L’Année Sainte inspire le thème du cierge Pascal du Sanctuaire de Fatima

L’Année Sainte inspire le thème du cierge Pascal du Sanctuaire de Fatima

Le bougie de Pâques qui sera allumé à la Veillée pascale a une croix d’ancrage comme élément central d’une composition qui plonge dans le symbolisme du mystère pascal.

 

La nouvelle bougie de Pâques, qui sera allumée lors de la célébration de la Veillée pascale, à 22h00, dans la basilique de la Sainte Trinité, a pour principale inspiration le Jubilé de 2025 et son thème : « Pèlerins de l’Espoir ».

L’image qui ressort dans la peinture de Sílvia Patrício est une croix d’ancre, qui « prend le centre de la composition et fait un point gravitationnel d’un banc composé de poissons de couleur blanche, faisant allusion à ceux qui, par le mystère pascal, avec le Christ renaissent des eaux du baptême ».

La feuille d’argent appliquée sur chacun des poissons fait allusion « à l’éclat que les « fils dans le Fils », dans l’expression des Pères de l’Église, transportent à partir de Pâques du Christ », peut-on lire dans la description iconographique de l’œuvre, qui présente d’autres éléments symboliques qui renvoient à l’image de l’Église du Christ, à savoir une croix, qui, dans un décor apothéotique, émerge des eaux.

La référence mariale est concrétisée par une étoile, « marque mariale qui fait allusion à la Mère du Ressuscité, l’étoile du matin ou l’étoile de mer qui, en tant que femme pascale, illumine, plus brillante que le Soleil, à chaque fois, la barque de l’Église vers l’espérance ».

Le programme iconographique du nouveau cierge Pascal est l’œuvre de Marco Daniel Duarte, directeur du Musée du Sanctuaire de Fatima. Dans la réalisation plastique, Sílvia Patrício a eu recours à une technique mixte sur la cire dans une pièce de 90 centimètres de haut et de 10 centimètres de diamètre.

La Veillée pascale, célébrée aux dernières heures du samedi 19 avril, est composée de cinq éléments : la Liturgie de la Lumière, qui marque le début de la célébration par la bénédiction du feu nouveau, encore en dehors de l’église, et se prolonge avec l’allumage du Cire Pascal, dans un moment qui représente le passage des ténèbres à la lumière ; la Liturgie de la Parole, qui évoque l’histoire du salut et culmine avec la proclamation de l’Évangile de la Résurrection ; la bénédiction de l’eau, qui sera utilisée pour le rite de renouvellement des promesses baptismaux, symbole de renouveau et d’engagement chrétien, et la Liturgie Eucharistique, qui célèbre la résurrection du Christ, en mémoire de son sacrifice pascal.

Source : SANCTUAIRE DE FATIMA, le 9 avril 2025

En avril, le Pape invite à prier pour un bon usage des nouvelles technologies

L’intention de prière du Pape François pour le mois d’avril, rendue publique mardi 1er, est consacrée aux nouvelles technologies: le Saint-Père demande de prier «pour que l’utilisation des nouvelles technologies ne remplace pas les relations humaines, mais respecte la dignité des personnes et aide à affronter les crises de notre temps».

Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican 

«Combien j’aimerais que nous regardions moins les écrans et que nous nous regardions davantage dans les yeux!» C’est avec ce souhait que le Pape invite l’Église universelle en ce premier jour du mois d’avril à prier pour une bonne utilisation des nouvelles technologies.

Un tiers de la population mondiale sans Internet

Le Saint-Père ne fustige pas la technologie en elle-même, au contraire pour lui, «la technologie est le fruit de l’intelligence que Dieu nous a donnée». «Mais elle doit être utilisée à bon escient», met-il en garde.

D’abord dans les relations entre les personnes, entre utilisateurs de la technologie. «Si nous passons plus de temps avec nos téléphones portables qu’avec les personnes, c’est que quelque chose ne va pas», assure François, qui demande de ne pas oublier que derrière les écrans, «il y a des personnes réelles qui respirent, rient et pleurent».

