Adorer Jésus… même quand les pensées envahissent l’esprit (1/5)

Adoration eucharistique Paray le Monial
P Deliss / Godong

Adorer Jésus… même quand les pensées envahissent l’esprit (1/5)

En cette période de confinement, bon nombre de paroisses propose à leurs fidèles des temps d’adoration. Cette semaine, Aleteia vous accompagnera chaque jour avec une méditation tirée de l’ouvrage du père Gaston Courtois, « Quand le Seigneur parle au cœur » (Médiaspaul).

Vous êtes devant le Saint-Sacrement mais vous avez du mal à vous concentrer et prier ? Pas facile de se mettre face à Dieu quand le temps presse et que votre tête est envahie par un fil constant de pensées, ce bruit incessant qui empêche de plonger dans le silence et laisser parler le Seigneur…

Pour le père Gaston Courtois (1897-1970), Fils de la Charité, l’adoration eucharistique était le véritable moteur de toute son activité pastorale. Il ne pouvait pas s’en passer. Car c’est dans ce « cœur à cœur avec Jésus » qu’il recevait les idées les plus inspirantes, les moyens et les forces pour les réaliser.

Il avait alors pris l’habitude d’écrire dans ses carnets des méditations comme s’il avait été sous la dictée du Christ. « J’exprime seulement, dans mon vocabulaire, ce que je crois que le Seigneur veut me dire » expliquait-il en 1956 à l’issue d’une retraite. Depuis leur première publication, ses carnets spirituels sont devenus pour de nombreux « adorateurs » un livre indispensable qui aide à se laisser guider pendant l’adoration eucharistique. Voici un extrait destiné à ceux qui ont du mal à se mettre à l’écoute de Dieu. C’est Jésus qui est le guide :

« C’est difficile, je le sais, de m’écouter quand la tête est pleine de bruit. Il faut du silence, il faut du désert. On a horreur de la sécheresse et du vide. Mais si tu es fidèle, si tu persévères, tu le sais, ton Bien-Aimé fera entendre sa voix, ton cœur brûlera et cette ardeur tout intérieure t’apportera la paix et la fécondité. 
(…) Ma Parole et cette lumière qui en est le résultat donnent leur véritable place à toutes choses, dans la synthèse de mon immense amour, en fonction de l’éternité, mais sans rien diminuer de la valeur de chaque être et de chaque événement. (…) Ecoute-moi. Je te parle à l’intime de l’âme, dans ces régions où s’enrichit ta mentalité par communion à la mienne. Il n’est pas nécessaire que tu distingues clairement sur-le-champ ce que je te dis. Ce qui importe, c’est l’imprégnation de ta pensée par la mienne. Après, tu pourras traduire et exprimer. (…) Sois davantage aux écoutes. C’est moi seul qui peut te donner la lumière dont tu as un si pressant besoin. C’est dans ma lumière que ton esprit se fortifiera, que tes pensées se clarifieront, que les solutions des problèmes qui se sont posés apparaîtront. » (« Quand le Seigneur parle au cœur », chapitre « Ecoute-moi et parle-moi »)

Adorer Jésus… même quand l’envie de garder le contrôle prend le dessus (2/5)

ADORATION BASILIQUE SACRE COEUR DE MONTMARTE
Pascal Deloche / GODONG – Nuit d’adoration eucharistique â la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.

Adorer Jésus… même quand l’envie de garder le contrôle prend le dessus (2/5)

En cette période de confinement, bon nombre de paroisses propose à leurs fidèles des temps d’adoration. Cette semaine, Aleteia vous accompagne chaque jour avec une méditation tirée de l’ouvrage du père Gaston Courtois, « Quand le Seigneur parle au cœur » (Médiaspaul).

Vous êtes devant le Saint-Sacrement. Seulement, il n’est pas facile de laisser de côté cette habitude qui est presque un réflexe, celui de vouloir garder le contrôle sur tout, que ce soit au travail, en famille, en couple. C’est souvent ainsi que l’on croit pouvoir faire face à toutes les difficultés du quotidien.

Pour le père Gaston Courtois ((1897-1970), Fils de la Charité, l’adoration eucharistique est un appel au secours à Jésus. Un appel doux, amical et humble. Une conversation avec Celui qui a le contrôle sur tout. Il revient alors de Lui faire entièrement confiance. Et c’est dans ce « cœur à cœur avec Jésus » que demeure la clé pour surmonter toutes les difficultés, ennuis et fatigues.

