01.06.2021 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 12,13-17. 

On envoya à Jésus des pharisiens et des partisans d’Hérode pour lui tendre un piège en le faisant parler,
et ceux-ci vinrent lui dire : « Maître, nous le savons : tu es toujours vrai ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens, mais tu enseignes le chemin de Dieu selon la vérité. Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? Devons-nous payer, oui ou non ? »
Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Faites-moi voir une pièce d’argent. »
Ils en apportèrent une, et Jésus leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? – De César », répondent-ils.
Jésus leur dit : « Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ils étaient remplis d’étonnement à son sujet.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

Commentaire de Marc 12,13-17

COMMENTAIRE :

Tertullien (v. 155-v. 220)

théologien – La Résurrection des morts, 5-6 (in Lire la Bible avec les Pères, t. 1: La Genèse; trad. Sr Isabelle de la Source; Éd. Médiaspaul 1988; p. 21)

« De qui est cette image ? »

Dans la constitution du monde, « tout a été fait par la Parole de Dieu, et sans elle rien n’a été fait » (Jn 1,3). Quand il s’agit de créer l’homme, c’est également la Parole de Dieu qui opère, puisque « sans le Verbe de Dieu, rien n’a été fait ». Dieu, en effet, dit d’abord cette parole : « Faisons l’homme ». Mais pour exprimer la prééminence de cette créature-là sur toutes les autres, Dieu l’a façonné de sa propre main : « Dieu, est-il dit, modela l’homme » (Gn 2,7). (…) « Et Dieu, dit l’Écriture, modela l’homme avec la glaise du sol. » Ce n’était encore que de la glaise, et déjà le nom d’« homme » est prononcé. Quel honneur prodigieux pour le limon, ce rien, d’être touché par les mains de Dieu ! Ce simple contact n’aurait-il pas suffi à Dieu pour former l’homme, sans rien de plus ? Mais à voir Dieu travailler cette boue, on comprend qu’il s’agissait d’une œuvre extraordinaire. Les mains de Dieu étaient à l’ouvrage, elles touchaient, pétrissaient, étiraient, façonnaient cette glaise qui ne cessait de s’ennoblir à chaque impression des mains divines. Imagine-toi Dieu occupé, appliqué tout entier à cette création : mains, esprit, activité, conseil, sagesse, providence, amour surtout orientaient son travail ! C’est qu’à travers ce limon qu’il pétrissait, Dieu entrevoyait déjà le Christ, qui un jour serait homme, comme ce limon : Verbe fait chair, comme cette terre qu’il avait entre les mains. Tel est le sens de cette première parole du Père à son Fils : « Faisons l’homme à notre image et à notre ressemblance » (Gn 1,26). Dieu a modelé l’homme selon l’image de Dieu, c’est-à-dire selon le Christ (…) Dès lors ce limon qui revêtait l’image du Christ, tel qu’il se manifesterait dans son incarnation future, n’était pas seulement l’œuvre de Dieu, il était aussi le gage de Dieu.

Gn 1, Adam image de Dieu, sclpture de Chartres

LECTURES :

Livre de Tobie 2,9-14.

Cette nuit-là, lors de la fête de la Pentecôte, après avoir enterré un mort, moi, Tobith, je pris un bain, puis j’entrai dans la cour de ma maison et je m’étendis contre le mur de la cour, le visage découvert à cause de la chaleur.
Je ne m’aperçus pas qu’il y avait des moineaux dans le mur, au-dessus de moi, et leur fiente me tomba toute chaude dans les yeux et provoqua des leucomes. Je me rendis chez les médecins pour être soigné, mais plus ils m’appliquaient leurs baumes, plus ce voile blanchâtre m’empêchait de voir, et je finis par devenir complètement aveugle : je restai privé de la vue durant quatre ans. Tous mes frères s’apitoyaient sur mon sort, et Ahikar pourvut à mes besoins pendant deux ans jusqu’à son départ pour l’Élymaïde.
Pendant ce temps-là, ma femme Anna, pour gagner sa vie, exécutait des travaux d’ouvrière,
qu’elle livrait à ses patrons, et ceux-ci lui réglaient son salaire. Or, le sept du mois de Dystros, elle acheva une pièce de tissu et l’envoya à ses patrons ; ils lui réglèrent tout ce qu’ils lui devaient et, pour un repas de fête, ils lui offrirent un chevreau pris à sa mère.
Arrivé chez moi, le chevreau se mit à bêler. J’appelai ma femme et lui dis : « D’où vient ce chevreau ? N’aurait-il pas été volé ? Rends-le à ses propriétaires. Car nous ne sommes pas autorisés à manger quoi que ce soit de volé ! »
Elle me dit : « Mais c’est un cadeau qu’on m’a donné en plus de mon salaire ! » Je refusai de la croire, je lui dis de rendre l’animal à ses propriétaires, et je me fâchai contre ma femme à cause de cela. Alors elle me répliqua : « Qu’en est-il donc de tes aumônes ? Qu’en est-il de tes bonnes œuvres ? On voit bien maintenant ce qu’elles signifient ! »


Psaume 112(111),1-2.7-8.9.

Heureux qui craint le Seigneur,
qui aime entièrement sa volonté !
Sa lignée sera puissante sur la terre ;
la race des justes est bénie.

Il ne craint pas l’annonce d’un malheur :
le cœur ferme, il s’appuie sur le Seigneur.
Son cœur est confiant, il ne craint pas :
il verra ce que valaient ses oppresseurs.

à pleines mains, il donne au pauvre ;
à jamais se maintiendra sa justice,
sa puissance grandira, et sa gloire !

12 novembre 2016 – Psaume 112,1-2

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