27.03.2024 – SAINT DU JOUR

St Robert de Salzbourg

St Robert de Salzbourg

ÉVÊQUE († V. 718)

Saint Rupert
Évêque de Salzbourg 

Rupert (ou Robert), issu du sang royal de France, s’exerça, dès sa jeunesse, à la pratique du jeûne, des veilles et de plusieurs autres sortes de mortifications : il était aussi un modèle de chasteté, de tempérance et de charité envers les pauvres. 

Son nom devint si célèbre qu’on venait le consulter de toutes parts. Il éclaircissait les doutes qu’on lui proposait, consolait les affligés, et guérissait les maladies des corps et des âmes. Un mérite si distingué le fit élever sur le siège épiscopal de Worms (ville de Rhénanie-Palatinat, Allemagne) : mais les habitants de ce diocèse, dont la plupart étaient encore idolâtres, ne purent souffrir un pasteur dont l’éminente sainteté condamnait leurs désordres ; ils l’accablèrent d’outrages, et le chassèrent de la manière la plus indigne.

Théodon, duc de Bavière l’invita à venir dans son pays. Rupert arriva à Ratisbonne en 697, et y fut reçu par le duc et par sa cour avec la plus grande distinction. Ayant trouvé partout des cœurs dociles, il ralluma le flambeau de la foi, éteint par les superstitions et par les hérésies qui s’étaient élevées depuis la mort de saint Séverin. 
Il convertit Ragrintrude, sœur de Théodon, et cette conversion fut suivie de celle du duc et de toute la Bavière. Dieu renforça l’autorité, par plusieurs miracles, de la doctrine que prêchait le saint missionnaire. Le zèle de Rupert porta aussi la lumière de l’évangile chez les nations voisines.
Il continua ses prédications à Lorch et à Juvave ; il établit son siège épiscopal dans cette dernière ville. Elle était alors presque entièrement ruinée ; mais on la rebâtit, et elle prit le nom de Salzbourg. Le duc Théodon y fit beaucoup d’embellissements, avec de riches donations, qui mirent Rupert en état de fonder un grand nombre d’églises et de monastères. Théodebert ou Diotper, héritier de la piété de son père, augmenta considérablement les revenus de l’église de Salzbourg.

Rupert fit un voyage en France, dans le dessein de se procurer des missionnaires capables de le seconder dans ses travaux apostoliques : il en emmena douze, avec sainte Erentrude, sa nièce. Celle-ci ayant fait à Dieu le sacrifice de sa virginité, il lui donna le gouvernement du monastère de Numberg, dont il était fondateur. 

Il mourut quelques années après, le jour de Pâques de 718 qui tombait, cette année, le 27 mars. Il venait de dire la messe et de prêcher. Il est nommé en ce jour dans les martyrologes. 
En Autriche et en Bavière, on fait sa principale fête le 24 septembre : c’est le jour d’une des translations de ses reliques, que l’on voit à Salzbourg, dans l’église qui porte son nom.

St Robert de Salzbourg priez pour nous !

27.03.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 26,14-25. 

En ce temps-là, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres
et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente pièces d’argent.
Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.
Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus : « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? »

Il leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : “Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.” »
Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque.
Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze.


Pendant le repas, il déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. »


Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : « Serait-ce moi, Seigneur ? »
Prenant la parole, il dit : « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer.


Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »
Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997)

fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité

Jesus, the Word to Be Spoken (trad. Jésus, celui qu’on invoque, Nouvelle Cité 1988, ch. 8)

« Celui qui vient de se servir en même temps que moi, celui-là va me livrer »

Voyez de quelle compassion le Christ a fait preuve à l’égard de Judas, l’homme qui a reçu tant d’amour et pourtant a trahi son propre Maître, ce Maître qui a gardé un silence sacré sans le trahir auprès de ses compagnons. Jésus, en effet, aurait pu facilement parler ouvertement et dire aux autres les intentions cachées de Judas et ses agissements ; mais non. Il a préféré faire preuve de miséricorde et de charité ; au lieu de le condamner, il l’a appelé ami (Mt 26,50). Si seulement Judas avait regardé Jésus dans les yeux comme Pierre l’a fait (Lc 22,61), Judas aurait été l’ami de la miséricorde de Dieu. Jésus a toujours éprouvé de la miséricorde.

LECTURES :

Livre d’Isaïe 50,4-9a. 

Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute.
Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé.
J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.


Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.
Il est proche, Celui qui me justifie. Quelqu’un veut-il plaider contre moi ? Comparaissons ensemble ! Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ? Qu’il s’avance vers moi !
Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ; qui donc me condamnera ?

Psaume 69(68),8-10.21-22.31.33-34. 

C’est pour toi que j’endure l’insulte, 
que la honte me couvre le visage :
Je suis un étranger pour mes frères, 
un inconnu pour les fils de ma mère.
L’amour de ta maison m’a perdu ; 
on t’insulte, et l’insulte retombe sur moi.

L’insulte m’a broyé le cœur, 
le mal est incurable ; 
j’espérais un secours, mais en vain, 
des consolateurs, je n’en ai pas trouvé.
À mon pain, ils ont mêlé du poison ; 
quand j’avais soif, ils m’ont donné du vinaigre.

Et je louerai le nom de Dieu par un cantique, 
je vais le magnifier, lui rendre grâce.
Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête : 
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
Car le Seigneur écoute les humbles,
il n’oublie pas les siens emprisonnés.

17.03.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 12,20-33. 

En ce temps-là, il y avait quelques Grecs parmi ceux qui étaient montés à Jérusalem pour adorer Dieu pendant la fête de la Pâque.
Ils abordèrent Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée, et lui firent cette demande : « Nous voudrions voir Jésus. »
Philippe va le dire à André, et tous deux vont le dire à Jésus.
Alors Jésus leur déclare : « L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié.


Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit.
Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle.
Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. »
Maintenant mon âme est bouleversée. Que vais-je dire ? “Père, sauve-moi de cette heure” ? – Mais non ! C’est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci !
Père, glorifie ton nom ! » Alors, du ciel vint une voix qui disait : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. »
En l’entendant, la foule qui se tenait là disait que c’était un coup de tonnerre. D’autres disaient : « C’est un ange qui lui a parlé. »
Mais Jésus leur répondit : « Ce n’est pas pour moi qu’il y a eu cette voix, mais pour vous.
Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors ;
et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. »
Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)

abbé

Ex fide vivit (Le Christ idéal du prêtre, Éd. de Maredsous, 1951, p. 75-76 ; rev.)

Regarder le Christ avec les yeux du Père

Croire, c’est participer à la connaissance que Dieu a de lui-même et de toutes choses en lui. Par l’exercice de cette vertu, notre vie est comme un reflet de sa vie. Quand l’âme est remplie de foi, elle voit, pour ainsi dire, par les yeux de Dieu. Or, que contemple éternellement le Père ? Son Fils. Il connaît, il aime tout en Lui. Ce regard et cet amour lui sont essentiels. En ce moment, que regarde-t-il ? Le Verbe, son égal, devenu homme par amour. Le Père apprécie son Fils infiniment, divinement, comme lui seul peut le faire ; c’est pourquoi il est tout entier à lui ; tout ce qu’il fait est ordonné à sa gloire : « Je l’ai glorifié et je vais le glorifier encore » (Jn 12,28). Il tient à ce que son Fils soit reconnu par les créatures raisonnables avec la révérence due à sa divinité. Quand il l’a introduit en ce monde, il a voulu que « tous les anges l’adorent » (He 1,6). Il réclame des hommes le même hommage. Le Père veut « que chacun honore le Fils à l’égal de lui-même » (Jn 5, 23). Et, au Thabor, n’a-t-il pas exigé de tous de « croire aux paroles de Jésus, puisqu’elles étaient celles du Fils de sa dilection » (Mt 17, 5) ? Si nous regardions le Christ par les yeux du Père, le prix que nous attacherions à la dignité de sa personne, à l’étendue de ses mérites, à la puissance de sa grâce, serait sans limite. Quelle que soient la multitude de nos fautes et notre indigence, nous possédons dans le Christ une suppléance miséricordieuse inépuisable. Dans notre misère, nous sommes riches du Christ (cf. 1 Co 1,5). La surabondance des mérites d’un Dieu est, pour l’Église qui les possède, une source sans cesse jaillissante de gratitude, de louange, de paix et de joie indicibles.

LECTURES :

Livre de Jérémie 31,31-34. 

