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08.12.2025 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
08.12.2025 – HOMÉLIE POUR LA SOLENNITÉ DE L’IMMACULÉE CONCEPTION

Gen 3,9…20; Eph 1, 3…12; Luc 1, 26-38
H O M É L I E
Les lectures de ce matin sont d’une richesse extraordinaire. Elles nous présentent une fresque grandiose de l’Histoire du Salut depuis le moment de la création jusqu’à la plénitude des temps. Et même la lettre aux Éphésiens nous fait remonter plus haut encore, avant même la création du monde, au moment où nous avons tous été choisis dans le Christ pour que nous soyons, dans l’amour ses fils et ses filles, saints et irréprochables devant Lui.
Au début de la création, il y a un homme et une femme, Adam et Ève, créés à l’image de Dieu, qui malheureusement compromettent gravement cette image en eux. Lorsque les temps sont accomplis, il y a encore une femme et un homme, Marie et Jésus, qui restaurent cette image pour toute l’humanité. Et nous savons par le récit grandiose de l’Apocalypse qu’à la fin des temps, dans la Jérusalem céleste, il y aura de nouveau une femme et son fils, la femme couronnée de douze étoiles et son fils qui règnera sur le trône de gloire pour toujours.
Dans le récit de la Genèse et celui de l’Évangile d’aujourd’hui, les parallèles et les contrastes sont frappants. Dans le premier cas il y a le serpent qui trompe ; dans le second il y a l’ange de Dieu qui apporte le message de salut. Dans le premier cas il y a la malédiction, dans le second la bénédiction. Dans le premier cas il y a la peur et l’autojustification ; dans le second il y a la confiance et l’abandon.
Toute cette histoire est une hymne à la grandeur de l’humanité telle qu’elle est jaillie des mains de Dieu. Il avait créé l’homme et la femme pour être ses enfants. La beauté de leur être créé consistait en leur fragilité. Ils ne sont pas des dieux, ils sont des êtres créés, limités, et donc vulnérables devant les forces du mal et du néant. Dès le début de leur existence tout semble compromis. Ils semblent perdre la bataille. Mais Ève, la vivante et la mère de tous les vivants sera fidèle à son nom et ne laissera pas les forces de la mort vaincre la vie dont elle est dépositaire.
Dieu a mis une inimitié entre la femme et les forces de la mort représentées par le serpent. La vie sera finalement plus forte que la mort et après une longue évolution et une longue attente, la Vie connaîtra la victoire totale et définitive sur la mort en une autre femme, une autre Ève, une toute jeune fille nommé Marie, qui devient la Mère de Celui qui est la Vie même. Finalement apparaît, la femme qui est totalement fidèle à son nom, celle en qui la Vie a totalement vaincu les forces du serpent, la pleinement vivante, la mère de la Vie et de tous les vivants. C’est cette victoire de la Vie en elle, dès le premier instant de son existence, que nous célébrons aujourd’hui. Ainsi l’hostilité entre le serpent et la femme, établie par le créateur, s’est soldée par la victoire totale de la Femme.
Le récit de la Genèse est une représentation symbolique de la lutte de tous les jours en chacun de nos coeurs entre le bien et le mal, entre la vie qui ne cesse de vouloir croître en plénitude et la mort qui nous rappelle vers le néant — entre le serpent qui a fait en nous un nid dont il ne veut pas se laisser déloger, et l’Esprit de Dieu qui veut nous couvrir de son ombre et faire naître en nous la vraie vie. Il y a en chacun de nous Adam, qui se laisse bêtement entraîner vers la transgression et qui, tout penaud, dit : « je me suis caché parce que j’étais nu». Il y a aussi en chacun de nous Ève qui s’est, bien sûr, laissée tromper, et qui a même entraîné Adam dans son erreur, mais qui maintiendra vivante l’inimitié entre elle et le serpent jusqu’à ce qu’elle lui écrase la tête.
Cette victoire n’est pas seulement la sienne ; elle est celle de toute l’humanité. Elle est la nôtre. Aussi, dès le moment que cette victoire de la Vie sur les forces du mal a été confirmée par la disposition de Marie à laisser la Vie la pénétrer, l’oeuvre de notre rédemption peut commencer et déjà Luc, dans son récit, fait apparaître la naissance du Précurseur.
Le récit de Luc se termine par les mots. « Alors l’ange la quitta. » Marie reste seule avec son secret. Elle le portera neuf mois. Bientôt elle nous partagera ce secret ; c’est ce que nous célébrerons à Noël.
Dom Armand Veilleux
Source : Abbaye Notre- Dame de Scourmont
08.12.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Noël Chabanel
Prêtre s.j. et martyr au Canada
Noël Chabanel naît à Saugues (Haute-Loire, France) le 2 février 1613.
Il entre au noviciat de Toulouse le 9 février 1630. Il enseigne au collège de cette même ville (1632–1639), y étudie la théologie (1639–1641), y fait sa troisième probation (1641–1642).
Après avoir été professeur de rhétorique au collège de Rodez, il arrive à Québec le 15 août 1643, y reste un an, puis monte en Huronie.
Des huit Martyrs canadiens, il est le seul qui n’eut pas de facilité pour l’étude des langues.
Brillant professeur de rhétorique en France, il éprouvait une indicible répugnance pour les us et coutumes des Amérindiens. « Jamais pour tout cela, écrit le père Ragueneau, il n’a voulu se détacher de la Croix où Dieu l’avait mis ; jamais il n’a demandé d’en sortir. Mais au contraire, pour s’y attacher plus inviolablement, il s’obligea par vœu d’y demeurer jusqu’à la mort, afin de mourir sur la Croix ». La Relation de 1650 nous a conservé le texte de ce vœu héroïque.
Au début de décembre 1649, il était à la mission Saint-Jean, chez les Pétuns, quand il reçut l’ordre de se rendre à la résidence centrale Sainte-Marie II de l’île Saint-Joseph. Parti le 7 décembre, il était le lendemain traîtreusement assassiné par un Huron apostat. La Relation de 1650 raconte la mort de Chabanel, mais ignore les motifs de l’assassinat. Dans le « Manuscrit de 1652 », le père Ragueneau est mieux renseigné : il fait état de l’aveu du meurtrier, Louis Honarreennha, qui a déclaré avoir tué Chabanel en haine de la foi.
Noël Chabanel et 7 sept autres missionnaires jésuites, ont été béatifiés le 21 juin 1925 et canonisés le 29 juin 1930, par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939).
Le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) a déclaré les saints martyrs canadiens, Patrons secondaires du Canada.
La célébration liturgique des 8 saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada (solennité) et le 19 octobre dans l’Église universelle.
Pour un approfondissement biographique sur les martyrs, cliquer sur les noms ci-dessous :
Antoine Daniel
Charles Garnier
Gabriel Lalemant
Isaac Jogues
Jean Brébeuf
Jean de La Lande
Noël Chabanel
René Goupil
Source principale : biographi.ca/fr/ (« Rév. x gpm »).
Saint Noël Chabanel priez pour nous !

