Méditation du 4ème dimanche du temps ordinaire A: «Les chemins du bonheur»

Charte de vie chrétienne et recette de sainteté extrêmeCharte de vie chrétienne et recette de sainteté extrême

Méditation du 4ème dimanche du temps ordinaire A: «Les chemins du bonheur»

Le père jésuite Flavien Zolabi nous introduit dans la méditation avec les lectures du 4ème dimanche de l’année A.

Lectures: So: 2,3; 3.12-13; 1 Cor: 1,26-3; Mt 5,1-12

Chers frères et sœurs, en ce quatrième dimanche du temps ordinaire de l’année liturgique A, nous méditons sur les béatitudes que Jésus nous propose selon l’évangéliste Matthieu, qui en fait l’introduction du discours sur la montagne.

De même que, sur la montagne de Sinaï, Moïse reçut de Dieu et donna au peuple la Loi de l’ancienne Alliance, ainsi Jésus proclame sur la montagne l’Alliance nouvelle sous forme de «promesses de bonheur»:heureux les pauvres de cœur, les doux, ceux qui sont dans les larmes, ceux qui ont faim et soif de la justice, les miséricordieux, les cœurs purs, les artisans de paix, les persécutés pour la justice et à cause de lui. Les béatitudes se présentent comme une charte de vie que Jésus offre à ses disciples. Elles ne constituent pas des exigences qu’il aurait préparées pour ensuite les imposer à eux. Mais, elles reflètent plutôt sa propre vie; elles décrivent son portait personnel. Si nous voulons comprendre profondément ce qu’elles signifiaient pour ses disciples hier et signifient pour nous aujourd’hui, il nous faut donc contempler Jésus lui-même.

En effet, en proposant le chemin de la pauvreté Jésus invite à cultiver la dépendance filiale, l’esprit de celui dont Dieu est l’unique vraie richesse, le seul refuge. Et le Christ lui-même a vécu sa vie comme un itinérant, qui n’avait pas où reposer sa tête. Aussi, à tous ceux qui peinaient sous le poids du fardeau de la Loi et des observances pharisaïques il a dit: «Venez à moi; mettez-vous à mon école; car je suis doux et humble de cœur». La douceur, Jésus l’a manifestée par ses attitudes de tolérance, de patience et de compréhension vis-à-vis des autres, même à l’égard de ses adversaires.

Par ailleurs, Jésus invite à l’espérance tous ceux qui sont dans la désolation, dans les larmes. Car Dieu est fidèle et ne déçoit pas ceux qui ont confiance en lui. Jésus propose aussi le chemin de la miséricorde, à l’image de la Miséricorde du Père qu’il a lui-même parfaitement révélée par sa vie. Concrètement, il a eu pitié des foules désorientées et affamées; il a eu compassion des malades, des pauvres et des faibles. Il a sympathisé avec les personnes de mauvaise réputation et pardonné les péchés. Aussi, invite-t-il à avoir un cœur pur; c’est-à-dire un cœur purifié de tout péché et qui regarde les autres et le monde avec le regard de Dieu. Toute sa vie, Jésus lui-même n’a-t-il pas cherché à faire, en tout, la volonté de son Père? Le Christ fait encore la promesse du bonheur à ceux qui militent pour la paix.

Être artisans de la paix, à l’image de Jésus «prince de la Paix», ce n’est pas seulement éviter d’être auteurs ou complices des situations de guerre. Mais c’est aussi se réconcilier avec tous ceux avec qui l’on a pu entrer en conflit; c’est lutter contre des structures injustes, contre des discriminations et des inégalités qui avilissent l’homme. Car la paix et la justice vont ensemble.

Enfin, Jésus invite à la joie les disciples qui souffrent les contradictions et toutes sortes d’épreuves à cause de leur engagement pour la justice ou de leur cohérence évangélique.

Chers frères et sœurs, les béatitudes qui sont proposées à notre méditation aujourd’hui s’opposent radicalement à l’esprit du monde, et apparaissent comme des paradoxes naïfs aux yeux de la sagesse humaine. Demandons donc à Jésus de nous donner l’humilité et le courage de suivre ces chemins du bonheur que lui-même nous a tracés avec sa propre vie.