Ce religieux français ordonné prêtre en 1921 avait pris l’habitude d’écrire dans ses carnets des méditations comme s’il était directement sous la dictée du Christ. « J’exprime seulement, dans mon vocabulaire, ce que je crois que le Seigneur veut me dire » expliquait-il à l’issue d’une retraite spirituelle en 1956. Depuis leur première publication, ses carnets spirituels sont devenus pour de nombreux « adorateurs » un guide indispensable pour prier pendant l’adoration. Voici un extrait destiné à ceux qui ont du mal à lâcher prise et faire confiance totalement à Dieu. C’est Jésus qui est le guide :

« Raconte-moi ta journée. Je la connais, certes, mais j’aime t’entendre me la narrer, comme la mère aime le babil de son enfant à son retour de classe. Expose-moi tes désirs, tes projets, tes ennuis, tes difficultés. Ne suis-je pas capable de t’aider à les surmonter ? 
(…) As-tu des questions à me poser ? N’hésite pas. Je suis la clef de tous les problèmes. Je ne te donnerai pas la réponse immédiatement, mais si ta question part d’un cœur aimant, la réponse viendra dans les jours qui suivent, soit par une intervention de mon Esprit, soit par les événements. (…) Ne crains pas de me demander beaucoup. (…) Que ta vie soit une incessante conversation avec moi. On parle beaucoup de dialogue à l’heure actuelle. Pourquoi ne pas dialoguer avec moi ? Ne suis-je pas là, au centre de toi, épiant les mouvements de ton cœur attentif à tes pensées, soucieux de l’orientation de tes désirs ? Parle-moi bien simplement – sans faire attention à la construction de tes phrases. Je regarde bien plus ce que tu veux exprimer que les mots employés pour le faire. (…) Appelle-moi comme la Lumière qui peut éclairer ton esprit, comme le Feu qui peut enflammer ton cœur, comme la Force qui peut bander tes énergies. Appelle-moi surtout comme ton Ami qui désire partager avec toi tout ce qui est ta vie. (…) Appelle-moi. Aime-moi. Laisse-toi envahir par la certitude d’être aimé passionnément, tel que tu es, avec toutes les limites et tes misères, pour devenir tel que je te désire, braise incandescente de charité divine. » (« Quand le Seigneur parle au cœur », chapitre « Ecoute-moi et parle-moi »)

Adorer Jésus… même quand l’orgueil empoisonne l’âme (3/5)

adoration eucharistique
Fred de Noyelle / GODONG

Adorer Jésus… même quand l’orgueil empoisonne l’âme (3/5)

En cette période de confinement, bon nombre de paroisses propose à leurs fidèles des temps d’adoration. Cette semaine, Aleteia vous accompagne chaque jour avec une méditation tirée de l’ouvrage du père Gaston Courtois, « Quand le Seigneur parle au cœur » (Médiaspaul).

Vous êtes devant le Saint-Sacrement prêt à regarder Jésus, L’écouter, Lui parler. Mais ce n’est pas toujours évident de le faire pleinement, c’est à dire en s’ouvrant entièrement à Jésus. Il est facile de tomber dans le piège de faire les choses pour Dieu ostensiblement, parfois sans discrétion et sans humilité, dans l’attente d’une reconnaissance sociale et de récompenses terrestres. Alors que Jésus attend quelque chose d’autre : une véritable collaboration avec Lui.

Pour le père Gaston Courtois (1897-1970) l’adoration eucharistique était le moteur de son activité pastorale et le moyen de se rappeler son vrai sens : agir en membre de Jésus, uni à Lui, agissant en liaison fidèle et généreuse avec Lui. Attiré depuis son enfance par une vie d’intimité avec Dieu, le religieux français avait pris l’habitude d’écrire des méditations comme s’il avait été sous la dictée du Christ. « J’exprime seulement, dans mon vocabulaire, ce que je crois que le Seigneur veut me dire » expliquait-il en 1956 à l’issue d’une retraite spirituelle. Depuis leur première publication, ses carnets spirituels sont devenus pour de nombreux « adorateurs » un livre indispensable qui aide à se laisser guider pendant l’adoration eucharistique. Voici un extrait destiné à ceux qui peinent parfois à collaborer en véritable associé avec Jésus. C’est Lui qui est le guide :

