02.09.2023 – LE PAPE EN MONGOLIE – RENCONTRE AVEC LES ÉVÊQUES, PRÊTRES, MISSIONNAIRES ET AGENTS PASTORAUX

«Goûter et voir Dieu», l’invitation de François au clergé mongol

Entre les murs de la cathédrale des Saints-Pierre-et-Paul d’Oulan Bator, samedi 2 septembre, le Pape est revenu sur le sens de la vie missionnaire, réalisée en cultivant la communion. Il a invité les évêques, prêtres, consacrés et agents pastoraux à être proches des citoyens mongols, en gardant l’Évangile en ligne de mire. 

Ils étaient quelques dizaines de fidèles à attendre François devant la pro-cathédrale des Saints-Pierre-et-Paul, consacrée en 2003 et dont la forme rappelle celle d’une yourte. A son arrivée, le Pape a fait un crochet par une ger, l’habitation traditionnelle des familles nomades de Mongolie, appelée généralement «yourte» à l’étranger. Dans cette ger, une femme ayant découvert, il y a une dizaine d’années, une statue en bois de la Vierge dans les poubelles, madame Tsetsege, a offert au Pape une coupe de yaourt. Cette statue mariale trône aujourd’hui dans la cathédrale des Saints-Pierre-et-Paul.

Dans la ger, avant son entrée à la cathédrale, avec madame Tsetsege,  le samedi 2 septembre 2023

Dans la ger, avant son entrée à la cathédrale, avec madame Tsetsege, le samedi 2 septembre 2023

Le président de la Conférence épiscopale d’Asie centrale, Mgr José Luis Mumbiela Sierra, évêque du diocèse de la Sainte Trinité à Almaty au Kazakhstan, a ensuite accueilli le Saint-Père dans la cathédrale, aux cris des «Viva il papa» scandés par la petite foule et des orgues. «Nous qui vivons dans les territoires de la grande steppe, nous sommes habitués à contempler la splendide immensité du ciel bleu permanent. Saint Père, comment pouvons-nous être les fidèles messagers des paroles et des bénédictions éternelles et éviter d’être les marchands de pensées et d’approches envahies par la temporalité?», a notamment demandé Mgr Mumbiela Sierra, question à laquelle a répondu François dans son discours.

Après avoir écouté les témoignages de missionnaires sur place, le Pape a pris la parole, faisant d’emblée part de sa joie d’être parmi eux, «Je suis heureux de vous rencontrer.»  

Goûter et voir

Il faut comprendre la Mongolie avec ses sens, avait déclaré François jeudi 31 août dans le vol le portant à Oulan-Bator. Un appel aux cinq sens repris face aux évêques, prêtres, consacrés et agents pastoraux, comme l’invite le psaume 34, «Goûtez et voyez: le Seigneur est bon» .

Le Pape François à son arrivée à la cathédrale d'Oulan-Bator.

Le Pape François à son arrivée à la cathédrale d’Oulan-Bator.

«Goûter et voir, parce que la joie et la bonté du Seigneur ne sont pas quelque chose de passager, mais demeurent à l’intérieur, donnent du goût à la vie et font voir les choses d’une manière nouvelle», a développé François, savourant le goût de la foi sur la terre mongole.

Dépenser sa vie pour l’Évangile

Les missionnaires en Mongolie dépensent leur vie pour l’Évangile, a continué François, rappelant que la foi sur les terres mongoles avait des racines bien antérieures à la fin du siècle dernier, et remontaient aux expériences du premier millénaire marquées par le mouvement évangélisateur de tradition syriaque, répandu le long de la route de la soie. L’évêque de Rome en a profité pour saluer les figures de l’Église d’Asie à travers les siécles, comme Jean de Montecorvino, premier évêque de Khan Baliq sous la dynastie mongole Yuan, au XIVe siècle ou le père Stephano Kim Seong-hyeon.

