09.09.2025 – SAINT DU JOUR

St Pierre Claver

Saint Pierre Claver s.j.
Apôtre des esclaves d’Amérique 
(1581-1654)

Pierre (Pedro) Claver Corberó naît à Verdú (Catalogne) le 25 juin 1581; sa naissance fut le fruit des prières de ses parents. À vingt ans, il entra au noviciat des jésuites. Il se lia avec le saint vieillard Alphonse Rodriguez, jésuite comme lui, et qui fut canonisé le même jour que lui, le 8 janvier 1888. Alphonse avait compris, d’après une vision, que Pierre Claver devait être un apôtre de l’Amérique ; il lui en souffla au cœur le désir, et le jeune religieux obtint, en effet, de ses supérieurs, de s’embarquer pour les missions du nouveau monde.

À son arrivée en Amérique, en 1610, il baisa la terre qu’il allait arroser de ses sueurs. Il se dévoua corps et âme au salut des esclaves, pénétra dans les magasins où on les entassait, les accueillit avec tendresse, pansa leurs plaies, leur rendit les plus dégoûtants services et s’imposa tous les sacrifices pour alléger les chaînes de leur captivité. Il en convertit, par ces moyens héroïques, une multitude incalculable. Quand fut venu le moment de ses vœux, Pierre Claver obtint d’y ajouter celui de servir les esclaves jusqu’à sa mort ; il signa ainsi sa formule de profession : « Pierre, esclave des nègres pour toujours ». Il fut ordonné prêtre en 1616.

Les milliers d’esclaves de Carthagène étaient tous ses enfants ; il passait ses jours à les édifier, à les confesser, à les soigner. Il ne vivait que pour eux. Aux hommes qui lui demandaient à se confesser, il disait : « Vous trouverez des confesseurs dans la ville ; moi, je suis le confesseur des esclaves. » Il disait aux dames : « Mon confessionnal est trop étroit pour vos grandes robes ; c’est le confessionnal des pauvres négresses. » 

Le soir, épuisé de fatigues, asphyxié par les odeurs fétides, il ne pouvait plus se soutenir ; cependant un morceau de pain et quelques pommes de terre grillées faisaient son souper; la visite au Saint-Sacrement, la prière, les disciplines sanglantes, occupaient une grande partie de ses nuits. Que de pécheurs il a convertis en leur disant, par exemple : « Dieu compte tes péchés ; le premier que tu commettras sera peut-être le dernier ! »

Pierre Claver multipliait les miracles avec ses actes sublimes de charité. En quarante-quatre ans d’apostolat, il avait baptisé plus de trois cent mille esclaves. 

À l’âge de 73 ans, le 8 septembre 1654, c’est pour lui l’heure de la Rencontre avec Celui auquel il a donné toute sa vie !

Pierre Claver a été béatifié le 16 juillet 1850 par le Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878) et canonisé, le 15 janvier 1888, par Léon XIII (Gioacchino Pecci, 1878-1903) qui, en 1896, l’a déclaré patron des missions.

©Evangelizo.org

Saint Pierre Claver priez pour nous !

Pierre Claver, l’esclave des esclaves pour toujours

SAINT PETER CLAVER
Kamilokardona | CC BY-SA 3.0

Soucieux de se mettre au service des plus misérables, le prêtre jésuite Pierre Claver (1580-1654) s’était fait un devoir de porter secours aux esclaves débarqués à Carthagène des Indes, dans l’actuelle Colombie. L’Église le fête le 9 septembre.

Colombie, 1627. Malgré une fraîche matinée de printemps, ils sont nombreux à patienter sur le quai de la Trésorerie de Carthagène des Indes. Au large on peut apercevoir les voiles de quelques imposants navires se dirigeant vers le port. La foule échange des murmures impatients et curieux. Au milieu d’eux, seule une personne ne dit mot. Pierre Claver se contente de scruter les flots. Lui n’est pas là pour faire acquisition de quoi que ce soit. 

À bord du navire négrier qui se rapproche se trouvent des centaines d’esclaves noirs enchaînés comme du bétail. Pierre ferme les yeux et prie silencieusement pour les défunts dont les corps ont été jetés à la mer. Car il sait déjà que la moitié d’entre eux a péri au cours du voyage. La moitié de ceux qui arrivent sera malade. Et la moitié de la moitié, mourante. Les autres seront affamés, apeurés et sans espoir. Depuis que les indiens ont été déclarés êtres de raison et donc libres, la traite négrière à tristement augmentée en Nouvelle Grenade.

