06.06.2020 – Evangile du jour

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 12,38-44. 

En ce temps-là, dans son enseignement, Jésus disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques,
les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners.
Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement jugés. »
Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes.
Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie.
Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres.
Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

Marc 12 38 44aw

COMMENTAIRE :

Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582)

carmélite, docteur de l’Église – Poésie « Vivo sin vivir en mí » (Œuvres complètes; trad. par Mère Marie du Saint-Sacrement; les Éd. du Cerf, 1995, p. 1221)

« Elle a tout donné »

Je vis mais sans vivre en moi ; Et mon espérance est telle Que je meurs de ne pas mourir. Je vis déjà hors de moi Depuis que je meurs d’amour ; Car je vis dans le Seigneur Qui m’a voulue pour lui. Quand je lui donnai mon cœur, Il y inscrivit ces mots : Je meurs de ne pas mourir. (…) Ah ! qu’elle est triste la vie, Où l’on ne jouit pas du Seigneur ! Et si l’amour lui-même est doux La longue attente ne l’est pas ; Ôte-moi, mon Dieu, cette charge Plus lourde que l’acier, Car je meurs de ne pas mourir. Je vis dans la seule confiance Que je dois un jour mourir, Parce que, par la mort, c’est la vie Que me promet mon espérance. Mort où l’on gagne la vie, Ne tarde pas, puisque je t’attends, Car je meurs de ne pas mourir. Vois comme l’amour est fort (Ct 8,6) ; Ô vie, ne me sois pas à charge ! Regarde ce qui seul demeure : Pour te gagner, te perdre ! (Lc 9,24) Qu’elle vienne la douce mort ! Ma mort, qu’elle vienne bien vite, Car je meurs de ne pas mourir. Cette vie de là-haut, Vie qui est la véritable, – Jusqu’à ce que meure cette vie d’ici-bas – Tant que l’on vit on n’en jouit pas. Ô mort ! ne te dérobe pas. Que je vive puisque déjà je meurs, Car je meurs de ne pas mourir. Ô vie, que puis-je donner À mon Dieu qui vit en moi Si ce n’est de te perdre, toi, Pour mériter de le goûter ! Je désire en mourant l’obtenir, Puisque j’ai si grand désir de mon Aimé Que je meurs de ne pas mourir.

LECTURES :

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,1-8.

Devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne :
proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire.
Un temps viendra où les gens ne supporteront plus l’enseignement de la saine doctrine ; mais, au gré de leurs caprices, ils iront se chercher une foule de maîtres pour calmer leur démangeaison d’entendre du nouveau.
Ils refuseront d’entendre la vérité pour se tourner vers des récits mythologiques.
Mais toi, en toute chose garde la mesure, supporte la souffrance, fais ton travail d’évangélisateur, accomplis jusqu’au bout ton ministère.
Moi, en effet, je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu.
J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi.
Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice : le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour sa Manifestation glorieuse.

Examinez ! Pasteur Léopold Guyot – En Jesus-Christ


Psaume 71(70),8-9.14-15ab.16-17.22.

Je n’avais que ta louange à la bouche, tout le jour, ta splendeur.
Ne me rejette pas maintenant que j’ai vieilli ; alors que décline ma vigueur, ne m’abandonne pas.
Et moi qui ne cesse d’espérer, j’ajoute encore à ta louange.
Ma bouche annonce tout le jour

tes actes de justice et de salut ;
Je revivrai les exploits du Seigneur
en rappelant que ta justice est la seule.
Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse,

jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles.
Et moi, je te rendrai grâce sur la harpe pour ta vérité, ô mon Dieu ! Je jouerai pour toi de ma cithare, Saint d’Israël !

Tu me feras vivre à nouveau ( Psaume 70 )

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