23.12.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,57-66. 

Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils.
Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle.
Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père.
Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. »
On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler.
Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné.
À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu.
La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements.
Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Augustin (354-430)

évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église

Sermon 293, 6ème pour la Nativité de Jean Baptiste, 1 (trad. cf bréviaire 24/06)

« Tous disaient : Que sera donc cet enfant ? »

Quelle sera la gloire du juge, si la gloire du héraut est si grande ? Quel sera celui qui doit venir comme la voie (Jn 14,6), si tel est celui qui prépare la voie ? (Mt 3,3)… L’Église considère la naissance de Jean comme particulièrement sacrée ; on ne trouve aucun des saints qui nous ont précédés dont nous célébrons solennellement la naissance, nous ne célébrons que celle de Jean et celle du Christ… Jean naît d’une vieille femme stérile ; le Christ naît d’une jeune fille vierge. L’âge des parents n’était plus favorable à la naissance de Jean ; la naissance du Christ a lieu sans l’union des sexes. L’un est prédit par un ange ; l’autre conçu par la voix de l’ange… La naissance de Jean rencontre l’incrédulité, et son père devient muet ; Marie croit à celle du Christ, et elle le conçoit par la foi… Jean apparaît donc comme une frontière placée entre les deux Testaments, l’Ancien et le Nouveau. Qu’il forme une sorte de frontière, le Seigneur lui-même l’atteste lorsqu’il dit : « La Loi et les prophètes ont duré jusqu’à Jean » (Lc 16,16). Jean représente donc à la fois ce qui est ancien, comme ce qui est nouveau. Parce qu’il représente les temps anciens, il naît de deux vieillards ; parce qu’il représente les temps nouveaux, il se révèle prophète dès le sein de sa mère (Lc 1,41)… Il apparaît déjà comme le précurseur du Christ, avant même qu’ils se voient. Ces choses-là sont divines et elles dépassent la capacité de la faiblesse humaine. Enfin sa naissance a lieu, il reçoit son nom, et la langue de son père est déliée. Il faut rattacher ces événements à leur symbolisme profond.

LECTURES :

Livre de Malachie 3,1-4.23-24. 

Ainsi parle le Seigneur Dieu : voici que j’envoie mon messager pour qu’il prépare le chemin devant moi ; et soudain viendra dans son Temple le Seigneur que vous cherchez. Le messager de l’Alliance que vous désirez, le voici qui vient, – dit le Seigneur de l’univers.
Qui pourra soutenir le jour de sa venue ? Qui pourra rester debout lorsqu’il se montrera ? Car il est pareil au feu du fondeur, pareil à la lessive des blanchisseurs.
Il s’installera pour fondre et purifier : il purifiera les fils de Lévi, il les affinera comme l’or et l’argent ; ainsi pourront-ils, aux yeux du Seigneur, présenter l’offrande en toute justice.
Alors, l’offrande de Juda et de Jérusalem sera bien accueillie du Seigneur, comme il en fut aux jours anciens, dans les années d’autrefois.
Voici que je vais vous envoyer Élie le prophète, avant que vienne le jour du Seigneur, jour grand et redoutable.
Il ramènera le cœur des pères vers leurs fils, et le cœur des fils vers leurs pères, pour que je ne vienne pas frapper d’anathème le pays !

Psaume 25(24),4-5ab.8-9.10.14. 

R/ Redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. (Lc 21, 28)

Seigneur, enseigne-moi tes voies, 
fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,
car tu es le Dieu qui me sauve.

Il est droit, il est bon, le Seigneur,
lui qui montre aux pécheurs le chemin.
Sa justice dirige les humbles, 
il enseigne aux humbles son chemin.

Les voies du Seigneur sont amour et vérité 
pour qui veille à son alliance et à ses lois.
Le secret du Seigneur est pour ceux qui le craignent ; 
à ceux-là, il fait connaître son alliance.

22.12.2025 – VŒUX DU PAPE À LA CURIE ROMAINE

Lundi 22 décembre à partir de 10h, le pape Léon XIV rencontre les membres de la Curie romaine pour présenter ses voeux. À l’approche de Noël, c’est traditionnellement l’occasion pour le Saint-Père de prononcer ses priorités pastorales. La Curie romaine désigne l’ensemble des services qui sont chargés d’assister le Pape dans sa mission de gouvernance de l’Église universelle. La Curie comprend notamment les dicastères, chargés chacun d’une mission particulière, comme le Dicastère pour la doctrine de la foi ou le Dicastère pour les causes des saints.

La Confrérie du Rosaire : une armée pour le monde (II)

La Confrérie du Rosaire : une armée pour le monde (II)

À la fin de son Encyclique sur la Confrérie du Saint Rosaire publiée en 1897, Léon XIII exhortait les évêques : « Par votre intermédiaire et celui de vos prêtres qui ont la charge des âmes, faites connaître et apprécier au peuple comme il se doit l’efficacité de cette confrérie et son utilité pour le salut des hommes. »

Les obligations de la Confrérie sont les suivantes : prier les 15 dizaines du Rosaire chaque semaine et inscrire son nom dans le registre de la Confrérie (ce qui peut se faire en ligne).

