30.06.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,1-4.

Lorsque Jésus descendit de la montagne, des foules nombreuses le suivirent.
Et voici qu’un lépreux s’approcha, se prosterna devant lui et dit : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. »
Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » Et aussitôt il fut purifié de sa lèpre.
Jésus lui dit : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne l’offrande que Moïse a prescrite : ce sera pour les gens un témoignage. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022)

moine grec

Hymne 30 ; SC 174 (Hymnes XVI-XL, tome II; trad. L. Neyrand; Éd. Cerf 1971 ; p. 357)

« Jésus le toucha et lui dit : ‘Je le veux ; sois purifié’ »

Avant que brille la lumière divine, je ne me connaissais pas moi-même. Me voyant alors dans les ténèbres et en prison, enfermé dans un bourbier, couvert de saleté, blessé, ma chair enflée (…), je suis tombé aux pieds de celui qui m’avait illuminé. Et celui qui m’avait illuminé touche de ses mains mes liens et mes blessures ; là où touche sa main et où son doigt s’approche, aussitôt tombent mes liens, les blessures disparaissent, et toute saleté. La souillure de ma chair disparaît (…) si bien qu’il la rend semblable à sa main divine. Merveille étrange : ma chair, mon âme et mon corps participent à la gloire divine. Dès que j’ai été purifié et débarrassé de mes liens, le voici qui me tend une main divine, il me retire du bourbier entièrement, il m’embrasse, il se jette à mon cou, il me couvre de baisers (Lc 15,20). Et moi qui étais totalement épuisé et qui avais perdu mes forces, il me prend sur ses épaules (Lc 15,5), et il m’emmène hors de mon enfer. (…) C’est la lumière qui m’emporte et me soutient ; elle m’entraîne vers une grande lumière. (…) Il me donne à contempler par quel étrange remodelage lui-même m’a repétri (Gn 2,7) et m’a arraché notre nature périssable. Il m’a fait don d’une vie immortelle et m’a revêtu d’une robe immatérielle et lumineuse et m’a donné des sandales, un anneau et une couronne impérissables et éternels (Lc 15,22; 1Co 9,25).

LECTURES :

Livre de la Genèse 17,1.9-10.15-22.

Lorsque Abraham eut atteint 99 ans, le Seigneur lui apparut et lui dit : « Je suis le Dieu-Puissant ; marche en ma présence et sois parfait.
Dieu dit à Abraham : « Toi, tu observeras mon alliance, toi et ta descendance après toi, de génération en génération. »
Et voici l’alliance qui sera observée entre moi et vous, c’est-à-dire toi et ta descendance après toi : tous vos enfants mâles seront circoncis.
Dieu dit encore à Abraham : « Saraï, ta femme, tu ne l’appelleras plus du nom de Saraï ; désormais son nom est Sara (c’est-à-dire : Princesse).
Je la bénirai : d’elle aussi je te donnerai un fils ; oui, je la bénirai, elle sera à l’origine de nations, d’elle proviendront les rois de plusieurs peuples. »
Abraham tomba face contre terre. Il se mit à rire car il se disait : « Un homme de cent ans va-t-il avoir un fils, et Sara va-t-elle enfanter à quatre-vingt-dix ans ? »
Et il dit à Dieu : « Accorde-moi seulement qu’Ismaël vive sous ton regard ! »
Mais Dieu reprit : « Oui, vraiment, ta femme Sara va t’enfanter un fils, tu lui donneras le nom d’Isaac. J’établirai mon alliance avec lui, comme une alliance éternelle avec sa descendance après lui.
Au sujet d’Ismaël, je t’ai bien entendu : je le bénis, je le ferai fructifier et se multiplier à l’infini ; il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation.
Quant à mon alliance, c’est avec Isaac que je l’établirai, avec l’enfant que Sara va te donner l’an prochain à pareille époque. »
Lorsque Dieu eut fini de parler avec Abraham, il s’éleva loin de lui.

Psaume 128(127),1-2.3.4-5.

Heureux qui craint le Seigneur
et marche selon ses voies !
Tu te nourriras du travail de tes mains :
Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !

Ta femme sera dans ta maison
comme une vigne généreuse,
et tes fils, autour de la table,
comme des plants d’olivier.

Voilà comment sera béni
l’homme qui craint le Seigneur.
De Sion, que le Seigneur te bénisse !
Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.