Face à la mort, la réponse des « fins dernières »

femme dans un cimetière

Matej Kastelic – shutterstock

Père Christian Venard – Publié le 02/11/20

Dans les épreuves de la vie, où la réalité de la mort se dresse toujours, Dieu ne nous laisse jamais seuls.

Toussaint ensanglantée en France du sang des martyrs de Nice, avec l’effroyable impression que les politiques au pouvoir, comme ceux de l’opposition, sont démunis face au terrorisme islamique. Toussaint désespérante, quand les jours déclinent et que des gouvernants, dépassés par un virus, imposent à des pays entiers une vie kafkaïenne, émaillée de documents à remplir, d’autorisations à demander, et de préceptes sanitaires contradictoires. La fête de la Toussaint, juste suivie de la commémoration des fidèles défunts est alors une invitation, plus que pressante, à lever nos yeux vers les seules réalités immuables et, dans un doux paradoxe, consolantes : celles des fins dernières. 

Nous sommes créés à l’image de Dieu ; chrétiens par le baptême nous avons reçu gratuitement la dignité de fils de Dieu ; le but de notre vie est, dans la foi reçue, en respectant les commandements de Dieu et de l’Église, de parvenir au Salut, c’est-à-dire à la vie d’amour en Dieu, avec tous les saints de tous les temps, pour chanter sa louange éternellement. 

Dieu ne nous laisse pas seuls

Dans cette sainte et saine vision catéchétique, les aléas de la vie sur cette terre prennent alors une coloration spéciale : les croix rencontrées durant notre pèlerinage terrestre sont autant d’occasions de nous unir à l’unique Croix salvatrice du Christ. La dureté des temps, celle de notre vie, devient alors possibilité de nous associer, par un acte d’amour et de volonté, à l’Incarnation de Jésus, à son Sacrifice sur la Croix et, par une mystérieuse alchimie divine, à vivre déjà des grâces de sa Résurrection.

Sur ce chemin, souvent empli de cailloux et de ronces, Dieu ne nous laisse pas seuls. « Et moi, je serai avec vous, jusqu’à la fin des temps » (Mt 28, 20). Il nous a donné une famille, la sainte Église, qui transcende les races, les peuples, les nations, les cultures et les civilisations, et, dans cette famille, Il nous comble de sa Grâce, par les Sacrements. Tout spécialement, Il nous rejoint sans cesse dans son pardon donné (confession), dans sa Parole proclamée et dans son propre Corps et son propre Sang livrés pour nous (messe).

Assumer la mort

Ce à quoi se trouve directement confronté l’Occident paganisé et athée, à travers les deux crises actuelles du terrorisme islamique et de la Covid-19, c’est son incapacité à assumer la mort comme finalité propre à toute vie, son incompétence à « penser la mort » autrement que comme un néant. C’est son terrible échec intellectuel, moral et philosophique. Après avoir imposé à des nations entières sa culture matérialiste, athée, amorale et déconstructionniste, l’idéologie « progressiste » a désarmé moralement des peuples entiers. C’est dans cette faille mortelle que s’engouffrent les unes après les autres les violentes crises qui ébranlent nos peuples.

La réponse la plus ferme, la plus efficace, la plus sûre que nous puissions apporter est précisément notre foi. Levons les yeux vers tous ces saints qui nous ouvrent le chemin et qui nous soutiennent de leurs prières devant la Face adorable du Christ. Convertissons-nous chaque jour. Armons-nous des armes de lumière. N’espérons que peu des hommes. La victoire viendra de Dieu. Et de Dieu seul.

Source: ALETEIA, le 2 novembre 2020

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