08.12.2025 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,26-38.

En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.

Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.

Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Sainte Faustine Kowalska (1905-1938)
religieuse
Petit journal, § 1746 (Petit journal, la Miséricorde divine dans mon âme ; trad. Apostolat de la Miséricorde divine ; Parole et Dialogue, 2002, p. 579 ; rev.)
Par une Vierge immaculée, Ta miséricorde est venue jusqu’à nous
Sois adoré, Dieu miséricordieux, Parce que Tu as daigné T’abaisser du ciel jusqu’à la terre. Nous Te louons en grande humilité, Pour avoir daigné élever tout le genre humain. Insondable et inconcevable dans Ta miséricorde, Tu prends un corps, par amour pour nous, D’une Vierge immaculée, qui ne fut jamais effleurée par le péché, Car telle était Ta prédilection depuis les siècles. La Vierge sainte, ce lis blanc comme neige, Adore la première la toute-puissance de Ta miséricorde. Pour la venue du Verbe, Son Cœur pur – s’ouvre avec amour, Elle croit aux paroles du Messager divin et s’affermit dans la confiance. Le ciel s’est étonné que Dieu se soit fait homme, Qu’il y ait sur terre un cœur digne de Dieu lui-même. Pourquoi ne t’unis-Tu pas à un Séraphin, mais à un pécheur ? Oh ! car c’est un mystère de Ta miséricorde, Malgré la pureté du cœur virginal. Ô mystère de la miséricorde divine, ô Dieu de pitié, Tu as daigné abandonner le trône céleste, Et Tu T’es abaissé vers notre misère, vers la faiblesse humaine, Car ce n’est pas aux anges, mais à l’homme que la miséricorde est nécessaire. Pour exprimer dignement la miséricorde du Seigneur, Nous nous unissons à Ta Mère Immaculée, Notre hymne Te sera plus agréable alors, Car Elle est choisie d’entre les anges et les hommes. Par Elle, comme par un pur cristal, Ta miséricorde est venue jusqu’à nous, Par Elle, l’homme est devenu agréable à Dieu, Par Elle s’écoulent sur nous les torrents de toutes grâces.