Père jésuite Flavien Zolabi

Source : VATICANNEWS, le 28 janvier 3023

Méditation du 30ème dimanche du Temps Ordinaire C: «la prière authentique du croyant»

Méditation du 30ème dimanche du Temps Ordinaire C: «la prière authentique du croyant»

Le père jésuite Flavien Zolabi nous introduit à la méditation, avec les lectures du 30ème dimanche du Temps ordinaire de l’année liturgique C.

Lectures: Sir 35,12-18; 2 Tim 4,6-18; Lc 18,9-14: «la prière du pauvre»

Chers frères et sœurs, nous célébrons aujourd’hui le trentième dimanche du temps ordinaire de l’année liturgique C. La première lecture, tirée du livre de Ben Sirac le Sage (35,15-22), provient d’un petit ensemble d’enseignements sur la prière authentique du croyant. Le Sage y affirme la sollicitude de Dieu envers le pauvre, particulièrement l’opprimé, l’orphelin et la veuve; ceux-là qui n’ont d’autre recours que Dieu lui-même. Et, comme le chante aussi le psalmiste (Ps 33,7), le Sage affirme que quand le pauvre crie vers lui avec humilité et de tout son cœur, Dieu l’écoute et le sauve.

La deuxième lecture est tirée de la seconde lettre de Saint Paul apôtre à Timothée. Dans ce type de testament l’apôtre utilise une image sportive pour décrire son existence chrétienne: après avoir combattu le bon combat, il est arrivé au bout de sa course et attend de Dieu seul sa récompense. Paul ne se glorifie pas de ses propres efforts. Par contre, il reconnaît que c’est le Christ qui l’a assisté et rempli de force pour que, par lui, l’évangile soit proclamé dans toutes les nations païennes.

Comme évangile nous lisons la célèbre parabole du pharisien et du publicain que nous rapporte Saint Luc (18,9-14). Les deux hommes ont en commun la prière: l’un et l’autre vont au temple pour prier Dieu. Mais ils se distinguent par leurs attitudes et le contenu de leurs prières. Le premier homme, le pharisien, débout, trop sûr de lui-même, conscient d’être parfait et méprisant les autres, étale la liste de ses propres mérites: il respecte les interdits prescrits par la Loi, il est généreux parce qu’il jeûne deux fois la semaine et il donne la dîme de tout ce qu’il gagne. Il se présente donc devant Dieu comme un juif respectueux de la religion à qui rien ne peut être reproché; il est correct et juste. Par contre, le deuxième personnage, le publicain, est dans une attitude d’humilité et d’indignité devant Dieu. Il se tient à distance, n’ose même pas lever les yeux vers le ciel, mais se frappe la poitrine. Et sa prière contient seulement un simple vœu de sa pauvreté et de sa fragilité: «Seigneur, prends pitié de moi, pécheur».  Il n’est pas un homme qui est satisfait de lui-même ou qui s’autoglorifie. Mais plutôt l’homme de la foi qui s’abandonne à l’amour miséricordieux du Père. Et, Jésus déclare que quand ce publicain rentra chez lui, c’est lui qui était devenu juste, et non pas le pharisien. Jésus rappelle par-là que l’homme ne devient pas juste par lui-même, grâce à ses bonnes œuvres; mais que c’est Dieu qui rend juste par pur amour.

Chers frères et sœurs, saint Luc nous dit à l’introduction de cette parabole que Jésus la prononça pour certains hommes qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres. L’attitude du pharisien et sa prière nous font sans doute comprendre que c’est pour eux que Jésus dit cette parabole. Toutefois celle-ci ne reste pas pour nous une histoire lointaine. Elle nous invite par contre à nous interroger sur notre manière de mener notre existence chrétienne. Demandons-nous en toute simplicité à quel de ces deux personnages nous identifions-nous souvent au fond de notre cœur. Que le Seigneur lui-même nous aide à faire cette lumière sur notre propre vie.