Ensuite, les nouvelles technologies ne doivent pas être source de discriminations, insiste le Pape, pointant ainsi l’inégalité d’accès au numérique dans le monde. Selon l’agence web Novius, il y aurait plus de smartphones actifs sur la Terre que d’êtres humains (8,2 milliards de personnes contre 8, 6 milliards de smartphones). Toutefois, encore un tiers de la population mondiale est privée d’Internet d’après les chiffres des Nations unies.  

«Pour unir et non pour diviser».

Le Souverain pontife donne ensuite des pistes pour une utilisation de la technologie «à bon escient», «pour unir et non pour diviser». Par exemple, en améliorant la vie des personnes fragiles, des pauvres, des personnes en situations de handicap. Ou encore en inventant des solutions pour «prendre soin de la maison commune».

Toutes ces pistes reviennent à se «rencontrer en tant que frères et sœurs», résume François. «Parce que lorsque nous nous regardons dans les yeux, nous découvrons ce qui compte vraiment: que nous sommes frères, sœurs et enfants du même Père».

Le sujet des nouvelles technologies et notamment de l’intelligence artificielle n’est pas nouveau pour le Saint-Siège. Le Pape François a par exemple dédié de nombreux messages et textes au bon usage de l’intelligence artificielle. En février dernier, à l’occasion du «Sommet pour l’action sur l’IA» à Paris, le Saint-Père avait demandé aux dirigeants rassemblés pour l’occasion de s’engager dans «le sens de la protection de l’humanité contre une utilisation de l’intelligence artificielle» pouvant être dévoyée. 

Tout au long du mois d’avril, le Pape propose donc de prier pour que «l’utilisation des nouvelles technologies ne remplace pas les relations humaines, mais respecte la dignité des personnes et aide à affronter les crises de notre temps».

Source : VATICANNEWS, le 1er avril 2025

Texte de l’audience générale: Jésus nous libère d’une fausse vision de l’amour 

Place Saint-Pierre.   (Vatican Media)

Texte de l’audience générale: Jésus nous libère d’une fausse vision de l’amour 

Dans sa catéchèse publiée mercredi 16 avril, le Pape François a proposé une réflexion sur la parabole du fils prodigue. Face à l’égoïsme des deux fils, l’un ayant fui la maison de son père et l’autre étant resté, le Saint-Père assure que «l’amour est toujours un engagement, il y a toujours quelque chose à perdre pour rencontrer l’autre».

Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican

Pour cette catéchèse du mercredi publiée par la Salle de presse du Saint-Siège, le Pape poursuivant sa convalescence, le Saint-Père inaugure un nouveau chapitre de son cycle jubilaire intitulé «Jésus-Christ notre espérance».

Le Pape a décidé de proposer quelques méditations sur les paraboles racontées par Jésus. Ces histoires reprennent «des images et des situations de la réalité quotidienne» et force chacun à se positionner, souligne-t-il, en se demandant: «où suis-je dans cette histoire?»

Pour ce mercredi de la Semaine Sainte, François s’arrête sur la parabole «la plus célèbre», celle appelée du fils prodigue, lorsqu’un fils cadet demande sa part d’héritage à son père, dilapide son argent avant de rentrer chez son père qui le reçoit en festoyant, provoquant la colère du fils aîné. L’évangéliste Luc précise que Jésus raconte cette parabole aux pharisiens et aux scribes, qui récriminent contre le Christ lorsqu’il mange chez les pêcheurs, un signe pour François que cette parabole est adressée «à ceux qui sont perdus mais qui ne le savent pas et qui jugent les autres».

«Dieu vient toujours nous chercher»

Pour le Saint-Père, cette parabole est avant tout un profond message d’espérance, car «où que nous soyons perdus, […] Dieu vient toujours nous chercher», citant l’image de la brebis égarée à cause de la fatigue, ou d’une pièce de monnaie tombée par terre que l’on ne retrouve plus. Mais dans la parabole, les deux fils sont perdus, le plus jeune car «lassé d’une relation qu’il jugeait trop exigeante» et l’aîné par «l’orgueil ou la rancœur dans son cœur».