« Considère-toi comme un membre de moi, rattaché à moi par toutes les fibres de ta foi et de ton cœur. Agis en membre de moi, conscient de tes limites personnelles, de ton impossibilité de faire quelque chose de bien efficace par toi seul.
(…) Ce qui compte, ce n’est pas l’éclat, le coup de projecteur, la publicité, c’est la liaison fidèle et généreuse avec moi. Que penserais-tu d’un rayon qui se coupe de son soleil, d’un fleuve qui se détourne de sa source, d’une flamme qui se sépare de son foyer ? Travaille à mon compte. Tu es mon serviteur. Mieux que cela, tu es membre de moi, et en réalité tu travailles d’autant pour toi que tu agis pour moi. Rien de ce qui est accompli pour moi n’est perdu. (…) L’important, ce n’est pas de faire beaucoup mais de faire bien, et pour faire bien, il faut beaucoup d’amour. Pour devenir saint, il faut du courage, car sans toi, je ne veux rien pouvoir faire, et il faut de l’humilité, car sans moi, tu ne peux rien faire. (…) Douceur et humilité vont de pair et sans ces deux vertus, l’âme se sclérose d’autant plus que ses qualités humaines et spirituelles la font briller davantage. (…) Rien n’est plus subtil que le poison de l’orgueil dans une âme. (…) Si au lieu de penser à soi on pensait un peu plus à moi… » (« Quand le Seigneur parle au cœur », chapitre « J’attends ta collaboration »)

Adorer Jésus… même quand la souffrance paraît insupportable (4/5)

Pascal Deloche / Godong Ref:510

Adorer Jésus… même quand la souffrance paraît insupportable (4/5)

En cette période de confinement, bon nombre de paroisses propose à leurs fidèles des temps d’adoration. Cette semaine, Aleteia vous accompagne chaque jour avec une méditation tirée de l’ouvrage du père Gaston Courtois, « Quand le Seigneur parle au cœur » (Médiaspaul).

Vous êtes devant le Saint-Sacrement, prêt à écouter le Seigneur même si vous avez peut-être du mal à accepter les épreuves que vous traversez. Un deuil, une rupture, une maladie incurable… la souffrance fait partie de la vie. Seulement, quand elle frappe, on tente de la nier, on songe à la fuir. Et quand elle est insupportable, il est alors humainement naturel de ne pas vouloir l’accepter et même de se révolter contre Dieu. Mais c’est justement dans ces moments insoutenables que l’adoration eucharistique peut apporter une vraie lumière pour comprendre le mystère de l’épreuve et la traverser. Comment avoir le courage de changer ce qui peut l’être et accepter avec sérénité ce qui ne le peut pas ?

C’est la question que le père Gaston Courtois (1897-1970) méditait lors de l’adoration eucharistique deux jours avant sa mort dans la nuit du 22 au 23 septembre 1970. Pour ce religieux français, ce cœur à cœur avec Jésus était, jusqu’aux derniers jours de sa vie marqués par la maladie, un moyen d’apprendre à s’unir chaque jour davantage au Christ. Des moments de découragement et de souffrance pendant lesquels Jésus lui soufflait : « Qui souffre avec moi, gagne à tous les coups. »

Car le père Courtois avait pris l’habitude d’écrire des méditations comme s’il avait été sous la dictée du Christ. « J’exprime seulement, dans mon vocabulaire, ce que je crois que le Seigneur veut me dire » expliquait-il en 1956 à l’issue d’une retraite spirituelle. Depuis leur première publication, ses carnets spirituels sont devenus pour de nombreux « adorateurs » un livre indispensable qui aide à se laisser guider pendant l’adoration eucharistique. Voici un extrait destiné à ceux qui ont du mal à accepter la souffrance quand elle est trop forte. C’est Jésus qui est le guide :

« Oublie-toi. Renonce-toi. Décentre-toi de toi-même. Je t’en donne la grâce. Demande-la moi avec insistance. Je te l’accorderai encore davantage. (…)
Prier, souffrir, offrir, c’est passer sa vie à passer dans ma vie, et permettre ainsi à ma vie d’amour de passer dans votre vie. (…) Viens à moi avec confiance. Je sais mieux que toi ce qu’il y a en toi puisque j’y habite et que tu es quelque chose de moi. Appelle-moi au secours : je te soutiendrai et tu apprendras à soutenir les autres. (…) Que ton premier réflexe quand tu souffres soit de t’unir à moi qui éprouve en toi-même la douleur que tu ressens. Que ta seconde réaction soit de l’offrir avec tout l’amour dont tu te sens capable en la joignant à mon oblation incessante. (…) Quand tu te sens pauvre et chétif, viens davantage auprès de moi. Mes voies sont parfois déconcertantes, je le sais, mais elles transcendent la logique humaine. C’est dans l’humble soumission à ma conduite que tu trouveras de plus en plus la paix et que, par surcroît, la fécondité mystérieuse te sera accordée. « 