P. Flavien Zolabi Manbueni, S.J., Company of Jesus – CONGO

Source : VATICANNEWS, le 22 octobre 2022

Dimanche de la Pentecôte : «Laissons-nous conduire par l’Esprit»

2020.05.12 speranza, croce, mani

Dimanche de la Pentecôte : «Laissons-nous conduire par l’Esprit»

Le Père jésuite Flavien Zolabi nous introduit à la méditation avec les lectures du dimanche de la Pentecôte de l’année liturgique B.

Chers frères et sœurs, nous célébrons aujourd’hui la solennité de la Pentecôte, le jour de la manifestation de l’Esprit Saint aux apôtres, cinquante jours après la Résurrection du Seigneur. Tout au long du temps pascal, l’Eglise nous a proposé de faire une lecture continue de l’évangile selon Saint Jean, particulièrement de la rencontre de Jésus avec Nicodème (Jn 3) jusque peu avant son entrée dans sa passion (Jn 17). Le récit de l’évangile de ce dimanche est justement un morceau du grand discours d’adieu que Jésus a adressé à ses apôtres le soir de la dernière Cène. Pour les préparer à assumer la douleur et la tristesse de la séparation, à accepter les hostilités et les souffrances inhérentes à leur mission d’être ses témoins, Jésus leur a promis la présence et l’assistance de l’Esprit Saint de vérité qu’il leur enverra d’auprès du Père.

“Jésus leur a promis la présence et l’assistance de l’Esprit Saint de vérité qu’il leur enverra d’auprès du Père.”

Dans la première lecture tirée du livre des Actes des apôtres, Saint Luc nous raconte la réalisation de cette promesse de Jésus. Il nous dit que pendant que les apôtres se trouvaient réunis, l’Esprit Saint descendit sur eux sous des signes sensibles : en effet, les apôtres entendirent un bruit pareil à celui d’un violent coup de vent, ils virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d’eux. Alors ils furent remplis de l’Esprit Saint. Et les fruits de cet Esprit sont immédiats : les apôtres se mirent à proclamer les merveilles de Dieu, et chacun de leurs auditeurs les entendaient dans sa propre langue. Cet événement de Pentecôte vient restaurer l’unité du peuple perdue de l’expérience de la tour de Babel (Gen 11,1-9). La grâce de la Pentecôte veut, en effet, que tous les hommes, dans leur diversité, puissent entendre la Bonne nouvelle du salut. Et notre lecture continue du livre des actes des apôtres pendant ce temps pascal, nous a fortement aidé à reconnaître l’Esprit Saint comme l’acteur principal de l’expansion de la foi au Christ à travers le monde.

“La grâce de la Pentecôte veut, en effet, que tous les hommes, dans leur diversité, puissent entendre la Bonne nouvelle du salut.”

La deuxième lecture de ce jour, tirée de la lettre de Saint Paul Apôtre aux Galates enrichit notre médiation en nous proposant d’une certaine manière deux types d’homme : d’une part l’homme qui se laisse conduire par l’Esprit de Dieu et porte dans sa vie les fruits de l’Esprit qui sont: amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi. Et d’autre part l’homme qui ne marche pas selon l’Esprit de Dieu, c’est-à-dire l’homme mondain livré aux passions de la chair, qui mène à : débauche, impureté, obscénité, idolâtrie, sorcellerie, haines, querelles, jalousie, colère, envie, division, sectarisme, rivalités, beuveries, gloutonnerie et autres choses du même genre.

“L’homme qui se laisse conduire par l’Esprit de Dieu et porte dans sa vie les fruits de l’Esprit.”

Chers frères et sœurs, l’Esprit qui descendit sur les apôtres au matin de la Pentecôte et les avait réconfortés et guidés pour témoigner courageusement de la vie, la mort et la résurrection du Christ, est le même Esprit dont nous parle Saint Paul et que nous avons reçu le jour de notre baptême. Mais les réalités actuelles de notre monde, de nos sociétés, de nos communautés ecclésiales, de nos familles, montrent malheureusement que nous ne marchons pas toujours selon cet Esprit, mais au contraire nous nous laissons guider par la chair. Demandons au Seigneur de renouveler nos cœurs en nous rendant plus dociles à son Esprit.