“L’amour est toujours un engagement, il y a toujours quelque chose à perdre pour rencontrer l’autre.”

«Le fils cadet de la parabole ne pense qu’à lui», comprend le Pape François, qui dresse un parallèle avec l’égoïsme présent lors de la période de l’enfance et de l’adolescence, qui se poursuit parfois à l’âge adulte aujourd’hui. «Ces adultes s’imaginent qu’ils vont se trouver eux-mêmes et, au contraire, ils se perdent, car ce n’est que lorsqu’on vit pour quelqu’un que l’on vit vraiment», poursuit le Souverain pontife.

Une fausse vision de l’amour

«L’amour est un don précieux, il doit être traité avec soin», poursuit François, contrairement au fils cadet qui cherche l’amour mais «le gaspille, le dévalorise». Avec cette fausse vision de l’amour, le risque est de mendier l’affection «au premier maître venu» et de vivre une relation comme un serviteur, «comme si nous devions expier une faute ou comme si l’amour véritable ne pouvait pas exister». À l’image du fils cadet au moment de famine qui veut revenir chez son père comme serviteur.

«Seul celui qui nous aime vraiment peut nous libérer de cette fausse vision de l’amour», assure le Saint-Père, qui évoque le célèbre tableau de Rembrandt, la tête du jeune homme ressemblant à un enfant, symbole que «ce fils est en train de renaître».

Le Retour du fils prodigue par Rembrandt.
Le Retour du fils prodigue par Rembrandt. 

La rancœur du fils aîné

Terminant sa réflexion sur l’attitude du fils aîné, François estime qu’il est «distant de cœur», qu’il aurait peut-être voulu quitter son père mais est resté «par peur ou par devoir». «Quand on s’adapte contre son gré, on commence à nourrir en soi une colère qui, tôt ou tard, explose», prévient-il.

Alors qu’il refuse de célébrer le retour de son petit frère, et «de partager la joie de son père», le fils aîné reçoit la visite de son père qui veut simplement «lui faire ressentir son amour». L’image du père qui laisse la porte ouverte est celle de Dieu «qui nous attend, qui nous voit de loin et qui laisse toujours la porte ouverte».

François termine sa catéchèse en proposant aux fidèles de s’identifier aux deux fils de cette parabole et de demander à «Dieu le Père la grâce de retrouver nous aussi le chemin de la maison».

Source : VATICANNEWS, le 16 avril 2026

Un rêve devenu réalité au Liban. Chrétiens et musulmans prient Marie ensemble

Chaque 25 mars, des fidèles des deux religions célèbrent ensemble la mère de Jésus, grâce à la ténacité d’un chrétien maronite. Reportage.

Une étudiante d’une école d’art chiite peint la Vierge à Raboueh.Lucienne Bittar

Raboueh, Liban, 25 mars 2025, jour de l’Annonciation qui célèbre l’annonce faite à Marie de la naissance de Jésus par l’archange Gabriel. Une foule bigarrée se présente aux portes de la salle de congrès du Patriarcat grec-catholique. Une flopée d’écoliers et d’écolières, voilées ou pas, entre en premier, devant une haie de scouts maronites et au son d’une fanfare de l’armée libanaise. Elle est suivie de chanteurs, de musiciens et de représentants de communautés chrétiennes (maronites, grec-catholiques, protestants, orthodoxes) et musulmanes (sunnites, chiites, druzes).

Les visiteurs sont accueillis par Nagy el-Khoury, lauréat 2010 du Prix international Sergio Vieira de Mello pour le dialogue entre les cultures, et par son compagnon d’œuvre, le cheikh Mohammad Nokkari, directeur général de Dar el-Fatwa, la plus haute instance religieuse sunnite du Liban. Dans le hall central, des jeunes filles d’une école d’art chiite peignent des tableaux représentant Marie ou le dialogue islamo-chrétien. La fanfare de l’armée ouvre alors les feux de la célébration avec l’hymne national, car cette fête, chrétienne à l’origine, est devenue en 2010 une fête nationale «islamo-chrétienne», symbolisant la coexistence entre chrétiens et musulmans.