«Mais pourquoi dépenser sa vie pour l’Évangile?», a lancé le Saint-Père. «Précisément parce que, comme le rappelle le Psaume 34, nous avons goûté, nous avons senti la bonne saveur, nous avons expérimenté dans sa propre vie la tendresse de l’amour de Dieu.»

Faisant écho au témoignage de sœur Salvia avant sa prise de parole, «la vie chrétienne naît de la contemplation de ce visage, c’est une question d’amour, de rencontre quotidienne avec le Seigneur dans la Parole et dans le Pain de Vie, et dans le visage de l’autre, dans les nécessiteux en qui Jésus est présent», a noté le Pape. 

Revenir au regard originel

Sous la statue de la Vierge sauvée des déchets, François a salué le travail des prêtres, consacrés et agents pastoraux: «Vous avez donné vie à une grande variété d’initiatives caritatives, qui absorbent la plus grande partie de vos énergies et reflètent le visage miséricordieux du Christ Bon Samaritain», et en même temps «je vous invite à goûter et à voir le Seigneur, à revenir toujours à ce regard originel d’où tout est né», a-t-il continué.  

La cathédrale Saints-Pierre-et-Paul, le 2 septembre 2023.

La cathédrale Saints-Pierre-et-Paul, le 2 septembre 2023.

Sans ce regard originel, «les forces s’épuisent et l’engagement pastoral risque de devenir une prestation de services stérile, dans une succession d’actions dues, qui finissent par ne plus rien transmettre d’autre que lassitude et frustration». Au contraire «en restant en contact avec le visage du Christ, en le scrutant dans les Écritures et en le contemplant dans un silence d’adoration devant le tabernacle, vous le reconnaîtrez sur les visages de ceux que vous servez et vous vous sentirez transportés par une joie intime qui, même dans les difficultés, laisse la paix au cœur.» 

Les frères et sœurs mongoles ont un sens prononcé du sacré, et ils attendent ce témoignage, a expliqué François. Le Seigneur Jésus n’a pas envoyé les siens dans le monde pour propager une pensée politique, mais «pour témoigner par leur vie de la nouveauté de la relation avec son Père, devenu “notre Père” déclenchant ainsi une fraternité concrète avec chaque peuple».

L’essentielle communion de l’Église

Continuant son discours, le Saint-Père est revenu sur la figure de Mgr Giorgio Marengo, 48 ans, plus jeune cardinal du monde: «Le fait que votre évêque soit un cardinal se veut ainsi une expression supplémentaire de proximité: vous tous, éloignés seulement physiquement, vous êtes très proches du cœur de Pierre». 

Le Pape François dans la cathédrale Saints-Pierre-et-Paul, le 2 septembre 2023.

Le Pape François dans la cathédrale Saints-Pierre-et-Paul, le 2 septembre 2023.

Cette communion de l’Église est essentielle, a-t-il rappelé, revenant sur l’importance du lien entre les communautés ecclésiales et l’évêque. Avant de conclure, François a invité les missionnaires à continuer de témoigner de l’amour du Christ sur les terres mongoles: «Continuez à le faire en cultivant la communion. Réalisez-le dans la simplicité d’une vie sobre, à l’imitation du Seigneur, qui est entré à Jérusalem sur le dos d’un âne et qui fut même dépouillé de ses vêtements sur la croix». Il leur a rappelé que la Mère du Ciel, comme est nommée en Mongolie la Vierge Marie, est là pour les soutenir, à l’image de cette statue sauvée du dépotoir, «sans tache, préservée de tout péché, elle a voulu se faire proche au point d’être mêlée aux déchets de la société, de sorte que la pureté de la sainte Mère de Dieu a émergé de la saleté des ordures.»

Enfin, «Dieu aime la petitesse et aime accomplir de grandes choses à travers la petitesse», a tenu a rappelé le Pape dans cette cathédrale construite telle une ger.