Méditation du dimanche de la Pentecôte de l’année liturgique B avec le Père Flavien Zolabi, SJ

P. Flavien Zolabi Manbueni, S.J., Company of Jesus – CONGO

Source: VATICANNEWS, le 21 mai 2021

Dimanche des rameaux et de la passion: «Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur»

2021.03.27 Domenica delle Palme - Ingresso di Gesù a Gerusalemme - YouTube

Dimanche des rameaux et de la passion: «Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur»

Le Père jésuite Flavien Zolabi nous introduit à la méditation avec les lectures du dimanche des rameaux et de la passion de l’année liturgique B.

Cher frères et sœurs, nous célébrons aujourd’hui le dimanche des rameaux et de la passion de Notre Seigneur Jésus Christ. Le début de la liturgie, marqué par la bénédiction des rameaux et la procession, du lieu de la bénédiction à l’Eglise où se célèbre la messe, nous rappelle l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem quelques jours avant sa mort et sa résurrection. Monté sur le petit d’une ânesse, Jésus entre à Jérusalem où il est accueilli par la foule en liesse comme le roi d’Israël. Tandis que les lectures qui sont proposées pour la messe mettent particulièrement en exergue la passion de Jésus Christ.

“Monté sur le petit d’une ânesse, Jésus entre à Jérusalem”

La première lecture tirée du livre du Prophète Isaïe (Is 50,4-7) est ce que l’on appelle le troisième chant du Serviteur souffrant. Elle souligne la constance dans la souffrance que manifeste le Serviteur, lui qui trouve sa force en Dieu dont il se montre aussi le disciple attentif. La deuxième lecture présente le double contraste de l’hymne christologique que Saint Paul nous relate dans sa lettre aux Philippiens (Ph 2,6-11) : de l’abaissement extrême et de l’humiliation jusqu’à la croix que le Fils de Dieu a volontairement acceptés, répondent sa souveraine exaltation et son ascension dans la gloire. Dans l’évangile Saint Marc nous raconte la passion de Jésus Christ (Mc 14,1-15,47).

Dès le début du récit, l’évangile veut nous communiquer que le drame que va connaître Jésus est un complot contre lui monté par ses détracteurs ; ceux-ci avaient au fait déjà décidé pour sa condamnation à mort et ne cherchaient qu’à en convaincre le pouvoir légitime. C’est dans ce contexte que, après l’Institution de l’Eucharistie, sacrement de sa passion future, Jésus se rend dans le jardin des oliviers où il expérimente l’angoisse de la solitude et la frayeur, mais aussi l’abandon confiant à la volonté du Père. Arrêté et malmené comme un briguant, abandonné par la foule qui, hier l’acclamait comme roi d’Israël, et jugé par les autorités juives et romaines, Jésus affirme sans ambages sa messianité.

“Arrêté et malmené comme un briguant, abandonné par la foule”

Oui, il est le roi, mais non à la manière du monde. Ainsi, ce roi des juifs se laisse-t-il prendre en dérisions ; flagellé, humilié, et condamné à mort, il n’use pas de ses prérogatives divines pour se sauver. Abandonné même de ses amis, il est pendu sur le bois de la croix, entouré de deux malfaiteurs. Mais un témoin de sa mort sur la croix, le centurion, reconnaît en lui le Fils de Dieu. Frères et sœurs, en acceptant d’entrer dans l’histoire des hommes le Christ a voulu être solidaire des hommes. L’œuvre de salut qu’il a accompli en un moment de l’histoire et un lieu donné rejaillit en tout temps et en tout lieu. Et sa passion donne sens aujourd’hui à toutes nos souffrances humaines authentiquement vécues au profit de nos frères et sœurs. « Nous t’adorons, o Christ, et nous te bénissons. Par ta Sainte croix tu as racheté le monde ». Bonne semaine Sainte !

