui pendant quatorze mois.
En 1902 il commence sa scolarité au collège Cesare Arici de Brescia, tenu par des jésuites. Il fréquente également en parallèle la congrégation ‘Santa Maria della pace’, inspirée par Philippe Néri.
De santé fragile, il est contraint de suspendre sa scolarité au bout de deux ans. Sa mère le fait alors étudier à la maison. L’année suivante (en 1905) il reprend l’école. Ses études, quoique décousues, sont assez brillantes, si bien que ses camarades le surnomment ‘le bûcheur’. 
Il doit suspendre à nouveau ses études en 1910, toujours pour des raisons de santé. Ses parents décident alors de le retirer définitivement du collège et de lui faire donner des cours particuliers, afin qu’il puisse présenter l’examen de fin d’études secondaires en candidat libre.
Dès le collège, il rejoint l’association Manzoni, du nom de l’auteur italien Alessandro Manzoni, qui rassemblait des élèves et des étudiants catholiques. En 1913, il présente un examen d’études secondaires au lycée d’État de Chiari puis passe son bac en juin 1916. Il entre au séminaire à la rentrée suivante.

Après une retraite spirituelle qu’il doit interrompre à cause de la chaleur, Montini est ordonné prêtre le 29 mai 1920. Une dérogation avait dû lui être accordée du fait de son âge, le Code de droit canonique disposant alors que le candidat devait avoir vingt-quatre ans révolus.
Il célèbre sa première messe le lendemain dans le sanctuaire de Santa Maria delle Grazie.
L’état de santé de Don Montini ne lui permettant pas de lui voir confier la charge d’une paroisse, son évêque Mgr Gaggia décide de l’envoyer à Rome, où il arrive le 10 novembre 1920, pour compléter ses études. Il y étudie dans deux universités : à la Grégorienne (chez les jésuites) et à la Sapienza (Université d’État, laïque). 

Dès 1921 il fait ses premiers pas au Vatican où il fait une carrière ecclésiastique brillante et rapide. Montini se lie d’amitié avec les grandes personnalités intellectuelles du temps : Jean Guitton, Maurice Zundel, Jacques Maritain… Par ailleurs il affiche des positions antifascistes au moment de la signature des accords du Latran. Au moment de la guerre, Montini condamne nazisme et fascisme et protège les juifs et les réfugiés. Après la guerre, il fait preuve d’audace en politique intérieure italienne comme au niveau de l’Église. Le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958), classique, l’éloigne de Rome en le faisant archevêque de Milan. À la mort de Pie XII, saint Jean XXIII (Angelo Giuseppe Roncalli, 1958-1963) est élu pape. Il crée aussitôt Montini cardinal et ouvre le concile Vatican II. 

L’élection de Montini, le 21 juin 1963, est marquée du sceau de l’évidence : les cardinaux savent qu’il poursuivra le concile, il connaît les rouages romains et possède une expérience pastorale… Celui qui choisit le nom de Paul – l’apôtre des païens – est surtout le premier pape « moderne » qui ne s’arc-boute pas contre le progrès, la diversité des cultures et des religions, la mondialisation qui ne dit pas encore son nom. Ce pape s’adresse non seulement aux catholiques, mais plus largement encore aux chrétiens, aux croyants, aux hommes de bonne volonté.
Il donne quatre priorités qui définissent tout le sens de son pontificat : 
définir la nature de l’Église et le rôle des évêques ;
rénover l’Église ;
favoriser l’unité des chrétiens par l’échange et le pardon ;
relancer le dialogue avec le monde contemporain.

Pendant et après le Concile, Paul VI multiplie des voyages à grande portée symbolique et pastorale. Il se rend en pèlerinage à Jérusalem, où il rencontre de nombreuses personnalités, dont le patriarche Athénagoras qu’il verra à plusieurs reprises. Aux États-Unis, il prononce à l’ONU son fameux « plus jamais la guerre ». En Amérique latine, il encourage l’Église à prendre position en faveur des plus pauvres. Son encyclique ‘Populorum progressio’ paraît à ce moment.
Enfin, dans le domaine interreligieux, Paul VI noue des contacts avec des responsables comme le Dalai Lama et d’autres personnalités du monde bouddhiste et musulman. Il sait aussi garder une ligne intransigeante : celui du célibat des prêtres et celui de la régulation des naissances avec l’encyclique ‘Humanae vitae’ pour le respect de la vie humaine (1968). 
En 1969 il se rend au Conseil œcuménique des Églises, en Suisse. Enfin il écrit l’exhortation apostolique ‘Evangelii nuntiandi’ qui annonce déjà le style propre de saint Jean-Paul II. 