Source : VATICANNEWS, le 2 septembre 2023

02.08.2023 – VÊPRES AVEC LES ÉVÊQUES, PRÊTRES, RELIGIEUX ET AGENTS PASTORAUX AU MONASTÈRE DES HIÉRONYMITES

Vêpres avec les évêques, prêtres, religieux et agents pastoraux au Monastère des Hiéronymites

Le Pape exhorte à s’aventurer sur la mer de l’évangélisation, loin du cléricalisme

Lors de ces vêpres lisboètes, deuxième étape de la première journée à Lisbonne en marge des JMJ, le Pape argentin a appelé le clergé portugais à réveiller la préoccupation pour l’Évangile. Sous la voûte gothique du monastère des Hiéronymites, devant un parterre d’évêques, de prêtres, de diacres et de consacrés de ce pays d’explorateurs et d’aventuriers, l’évêque de Rome a invité mercredi 2 août à retrouver le goût et la passion de l’évangélisation, loin d’attitudes «de fonctionnaires du sacré».

Delphine Allaire – Cité du Vatican

Immergé dans la beauté du Portugal, «terre de jonction entre le passé et l’avenir, lieu de traditions anciennes et de grands changements, embelli par des vallées luxuriantes et des plages dorées donnant sur la beauté infinie de l’océan», le Pape François a d’emblée comparé le contexte ecclésial portugais et européen actuel à celui du premier appel de Jésus aux disciples sur les rivages galiléens.

Lorsque Jésus en passant «vit deux barques au bord du lac; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets» (Lc 5, 2), le Pape remarque un contraste: d’une part, «les pêcheurs descendent de la barque pour laver leurs filets», d’autre part, «Jésus monte dans la barque et les invite à jeter à nouveau leurs filets pour pêcher». «Les différences sont manifestes: les disciples descendent, Jésus monte; ils veulent ranger les filets, Lui veut qu’ils soient jetés à nouveau à la mer pour pêcher».

Se libérer des filets de la résignation et du pessimisme

Et pour cause, c’est «précisément dans les lieux et les situations où les gens vivent, luttent, espèrent, en serrant parfois dans leurs mains les échecs et les revers» quele Christ veut apporter la proximité de Dieu, a souligné François, prenant en exemple ces pêcheurs qui n’avaient rien pris durant la nuit.

Le Souverain pontife vise là l’expérience d’une lassitude parfois similaire «lorsqu’il nous semble tenir dans nos mains que des filets vides»; un sentiment assez répandu selon lui dans les pays de vieille tradition chrétienne, de plus en plus marqués par la sécularisation, l’indifférence à l’égard de Dieu, un recul croissant de la pratique de la foi. «Lorsque nous sommes découragés, conscients ou pas tout à fait conscients, nous nous « retirons » du zèle apostolique, et nous le perdons peu à peu, et nous devenons des « fonctionnaires du sacré ». Et c’est bien triste quand une personne qui a consacré sa vie à Dieu devient un « officiel », un simple administrateur des choses. C’est très triste», a déploré le Pape.

Des éléments accentués «par la déception et la colère» que certains ressentent à l’égard de l’Église, «parfois à cause de notre mauvais témoignage et des scandales qui en ont défiguré le visage et qui appellent à une purification humble et constante, en partant du cri de douleur des victimes, toujours à accueillir et à écouter», a relevé le Pape devant le clergé portugais qui avait demandé pardon début mars, à la suite de la publication d’un rapport indépendant consacré aux abus sur mineurs au sein de l’Église nationale. François a mis là en garde contre un risque important:celui«de descendre de la barque en restant pris dans les filets de la résignation et du pessimisme».

«Quand on s’habitue et qu’on s’ennuie et que la mission devient une sorte de « travail », il est temps de céder à ce deuxième appel de Jésus, qui nous appelle toujours à nouveau. Il nous appelle à nous faire marcher, il nous appelle à nous reconstruire», a ajouté le Pape. 