Durant ce jour férié instauré par le premier ministre d’alors, Saad Hariri, un sunnite, toutes les communautés religieuses sont appelées à demander ensemble l’aide de Marie face aux épreuves que le pays traverse. L’édition 2025 ne déroge pas à la tradition. Aux premiers rangs de la salle, où près de 400 personnes sont réunies, des dignitaires religieux venus de toutes les régions du pays – aux confessions reconnaissables grâce à leurs costumes – assistent aux discours et aux chants.

Devant l’estrade trône l’icône de l’Annonciation, peinte en 2007 pour le premier événement du genre, avec d’un côté le texte de saint Luc (1,26-38) et de l’autre celui de la sourate Al-imran du Coran qui relate la visite d’anges à Maryam (Marie). Une entorse remarquée à l’interdiction de représentations des êtres animés en islam, et a fortiori des personnages saints. Se succèdent des témoignages de responsables d’œuvres religieuses, une chorale de filles chiites, un chœur d’hommes orthodoxes, des chorales druze et kurde… tous louant Marie dans une belle harmonie.

Une chorale de jeunes chiites se produit en l’honneur de Marie, derrière l’icône de l’Annonciation.Lucienne Bittar

La symbolique vise à endiguer les méfaits du communautarisme. Mais comment la fête de l’Annonciation a-t-elle pu se transformer en journée de dialogue interreligieux dans ce pays déchiré, il y a 35 ans à peine encore, par une guerre civile aux accents confessionnaux? Dans un Liban où la cartographie de la population résidente se décline souvent en quartiers chrétiens ou musulmans? Nagy el-Khoury, 75 ans, est l’initiateur de ce tour de force amorcé il y a 19 ans. Il était alors secrétaire général de l’amicale des anciens du Collège jésuite Notre-Dame de Jamhour.

Peuple divisé

«Le peuple libanais est très divisé, confirme-t-il. Notre but est d’essayer de rapprocher les gens humainement, au-delà de leurs origines communautaires. Comme ancien élève des jésuites, j’ai appris le sens de l’ouverture à l’autre, et comme professeur de français au Collège Jamhour, je l’ai transmis à mon tour durant 40 ans. Mieux encore, je suis né dans un quartier mixte, chrétien et musulman, et donc le contact avec l’autre est pour moi naturel», dit Nagy el-Khoury.

«Je suis originaire de Jezzine, une région du sud en majorité chrétienne, maronite et grecque catholique, mais qui se trouve tout près de Nabatiyé, la chiite, de Saïda, le sunnite (deux villes régulièrement pilonnées par les Israéliens depuis le 23 septembre 2024, ndlr), et du Chouf druze. Je réfléchissais depuis longtemps à organiser une rencontre spirituelle islamo-chrétienne dans le cadre de l’école.»

Depuis sa plus tendre enfance, ce juriste de formation, qui se destinait à la carrière diplomatique avant que la guerre civile (1975-1990) ne déchire son pays, voue en outre, comme bien des Libanais, une dévotion particulière à la Vierge Marie. Un rêve récurrent (qu’il attribue à l’intervention de Marie) s’invite dans ses nuits au début des années 2000.

Prière commune

«Dans une des immenses cours de récréation de l’école, il y avait un chapiteau, et sur les gradins circulaires, je voyais des prêtres et des religieux de toutes les communautés, même un juif, en train de prier. Et leur prière montait vers Dieu depuis l’ouverture centrale du toit, comme au travers d’un entonnoir. Chacun priait à sa façon, mais Dieu recevait toutes leurs invocations de la même manière.»

