La « mère des oubliés » saluée à titre posthume par le gouvernement pakistanais

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Capture Facebook I C110 News – Sœur Ruth Lewis, 74 ans, est décédée le 20 juillet 2020 du Covid-19.

La « mère des oubliés » saluée à titre posthume par le gouvernement pakistanais

Par Agnès Pinard Legry 

Décédée du covid-19 il y a un an, sœur Ruth Lewis, surnommée la « mère des oubliés », a reçu à titre posthume du gouvernement civil l’une des plus hautes distinctions du pays.

Elle a vécu comme elle s’en est allée, humblement, dans la sérénité de l’espérance. Décédée en juillet 2020 du covid-19, sœur Ruth Lewis, religieuse franciscaine au Pakistan, a reçu fin mars à titre posthume du gouvernement pakistanais l’une des plus hautes distinctions civiles du pays : la « Sitara-e-Imtiaz » (étoile d’excellence, ndlr). Celle que l’on surnommait « la mère des oubliés », avait fondé il y a 50 ans le centre Dar-ul-Sukun à Karachi. Il héberge quelque 150 enfants et adolescents abandonnés par leurs familles car considérés comme des « monstres » en raison de leur handicap ainsi que de leur difformité physique. 

Elle a pris soin de nous tous comme une mère s’occupe de ses enfants.

C’est l’un des anciens pensionnaires, prénommé Cookie, qui a reçu la décoration de la religieuse décédée le 23 mars 2021. « Sœur Ruth était la mère de tous les enfants de Dar-ul-Sukun », lui a-t-il rendu hommage dans un discours. « Elle a pris soin de nous tous comme une mère s’occupe de ses enfants ». « Nous sommes heureux et fiers que le gouvernement pakistanais ait accordé à Sœur Ruth Lewis à titre posthume « la Sitara-e-Imtiaz pour ses services à la société de ce pays », s’est réjoui pour sa part l’archevêque émérite de Karachi, le cardinal Joseph Coutts. Évoquant une personne « très calme et humble », il a rappelé que sœur Ruth Lewis avait « développé une force extraordinaire au service de ces enfants handicapés mentaux et physiques ».

Un hommage unanime

Cette distinction est d’autant plus forte pour la communauté chrétienne du Pakistan que les chrétiens du pays, une minorité religieuse, sont souvent stigmatisés et attaqués en raison de leur foi. L’action et le dévouement de la religieuse lui avait déjà permis par le passé de rayonner au-delà de la seule sphère catholique. En 2014 elle avait reçu le prix « Pride of Karachi » et en 2018, le prix « Hakim Mohammad Saeed » du gouverneur du Sind pour son service social « en faveur de l’humanité pauvre et souffrante, sans aucune discrimination ».

Source: ALETEIA, le 17 avril 2021

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