Âgé de 80 ans et souffrant d’arthrose, Paul VI vit ses derniers jours presque toujours allongé.
Il est victime d’une crise cardiaque en fin d’après-midi le 6 août 1978 dans la résidence d’été de Castel Gandolfo et meurt quatre heures plus tard, à 21h00, le jour de la Transfiguration du Christ.
Il est inhumé le 12 août 1978 et enterré, selon ses souhaits, dans les grottes du Vatican après une cérémonie d’un extrême dépouillement, qui a lieu sur le parvis de la Basilique Saint-Pierre.

Paul VI a été béatifié dans la matinée du 19 octobre 2014, à l’occasion de la messe solennelle de clôture du ‘Synode extraordinaire sur la famille’. La cérémonie a été présidée par le pape François (Jorge Mario Bergoglio), en présence du pape émérite Benoît XVI (Joseph Aloisius Ratzinger, 2005-2013) et de nombreux cardinaux et évêques, présents à l’occasion du Synode. 
La béatification a été célébrée devant 70 000 fidèles venus des cinq continents. Au cours de la cérémonie, est présentée aux fidèles une relique de Paul VI : un vêtement taché de sang lorsque le pontife échappa à une tentative d’assassinat en 1970.

Il a été canonisé le 14 octobre 2018 par le pape François.
La commémoration liturgique de saint Paul VI a été fixée au 26 septembre, jour anniversaire de sa naissance.

Pour approfondissements :
>>> Angelus/Regina Cœli, Audiences, Biographie, Constitutions Apostoliques, Discours, Encycliques, Exhortations Apostoliques, Homélies, Lettres, Lettres Apostoliques, Messages, Motu Proprio, Voyages

Saint Paul VI priez pour nous !

Saint Paul VI priait souvent la sainte mère de Dieu pour lui demander l’unité dans l’Église et la paix dans le monde. 

Lorsque l’Église et le monde étaient en crise, saint Paul VI se tournait vers la Vierge Marie. Dans une brève encyclique de 1965, Mense Maio, il implore les évêques de demander l’intercession de la mère de Dieu afin qu’elle accorde la paix au monde. 

Il inclut dans cette encyclique une belle supplique à Marie qui demande la résolution des conflits internes afin de pouvoir régler les externes. 

Ainsi donc, vénérables frères, nous invoquerons la Sainte Vierge en ce mois qui lui est consacré et nous implorerons avec un regain de ferveur et de confiance ses grâces et ses dons. Et si les fautes si lourdes des hommes pèsent dans la balance de la justice divine et provoquent de justes châtiments, nous savons aussi que le Seigneur est « le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation », et qu’il a fait de Notre-Dame la généreuse dispensatrice des richesses de sa miséricorde.

Elle a connu les peines et les tribulations de la terre, le poids du labeur quotidien, la gêne et les inconvénients de la pauvreté, les douleurs du Calvaire : qu’elle vienne au secours de l’Église et de l’humanité. Qu’elle écoute avec bonté les invocations qui de partout lui demandent la paix. Qu’elle éclaire ceux qui dirigent la marche des peuples.

Et qu’elle obtienne du Seigneur, Maître des vents et des tempêtes, qu’il apaise les tempêtes où s’opposent les cœurs des hommes, et « qu’il accorde la paix à notre temps », la paix véritable, celle dont les fondements fermes et durables sont la justice et l’amour ; justice rendue au plus faible autant qu’au plus fort ; amour qui bannisse les errements causés par l’égoïsme ; de manière que la sauvegarde des droits de chacun ne dégénère pas en oubli ou en négation des droits d’autrui.

AMEN

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