Le Pape aux Nations unies: restaurer la nature, c’est prendre soin de soi

Lac Toba au milieu de la partie nord de l'île indonésienne de Sumatra, plus grand lac volcanique du monde. Lac Toba au milieu de la partie nord de l’île indonésienne de Sumatra, plus grand lac volcanique du monde.  

Le Pape aux Nations unies: restaurer la nature, c’est prendre soin de soi

À l’occasion du début de la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes, le Pape François, par la voix de son secrétaire d’État, le cardinal Pietro Parolin, a adressé un message dans lequel il rappelle l’urgence d’agir pour préserver la création. Il exhorte à prendre soin les uns des autres, ainsi que de l’ensemble de l’environnement. 

Xavier Sartre – Cité du Vatican

«Nous faisons tous partie du présent de la création. Nous faisons tous partie de la nature, nous n’en sommes pas séparés. C’est ce que nous enseigne la Bible»: c’est par ces mots que le Pape François rappelle aux représentants onusiens, et tout particulièrement aux directeurs-généraux de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation), Qu Dongyu, et du Programme pour l’environnement, Inger Andersen, la nécessité d’agir rapidement pour préserver l’œuvre de la création.

Dans un message vidéo lu par le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, le Saint-Père marque ainsi le lancement ce vendredi 4 juin de la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes, un appel lancé à tous les pays du monde à s’unir pour protéger et restaurer les écosystèmes dans l’intérêt des êtres humains. Elle se déroulera de 2021 à 2030, date cible d’atteinte des objectifs de développement durable et dernière chance, selon les scientifiques, d’éviter des changements climatiques catastrophiques.

Agir maintenant

«La situation environnementale actuelle nous appelle à agir maintenant avec urgence afin de devenir plus responsables envers la création et de restaurer la nature que nous dégradons et exploitons depuis trop longtemps», constate François.

C’est pourquoi, pour conjurer les risques d’inondations, de famines, et autres conséquences sévères pour nous et les générations futures, «nous avons besoin de prendre soin les uns des autres et des plus faibles parmi nous»«Continuer sur cette voie de l’exploitation et de la destruction – des humains et de la nature – est injuste et n’est pas sage», affirme-t-il.

Or, «nous voyons des crises qui entrainent d’autres crises», regrette-t-il. «Et pourtant il y a de l’espoir». Des États, des acteurs non-gouvernementaux, des autorités locales, le secteur privé et la jeunesse s’engagent dans des efforts qui ont comme objectif de promouvoir «l’écologie intégrale», qui nécessite une vision de long-terme, la préoccupation envers la nature, la justice envers les pauvres, la paix intérieure et l’engagement de la société, comme l’avait déjà souligné François dans son encyclique Laudato si’.

Repenser l’économie

Les avertissements reçus jusqu’à maintenant, comme la pandémie de covid-19 ou le réchauffement climatique, nous poussent donc à une «action urgente» insiste le Pape qui espère que la COP26 de Glasgow en novembre prochain aidera à trouver les réponses correctes afin de restaurer les écosystèmes. Il souhaite également que l’on repense l’économie, la dégradation de l’écosystème étant «un résultat clair de dysfonctionnement de l’économie». En agissant sur la nature, c’est en fait envers nous que nous agissons, conclut-il.

Source: VATICANNEWS, le 4 juin 2021

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