L’attentat de Jean Paul II: tournant marial de son pontificat

L’attentat de Jean Paul II, tournant marial de son pontificat

Le 13 mai 1981, jour de la fête de Notre-Dame de Fatima, le pape Jean Paul II survit miraculeusement à un attentat. Retour sur l’impact important qu’a eue sur le pontificat du Polonais cette singulière concordance des temps entre la grande Histoire et la Providence.

Il est 17h17, et Jean Paul II effectue plusieurs tours en papamobile sur la place Saint-Pierre, avant de commencer son audience générale. Un homme surgit de la foule et, à trois mètres du véhicule, tire deux – ou trois, selon certains témoins – coups de pistolet sur le pontife qui s’effondre dans les bras de son secrétaire, Mgr Stanislaw Dziwisz. Il est immédiatement emmené en urgence à l’hôpital. Le Turc Mehmet Ali Ağca, un proche du groupe nationaliste turc des «Loups gris», vient de tenter d’assassiner Jean Paul II.

Touché au ventre, au coude droit et à l’index de la main gauche, le 264e pape se remettra finalement de ses blessures, non sans avoir passé de longs mois à l’hôpital. Il accorde publiquement son pardon à son agresseur le 17 mai 1981 et le rencontre en prison deux ans plus tard: un bel exemple de miséricorde chrétienne de la part du pontife qui portera pendant toute sa vie les séquelles physiques de l’attentat. Cependant, une autre cicatrice ne se refermera pas, une inflexion mariale décisive au cœur de la spiritualité du pape, résultant immédiatement de cet événement.

Un sauvetage maternel

Le trouble va en premier lieu frapper les médecins et chirurgiens à qui est confiée la charge d’intervenir pour soigner le pape polonais. Ceux-ci ont révélé a posteriori qu’ils l’avaient opéré sans vraiment croire à la survie de leur patient, étant donné la gravité des dommages infligés sur le corps du pape par les balles. Ceci bien que les projectiles n’aient touché aucun organe vital. Nombreux sont ceux qui y voient un signe du Ciel.

Tueur professionnel, Mehmet Ali Ağca n’a bien sûr pas intentionnellement manqué son coup. Malgré son expérience et sa détermination, il n’est pas parvenu à atteindre le pape en plein cœur. Une des balles aurait été comme «déviée», déclareront certains membres du personnel médical, très perturbés par l’événement. Ils ne sont pas les seuls: dès sa rémission, cette déviation inexpliquée est interprétée par Jean Paul II comme le signe que «quelque chose» est intervenu. Il confiera plus tard avoir immédiatement pensé qu’il s’agissait de la «main» de la Vierge Marie.

La Main de la Vierge de Fatima

Jean Paul II est convaincu de l’intervention de la Vierge de Fatima, qui aurait agi au moment fatidique pour déjouer la mort certaine qui se présentait à lui. Il lui attribue ainsi largement sa survie – même s’il remerciera évidemment pour leur travail les équipes de santé de la clinique Gemelli.

Quelques mois après être sorti de l’hôpital romain, il s’exprime sur la protection de Marie qu’il a ressentie au moment des tirs: «A l’instant même où je tombais place Saint-Pierre, j’ai eu ce vif pressentiment que je serais sauvé (…) une main a tiré et une autre a guidé la balle». Et la balle a manqué son but.

Source et suite sous: CATH.CH

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