Méditation du dimanche de rameaux et de la passion de l’année liturgique B avec le Père Flavien Zolabi, SJ

P. Flavien Zolabi Manbueni, S.J.Company of Jesus – CONGO

Source: VATICANNEWS, le 27 mars 2021

Méditation du 4 dimanche du Temps Ordinaire : « Jésus enseignait comme un homme qui a autorité »

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Méditation du 4 dimanche du Temps Ordinaire : « Jésus enseignait comme un homme qui a autorité »

Le Père jésuite Flavien Zolabi nous introduit à la méditation avec les lectures du 4e dimanche du Temps Ordinaire de l’année liturgique B.

Chers frères et sœurs, dans l’évangile du dimanche passé, Saint Marc nous a raconté comment Jésus avait appelé ses quatre premiers disciples, pendant qu’ils exerçaient leur métier des pêcheurs. Dans l’évangile d’aujourd’hui il montre Jésus en mission juste après le choix de ses quatre collaborateurs. Et, cette mission se résume en deux actions fondamentales : il enseigne dans la synagogue et il chasse les démons. Et sa prédication et son miracle suscitent des réactions dans la foule. Ses auditeurs reconnaissent en lui un enseignant pas comme les autres. Ils s’émerveillent du fait que Jésus parle avec autorité.

Ses auditeurs reconnaissent en lui un enseignant pas comme les autres.

En effet, Jésus ne se contente pas de répéter comme machinalement ce qu’il aurait appris de la Loi et des rabbins, mais il parle de l’abondance de son cœur, car il est La Parole vivante du Père. En lui, Dieu a réalisé la promesse qu’il avait faite au peuple d’Israël, comme nous le lisons dans la première lecture tirée du livre de Deutéronome : « Je ferai lever au milieu de leurs frères un prophète…je mettrai dans sa bouche mes paroles, et il leur dira tout ce que je lui prescrirai » (Dt 18,18). Cette identité divine de Jésus que les intelligents et les savants auront du mal à découvrir, les démons eux la proclament tout haut. Dès que Jésus s’est mis à enseigner, l’esprit mauvais qui était dans un homme possédé se sentant menacé s’écria : « que nous-tu, Jésus de Nazareth ? Je sais fort bien qui tu es : le saint, le saint de Dieu ». Mais Jésus ne se laisse pas séduire par un enthousiasme populaire qui déformerait sa mission. Il impose au contraire un silence sur son identité. Puis, avec une parole, il chasse l’esprit mauvais de l’homme possédé. Frères et sœurs, l’esprit mauvais, sous diverses formes, s’installe aussi dans le cœur de chacun de nous, pour nous déstabiliser, nous pousser à nous éloigner de Dieu et des autres; pour nous enfermer sur nous-mêmes.

“Je sais fort bien qui tu es : le saint, le saint de Dieu”

L’évangile d’aujourd’hui nous invite à croire qu’aucune force du mal ne peut résister à la Parole de Dieu. Laissons donc cette Parole entrer en nous par la méditation quotidienne, pour qu’elle nous libère et nous renouvelle profondément. La deuxième lecture, tirée au septième chapitre de la première lettre de Saint Paul aux Corinthiens, est la  suite des versets que nous avons lus le dimanche passé. Saint Paul répond à la préoccupation des  chrétiens qui n’étaient pas encore engagés dans les liens du mariage et cherchaient à se situer par rapport au retour du Seigneur. Il y dévoile le sens de la continence parfaite ou la virginité. Il enseigne qu’avec la venue du Christ dans l’histoire des hommes, le mariage perd la valeur exclusive qu’il avait dans l’ancienne alliance ; il n’est plus la seule voie qui vaille. Mais avec Jésus  une autre voie s’ouvre désormais, celle que lui-même a vécue et proposée à ceux qu’il a appelés: la consécration de tout l’homme, avec sa sexualité, au service du Règne de Dieu (Mt 19,12). Prions pour que les chrétiens qui font ce choix radical manifestent réellement au peuple de Dieu l’aspect prophétique de leur vie.

Méditation du 4e dimanche du Temps Ordinaire de l’année liturgique B avec le Père Flavien Zolabi, SJ

Père jésuite Flavien Zolabi – Centre Romand de l'Apostolat Mondial de Fatima
Père jésuite Flavien Zolabi

Source: VATICANNEWS, le 30 janvier 2021