Voici venir des jours – oracle du Seigneur –, où je conclurai avec la maison d’Israël et avec la maison de Juda une alliance nouvelle.
Ce ne sera pas comme l’Alliance que j’ai conclue avec leurs pères, le jour où je les ai pris par la main pour les faire sortir du pays d’Égypte : mon alliance, c’est eux qui l’ont rompue, alors que moi, j’étais leur maître – oracle du Seigneur.
Mais voici quelle sera l’Alliance que je conclurai avec la maison d’Israël quand ces jours-là seront passés – oracle du Seigneur. Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes ; je l’inscrirai sur leur cœur. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.
Ils n’auront plus à instruire chacun son compagnon, ni chacun son frère en disant : « Apprends à connaître le Seigneur ! » Car tous me connaîtront, des plus petits jusqu’aux plus grands – oracle du Seigneur. Je pardonnerai leurs fautes, je ne me rappellerai plus leurs péchés.

Psaume 51(50),3-4.12-13.14-15. 

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, 
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave moi tout entier de ma faute, 
purifie-moi de mon offense.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, 
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face, 
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; 
que l’esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ;
vers toi, reviendront les égarés.

Lettre aux Hébreux 5,7-9. 

Le Christ, pendant les jours de sa vie dans la chair, offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect.
Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance
et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel.

31.01.2024 – SAINT DU JOUR

St Jean Bosco

St Jean Bosco

PRÊTRE ET FONDATEUR († 1888)

Saint Jean (Giovanni) Bosco
Fondateur de la

« Congrégation salésienne (SDB) » 

et de l’Institut des 

« Filles de Marie-Auxiliatrice (FMA) » 

 

Jean (Giovanni) Bosco naît le 16 août 1815 aux Becchi, groupe de petites fermes du hameau de Castelnuovo d’Asti (maintenant Castelnuovo Don Bosco), au Piemont.

Ses parents étaient de pauvres paysans ; mais sa mère, demeurée veuve avec trois enfants, était une sainte femme. Le caractère jovial de Jean lui donnait une grande influence sur les enfants de son âge. Il les attirait par ses manières aimables et il entremêlait avec eux les divertissements et la prière. Doué d’une mémoire extraordinaire, il se plaisait à leur répéter les sermons qu’il avait entendus à l’église. C’étaient là les premiers signes de sa vocation apostolique. Son cœur, soutenu par celui de sa mère et d’un bon vieux prêtre, aspirait au sacerdoce. La pauvreté, en l’obligeant au travail manuel, semblait lui interdire l’étude. Mais, par la grâce de Dieu, son courage et sa vive intelligence surmontèrent tous les obstacles.

En 1835, il était admis au grand séminaire. « Jean, lui dit sa mère, souviens-toi que ce qui honore un clerc, ce n’est pas l’habit, mais la vertu. Quand tu es venu au monde je t’ai consacré à la Madone ; au début de tes études je t’ai recommandé d’être son enfant ; sois à elle plus que jamais, et fais-la aimer autour de toi. » 

Au grand séminaire, comme au village et au collège, Jean Bosco préludait à sa mission d’apôtre de la jeunesse et donnait à ses condisciples l’exemple du travail et de la vertu dans la joie.

Prêtre le 5 juin 1841, il vint à Turin. Ému par le spectacle des misères corporelles et spirituelles de la jeunesse abandonnée, il réunit, le dimanche, quelques vagabonds qu’il instruisait, moralisait, faisait prier, tout en leur procurant d’honnêtes distractions. Mais cette œuvre du dimanche ne suffisait pas à entretenir la vie chrétienne, ni même la vie corporelle, de ces pauvres enfants.

Jean Bosco, bien que dépourvu de toute ressource, entreprit donc d’ouvrir un asile aux plus déshérités. Il acheta pour 30.000 francs une maison payable dans la quinzaine. « Comment ! lui dit sa mère devenue son auxiliaire, mais tu n’as pas un sou vaillant ! » – « Voyons ! reprit le fils, si vous aviez de l’argent, m’en donneriez-vous ? Eh bien, mère, croyez-vous que la Providence, qui est infiniment riche, soit moins bonne que vous ? »

Voilà le trésor divin de foi, d’espérance et de charité dans lequel Jean Bosco, malgré toutes les difficultés humaines, ne cessa de puiser, pour établir ses deux Sociétés Salésiennes de religieux (SDB 1859) et de religieuses (FMA 1872), avec des établissements charitables multipliés aujourd’hui dans le monde entier.

Don Bosco, épuisé par le travail, rejoint la Maison du Père le 31 janvier 1888 ; il laisse, à son successeur don Michele Rua (béatifié le 29 octobre 1972), 773 Salésiens et 393 Filles de Marie-Auxiliatrice.