LECTURES :
Livre de la Genèse 3,9-15.20.
Quand Adam eut mangé du fruit de l’arbre, le Seigneur Dieu l’appela et lui dit : « Où es-tu donc ? »
L’homme répondit : « J’ai entendu ta voix dans le jardin, j’ai pris peur parce que je suis nu, et je me suis caché. »
Le Seigneur reprit : « Qui donc t’a dit que tu étais nu ? Aurais-tu mangé de l’arbre dont je t’avais interdit de manger ? »
L’homme répondit : « La femme que tu m’as donnée, c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre, et j’en ai mangé. »
Le Seigneur Dieu dit à la femme : « Qu’as-tu fait là ? » La femme répondit : « Le serpent m’a trompée, et j’ai mangé. »
Alors le Seigneur Dieu dit au serpent : « Parce que tu as fait cela, tu seras maudit parmi tous les animaux et toutes les bêtes des champs. Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie.
Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance : celle-ci te meurtrira la tête, et toi, tu lui meurtriras le talon. »
L’homme appela sa femme Ève (c’est-à-dire : la vivante), parce qu’elle fut la mère de tous les vivants.

Psaume 98(97),1.2-3ab.3cd-4.
R/ Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles. (Ps 97, 1a)
Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.
Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.
La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 1,3-6.11-12.
Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ ! Il nous a bénis et comblés des bénédictions de l’Esprit, au ciel, dans le Christ.
Il nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints, immaculés devant lui, dans l’amour.
Il nous a prédestinés à être, pour lui, des fils adoptifs par Jésus, le Christ. Ainsi l’a voulu sa bonté,
à la louange de gloire de sa grâce, la grâce qu’il nous donne dans le Fils bien-aimé.
En lui, nous sommes devenus le domaine particulier de Dieu, nous y avons été prédestinés selon le projet de celui qui réalise tout ce qu’il a décidé : il a voulu
que nous vivions à la louange de sa gloire, nous qui avons d’avance espéré dans le Christ.

07.12.2025 – MESSE À NOTRE-DAME DE PARIS
07.12.2025 – CHAPELET À LOURDES
07.12.2025 – ANGÉLUS À ROME
Angélus de l’Avent: rien n’est impossible à Dieu, accueillons son Royaume
Sous le soleil d’hiver de la place Saint-Pierre, le Pape a développé «la lumineuse et concrète» spiritualité de l’Avent, en ce deuxième dimanche du temps de préparation à la Nativité, 7 décembre. Devant des milliers de fidèles venus à Rome pour le week-end de l’Immaculée Conception, Léon XIV s’est fait chantre de l’espérance, rappelant que «rien n’est impossible à Dieu».
Delphine Allaire – Cité du Vatican
Le cours de l’histoire n’est pas déjà écrit par les puissants de ce monde. Ainsi le Pape a initié sa brève méditation précédant la prière mariale de l’Angélus, s’appuyant sur «la nouveauté» que Dieu réserve à l’approche de l’avènement de son Royaume tel que chaque jour récité dans le Notre Père par l’invocation «Que ton règne vienne». «Nous mettons nos pensées et nos énergies au service d’un Dieu qui vient régner non pour nous dominer, mais pour nous libérer», a précisé le Successeur de Pierre, parlant d’«évangile» en son sens étymologique en grec ancien, soit une véritable bonne nouvelle «qui motive et qui engage».
Le Royaume de Dieu est naissance et nouveauté
Dans les paroles de Jean-Baptiste le précurseur, le Pape a rappelé l’appel de Dieu «à ne pas jouer avec la vie»et «à profiter du moment présent pour se préparer à la rencontre avec Celui qui juge, non pas les apparences mais les œuvres et les intentions du cœur». Ce Royaume de Dieu manifesté dans le christ l’est dans la douceur et la miséricorde. Le prophète Isaïe cité par Léon XIV le compare à un rejeton: «Une image qui n’évoque ni la puissance ni la destruction, mais la naissance et la nouveauté». «Chacun de nous peut penser à une surprise similaire qui lui est arrivée dans la vie», a commenté le Pape augustin.
Ce qui semblait humainement impossible se réalise
«Alors, non seulement des réalités qui semblaient faibles ou marginales fleurissent, mais ce qui semblait humainement impossible se réalise, comme dans les images du prophète: ’’Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble, un petit garçon les conduira’’ (Is 11,6)», a-t-il poursuivi. Pour ce deuxième dimanche de l’Avent, le Pape a demandé de nous préparer au Royaume de Dieu. «Comme le monde a besoin de cette espérance! Rien n’est impossible à Dieu», a-t-il lancé, rappelant le début d’un jour nouveau. «Voici la spiritualité de l’Avent, si lumineuse et concrète. Les lumières le long des rues nous rappellent que chacun peut être une petite lumière s’il accueille Jésus, germe d’un monde nouveau», a-t-il conclu en cette veille de la solennité de l’Immaculée Conception.
“Non seulement des réalités qui semblaient faibles ou marginales fleurissent, mais ce qui semblait humainement impossible se réalise”
Source : VATICANNEWS, le 7 décembre 2025
07.12.2025 – MESSE À LOURDES
8 décembre : Fête de l’Immaculée Conception

