1er Janvier : Solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu

Le 1er janvier de chaque année, huit jours après la Nativité du Seigneur et au jour de sa circoncision, l’Église fête Sainte Marie, Mère de Dieu. 

C’est par la maternité virginale de Marie, que le Verbe de Dieu s’est fait homme en notre monde. Marie de Nazareth est en effet celle qui a donné naissance à Jésus, fils de Dieu, devenant ainsi la mère de Dieu. C’est pourquoi, en 431, le concile d’Éphèse a proclamé Marie la toute Sainte “Théotokos”c’est-à-dire “Mère de Dieu” puisque son fils est Dieu. 

Lors de l’annonciation faite à Marie, l’ange Gabriel lui révèle le projet de Dieu : “La Puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre, c’est pourquoi l’être saint qui va naître sera appelé Fils de Dieu”. (Luc 1,35). 

Marie donne ainsi naissance à Jésus, à la fois vrai Dieu et vrai homme. Véritablement Théotokos, mère d’une personne qui est Dieu, elle lui donne son humanité.

Est-il possible que Dieu, créateur du ciel et de la terre, ait une mère ? 

La liturgie de la messe du Jour de l’An nous explique ce mystère : c’est par la “virginité féconde de la bienheureuse Marie” (prière d’ouverture) que le Verbe s’est fait chair. En adorant dans l’enfant de Bethléem le fils de Dieu fait homme, nous reconnaissons que Marie est la Mère de Dieu (prière sur les offrandes et préface).

Ce mystère s’inscrit dans celui de la sainte Trinité : Dieu qui est à la fois père, fils et Saint-Esprit ! La divinité de Jésus, fils de Marie, à la fois vrai Dieu et vrai homme, est bien la même que celle de Dieu le père, ainsi que celle de l’Esprit-Saint. Chacune des trois personnes est Dieu tout entier !

Avec Marie, demandons la bénédiction du Seigneur pour 2026

Marie, mère de Dieu, est également mère de l’Église et mère de tous les hommes. En tant que mère, elle est particulièrement proche de nous, elle nous guide sur le chemin de la sainteté et nous protège comme le fait une mère avec ses enfants. Elle est notre plus fervente avocate auprès de Dieu, une figure féminine aimante, douce et consolatrice.

Avec Marie, devenons « bénissants ». Demandons de tout notre coeur pour ceux que nous aimons la bénédiction du Seigneur pour 2026.

La messe du 1er janvier se termine par une bénédiction solennelle pour le commencement de l’année :

Dieu est la source et l’origine de toute bénédiction :
qu’Il vous accorde sa grâce, qu’Il répande sur vous 
sa bénédiction en abondance et vous maintienne 
en bonne santé tout au long de l’année.
Amen.

Qu’Il garde intacte votre foi, qu’Il affermisse 
votre espérance, qu’Il vous donne de persévérer 
jusqu’au bout dans une patiente charité.
Amen.

Qu’Il dispose en sa paix vos jours et vos actes, 
qu’Il exauce vos prières ici et en tout lieu, 
et vous fasse heureusement parvenir à la vie éternelle.
Amen.

Journée mondiale de la Paix

Le 1er janvier est aussi la Journée mondiale de la Paix (instituée par Paul VI depuis 1968) et, à cette occasion, le pape propose un message dans lequel il confie ses préoccupations et souhaits pour les temps à venir.

Le thème du Message du Pape Léon XIV pour la 59ème Journée mondiale de la Paix en 2026 est « La paix soit avec vous tous. Vers une paix désarmée et désarmante ». Ce choix reprend les paroles mêmes qu’il avait adressées au monde, le 8 mai dernier, depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre au soir de son élection.

Le message commence ainsi : “« La paix soit avec vous ! ». Cette salutation très ancienne, encore utilisée aujourd’hui dans de nombreuses cultures, a retrouvé toute sa vigueur le soir de Pâques sur les lèvres de Jésus ressuscité. « La paix soit avec vous » ( Jn 20, 19.21) est sa Parole qui non seulement souhaite, mais réalise un changement définitif en celui qui l’accueille et, ainsi, dans toute la réalité. C’est pourquoi les successeurs des Apôtres donnent de la voix, chaque jour et dans le monde entier, à la plus silencieuse révolution : « La paix soit avec vous ! ». Dès le soir de mon élection comme Évêque de Rome, j’ai voulu inscrire ma salutation dans cette annonce chorale. Et je tiens à le répéter : il s’agit de la paix du Christ ressuscité, une paix désarmée et une paix désarmante, humble et persévérante. Elle vient de Dieu, Dieu qui nous aime tous inconditionnellement.

Les grandes lignes du Message :

Le Saint-Père invite chacun à accueillir la paix et à en devenir témoin, car elle « existe, elle veut habiter en nous, elle a le doux pouvoir d’éclairer et de dilater l’intelligence, elle résiste à la violence et la surmonte. La paix a le souffle de l’éternel ». Les chrétiens doivent devenir des témoins, et citant saint Augustin, le pape invite « à nouer une amitié indissoluble avec la paix ». Nous sommes tous invités à marcher sur cette voie tracée par le Ressuscité. Lui-même a incarné une paix désarmée, car « son combat fut désarmé ».

La paix est un don qui doit être sauvegardé, en effet si elle « n’est pas une réalité vécue, à préserver et à cultiver, l’agressivité se répand dans la vie domestique comme dans la vie publique » et on peut tomber dans le piège de croire que pour l’obtenir, il faut se préparer à la guerre en incarnant « l’irrationalité d’un rapport entre les peuples, fondé non pas sur le droit, sur la justice ou sur la confiance, mais sur la peur et la domination de la force ».

Le Saint-Père nous rappelle que « Saint Augustin recommandait de ne pas détruire les ponts et de ne pas s’appesantir dans le registre des reproches, préférant la voie de l’écoute et, dans la mesure du possible, de la rencontre avec les motivations des autres »

Pour obtenir une paix désarmante, nous devons incarner une douceur car « la bonté est désarmante. C’est peut-être pour cela que Dieu s’est fait petit enfant ». La paix naît de l’humilité évangélique. Un enfant, dans sa fragilité, a la capacité de changer les cœurs, de remettre en question nos choix et de déposer les armes.

Le pape Léon rappelle que la paix est possible, qu’elle n’est pas une utopie et que le dialogue œcuménique et interreligieux sont des moyens privilégiés pour y parvenir. Nous ne devons pas non plus oublier d’entreprendre « la voie désarmante de la diplomatie, de la médiation, du droit international » qui exigent confiance mutuelle, loyauté et responsabilité dans les engagements pris.

« Il s’agit de la paix du Christ ressuscité, une paix désarmée et une paix désarmante, humble et persévérante. Elle vient de Dieu, Dieu qui nous aime tous inconditionnellement »Pape Léon XIV

Source : paroisse St-Laurent du Lamentin, le 31 décembre 2025