12.11.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,7-10. 

En ce temps-là, Jésus disait : « Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” ?
Ne lui dira-t-il pas plutôt : “Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour” ?
Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ?
De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir.” »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Ambroise (v. 340-397)

évêque de Milan et docteur de l’Église

Sur l’Évangile de saint Luc 8, 31-32 (in L’Évangile commenté par les Pères, Coll. Église d’hier et d’aujourd’hui; trad. Maurice Véricel; Éd. Ouvrières 1965, p. 265 ; cf SC 52, p. 113)

« Nous sommes des serviteurs quelconques »

Que personne ne se glorifie de ce qu’il fait, puisque c’est en simple justice que nous devons notre service au Seigneur. (…) Tant que nous vivons, nous devons toujours travailler pour notre Seigneur. Reconnais donc que tu es un serviteur tenu à un grand nombre de services. Ne te rengorge pas d’être appelé « enfant de Dieu » (1Jn 3,1) : reconnaissons cette grâce, mais n’oublions pas notre nature. Ne te vante pas si tu as bien servi, car tu as fait ce que tu devais faire. Le soleil remplit son rôle, la lune obéit, les anges font leur service. Saint Paul, « l’instrument choisi par le Seigneur pour les païens » (Ac 9,15), écrit : « Je ne mérite pas le nom d’apôtre, parce que j’ai persécuté l’Église de Dieu » (1Co 15,9). Et si ailleurs il montre qu’il n’a conscience d’aucune faute, il ajoute ensuite : « Mais je n’en suis pas justifié pour autant » (1Co 4,4). Nous non plus, ne prétendons pas être loués pour nous-mêmes, ne devançons pas le jugement de Dieu.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre à Tite 2,1-8.11-14. 

Bien-aimé, dis ce qui est conforme à l’enseignement de la saine doctrine.
Que les hommes âgés soient sobres, dignes de respect, pondérés, et solides dans la foi, la charité et la persévérance.
De même, que les femmes âgées mènent une vie sainte, ne soient pas médisantes ni esclaves de la boisson, et qu’elles soient de bon conseil,
pour apprendre aux jeunes femmes à aimer leur mari et leurs enfants,
à être raisonnables et pures, bonnes maîtresses de maison, aimables, soumises à leur mari, afin que la parole de Dieu ne soit pas exposée au blasphème.
Les jeunes aussi, exhorte-les à être raisonnables
en toutes choses. Toi-même, sois un modèle par ta façon de bien agir, par un enseignement sans défaut et digne de respect,
par la solidité inattaquable de ta parole, pour la plus grande confusion de l’adversaire, qui ne trouvera aucune critique à faire sur nous.
Car la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes.
Elle nous apprend à renoncer à l’impiété et aux convoitises de ce monde, et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable, avec justice et piété,
attendant que se réalise la bienheureuse espérance : la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.
Car il s’est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien.

Psaume 37(36),3-4.18.23.27.29. 

R/ Le salut des justes vient du Seigneur. (cf. Ps 36, 39a)

Fais confiance au Seigneur, agis bien, 
habite la terre et reste fidèle ;
mets ta joie dans le Seigneur : 
il comblera les désirs de ton cœur.

Il connaît les jours de l’homme intègre 
qui recevra un héritage impérissable.
Quand le Seigneur conduit les pas de l’homme, 
ils sont fermes et sa marche lui plaît.

Évite le mal, fais ce qui est bien, 
et tu auras une habitation pour toujours,
Les justes posséderont la terre 
et toujours l’habiteront.