Les Oraisons de sainte Brigitte de Suède, 10 minutes pour aller au Paradis

Birgitta of Sweden on an altarpiece in Salem church, Södermanland, Sweden © Wikimedia CommonsBirgitta of Sweden on an altarpiece in Salem church, Södermanland, Sweden

Co-patronne de l’Europe, Brigitte de Suède, sainte et mystique du XIVe siècle, a eu au cours de sa vie de nombreuses apparitions et révélations de Jésus et de Marie. Lors de ces apparitions, le Seigneur lui aurait dicté quinze oraisons accompagnées de quinze merveilleuses promesses pour celles et ceux qui les réciteront entièrement.

Elle fait partie de ces saintes dont on connaît le nom sans forcément connaître l’histoire. Fêtée le 23 juillet par l’Église catholique, sainte Brigitte de Suède, co-patronne de l’Europe et fondatrice de m’ordre du Saint-Sauveur, est une mystique du XIVe siècle. Elle appartenait, ainsi que son mari Urf Gudmarson, à la première noblesse de Suède. Elle alla se fixer à Rome à la mort de son mari. Sa fille sainte Catherine la rejoignit l’année suivante et elles vécurent désormais ensemble. Favorisée de grâces extraordinaires, elle suivait à la lettre le saint Évangile, pratiquant la pauvreté, mendiant même sous le porche des églises afin de récolter le mépris des passants.

Les promesses de Jésus faites à la personne qui récitera entièrement ces deux séries d’Oraisons (ou seulement l’une d’entre elles) sont merveilleuses et parfois bien mystérieuses…

Quiconque accomplira cette dévotion, délivrera du Purgatoire 15 âmes de sa lignée, 15 justes de sa même lignée seront confirmés en grâce et 15 pêcheurs de sa même lignée seront convertis.

Celui qui dira ces Oraisons aura les premiers degrés de perfection et 15 jours avant sa mort, je lui donnerai mon précieux Corps et mon précieux Sang, afin que par ceux-ci, il soit délivré de la faim et de la soif éternelles. 15 jours avant sa mort, il aura une amère contrition de tous ses péchés et une parfaite connaissance de ceux-ci.

Je mettrai le Signe de ma très victorieuse Croix devant lui, pour son secours et sa défense contre les embûches de ses ennemis.

Avant sa mort, Je viendrai avec ma très chère et bien-aimée Mère, et Je recevrai bénignement son âme et la mènerai aux joies éternelles… L’ayant menée jusque-là, Je lui donnerai un singulier trait à boire de la fontaine de ma Déité, ce que Je ne ferai point à d’autres ne disant pas mes 15 Oraisons.

Celui qui dira ces 15 Oraisons est assuré d’être joint au suprême Chœur des Anges, et, quiconque les enseignera à un autre, sa joie et son mérite ne manqueront jamais, mais seront stables et dureront à perpétuité.

La fontaine de sa Déité ? Être joint au suprême chœur des anges ? Si la compréhension de ces promesses est loin d’être évidente, elles n’en demeurent pas moins intrigantes et engageantes !

Il est tentant de penser qu’il est très simple de « gagner » toutes ces indulgences, en récitant seulement quelques prières par jour. Mais encore faut-il s’y tenir. Les 15 Oraisons nécessitent environ 20 minutes de temps, dont 10 minutes pour Les 7 Notre Père. Souvenons-nous aussi de ce récit du Livre des Rois (5, 1-15), quand le prophète Élisée guérit de la lèpre Naaman, général de l’armée du roi de Syrie, en lui disant d’aller se baigner sept fois dans le Jourdain. Notons qu’en hébreu le prénom Naaman signifie « celui qui croit ». La foi et l’amour, c’est tout ce que demande Jésus. Combien de fois a-t-Il dit dans l’Évangile : « Ta foi t’a sauvé » ?

Ce qu’il y a de merveilleux dans ces Oraisons ce n’est pas simplement les promesses qui leur sont liées. C’est leur contenu. Saint Jean (21, 25) dit ainsi : « Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses (après sa résurrection, ndlr) ; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres qu’on écrirait ». Les Oraisons de sainte Brigitte apprennent bien des choses au sujet de la Passion. Elles retracent le récit de la Passion dans l’ordre chronologique, du jardin des Oliviers à la mort de notre Sauveur. Sauf que le narrateur n’est pas extérieur au récit, c’est Jésus lui-même qui nous raconte ce qu’Il a vécu. Le Seigneur en profite même pour nous expliquer la valeur spirituelle et rédemptrice de chacune de ses souffrances. Par exemple l’Agonie « pour les péchés de cœur de l’homme (…) et l’accroissement de l’amour de Dieu et du prochain », ou le Couronnement d’épines « pour les péchés d’esprit de l’homme (…) et pour l’extension du règne du Christ sur la Terre ».

À la (re)lecture de ces oraisons, qui permet de deviser sur l’un des mille trésors que le Seigneur met à la portée de l’homme, comment ne pas affirmer, comme saint Augustin : « Ô heureuse faute qui nous a mérité un tel et si grand Rédempteur ! ».

Source: ALETEIA, le 23 juillet 2020

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