Nagy el-Khoury
Nagy el-Khoury

Pour Nagy el-Khoury, pas de doute. «C’est comme si la Sainte Vierge me disait: Qu’est-ce que tu attends pour rassembler chrétiens et musulmans, toi qui animes des fêtes, qui organises des événements?» Il n’aura de cesse alors d’œuvrer pour que ce rêve devienne réalité, allant jusqu’à le présenter au président du pays, Michel Aoun, dont il est alors le conseiller. Celui-ci le chargera d’ailleurs de mission pour le dialogue islamo-chrétien en 

Mais Nagy el-Khoury n’est pas seul dans sa quête. Le cheikh Mohammad Nokkari, un juge sunnite convaincu de l’importance de la Vierge en islam, s’allie à lui. «Nous sommes devenus comme deux doigts de la main», témoigne le maronite. Fatigué des groupes de dialogue théologique qu’il fréquente, qui tournent en boucle et «se gargarisent de belles paroles», Nagy el-Khoury, excédé, quitte l’une de ces réunions, aussitôt suivi de Mohammad Nokkari qui lui lance: «Il n’y a que la Vierge qui peut nous rassembler.»

Marie ou Maryam

S’entourant de quelques personnalités religieuses estimées, les deux hommes finissent par organiser une première rencontre de prière, le 25 mars 2007. Elle réunit plus de 1000 personnes dans l’église du Collège Notre-Dame de Jamhour. L’événement fait la une de la presse. «J’ai reçu des centaines de messages et de coups de fil de gens qui étaient en admiration devant ce qui se passait.» Il y a eu, bien sûr, des réactions plus négatives aussi: des musulmans qui pensaient que les organisateurs cherchaient à créer une nouvelle fête religieuse musulmane, des chrétiens qui ne comprenaient pas ce que la Vierge avait à voir avec les musulmans.

«Mais c’est la seule femme dont le nom (Maryam, ndlr) est évoqué dans le Coran, 37 fois plus exactement! s’exclame Nagy el-Khoury. Elle est considérée comme la première dame de l’humanité et les musulmans ont un respect fou pour elle, une dévotion spéciale. Son nom figure au-dessus des mehrabs (les lieux de prière) de toutes les mosquées du monde.» Pour le chrétien maronite et le cheikh sunnite, Marie représente la bonté, l’amour, l’acceptation, la dévotion à Dieu, la confiance, l’intégrité. Et à ceux qui disent que Marie et Maryam ne sont pas la même personne, ils rétorquent que là n’est pas l’essentiel. L’important est que Marie inspire les mêmes valeurs et sentiments chez les chrétiens et chez les musulmans.

Source : LA LIBERTE.COM, le 10 avril 2025

16.04.2024 – Mercredi de la Semaine Sainte

Pour 30 pièces d’argent…

Évangile de saint Matthieu 26, 14-25

En ce temps-là, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente pièces d’argent. Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus : « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? » Il leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : “Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.” » Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. » Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : « Serait-ce moi, Seigneur ? » Prenant la parole, il dit : « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! » Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! » Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Méditation 

Judas se prépare à livrer Jésus pour 30 pièces d’argent, le prix du rachat d’un esclave. C’était l’un des Douze, un de ses plus proches. Jésus l’avait choisi et aimé au même titre que les autres. Et maintenant c’est lui-même qui veut le vendre. En fait, le cœur de Judas s’est laissé séduire par les richesses. Jésus avait averti : « On ne peut servir Dieu et l’argent ». Judas a fini par préférer l’argent.

Nous sommes à peu de temps de la fête de la Pâque. Jésus envoie ses disciples pour la préparer. C’est là, au cours du repas qu’il annonce que l’un des siens va le livrer. En réalité, ce n’est pas Judas qui livrait Jésus aux chefs des prêtres ; c’est Jésus qui « se livrait » par amour pour les hommes. Il ne cherche pas à anéantir celui qui le trahit. Il veut la conversion du pécheur et non sa destruction.

Cette question de l’amour continue à être posée à nous disciples du Christ et à tous les hommes. Judas n’est pas lointain ni étranger à chacun de nous. Mais si nous accueillons la croix du Christ, nous serons libérés de toute trahison, de l’indifférence et du péché.

Source : PUISER À LA SOURCE, le 4 avril 2025