(« Quand le Seigneur parle au cœur », chapitre « Souffrance, condition de vie »)

Adorer Jésus… même quand la peur du lendemain empêche d’être serein (5/5)

Adoration eucharistique
Fred de Noyelle / GODONG Ref:246

Adorer Jésus… même quand la peur du lendemain empêche d’être serein (5/5)

En cette période de confinement, bon nombre de paroisses propose à leurs fidèles des temps d’adoration. Cette semaine, Aleteia vous accompagne chaque jour avec une méditation tirée de l’ouvrage du père Gaston Courtois, « Quand le Seigneur parle au cœur » (Médiaspaul).

Vous êtes devant le Saint-Sacrement avec le désir profond de s’unir avec le Christ et d’adhérer entièrement à la prière d’adoration. Seulement, il n’est pas évident, en cette période incertaine liée à la pandémie de Covid-19, de rester serein : la peur du lendemain, de l’inconnu, vous guette et vous empêche de garder l’âme sereine. Comment retrouver la paix intérieure pour se mettre pleinement en présence de Jésus ?

Pour le père Gaston Courtois (1897-1970) qui, dès son adolescence, était attiré par une vie d’intimité avec Dieu, l’adoration eucharistique était la source de tout son travail pastoral. Il n’a jamais fait défaut à ce besoin de prière profonde. C’est dans le silence de l’oraison face au Seigneur qu’il retrouvait la paix et la joie, notamment dans les moments où les imprévus du quotidien le préoccupaient.

Il avait pris l’habitude d’écrire des méditations comme s’il avait été sous la dictée du Christ. « J’exprime seulement, dans mon vocabulaire, ce que je crois que le Seigneur veut me dire » expliquait-il en 1956 à l’issue d’une retraite spirituelle. Depuis leur première publication, ses carnets spirituels sont devenus pour de nombreux « adorateurs » un livre indispensable qui aide à se laisser guider pendant l’adoration eucharistique. Voici un extrait destiné à ceux que la peur du lendemain paralyse et empêche de retrouver la paix et la joie intérieure. C’est Jésus qui est le guide :

« Sois en paix. Garde-toi l’âme sereine au milieu même des remous de l’actualité, des imprévus, des événements. (…) Aie confiance et sois en paix pour l’avenir. Ne sens-tu pas que je suis là, près de toi, en toi, et avec toi, que je te guide, que je te mène et que même si l’est dans ta vie actuelle des moments dramatiques, jamais, je ne t’abandonne. (…).
Puise la joie en moi. Aspire-la pour mieux en être submergé et mieux la donner autour de toi. N’oublie pas ma directive : « SÉRÉNITÉ ». Oui, cette sérénité à base d’espérance, de confiance en moi, d’abandon sans mesure à ma Providence. Participe à la joie du ciel et à la joie de ton Seigneur. Rien ne t’empêche d’y communier et d’y prendre part. (…) Il n’est pas nécessaire d’être riche, ni d’être en bonne santé pour être heureux. La joie est un don de mon Cœur que j’accorde à tous ceux qui épanouissent le leur en vivant pour les autres, car la joie égoïste ne dure pas. Seule persiste la joie du don. C’est ce qui caractérise la joie des bienheureux. (…) Demande-moi la bonne humeur, l’entrain et, pourquoi pas ? la gaité franche et souriante. Regarde-moi te regarder et souris-moi intensément. (…) Je te veux joyeux à mon service, joyeux quand tu pries, joyeux quand tu travailles, joyeux quand tu reçois, joyeux même quand tu souffres. Sois joyeux à cause de moi : sois joyeux pour me faire plaisir, sois joyeux par communion à ma joie. Tu le sais bien, la vraie joie, c’est moi. » (« Quand le Seigneur parle au cœur, chapitre « Que ma paix et ma joie soient en toi »)

Source: VATICANNEWS, le 20 novembre 2020

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