05.10.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,5-10. 

En ce temps-là, les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! »
Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : “Déracine-toi et va te planter dans la mer”, et il vous aurait obéi. »


« Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” ?
Ne lui dira-t-il pas plutôt : “Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour” ?
Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ?
De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir.” »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Benoît XVI

pape de 2005 à 2013

Encyclique « Deus caritas est », § 35 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Des serviteurs quelconques »

      La juste manière de servir rend humble celui qui agit. Il n’assume pas une position de supériorité face à l’autre, même si la situation de ce dernier peut à ce moment-là être misérable. Le Christ a pris la dernière place dans le monde –- la croix –- et, précisément par cette humilité radicale, il nous a rachetés et il nous aide constamment. Celui qui peut aider reconnaît que c’est justement de cette manière qu’il est aidé lui aussi. Le fait de pouvoir aider n’est ni son mérite ni un titre d’orgueil. Cette tâche est une grâce.       Plus une personne œuvre pour les autres, plus elle comprendra et fera sienne la parole du Christ : « Nous sommes des serviteurs quelconques ». En effet, elle reconnaît qu’elle agit non pas en fonction d’une supériorité ou d’une plus grande efficacité personnelle, mais parce que le Seigneur lui en fait don. Parfois, le surcroît des besoins et les limites de sa propre action pourront l’exposer à la tentation du découragement. Mais c’est alors justement que l’aidera le fait de savoir qu’elle n’est, en définitive, qu’un instrument entre les mains du Seigneur ; elle se libérera ainsi de la prétention de devoir réaliser, personnellement et seule, l’amélioration nécessaire du monde. Humblement, elle fera ce qui lui est possible de faire et, humblement, elle confiera le reste au Seigneur.       C’est Dieu qui gouverne le monde et non pas nous. Nous, nous lui offrons uniquement nos services, pour autant que nous le puissions, et tant qu’il nous en donne la force. Faire cependant ce qui nous est possible, avec la force dont nous disposons, telle est la tâche qui maintient le bon serviteur de Jésus Christ toujours en mouvement : « L’amour du Christ nous pousse » (2Co 5,14).

LECTURES :

Livre d’Habacuc 1,2-3.2,2-4. 

Combien de temps, Seigneur, vais-je appeler, sans que tu entendes ? Crier vers toi : « Violence ! », sans que tu sauves ?
Pourquoi me fais-tu voir le mal et regarder la misère ? Devant moi, pillage et violence ; dispute et discorde se déchaînent.
Alors le Seigneur me répondit : Tu vas mettre par écrit une vision, clairement, sur des tablettes, pour qu’on puisse la lire couramment.
Car c’est encore une vision pour le temps fixé ; elle tendra vers son accomplissement, et ne décevra pas. Si elle paraît tarder, attends-la : elle viendra certainement, sans retard.
Celui qui est insolent n’a pas l’âme droite, mais le juste vivra par sa fidélité.

Psaume 95(94),1-2.6-7ab.7d-8a.9. 

R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur ! (Ps 94, 8a.7d)

Venez, crions de joie pour le Seigneur, 
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce, 
par nos hymnes de fête acclamons-le !

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, 
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu’il conduit.

Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
où vos pères m’ont tenté et provoqué, 
et pourtant ils avaient vu mon exploit. »

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 1,6-8.13-14. 

Bien-aimé, je te le rappelle, ravive le don gratuit de Dieu, ce don qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains.
Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de pondération.
N’aie donc pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur, et n’aie pas honte de moi, qui suis son prisonnier ; mais, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile.
Tiens-toi au modèle donné par les paroles solides que tu m’as entendu prononcer dans la foi et dans l’amour qui est dans le Christ Jésus.
Garde le dépôt de la foi dans toute sa beauté, avec l’aide de l’Esprit Saint qui habite en nous.

Léon XIV signe sa première exhortation apostolique «Dilexi te»

Léon XIV signe l’Exhortation apostolique DIlexi te  (ANSA)

Léon XIV signe sa première exhortation apostolique «Dilexi te»

Le jour où l’Église fait mémoire de saint François d’Assise, le Pape a signé le document intitulé «Je t’ai aimé», qui sera présenté en Salle de presse du Saint-Siège le 9 octobre à 11h30.