Origine de la fête selon la tradition catholique et le dogme promulgué par le pape Pie IX
Le 8 décembre marque la fête de l’Immaculée Conception.La célébration de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie – située dans les premiers jours de la nouvelle année liturgique et du temps de l’Avent – nous rappelle la destinée unique de cette femme juive, choisie par Dieu. Pour la foi chrétienne, Marie est indissociable de l’enfant qu’elle a porté, Jésus, en qui s’est totalement manifesté le Dieu vivant. Elle est appelée, depuis le concile d’Éphèse (431), « Mère de Dieu ». Selon la tradition catholique, depuis le dogme promulgué par le pape Pie IX, le 8 décembre 1854, elle est déclarée préservée du péché originel dès sa naissance.
Un dogme est une vérité de foi solennellement proclamée par le Pape pour être accueillie par l’Église. Ainsi, le 8 décembre 1854, dans la Bulle Ineffabilis Deus, le pape Pie IX déclarait : « Nous déclarons, prononçons et définissons que la doctrine qui tient que la bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception, par une grâce et une faveur singulière du Dieu tout puissant, en vue des mérites de Jésus Christ, Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel, est une doctrine révélée de Dieu, et qu’ainsi elle doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles ». En d’autres termes, pour accueillir le Fils de Dieu, Marie ne pouvait avoir en son coeur aucune trace d’hésitation ou de refus. Dieu avait besoin que le don de son amour rencontre une foi parfaitement pure, une âme sans péché. Seule la grâce (le don gratuit de Dieu) pouvait ainsi la préparer, et elle en est comblée (Évangile selon saint Luc, chapitre 1). Comme un fruit anticipé du pardon offert par Jésus sur la croix, Marie (qui a été conçue normalement, par l’union de son père et de sa mère) est immaculée, pure de tout péché, et préservée de cette séparation d’avec Dieu qui marque l’homme dès le début de son existence, le péché originel. « Pour la plupart des gens, « l’immaculée conception » voudrait dire que Marie est devenue mère, a conçu Jésus, par l’action de l’Esprit Saint, sans relation conjugale. Comme si la relation conjugale était, par elle-même, un péché. Ce n’est pas du tout ce que dit la foi chrétienne. Si le mariage était un péché, il ne pourrait être un sacrement[…] rappelle Mgr Jacques Perrier, évêque émérite de Tarbes et Lourdes. » Que voulait dire Pie IX ? Que fête l’Église catholique le 8 décembre ? Ceci : Marie, dès l’origine, a été totalement étrangère au péché. C’est pourquoi, dans toutes les apparitions, elle se montre toujours merveilleusement belle, rayonnante de lumière et de bonté. Lourdes et l’Immaculée Les apparitions de Lourdes ont eu lieu quatre ans après la proclamation solennelle du dogme de l’Immaculée Conception par le pape Pie IX. Le 25 mars 1858, dans la grotte humide et sombre de Massabielle, Marie converse familièrement avec Bernadette qui l’interroge ; elle lui dit son nom : « Je suis l’Immaculée Conception ».
Source : fr.zenit.org, le 4 décembre 2025