Giovanni Bosco fut béatifié le 2 juin 1929 et canonisé le 1er avril 1934, dimanche de Pâques, par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939).

Pour un approfondissement biographique : >>> SDB.ORG

Saint Jean Bosco priez pour nous !

Une veuve, mère de quatre enfants, parmi les six nouveaux Vénérables

 La Vénérable Teresa Enríquez de Alvarado (1456-1529).La Vénérable Teresa Enríquez de Alvarado (1456-1529).

Une veuve, mère de quatre enfants, parmi les six nouveaux Vénérables

Lors de l’audience qu’il a accordée ce jeudi 23 mars au cardinal Marcello Semeraro, préfet du dicastère pour la Cause des saints, le Saint-Père a approuvé les décrets sur les vertus héroïques de cinq femmes – trois religieuses et deux laïques – et d’un prêtre salésien, missionnaire en Équateur.

Tiziana Campisi – Cité du Vatican

L’Église compte six nouveaux vénérables. Dans la matinée de ce jeudi 23 mars, François a autorisé la promulgation de décrets qui reconnaissent les vertus héroïques d’un prêtre, de trois religieuses et de deux laïques. Il s’agit des serviteurs de Dieu: Carlo Crespi Croci, salésien ; Maria Caterina Flanagan, religieuse de l’Ordre du Très-Saint-Sauveur de Sainte-Brigitte; Léonilde de Saint-Jean-Baptiste, de la congrégation des Sœurs Missionnaires des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie ; Maria do Monte Pereira, de la congrégation des Sœurs Hospitalières du Sacré-Cœur ; Teresa Enríquez de Alvarado, mère de famille ; Maria Domenica Lazzeri, fidèle laïque.

Une mère généreuse et attentionnée

Teresa Enríquez de Alvarado a vécu en Espagne entre les XVe et XVIe siècles. Dès son enfance, elle a été éduquée à une vie de foi. Dame d’honneur d’Isabelle de Castille, elle épouse un ministre de la reine, à la demande de sa famille. Elle devient mère de quatre enfants. En 1503, elle reste veuve. La foi ferme qu’elle possède et l’amour pour Jésus dans l’Eucharistie la conduisent à se détacher des fastes de la cour d’Espagne pour se consacrer à la prière et aux activités caritatives. Elle se retire à Torrijos, près de Tolède, et y mène une vie austère et sìengage pour les moins fortunés. Elle se convertit en mère et éducatrice de jeunes devenus orphelins en raison de la peste et de la famine. Elle soigne les filles, les femmes de la rue et les malades. Elle s’engage à faire revivre le culte du Saint-Sacrement. Elle gère également le patrimoine familial avec intelligence et prudence, l’affectant principalement à des œuvres de charité et à l’édification de lieux de culte. Elle contribue à la naissance de diverses confréries, d’un monastère et de quatre couvents. Elle meurt le 4 mars 1529 et aux derniers temps de sa vite terrestre, son image émerge dans les congrès eucharistiques.

La spiritualité de Don Bosco parmi les peuples de l’Équateur

Missionnaire en Équateur, le père Carlo Crespi Croci, prêtre salésien, est originaire de Legnano, en Italie, où il est né en 1891. Après ses études et son ordination sacerdotale, il part en 1923 pour Cuenca où, pendant 59 ans, il mène des initiatives visant à l’évangélisation et la promotion humaine et chrétienne. Il se fait connaître à la fois pour ses qualités d’évangélisateur – alliées à un authentique témoignage chrétien – et pour sa renommée de scientifique, notamment dans les domaines de la botanique et de l’archéologie. Les pierres angulaires de sa vie spirituelle et missionnaire sont l’Eucharistie et sa consécration à Marie Auxiliatrice, et à son modèle saint Jean Bosco qu’il essaie d’imiter en diffusant la foi surtout parmi les jeunes. Dans les dernières années de sa vie, il se consacre au ministère de la confession, passant même 17 heures par jour au confessionnal. Il est décédé à l’âge de 90 ans.

Don Carlo Crespi Croci.

Don Carlo Crespi Croci.