La misère au fond des cales

Pierre vient tous les jours sur le quai avec sa sacoche lorsqu’il sait qu’un navire doit arriver. Cela depuis plusieurs années. Mais chaque fois, c’est le même pincement au cœur qui le saisit. La mission qu’il a choisi lui fait voir en face la négation de l’humanité, le sort des hommes les plus maltraités de leur époque. Si depuis 1537, l’Église condamne sans retenue l’esclavage, il n’en reste pas moins présent au nouveau monde. Enfin les navires accostent. Alors que la foule attend, sur les quais, Pierre s’empresse de monter à bord. Quelques-uns de ses frères le suivent avec des paniers de fruits, des gâteaux et de l’eau fraîche.

– Laissez-nous prendre soin de vos malades, demande Pierre. 

Quoique bien étonné, le capitaine leur donne la permission. Après tout, la marchandise n’en sera que plus attrayante pour les acheteurs une fois débarbouillée. Et libre à ses fous de jésuites de s’exposer à la maladie. De toute façon, ils vont encore devoir patienter plusieurs jours dans les cales avant d’être mis sur le marché. Dans les cales, une odeur nauséabonde de sueur et de pourriture familière leur monte à la tête. Et il y règne un silence de mort. Mais Pierre se rend directement auprès des malades. Il les nourrit et les lave, offrant quelques paroles réconfortantes en Angola. 

– Mangez, buvez, leur dit-il en premier. Puis nous vous soigneront. 

Alors que les affamés se jettent volontiers sur la nourriture, Pierre et ses compagnons distribuent des vêtements propres et des médicaments. Chaque fois que Pierres’approche de l’un deux, les malheureux sursautent, et les dévisagent avec effroi. Dans ses yeux existe la peur du monstre blanc qui arrache les africains à leur terre natale et les enchaîne. 

Une goutte d’eau dans l’océan

– Pourquoi nous aider ? Demande alors une femme après deux jours. 

– Je suis l’exemple de mon maître et Seigneur.   

Voilà l’ouverture qu’attendait Pierre. Il leur parle de Jésus, mort pour sauver tous les hommes sans exception. Pour les baptiser, Pierre veut qu’ils comprennent d’abord ce que cela veut dire. Alors il leur parle du royaume éternel et de l’amour infini de Dieu. Les enchaînés écoutent attentivement les paroles étrangement chaleureuses du jésuite. C’est la première personne qui s’adresse à eux ainsi depuis des mois. Pierre ne peut les sauver d’un avenir incertain. Alors il souhaite au moins leur fournir les outils qui pourront apaiser leurs souffrances et leur donner l’espoir du ciel. 

En attendant que les puissants se raisonnent, c’est la moindre des choses. Il connaît la réalité amère de son service. Toute sa vie ne sera qu’une simple goutte d’eau dans l’océan. Mais Pierre compte bien la verser. Il ne se contente pas de monter dans les navires. Le jésuites supplie encore les maîtres de bien traiter leurs esclaves, il catéchise dans les mines et les plantations. Il s’assure aussi de trouver des interprètes dans 18 langues africaines différentes. On l’admire pour la pédagogie qu’il emploie à l’égard de son auditoire si unique. 

Il nourrit, prie et bénit sans relâche. Quitte à délaisser la nourriture et le sommeil. Car il a une promesse à tenir. Le jour de sa profession religieuse définitive, il a signé avec ces mots : Petrus Claver, Aethiopium semper servus. Pierre Claver, l’esclave des Africains pour toujours.

Cette routine se répète pendant 40 ans jusqu’à ce que le jésuite succombe à l’épuisement en 1654. Il est canonisé par le pape Léon XIII en 1888. Il est le saint patron des missions auprès des noirs, de Colombie, et défenseurs des droits de l’homme.

Source : ALETEIA, le 6 septembre 2023

09.09.2022 – SAINT DU JOUR

St Pierre Claver

St Pierre Claver

PRÊTRE S.J. († 1654)

Saint Pierre Claver s.j.
Apôtre des esclaves d’Amérique 
(1581-1654)

Pierre (Pedro) Claver Corberó naît à Verdú (Catalogne) le 25 juin 1581; sa naissance fut le fruit des prières de ses parents. À vingt ans, il entra au noviciat des jésuites. Il se lia avec le saint vieillard Alphonse Rodriguez, jésuite comme lui, et qui fut canonisé le même jour que lui, le 8 janvier 1888. Alphonse avait compris, d’après une vision, que Pierre Claver devait être un apôtre de l’Amérique ; il lui en souffla au cœur le désir, et le jeune religieux obtint, en effet, de ses supérieurs, de s’embarquer pour les missions du nouveau monde.

À son arrivée en Amérique, en 1610, il baisa la terre qu’il allait arroser de ses sueurs. Il se dévoua corps et âme au salut des esclaves, pénétra dans les magasins où on les entassait, les accueillit avec tendresse, pansa leurs plaies, leur rendit les plus dégoûtants services et s’imposa tous les sacrifices pour alléger les chaînes de leur captivité. Il en convertit, par ces moyens héroïques, une multitude incalculable. Quand fut venu le moment de ses vœux, Pierre Claver obtint d’y ajouter celui de servir les esclaves jusqu’à sa mort ; il signa ainsi sa formule de profession : « Pierre, esclave des nègres pour toujours ». Il fut ordonné prêtre en 1616.

