CARLO ACUTIS, FAIRE-VALOIR DE JÉSUS HOSTIE

Illustration
© CC BY-SA 4.0/Andy Scott

Carlo Acutis, faire-valoir de Jésus Hostie

La vie de Carlo Acutis, jeune italien de notre siècle, est un puissant « faire-valoir » de Jésus Hostie. À force d’exercer les vertus, Carlo est devenu lui-même un véritable ostensoir du Christ. Ses parents, Andrea et Antonia Salzano-Acutis sont catholiques de tradition, mais pas pratiquants. Cependant, dès son jeune âge, Carlo découvre Jésus et développe une vie intérieure exceptionnelle. Il est pressé de rencontrer le Seigneur face à face, sans passer par le purgatoire, en allant tout droit au Ciel. Pour cela, il cherche sans cesse à utiliser efficacement son temps pour faire le bien autour de lui. Cette âme de feu est rappelée à Dieu subitement, à quinze ans seulement, à cause d’une leucémie incurable. Mais, si sa mission terrestre est accomplie, sa mission céleste ne fait que commencer : ce sont des myriades de fiorettiet de grâces qu’il obtient de Dieu pour tous ici-bas et que la nouvelle génération connectée peut explorer sans difficulté.

Les raisons d’y croire

  • Carlo est choyé ; il ne manque de rien, car la famille Acutis est aisée. Pourtant, il n’est jamais tenté par le matérialisme. Il résiste aux excès et aux distractions vaines ; tout prend une juste place dans sa vie, parce qu’il comprend très vite que la source de toute chose est Jésus vivant dans l’eucharistie. Les sacrements sont pour lui des « moyens exceptionnels » pour s’approcher de Dieu. Depuis le jour de sa première communion, il ne manque aucune messe quotidienne et se confesse une fois par semaine.
  • La foi en l’Eucharistie est en effet centrale chez Carlo : il passe de longs moments en adoration devant le saint sacrement. Sa maman, qui s’interroge sur ce qu’il peut bien dire au bon Dieu dans ce long silence, reçoit cette réponse : « Maman, je ne lui dis rien de spécial. Je suis juste là, avec lui. Et lui, il est là, avec moi. » Ainsi, le comportement de ce jeune adolescent témoigne de la relation véritable qui peut s’établir dans la prière avec la personne vivante du Christ.
  • Carlo est parfois moqué, traité de bigot… Il est un signe de contradiction pour son temps, mais rien ne semble pouvoir le faire douter ou faillir. Sa foi est inébranlable.
  • Depuis tout jeune, régulièrement, Carlo se prive ou partage les choses dont il peut se passer. Un jour, il demande à ses parents ce qu’ils auraient dépensé pour lui acheter une deuxième paire de baskets, afin de donner cet argent à quelqu’un qui en avait besoin. Une autre fois, il dit à ses parents qu’il n’ira pas au ski pour aller enseigner le catéchisme dans sa paroisse. Ces actes démontrent que servir Dieu est une priorité dans sa vie.
  • Carlo ne se contente pas de donner matériellement, il rentre en relation avec la personne et lui manifeste toujours une attention sincère. Les liens d’amitié qu’il tisse ainsi sont visibles à ses funérailles, durant lesquelles des gens complètement inconnus de sa famille ont témoigné.
  • Le comportement de Carlo interpelle si fortement que maintes personnes de son entourage se convertissent à leur tour. Ses parents, bouleversés, se laissent transformer par la grâce et deviennent des soutiens spirituels. C’est aussi le cas de Rajesh Mohur, la personne qui s’est occupée de Carlo lorsque ses parents n’en avaient pas la possibilité. De religion hindouiste, il se convertit à son contact, après des années de recherche spirituelle : « Son comportement me marquait quand il était à l’église, il était tellement respectueux. Il savait que Jésus vivait là… Cela a touché mon cœur. »
  • Il est intéressant de relever la grande conscience que Carlo a de l’existence du paradis et de l’enfer. Il prend complètement en compte ces réalités : « Si vraiment les âmes courent le risque de se damner, comme en effet tant de saints en ont témoigné et comme l’ont confirmé les apparitions de Fatima, je me demande pourquoi, aujourd’hui, on ne parle presque jamais de l’enfer, parce que c’est une chose tellement terrible et épouvantable que je suis effrayé, rien que d’y penser… l’unique chose que nous devions vraiment craindre est le péché. »
  • Grâce à des exemples comme saint Padre Pio, sainte Zita ou sainte Gemma (et bien d’autres), dont il visite les lieux dédiés, Carlo renforce aussi sa certitude de pouvoir compter sur son ange gardien, et il ne manque pas de le prier. Beaucoup de petits signes de sa présence lui sont donnés au quotidien, observés également par son entourage.
  • Passionné d’informatique et interpellé par la découverte du miracle eucharistique de Lanciano, Carlo met son temps, son énergie et ses talents au service de l’évangélisation afin de créer une exposition virtuelle recensant, à travers le monde et les époques, les cent trente-six principaux miracles eucharistiques attestés qui révèlent la Présence réelle de Jésus caché dans l’hostie consacrée. Cette exposition touche aujourd’hui des milliers de personnes à travers le monde.
  • Quand il tombe malade, la leucémie est foudroyante et douloureuse. Carlo doit supporter des examens et des traitements difficiles, mais sa joie et son optimisme restent inchangés et même contagieux. Il continue de consoler et de rassurer sereinement son entourage, et il prie dès qu’il le peut. Le personnel soignant en témoignera.
  • Il prédit sa mort au moins à deux reprises. Lorsque l’ambulance l’emmène pour un transfert dans un nouvel hôpital, il sait déjà et prévient sa mère : « Ne t’attends pas à ce que je revienne vivant. »
  • Carlo, enfant unique, prédit également que sa mère donnera naissance à des jumeaux après sa mort, ce qui arrivera effectivement. Francesca et Michele sont nés quelques années après le décès de Carlo.
  • Après sa mort, de nombreux témoignages de grâces et de miracles sont attribués à son intercession. Une guérison inexplicable est étudiée en détail et reconnue comme un miracle pour son procès de béatification : un enfant brésilien atteint d’une grave malformation au pancréas est guéri après avoir touché une relique de Carlo et prié pour son intercession.
  • Le 8 juillet 2022, alors qu’une maman prie devant la dépouille du bienheureux pour sa fille, Valeria, qui a subi un grave accident de vélo six jours plus tôt et qui est depuis entre la vie et la mort, l’hôpital l’informe que Valeria recommence à respirer spontanément. Bien que les chances de survie après son grave traumatisme crânien étaient quasi nulles, elle se rétablit. Cette guérison, dûment enquêtée, conduit à la canonisation de Carlo Acutis.
  • Lors de l’exhumation de sa dépouille, en 2018 (douze ans après sa mort), en vue du procès de canonisation, le corps de Carlo est retrouvé « intègre », c’est-à-dire que ses organes ne se sont pas putréfiés, comme c’est le cas normalement.

Auteur : Elisabeth de Sansal, pigiste, a étudié la bioéthique à Rome pendant quatre ans.

Source : 1000 raisons de croire