L’obligation de prier le Rosaire chaque semaine n’est pas contraignante sous peine de péché. Saint Louis de Montfort expliquait : « Si vous n’avez pas pu le réciter à cause d’un devoir d’obéissance, d’un oubli involontaire ou d’une nécessité urgente, vous n’avez commis aucun péché, même véniel. Vous bénéficierez alors des avantages de la Confrérie, partageant les grâces et les mérites de vos frères et sœurs du Saint Rosaire qui le récitent à travers le monde. »

Il est bon de prier au moins cinq dizaines du Rosaire chaque jour, comme l’a demandé Notre Dame à Fatima. Cependant, pour ceux qui découvrent la dévotion au Rosaire, on peut envisager de prier 15 dizaines en une semaine, en priant deux dizaines par jour pendant six jours et trois dizaines le septième jour.

Le site web rosarycenter.org énumère les avantages suivants de la Confraternité du Rosaire :

  • La protection spéciale de la Mère de Dieu.
  • Le partage de la prière de plusieurs centaines de milliers de membres à travers le monde, même après la mort.
  • Le partage des prières, des messes et des œuvres apostoliques de tout l’Ordre des Prêcheurs.
  • L’intercession de toute la cour céleste.
  • Diverses indulgences plénières et partielles.

Une indulgence plénière, dans les conditions habituelles, est accordée aux membres de la Confrérie du Rosaire les jours de fête suivants : Noël, Pâques, l’Annonciation, la Purification, l’Assomption, Notre-Dame du Rosaire et l’Immaculée Conception.

Le pape Innocent VIII a qualifié la Confrérie du Rosaire de « confrérie des plus pieuses ». Léon XIII a déclaré qu’elle était « l’armée de la prière, enrôlée par saint Dominique, sous la bannière de la Mère de Dieu ».

Père Anthony Ho, 9 septembre 2025

www.bccatholic.ca

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source: une minute avec Marie

22.12.2025 – SAINTE DU JOUR

Sainte Françoise-Xavière Cabrini
(1850-1917)
Vierge et fondatrice : 

« Missionnaires du Sacré-Cœur »

Née et baptisée le 15 juillet 1850 à Sant’Angelo Lodigiano, en Lombardie, treizième enfant d’une famille de cultivateurs, la petite Marie-Françoise, de santé si frêle, ne semblait guère vouée à traverser trente fois l’océan et à établir des fondations qui essaimeraient jusqu’en Australie et en Chine.

Françoise Cabrini embrassa la profession d’institutrice. Plusieurs tentatives pour se faire religieuse échouèrent à cause de sa santé précaire ; elle désirait aussi ardemment devenir missionnaire. Le curé de Codogno, qui connaissait sa force d’âme, la fit venir à l’âge de vingt-quatre ans dans la Maison de la Providencepour remettre de l’ordre dans ce couvent où quelques orphelines recevaient leur formation. 

Un jour, l’évêque de Lodi dit à Françoise : « Je sais que vous voulez être missionnaire. Je ne connais pas d’institution qui réponde à votre désir. Fondez-en une ! » Sœur Cabrini réfléchit un instant et répondit fermement : « Je chercherai une maison. » Elle posa à Codogno les bases de l’Institut des Sœurs Missionnaires du Sacré-Coeur. La prière était l’âme de leur action ; l’oraison remplissait quatre heures du jour, une cinquième s’ajoutait pour la fondatrice qui se levait une heure plus tôt que ses sœurs.

En sept ans, Mère Cabrini accomplit l’objectif désiré : l’établissement de sa congrégation à Rome et son approbation par le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903). 

De Rome, son institut s’étendit rapidement. Françoise-Xavière croyait que la Chine l’appelait, mais le Pape lui demanda d’envoyer ses sœurs en Amérique pour aider les cinquante mille émigrés italiens qui attendaient un support matériel, spirituel et moral. Le Saint-Père lui dit : « Non pas l’est, mais l’ouest. Allez aux États-Unis où vous trouverez un large champ d’apostolat. » En effet, sans racines et sans foyer, les émigrés dépérissaient sur le plan religieux et social.          

Francesca Saverio Cabrini arriva en Amérique le 31 mars 1889. Sa communauté prit bientôt un développement extraordinaire : hôpitaux, écoles, orphelinats surgirent à New-York, Brooklyn, Scranton, New Jersey, Philadelphia, New Orleans, Chicago, Denver, Seattle et Californie. 

Elle fonda une école supérieure féminine à Buenos-Aires. Cette vaillante ouvrière de l’Évangile se dépensa aussi en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Au retour de ses voyages en Europe, Mère Cabrini ramenait des milliers de sœurs pour ses hôpitaux, ses écoles et ses orphelinats. 

« Travaillons, travaillons, disait-elle toujours à ses Filles, car nous avons une éternité pour nous reposer. Travaillons simplement et bien, et le Seigneur est Celui qui fera tout. » Elle établit soixante-sept maisons en huit pays. Humble devant la prospérité de son œuvre, elle répondait aux témoignages d’admiration : « Est-ce nous qui faisons cela ou bien est-ce Notre-Seigneur ? » Son inébranlable confiance dans le Cœur de Jésus fut largement récompensée.

Celle qui s’était souvent écrié : « Ou aimer ou mourir ! » fit de sa mort un acte de pur amour de Dieu. Elle expira le 22 décembre 1917, à Chicago, dans l’état d’Illinois. Son corps fut transporté à New-York, dans la chapelle de l’école qui porte son nom. C’est là que ses restes sont encore vénérés. 

Francesca Saverio Cabrini a été béatifiée, en 1938, par le pape Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939) et canonisée le 7 juillet 1946 par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) qui l’a aussi constituée la Patronne céleste de tous les immigrants.

©Evangelizo.org

Sainte Françoise-Xavière Cabrini priez pour nous !

22.12.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,46-56. 

En ce temps-là, Marie rendit grâce au Seigneur en disant :
« Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ; 
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ; 
Saint est son nom !


Sa miséricorde s’étend d’âge en âge 
sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés, 
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur, 
il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, 
en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »
Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Ludolphe de Saxe (v. 1300-1378)

dominicain puis chartreux à Strasbourg

La Vie de Jésus Christ (trad. Au commencement, Parole et Silence 2004, p. 81s rev.)

« Il a jeté les yeux sur l’humilité de sa servante » (Lc 1,48)

      La conception de notre Seigneur a été figurée par le buisson ardent qui brûlait sans perdre sa verdeur (Ex 3,2), comme Marie a conçu son divin fils sans perdre sa virginité. Le Seigneur, qui demeurait dans ce buisson ardent, a habité aussi dans le sein de Marie. De même qu’il était descendu dans ce buisson pour délivrer son peuple en le tirant de l’Égypte, de même il est descendu en Marie pour racheter les hommes, en les arrachant à l’enfer.       Le choix que Dieu a fait de Marie parmi toutes les femmes pour se revêtir de notre chair, a été figuré par la toison de Gédéon (Jg 6,36s). En effet, de même que cette toison a reçu seule la rosée céleste pendant que toutes les terres voisines restaient sèches, de même aussi Marie seule a été remplie de cette rosée divine dont aucune autre créature n’a été trouvée digne dans le monde entier… La Vierge Marie est cette toison dont Jésus Christ s’est formé une tunique. La toison de Gédéon a reçu la rosée du ciel sans qu’elle soit endommagée, et Marie a conçu l’Homme-Dieu sans que sa virginité soit altérée…       O Jésus, Fils du Dieu vivant, toi qui, par la volonté du Père céleste et avec la coopération de l’Esprit Saint, es sorti du sein de ton Père comme le fleuve sourd hors du Paradis de délices, toi qui, visitant les profondeurs de nos vallées et regardant l’humilité de ta servante, es descendu dans le sein d’une vierge où, par une conception ineffable, tu as revêtu ta chair mortelle. Je te supplie, Jésus miséricordieux, par les mérites de cette Vierge ta mère, de répandre ta grâce sur moi, serviteur très indigne, afin que je te désire ardemment, que par cet amour, je te conçoive en mon cœur, et qu’avec le secours de cette même grâce, je produis les fruits salutaires des bonnes œuvres. Amen.

LECTURES :

Premier livre de Samuel 1,24-28. 

En ces jours-là, lorsque Samuel fut sevré, Anne, sa mère, le conduisit à la Maison du Seigneur, à Silo ; l’enfant était encore tout jeune. Anne avait pris avec elle un taureau de trois ans, un sac de farine et une outre de vin.
On offrit le taureau en sacrifice, et on amena l’enfant au prêtre Éli.
Anne lui dit alors : « Écoute-moi, mon seigneur, je t’en prie ! Aussi vrai que tu es vivant, je suis cette femme qui se tenait ici près de toi pour prier le Seigneur.
C’est pour obtenir cet enfant que je priais, et le Seigneur me l’a donné en réponse à ma demande.
À mon tour je le donne au Seigneur pour qu’il en dispose. Il demeurera à la disposition du Seigneur tous les jours de sa vie. » Alors ils se prosternèrent devant le Seigneur.

Premier livre de Samuel 2,1.4-5ab.6-7.8abcd. 

R/ Mon cœur exulte à cause du Seigneur : c’est lui qui me sauve. (1 S 2, 1a)

Mon cœur exulte à cause du Seigneur ; 
mon front s’est relevé grâce à mon Dieu ! 
Face à mes ennemis, s’ouvre ma bouche : 
oui, je me réjouis de ton salut !

L’arc des forts est brisé, 
mais le faible se revêt de vigueur.
Les plus comblés s’embauchent pour du pain,
et les affamés se reposent.

Le Seigneur fait mourir et vivre ; 
il fait descendre à l’abîme et en ramène.
Le Seigneur rend pauvre et riche ;
il abaisse et il élève.

De la poussière, il relève le faible,
il retire le malheureux de la cendre
pour qu’il siège parmi les princes,
et reçoive un trône de gloire.