11.06.2020 – Evangile du jour

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10,7-13. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. »
Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre à mettre dans vos ceintures,
ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture.
Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez là jusqu’à votre départ.
En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent.
Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

Commentaire de Matthieu 10/ 7-13

COMMENTAIRE :

Vénérable Madeleine Delbrêl (1904-1964)

missionnaire des gens des ruesUne vocation pour Dieu parmi les hommes (La joie de croire, éd. du Seuil, 1968, p. 157-158 ; rev.)

Comment n’être pas apôtres ?

Nous ne cherchons pas l’apostolat : c’est lui qui nous cherche ; Dieu, en nous aimant le premier, nous rend apôtres. Comment partagerions-nous pain, toit, cœur avec ce prochain qui est notre propre chair et ne serions-nous pas débordants pour lui de l’amour de notre Dieu, si ce prochain ne le connaît pas ? Sans Dieu tout est misère ; pour celui qu’on aime, on ne tolère pas la misère : la plus grande moins que tout autre. N’être pas apostoliques, n’être pas missionnaires ? mais que serait alors une appartenance à ce Dieu qui a envoyé son Fils pour que le monde soit sauvé par lui… et comment ? Pourtant nous ne « pensons » pas à être apôtres ; nous pensons à être, entre les mains de Dieu, dans le corps du Christ, sous le mouvement de son Esprit, le Christ que nous voulons devenir ; le Christ qui n’a jamais été amour sans être lumière ; et il n’est pas de lumière sans prix de la lumière. Nous le copions, mal, mais sans cesse ; nous pénétrons en lui, dissemblables mais tenaces ; comment ne serions-nous pas, en volonté tout au moins, apôtres ? en disposition de tout nous-même, missionnaires ? (…) Comment n’évangéliserions-nous pas si l’Évangile est dans notre peau, nos mains, nos cœurs, nos têtes ? Nous sommes bien obligés de dire pourquoi nous essayons d’être ce que nous voulons être, de ne pas être ce que nous ne voulons pas être, nous sommes bien obligés de prêcher, puisque prêcher, c’est dire publiquement quelque chose sur Jésus-Christ, Dieu et Seigneur, et qu’on ne peut l’aimer et se taire.

L'ENVOI EN MISSION DES APOTRES PAR JESUS - luciole

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 11,21b-26.13,1-3.

En ces jours-là, à Antioche, un grand nombre de gens devinrent croyants et se tournèrent vers le Seigneur.
La nouvelle parvint aux oreilles de l’Église de Jérusalem, et l’on envoya Barnabé jusqu’à Antioche.
À son arrivée, voyant la grâce de Dieu à l’œuvre, il fut dans la joie. Il les exhortait tous à rester d’un cœur ferme attachés au Seigneur.
C’était en effet un homme de bien, rempli d’Esprit Saint et de foi. Une foule considérable s’attacha au Seigneur.
Barnabé partit alors à Tarse chercher Saul.
L’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Pendant toute une année, ils participèrent aux assemblées de l’Église, ils instruisirent une foule considérable. Et c’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ».
Or il y avait dans l’Église qui était à Antioche des prophètes et des hommes chargés d’enseigner : Barnabé, Syméon appelé Le Noir, Lucius de Cyrène, Manahène, compagnon d’enfance d’Hérode le Tétrarque, et Saul.
Un jour qu’ils célébraient le culte du Seigneur et qu’ils jeûnaient, l’Esprit Saint leur dit : « Mettez à part pour moi Barnabé et Saul en vue de l’œuvre à laquelle je les ai appelés. »
Alors, après avoir jeûné et prié, et leur avoir imposé les mains, ils les laissèrent partir.

L'invention du mot "chrétien" - biblique.fr


Psaume 98(97),1.2-3ab.3cd-4.5-6.

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !

Jouez pour le Seigneur sur la cithare,
sur la cithare et tous les instruments ;
au son de la trompette et du cor,
acclamez votre roi, le Seigneur !

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