Les milliers d’esclaves de Carthagène étaient tous ses enfants ; il passait ses jours à les édifier, à les confesser, à les soigner. Il ne vivait que pour eux. Aux hommes qui lui demandaient à se confesser, il disait : « Vous trouverez des confesseurs dans la ville ; moi, je suis le confesseur des esclaves. » Il disait aux dames : « Mon confessionnal est trop étroit pour vos grandes robes ; c’est le confessionnal des pauvres négresses. » 

Le soir, épuisé de fatigues, asphyxié par les odeurs fétides, il ne pouvait plus se soutenir ; cependant un morceau de pain et quelques pommes de terre grillées faisaient son souper; la visite au Saint-Sacrement, la prière, les disciplines sanglantes, occupaient une grande partie de ses nuits. Que de pécheurs il a convertis en leur disant, par exemple : « Dieu compte tes péchés ; le premier que tu commettras sera peut-être le dernier ! »

Pierre Claver multipliait les miracles avec ses actes sublimes de charité. En quarante-quatre ans d’apostolat, il avait baptisé plus de trois cent mille esclaves. 

À l’âge de 73 ans, le 8 septembre 1654, c’est pour lui l’heure de la Rencontre avec Celui auquel il a donné toute sa vie !

Pierre Claver a été béatifié le 16 juillet 1850 par le Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878) et canonisé, le 15 janvier 1888, par Léon XIII (Gioacchino Pecci, 1878-1903) qui, en 1896, l’a déclaré patron des missions.

Saint Pierre Claver priez pour nous !

09.09.2020 – SAINT DU JOUR

Saint Pierre Claver s.j.
Apôtre des esclaves d’Amérique 
(1581-1654)

Pierre (Pedro) Claver Corberó naît à Verdú (Catalogne) le 25 juin 1581; sa naissance fut le fruit des prières de ses parents. À vingt ans, il entra au noviciat des jésuites. Il se lia avec le saint vieillard Alphonse Rodriguez, jésuite comme lui, et qui fut canonisé le même jour que lui, le 8 janvier 1888. Alphonse avait compris, d’après une vision, que Pierre Claver devait être un apôtre de l’Amérique ; il lui en souffla au cœur le désir, et le jeune religieux obtint, en effet, de ses supérieurs, de s’embarquer pour les missions du nouveau monde.

À son arrivée en Amérique, en 1610, il baisa la terre qu’il allait arroser de ses sueurs. Il se dévoua corps et âme au salut des esclaves, pénétra dans les magasins où on les entassait, les accueillit avec tendresse, pansa leurs plaies, leur rendit les plus dégoûtants services et s’imposa tous les sacrifices pour alléger les chaînes de leur captivité. Il en convertit, par ces moyens héroïques, une multitude incalculable. Quand fut venu le moment de ses vœux, Pierre Claver obtint d’y ajouter celui de servir les esclaves jusqu’à sa mort ; il signa ainsi sa formule de profession : « Pierre, esclave des nègres pour toujours ». Il fut ordonné prêtre en 1616.

Les milliers d’esclaves de Carthagène étaient tous ses enfants ; il passait ses jours à les édifier, à les confesser, à les soigner. Il ne vivait que pour eux. Aux hommes qui lui demandaient à se confesser, il disait : « Vous trouverez des confesseurs dans la ville ; moi, je suis le confesseur des esclaves. » Il disait aux dames : « Mon confessionnal est trop étroit pour vos grandes robes ; c’est le confessionnal des pauvres négresses. » 

Le soir, épuisé de fatigues, asphyxié par les odeurs fétides, il ne pouvait plus se soutenir ; cependant un morceau de pain et quelques pommes de terre grillées faisaient son souper; la visite au Saint-Sacrement, la prière, les disciplines sanglantes, occupaient une grande partie de ses nuits. Que de pécheurs il a convertis en leur disant, par exemple : « Dieu compte tes péchés ; le premier que tu commettras sera peut-être le dernier ! »

Pierre Claver multipliait les miracles avec ses actes sublimes de charité. En quarante-quatre ans d’apostolat, il avait baptisé plus de trois cent mille esclaves. 

À l’âge de 73 ans, le 8 septembre 1654, c’est pour lui l’heure de la Rencontre avec Celui auquel il a donné toute sa vie !

Pierre Claver a été béatifié le 16 juillet 1850 par le Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878) et canonisé, le 15 janvier 1888, par Léon XIII (Gioacchino Pecci, 1878-1903) qui, en 1896, l’a déclaré patron des missions.

Saint Pierre Claver priez pour nous !