Vatican news

Samedi matin 4 octobre, jour où l’Église commémore saint François d’Assise, le Pape Léon XIV a signé sa première exhortation apostolique, intitulée Dilexi te (Je t’ai aimé). Le titre du document rappelle la quatrième et dernière encyclique du Pape François, Dilexit nos, «sur l’amour humain et divin du Cœur de Jésus-Christ», datée du 24 octobre 2024. La signature de Dilexi te s’est déroulée dans la Bibliothèque privée du Palais apostolique, à 8h30, en présence de Mgr Edgar Peña Parra, substitut pour les Affaires générales de la Secrétairerie d’État. Le document sera présenté le 9 octobre 2025, à 11h30, en Salle de presse du Saint-Siège.

L’exhortation apostolique de Léon XIV a pour thème l’amour des pauvres. La conférence de presse sera animée par les cardinaux Michael Czerny, SJ, préfet du dicastère pour le Service du développement humain intégral, et Konrad Krajewski, aumônier de Sa Sainteté et préfet du dicastère pour le Service de la charité. Le texte sera présenté par le frère Frédéric-Marie Le Méhauté, provincial des Frères mineurs de France et de Belgique, docteur en théologie, qui interviendra à distance, et par la Petite Sœur de Jésus, Clémence de la Fraternité des Tre Fontane.

Source : VATICANNEWS, le 4 octobre 2025

04.10.2025 – Cérémonie de prestation de serment des gardes suisses avec la participation du Pape Léon XIV

Cérémonie de prestation de serment des gardes suisses avec la participation du Pape Léon XIV

Depuis la cour Saint-Damase, cérémonie de prestation de serment des gardes suisses avec la participation du Pape Léon XIV

04.10.2025 – Audience jubilaire du pape Léon XIV

Audience jubilaire: l’espérance réside dans les choix des jeunes

30 000 fidèles étaient présents samedi matin place Saint-Pierre pour écouter la catéchèse de Léon XIV centrée sur le courage de choisir son maître, «la justice ou l’injustice, Dieu ou l’argent». Le Pape a également salué les participants aux jubilés du monde missionnaire et des migrants, organisés ce 4 et 5 octobre à Rome. 

Jean-Charles Putzolu – Cité du Vatican

Espérer en une autre manière de distribuer les richesses, et fonder cette espérance sur les jeunes, c’est l’une des pistes de réflexion offertes par le Jubilé de l’espérance, et abordée samedi 4 octobre par Léon XIV, à l’occasion de l’audience jubilaire. Partant de la lecture de l’Évangile selon saint Luc «Aucun domestique ne peut servir deux maîtres. […] Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent», le Pape appelle chacun à faire un choix: «la justice ou l’injustice, Dieu ou l’argent». Et ce choix peut contribuer à ouvrir une ère nouvelle: «le monde change si nous changeons». Le pèlerinage jubilaire, le passage des Portes Saintes des basiliques papales va aussi dans ce sens. C’est l’expression du choix fait par chaque pèlerin: «trouver le pardon et la miséricorde, afin que tout puisse recommencer». Un nouveau départ donc, dans l’espérance que la terre puisse appartenir à tous et faire partie du bien commun, et que la justice prévale sur l’injustice. «Espérer, c’est choisir», souligne avec insistance Léon XIV, et «ceux qui ne choisissent pas désespèrent».

La jeunesse de Claire d’Assise

À la suite de Saint François, dont l’Église fait mémoire en ce 4 octobre, Claire a fait le choix de vivre en pauvreté. Issue d’une famille noble et aisée, elle a choisi la pauvreté évangélique. Elle a pris les Écritures au sérieux, opérant «une révolution». Le choix de Claire a deux conséquences: il a été suivi par de nombreuses jeunes femmes, et il a perduré jusqu’à aujourd’hui.  

«Le choix de Claire a inspiré des choix vocationnels dans le monde entier et continue de le faire aujourd’hui»

Claire avait 16 ans lorsqu’elle a entendu saint François pour la première fois. Sa jeunesse est aussi la jeunesse de l’Église; son choix de vie a plu aux jeunes femmes qui l’ont suivie et la suivent aujourd’hui encore, huit siècles après sa mort. «Les jeunes aiment ceux qui ont choisi et assument les conséquences de leurs choix», observe le Souverain pontife. Ils donnent même envie aux autres de choisir: «l’Église est jeune et attire les jeunes».

C’est pour les jeunes que l’évêque de Rome invite à prier en terminant sa catéchèse. L’avenir de l’Église est aussi entre leurs mains et dépendra des choix qu’ils feront: «prions pour que nous soyons une Église qui ne soit pas au service de l’argent ni d’elle-même, mais du Royaume de Dieu et de sa justice».

Source : VATICANNEWS, le 4 octobre 2025