31.08.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 24,42-51.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Veillez, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient.
Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra.
Que dire du serviteur fidèle et sensé à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison, pour leur donner la nourriture en temps voulu ?
Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !
Amen, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens.
Mais si ce mauvais serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde”,
et s’il se met à frapper ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes,
alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas,
il l’écartera et lui fera partager le sort des hypocrites ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Cyrille de Jérusalem (313-350)

évêque de Jérusalem et docteur de l’Église

Catéchèse baptismale n°15,4-7 (Les catéchèses, coll. Les pères dans la foi n° 53-54 ; trad. J. Bouvet ; éd. Migne 1993 ; p. 235-237)

« Veillez car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient »

Le monde visible passera et celui que nous attendons viendra, plus beau que lui ; mais que nul ne se mêle de savoir la date « car il ne nous appartient pas, dit Jésus Christ, de connaître les temps ou moments que le Père a fixés dans sa puissance » (Ac 1,7). N’aie donc ni l’audace de mettre en avant une date pour ces évènements, ni la négligence de te rendormir, car : « Veillez, dit le Christ ; c’est à l’heure où vous ne vous y attendez pas que viendra le Fils de l’homme » (Mt 24,42-44). Mais il fallait que nous connussions les signes de la fin ; de plus, nous attendons le Christ ; alors, pour nous éviter de mourir déçus et d’être égarés par l’Antichrist menteur, les apôtres, mus par un choix divin, viennent, selon le plan salvifique, trouver le Maître véridique et le questionnent : « Dis-nous quand ces évènements se produiront et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du siècle » (Mt 24, 3). Nous attendons ton retour, mais Satan se transforme en ange de lumière. Fixe-nous donc, pour que nous n’en adorions pas un autre au lieu de toi ! Et lui, ouvrant sa bouche divine et bienheureuse, de dire : « Prenez garde que nul ne vous égare » (Mt 24,4). Et vous, auditeurs, qui des yeux de l’intelligence le voyez en quelque sorte, écoutez-le vous répéter à vous aussi : « Prenez garde que nul ne vous égare ! » (…) « Beaucoup en effet viendront en mon nom, disant : c’est moi qui suis le Christ, et ils en égareront un grand nombre » (Mt 24,4.5). (…) « Veillez donc, dit le Seigneur, parce que vous ne savez pas quel jour le Seigneur viendra » (Mt 24,42).

LECTURES :

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 3,7-13.

Frères, nous sommes réconfortés grâce à vous au milieu de toutes nos difficultés et de notre détresse, à cause de votre foi.
Et maintenant nous revivons, puisque vous autres, vous tenez bon dans le Seigneur.
Comment pourrions-nous assez rendre grâce à Dieu à votre sujet, pour toute la joie que nous avons à cause de vous devant notre Dieu ?
Nous le prions avec ardeur, jour et nuit, pour que nous puissions revoir votre visage et compléter ce qui manque à votre foi.
Que Dieu lui-même, notre Père, et que notre Seigneur Jésus nous tracent le chemin jusqu’à vous.
Que le Seigneur vous donne, entre vous et à l’égard de tous les hommes, un amour de plus en plus intense et débordant, comme celui que nous avons pour vous.
Et qu’ainsi il affermisse vos cœurs, les rendant irréprochables en sainteté devant Dieu notre Père, lors de la venue de notre Seigneur Jésus avec tous les saints. Amen.

Psaume 90(89),3-4.12-13.14.17ab.

Tu fais retourner l’homme à la poussière ;
tu as dit : « Retournez, fils d’Adam ! »
À tes yeux, mille ans sont comme hier,
c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit.

Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :
que nos cœurs pénètrent la sagesse.
Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?
Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.

Rassasie-nous de ton amour au matin,
que nous passions nos jours dans la joie et les chants.
Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !
Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains.