Son pèlerinage de foi exceptionnel représente une référence constante pour l’Église

Son pèlerinage de foi exceptionnel représente une référence constante pour l’Église

Le Concile Vatican II constate que Marie « occupe la première place », devenant « figure de l’Église … dans l’ordre de la foi, de la charité et de la parfaite union au Christ ».

Sa « première place » comme figure, ou modèle, se rapporte au même mystère intime de l’Église qui réalise et accomplit sa mission salvifique en unissant en soi, comme Marie, les qualités de mère et de vierge. Elle est vierge, « ayant donné à son Époux sa foi qu’elle garde intègre et pure », et elle « devient à son tour une Mère : elle engendre, à une vie nouvelle et immortelle, des fils conçus du Saint-Esprit et nés de Dieu ».

Un champ très ample s’ouvre ici à l’intérieur duquel la Bienheureuse Vierge Marie continue d’occuper «la première place» dans le Peuple de Dieu. Son pèlerinage de foi exceptionnel représente une référence constante pour l’Église, pour chacun individuellement et pour la communauté, pour les peuples et pour les nations et, en un sens, pour l’humanité entière.

Saint pape Jean Paul II, dans l’Encyclique Redemptoris Mater, n° 5-6.

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

09.08.2025 – SAINTE DU JOUR

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix
Édith Stein
 (1891-1942) 
Carmélite déchaussée, martyre
Co-patronne de l’Europe

Édith Stein naît dans une famille juive de sept enfants vivants (sur onze naissances), le 12 octobre 1891 (jour du Yom Kippour, jour de l’expiation), à Breslau (alors en Allemagne, aujourd’hui Wrocław en Pologne). 

Son père, marchand de bois, décède alors qu’elle n’a que deux ans. Sa mère, une femme très religieuse, s’occupe de la famille tout en gérant l’entreprise, mais elle ne réussit pas à maintenir la foi de ses enfants.

Très indépendante, Edith poursuit des études universitaires (allemand et histoire) à Breslau en 1911 puis de philosophie – sa véritable passion – en 1913 à Göttingen, devenant ensuite assistante de son professeur Edmund Husserl. La période de guerre la voit travailler pendant quelque temps dans un hôpital militaire autrichien où elle soigne des maladies infectieuses et œuvre en salle opératoire. Elle passe sa thèse en 1917 mais ne peut enseigner puisqu’elle est une femme ; ce serait la première femme docteur en philosophie en Allemagne. 

À cette époque, elle abandonne toute pratique religieuse et découvre le catholicisme avec plusieurs autres étudiants auprès de ses professeurs de phénoménologie. Elle est alors en total désaccord avec sa mère, mais elle n’en abandonne pas pour autant ses origines, dans un véritable partage spirituel entre judaïsme et catholicisme, surtout avec la montée du nazisme en 1933.

Influencée par sainte Thérèse d’Avila et saint Ignace de Loyola, Kierkegaard et Newman, elle se convertit en 1921, demande le baptême le 1er janvier 1922 et choisit d’entrer au Carmel. Mais les autorités religieuses lui refusent son entrée dans l’Ordre et lui proposent de poursuivre son activité d’enseignante. Elle fait cependant vœux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance et travaille au séminaire pour enseignants du couvent dominicain de Spire, donne de nombreuses conférences, traduit de nombreux ouvrages religieux, écrit plusieurs ouvrages philosophiques. 

En 1932, elle est à Münster, à l’Institut catholique de pédagogie scientifique, et elle peut associer la science à sa foi. Parallèlement à cette démarche religieuse, elle a milité très tôt en faveur de la condition féminine et du droit de vote des femmes. Elle développa entre autre l’idée novatrice d’une « théologie catholique de la femme », affirmant également que toutes les professions sont ouvertes aux femmes.

Le 14 octobre 1933 elle peut, enfin, entrer au Carmel de Cologne et échapper ainsi aux premières mesures antisémites, interdisant en particulier aux juifs d’enseigner. Elle prend l’habit le 14 avril 1934 et devient sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix. Ses vœux temporaires sont prononcés le 21 avril 1935. Le 14 septembre 1936, au moment du renouvellement des vœux, sa mère meurt à Breslau. « Jusqu’au dernier moment ma mère est restée fidèle à sa religion. Mais puisque sa foi et sa grande confiance en Dieu […] furent l’ultime chose qui demeura vivante dans son agonie, j’ai confiance qu’elle a trouvé un juge très clément et que maintenant elle est ma plus fidèle assistante, en sorte que moi aussi je puisse arriver au but ».

Le 21 avril 1938, elle prononce ses vœux perpétuels mais à la fin de l’année commence dans toute l’Allemagne une chasse systématique des juifs et la destruction des synagogues. La mère supérieure la fait conduire dans un monastère de Carmélites au Pays-Bas, à Echt, où, véritable théologienne, elle poursuit la rédaction de ses ouvrages.

Elle est arrêtée par la Gestapo, dans la chapelle, le 2 août 1942 avec sa sœur Rose qui s’était également fait baptiser. Ces deux arrestations, et celles de nombreux autres juifs convertis, suivaient en fait la protestation des évêques néerlandais contre les pogroms et les arrestations de juifs. 

Sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix fait partie du convoi de 987 juifs qui part vers Auschwitz le 7 août. Tous sont morts dans les chambres à gaz dès le 9 août.

« Fille d’Israël » devenue le symbole de la tolérance et de la rencontre entre les peuples juif et chrétien, Edith Stein reste donc un précurseur de Vatican II. 

Thérèse-Bénédicte de la Croix à été béatifiée le 1er mai 1987, à Cologne, dans le stade de  » Köln-Müngersdorf  » et canonisée le 11 octobre 1998, à Rome, par le même Pape : saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Depuis le 1er octobre 1999, par une lettre apostolique en forme de Motu Proprio, le Saint-Père a proclamé sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix co-patronne de l’Europe, avec sainte Brigitte de Suède et sainte Catherine de Sienne, aux côtés des trois co-patrons : saint Benoît, saint Cyrille et saint Méthode. Son rôle de femme, de théologienne, de missionnaire, de martyre, de mystique, était ainsi reconnu, de même que le lien qu’elle avait tissé entre ses racines juives et la religion catholique. Saint Jean-Paul II a ajoute qu’« elle est devenue ainsi l’expression d’un pèlerinage humain, culturel et religieux qui incarne le noyau insondable de la tragédie et des espoirs du continent européen ».

Pour un approfondissement :
>>> Thérèse Bénédicte de la Croix Édith Stein

>>> La conversion d’Édith Stein (vidéo)

Sources principales : catholique-verdun.cef.fr ; vatican.va (« Rév. x gpm »).

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix priez pour nous !

09.08.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

ÉVANGILE

« Si vous avez la foi, rien ne vous sera impossible » (Mt 17, 14-20)

Alléluia. Alléluia. 
Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ;
il a fait resplendir la vie par l’Évangile.
Alléluia. (2 Tm 1, 10)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
un homme s’approcha de Jésus, et tombant à ses genoux,
    il dit :
« Seigneur, prends pitié de mon fils.
Il est épileptique
et il souffre beaucoup.
Souvent il tombe dans le feu
et, souvent aussi, dans l’eau.
    Je l’ai amené à tes disciples,
mais ils n’ont pas pu le guérir. »
    Prenant la parole, Jésus dit :
« Génération incroyante et dévoyée,
combien de temps devrai-je rester avec vous ?
Combien de temps devrai-je vous supporter ?
Amenez-le-moi. »
    Jésus menaça le démon,
et il sortit de lui.
À l’heure même, l’enfant fut guéri.
    Alors les disciples s’approchèrent de Jésus
et lui dirent en particulier :
« Pour quelle raison est-ce que nous,
nous n’avons pas réussi à l’expulser ? »
    Jésus leur répond :
« En raison de votre peu de foi.
Amen, je vous le dis :
si vous avez de la foi
gros comme une graine de moutarde,
vous direz à cette montagne :
“Transporte-toi d’ici jusque là-bas”,
et elle se transportera ;
rien ne vous sera impossible. »

Acclamons et partageons la Parole de Dieu !

LECTURES :

PREMIÈRE LECTURE

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur » (Dt 6, 4-13)

Lecture du livre du Deutéronome

Moïse disait au peuple :
    « Écoute, Israël :
le Seigneur notre Dieu est l’Unique.
    Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur,
de toute ton âme et de toute ta force.
    Ces paroles que je te donne aujourd’hui
resteront dans ton cœur.
    Tu les rediras à tes fils,
tu les répéteras sans cesse,
à la maison ou en voyage,
que tu sois couché ou que tu sois levé ;
    tu les attacheras à ton poignet comme un signe,
elles seront un bandeau sur ton front,
    tu les inscriras à l’entrée de ta maison
et aux portes de ta ville.
    Quand le Seigneur ton Dieu te fera entrer
dans le pays qu’il a juré à tes pères,
Abraham, Isaac et Jacob,
de te donner ;
quand tu auras des villes grandes et belles
que tu n’as pas bâties,
    des maisons pleines de richesses
que tu n’y as pas entassées,
des citernes que tu n’as pas creusées,
des vignes et des oliveraies que tu n’as pas plantées ;
quand tu auras bien mangé et te seras rassasié :
    alors garde-toi d’oublier le Seigneur,
lui qui t’a fait sortir d’Égypte,
de la maison d’esclavage.
    Tu craindras le Seigneur ton Dieu,
tu le serviras,
c’est par son nom que tu prêteras serment. »

– Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 17 (18), 2-3, 4, 47.51ab)

R/ Je t’aime, Seigneur, ma force.  (Ps 17, 2a)

Je t’aime, Seigneur, ma force :
Seigneur, mon roc, ma forteresse,
Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite,
mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire !

Louange à Dieu !
Quand je fais appel au Seigneur,
je suis sauvé de tous mes ennemis.

Vive le Seigneur ! Béni soit mon Rocher !
Qu’il triomphe, le Dieu de ma victoire !
Il donne à son roi de grandes victoires,
Il se montre fidèle à son messie.