«Réveiller notre préoccupation pour l’Évangile»

«Au contraire, nous devons apporter au Seigneur nos peines et nos larmes, pour ensuite affronter les situations pastorales et spirituelles en y faisant face avec ouverture de cœur, et en faisant ensemble l’expérience de nouvelles voies à suivre, confiants que Jésus continue à prendre par la main et à relever son Épouse bien-aimée», a insisté le successeur de Pierre, reconnaissant «une époque difficile» tout en interpellant l’assemblée de religieux sur cette parole de Dieu: «Veux-tu descendre de la barque et sombrer dans la déception, ou me laisser monter et permettre à la nouveauté de ma Parole de reprendre en main le gouvernail? Veux-tu simplement t’accrocher au passé que tu as derrière toi, ou bien jeter à nouveau avec enthousiasme les filets pour la pêche?» Le Pape François énonce là une volonté claire du Seigneur: «Réveiller notre préoccupation pour l’Évangile».

Un réveil qui devrait selon lui inspirer les Portugais habitués de l’océan, «quitter le rivage non pas pour conquérir le monde, mais pour le réjouir de la consolation et de la joie de l’Évangile». «Le moment n’est pas venu de s’arrêter et d’abandonner, d’amarrer la barque sur le rivage ou de regarder en arrière. Nous ne devons pas fuir ce moment parce qu’il nous ferait peur et nous réfugier dans des formes et des styles du passé», a assuré le Pape, évoquant «un temps de grâce donné pour s’aventurer sur la mer de l’évangélisation et de la mission». Pour ce faire, trois choix inspirés par l’Évangile.

“Quitter le rivage non pas pour conquérir le monde, mais pour le réjouir de la consolation de l’Évangile.”

L’importance de l’adoration

Tout d’abord, avancer au large. Pour jeter à nouveau les filets à la mer, il est nécessaire de quitter le rivage des déceptions et de l’immobilisme, estime François, mais encore de nous éloigner «de cette tristesse douceâtre et de ce cynisme ironique» face aux difficultés. «Cela est nécessaire pour passer du défaitisme à la foi; beaucoup de prière est nécessaire», insiste-t-il, expliquant que ce n’est «que dans l’adoration, devant le Seigneur», que l’on retrouve le goût et la passion de l’évangélisation. Selon François, c’est ainsi que l’on surmonte «la tentation de mener une “pastorale de la nostalgie et des regrets”» et que l’on trouve «le courage d’avancer au large, sans idéologies et sans mondanités, animé d’un seul désir: que l’Évangile parvienne à tous».

Gare au cléricalisme des laïcs

C’est à partir de la mondanité spirituelle qui s’insinue en nous que le cléricalisme est engendré, a vilipendé l’évêque de Rome. «Le cléricalisme pas seulement des prêtres. Les laïcs cléricalisés sont pires que les prêtres. Ce cléricalisme qui nous ruine. Et comme l’a dit un grand maître spirituel, cette mondanité spirituelle causée par le cléricalisme est l’un des maux les plus graves qui puissent arriver à l’Église», a encore assuré François. 

Citant l’exemple de saint João de Brito (1647-1693), jeune missionnaire jésuite, qui, au milieu de nombreuses difficultés, est parti pour l’Inde et a commencé à parler et à s’habiller de la même manière que ceux qu’il rencontrait afin d’annoncer Jésus, le Pape appelle chacun «à plonger ses filets dans l’époque, à dialoguer avec tous, à rendre l’Évangile compréhensible, même si, pour le faire, nous risquons quelque tempête».

“Le courage d’avancer au large, sans idéologies et sans mondanités, animé d’un seul désir: que l’Évangile parvienne à tous.”

«N’ayez plus peur; affrontez la haute mer»

«Ne craignons pas d’affronter la haute mer car, au milieu de la tempête et face aux vents contraires, Jésus vient à notre rencontre et nous dit : ‘’Confiance! c’est moi; n’ayez plus peur!’’ (Mt 14, 27)», a soutenu François, développant un deuxième choix «mener ensemble la pastorale».