Une religieuse en dialogue avec les luthériens

Mary Catherine Flanagan, religieuse de l’Ordre du Très-Saint-Sauveur de Sainte-Brigitte, est originaire de Londres. Elle est née à la fin du XIXe siècle et avait 19 ans lorsqu’elle s’est installée à Rome où Maria Elisabeth Hesselblad – proclamée sainte par le Pape François en 2016 – avait reconstitué l’Ordre de Sainte-Brigitte. Une fois les vœux prononcés, elle est envoyée dans différentes maisons de la congrégation. En Suède, elle se consacre surtout aux relations avec les luthériens, nouant des amitiés fructueuses. En Angleterre, elle organise un centre d’accueil et parvient à s’intégrer dans un milieu difficile grâce à son style généreux et serviable. Femme énergique et joviale, animée d’une grande ferveur et toujours prête à faire la charité aux souffrants et aux nécessiteux, en 1935, on lui diagnostique un cancer. Elle meurt six ans plus tard à Stockholm dans des souffrances atroces mais, en édifiant son entourage par son exemple.

Sœur Mary Catherine Flanagan

Sœur Mary Catherine Flanagan

Une vie passée à l’enseignement et au service pour les pauvres

Léonilde de San Giovanni Battista, de Lisignago, dans la province de Trente en Italie, était encore adolescente lorsqu’en 1906 elle commence son noviciat à l’Institut des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie à Pola. Femme d’une grande foi, elle cherche l’union avec Dieu par la prière, toujours désireuse d’accomplir fidèlement la volonté de Dieu. Au cours de sa vie, elle connaît les épreuves du cheminement de son Institut et /content/dam/vaticannews/multimedia/2023/03/22/4.jpg de nombreuses souffrances physiques, mais elle fait toujours confiance au Seigneur et endure les épreuves avec patience tout en maintenant la paix intérieure. C’est la générosité qui la distingue dans le domaine de l’éducation, à tel point qu’elle devient une référence pour de nombreux élèves et leurs familles, que pour les pauvres et les personnes en difficultés spirituelles et matérielles, bénéficiant de son aide et de son soutien. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle s’est également privée de ce qui était nécessaire pour le donner aux pauvres. Elle est décédée le 12 décembre 1945.

Sœur Leonilde di San Giovanni Battista.

Sœur Leonilde di San Giovanni Battista.

Les signes des stigmates chez une jeune paysanne

Maria Domenica Lazzeri, une laïque née et élevée à Capriana dans les années 1800, est également originaire de la province de Trente, en Italie. C’est une famille religieuse qui lui enseigne les vérités de la foi et le travail simple du moulin et des champs. Depuis son enfance, elle se dédie aux pauvres et aux souffrants tout en soignant les malades d’une épidémie grave et contagieuse qu’elle contracte, elle et sa mère. Elle commence à souffrir de manque d’appétit, elle a des difficultés respiratoires, de la fièvre et des tremblements, jusqu’à des convulsions puis on lui diagnostique une anorexie sévère. En janvier 1835 elle reçoit les stigmates sur les mains, les pieds et sur le flanc droit, un mois plus tard elle reçoit également la couronne d’épines sur la tête, dégoulinant, chaque vendredi, du sang vivant. Elle vit ces phénomènes extraordinaires comme un lieu de prière et d’offrande, avec une grande douleur et en évitant toute visibilité. Elle vit dans un climat d’appartenance particulière au Seigneur et à sa Croix, tout en témoignant de son amour. Sa vie terrestre se termine le 4 avril 1848, à l’âge de 33 ans.

Maria Domenica Lazzeri.

Maria Domenica Lazzeri.

Parmi les malades de Madère

María do Monte Pereira, portugaise, originaire de l’île de Madère, a vécu entre le XIXe et le XXe siècle. Elle a choisi la congrégation des Sœurs Hospitalières du Sacré-Cœur de Jésus pour se consacrer aux malades. Elle exerce son service et son apostolat dans diverses communautés où elle est estimée par ses consœurs et vit des phénomènes singuliers dans la clandestinité et avec humilité. Encouragée par son directeur spirituel, elle retranscrit ses expériences intérieures. Femme d’une grande force morale, elle se caractérise par une remarquable capacité de maîtrise de soi qui découle de son extraordinaire intimité avec Dieu, et c’est avec l’aide de la grâce qu’elle parvient à affronter des situations difficiles, marquées par des conditions de santé précaires. Elle est décédée à l’âge de 66 ans le 18 décembre 1963.

Sœur María do Monte Pereira.

Sœur María do Monte Pereira.

Source : VATICANNEWS, le 23 mars 2023