«Un signifie solitude, fermeture, prétention à l’autosuffisance; deux signifie relation. L’Église est synodale, elle est communion, entraide, chemin commun», a relevé le Pape, mentionnant le synode en cours. «Sur la barque de l’Église, il doit y avoir de la place pour tous: tous les baptisés sont appelés à y monter et à jeter les filets, en s’engageant personnellement dans l’annonce de l’Évangile», a-t-il poursuivi, qualifiant cette mission de grand défi au regard de l’épuisement de nombreux prêtres alors que les besoins pastoraux augmentent, et que les prêtres sont de moins en moins nombreux.

L’Église en dialogue avec le monde, mais sans mondanité

Une occasion pour le Pape «d’impliquer les laïcs dans un enthousiasme fraternel et une saine créativité pastorale». Les filets des premiers disciples deviennent alors une image de l’Église qui est un «réseau de relations» humaines, spirituelles et pastorales.

«S’il n’y a pas de dialogue, de coresponsabilité et de participation, l’Église vieillit. Je le dirais ainsi: jamais un évêque sans son presbyterium et le peuple de Dieu; jamais un prêtre sans ses confrères; et tous ensemble –prêtres, religieuses, religieux et fidèles laïcs–, en tant qu’Église, jamais sans les autres, sans le monde. Sans mondanité, mais avec le monde», a développé le Saint-Père.

Enfin, le troisième choix: devenir pêcheurs d’hommes. Souvent, dans l’Écriture, la mer est associée au lieu du mal et des puissances adverses que les hommes ne parviennent pas à maîtriser, a rappelé François, ajoutant: «Pêcher les personnes et les sortir de l’eau c’est les aider à se relever de là où elles ont sombré, les sauver du mal qui risque de les engloutir, les ressusciter de toutes les formes de mort. L’Évangile est une annonce de vie sur la mer de la mort, de liberté dans les tourbillons de l’esclavage, de lumière dans l’abysse des ténèbres». «Cela sans prosélytisme, mais avec amour. Et l’un des signes de certains mouvements ecclésiaux qui tournent mal, c’est le prosélytisme. Quand un mouvement ecclésial ou un diocèse, ou un évêque, ou un prêtre, ou une religieuse, ou un laïc fait du prosélytisme, ce n’est pas chrétien», a constaté le Pape. 

“L’Évangile est une annonce de vie sur la mer de la mort.”

Faire de l’Église un port sûr

Dans la société actuelle, il y a beaucoup de ténèbres, même ici au Portugal, a relevé François. «Nous avons l’impression que l’enthousiasme, le courage de rêver, la force d’affronter les défis, la confiance dans l’avenir ont disparu; et, pendant ce temps, nous naviguons dans les incertitudes, dans la précarité économique, dans la pauvreté en amitié sociale, dans le manque d’espérance».

Les jeunes aux JMJ, une expérience fondatrice au fil des générations

Le Pape assure que c’est à l’Église «de nous plonger dans les eaux de cette mer en jetant le filet de l’Évangile», «sans pointer du doigt mais en apportant aux hommes de notre temps une proposition de vie nouvelle, celle de Jésus»: susciter l’accueil de l’Évangile dans une société multiculturelle; rendre proche le Père dans les situations de précarité et de pauvreté qui se multiplient, en particulier chez les jeunes; apporter l’amour du Christ là où la famille est fragile et les relations blessées; transmettre la joie de l’Esprit là où règnent la démoralisation et le fatalisme, a encore détaillé le Souverain pontife, confiant rêver de l’Église portugaise «comme d’un port sûr» pour tous ceux qui font face aux traversées, aux naufrages et aux tempêtes de la vie.

Célébration des Vêpres avec les membres du clergé portugais

Source : VATICANNEWS, le 2 août 2023