Moments clés :
Messe à la chapelle de l’Ange :

Extrait de l’homélie du Père Évode :

Visite de Batalha :


Nazaré, le Sitio :









Nazaré, plage :

Rosaire et procession :


Messe :
Centre Romand de l'Apostolat Mondial de Fatima
Ce site est consacré à la dévotion à Notre-Dame de Fatima (pèlerinage, reconnaissance, prière…).
Moments clés :
Messe à la chapelle de l’Ange :

Extrait de l’homélie du Père Évode :

Visite de Batalha :


Nazaré, le Sitio :









Nazaré, plage :

Rosaire et procession :


Messe :
Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’Évangile du 28e dimanche du temps ordinaire, année C : Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17, 11-19.

En septembre 1717, à 180 km de São Paulo, au Brésil, trois pêcheurs, Domingos Garcia, Felipe Pedroso et Joao Alves, découvrent une petite statue de l’Immaculée conception, de couleur sombre et au visage souriant, qu’ils ont pêchée dans leur filet – dans lequel ils prennent ensuite des poissons en abondance. Les pêcheurs l’appellent « Aparecida », ce qui signifie : celle qui est apparue, qui fut trouvée là par surprise.
Ainsi, la Vierge établit une rencontre particulière avec le peuple brésilien en ce lieu. L’un des trois pêcheurs, Felipe Pedroso, l’installe dans sa maison. En 1726, son fils construit un oratoire avec un autel en bois, à Itaguaçú. Le samedi, il vient y réciter le rosaire avec d’autres voisins et amis. Grâces et miracles se multiplient. Le curé de Guaratingueta, José de Vileda, les reconnaît. Les fidèles édifient une chapelle plus vaste, bientôt ravagée par un incendie. En 1834, commence la construction d’une église à trois nefs et deux clochers. En 1877, une ligne de chemin de fer est ouverte jusqu’à Aparecida : les fidèles affluent.
Le 8 décembre 1888, l’archevêque de São Paulo bénit le nouveau sanctuaire, puis l’érige en paroisse le 1893. Il est confié aux Rédemptoristes. Une agglomération de 3 000 habitants voit le jour.
Le 8 octobre 1904, « Nossa Senhora Aparecida » est couronnée. Le 29 avril 1908, Pie X érige le sanctuaire en basilique mineure. En 1917, pour le 2ème centenaire, Benoît XV accorde aux pèlerins une indulgence plénière en forme de jubilé. En 1929, on y tient un Congrès marial national. Le 26 juillet 1936, Pie XI déclare Notre Dame d’Aparecida « patronne principale du Brésil ». Le 8 septembre 1954, à l’occasion de la clôture du Congrès marial, les autorités ecclésiastiques posent la première pierre de la nouvelle basilique, ouvrant sur une place pouvant accueillir 275 000 personnes.
Le sanctuaire, point de référence pour l’Église du Brésil, reçoit chaque année 8 millions de pèlerins.
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie

Saint Séraphin de Montegranaro
Religieux o.f.m. cap.
(1540-1604)
Serafino (au baptême : Felice)naît à Montegranaro, dans les Marches (Italie), vers 1540, de Girolamo Rapagnano et Teodora Giovannuzzi.
Félix fut berger et aide-maçon, mais son désir était de vivre seul au fond des bois et de prier. Une dame le recommanda aux Capucins de Tolentino qui hésitèrent beaucoup à accepter ce jeune homme illettré, maladroit et de mauvaise santé ; ils s’y résignèrent cependant en 1556 et lui donnèrent le nom de Séraphin.
Ses confrères ne lui épargnèrent ni les moqueries ni les persécutions, mais il restait humble, simple et serviable envers tous. Sa vie mystique, sa dévotion eucharistique, et surtout les prodiges qu’il réalisait provoquèrent le respect et l’admiration pour cet illettré qui commentait l’Évangile avec une clarté peu commune.
Il passa les dernières années de sa vie au couvent d’Ascoli où il quitta sa demeure terrestre, pour la rencontre avec Dieu, le 12 octobre 1604.
Serafino fut canonisé le 16 juillet 1767 par le Pape Clément XIII (Carlo Rezzonico, 1758-1769).
Lettre de Saint Jean-Paul II
à l’Évêque d’Ascoli Piceno (Italie)
à l’occasion du IV centenaire de la mort
de Saint Séraphin de Montegranaro
(Extraits)
[…]
2. Saint Séraphin de Montegranaroappartient de plein droit à l’assemblée des saints qui ont enrichi l’Ordre capucin dès ses débuts. Il avait assimilé si profondément l’exhortation évangélique de « prier toujours, sans se lasser » (cf. Lc 18, 1; 21, 36), que son esprit restait généralement plongé dans les choses de l’esprit, si bien qu’il s’isolait souvent du monde qui l’entourait. Il s’arrêtait en contemplation devant la présence divine dans la création et en tirait son inspiration pour une union constante avec Dieu.
Sa prière se prolongeait pendant des heures dans le silence de la nuit, à la lumière tremblante de la lampe qui brûlait devant le Tabernacle, dans l’église conventuelle. Avec quelle dévotion l’humble frère participait à la célébration eucharistique! Et que de temps passait-il en adoration pleine d’extase devant le Très Saint Sacrement, laissant sa prière s’élever comme un encens agréable au Seigneur!
Animé par un intense amour pour la Passion du Christ, il s’arrêtait pour méditer sur les souffrances du Seigneur et de la Très Sainte Vierge. Il aimait répéter le Stabat Mater et, en le récitant, il s’effondrait en larmes, suscitant une profonde émotion chez ceux qui l’écoutaient. Il portait toujours avec lui un Crucifix de laiton, qui est conservé aujourd’hui encore comme une précieuse relique; il avait l’habitude de bénir les malades avec celui-ci, en implorant pour eux la guérison physique et spirituelle.
3. Le style de vie humble et essentiel qu’il menait dans une petite cellule austère et étroite, ses vêtements pauvres et rapiécés, constituent un témoignage éloquent de l’amour qu’il nourrissait pour la « Mère de la pauvreté ». La profonde conscience de sa petitesse, qui lui était devenue naturelle au fil des ans, laissait transparaître la véritable grandeur de son âme. Il avait bien compris la page évangélique qui proclame: « Celui qui voudra devenir grand parmi vous, sera votre serviteur, et celui qui voudra être le premier parmi vous, sera l’esclave de tous » (Mc 10, 43-44).
À des pénitences incessantes, librement choisies, parmi lesquelles figurait également l’usage du cilice et de la discipline, il unissait la pratique quotidienne des sacrifices et des renoncements, alors qu’il parcourait en mendiant les sentiers poussiéreux sous le soleil, partageant les difficultés d’un grand nombre de ses contemporains. Il aimait côtoyer les classes sociales les plus pauvres et abandonnées de la population, afin d’en percevoir les exigences, parfois cachées, et d’en adoucir les peines physiques et spirituelles. Il faisait preuve de la même disponibilité à l’égard de ceux qui frappaient à la porte du couvent. Il fut un grand pacificateur des familles, alternant avec sagesse, selon les circonstances, des rappels à l’ordre énergiques, des gestes de solidarité pleine d’amour et des paroles encourageantes de réconfort. […]
Du Vatican, le 3 juin 2004
IOANNES PAULUS II
Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).
Saint Séraphin de Montegranaro priez pour nous !


En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée.
Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance
et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. »
À cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés.
L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.
Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain.
Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ?
Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! »
Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

évêque
Commentaire sur l’évangile de Luc, 2, 40 ; PL 165, 428 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 450)
« En cours de route, ils furent purifiés. » Il faut que les pécheurs entendent cette parole et fassent l’effort de la comprendre. Il est facile au Seigneur de remettre les péchés. Souvent, en effet, le pécheur est pardonné avant de venir trouver le prêtre. En réalité, il est guéri à l’instant même où il se repent. En effet, quel que soit le moment où il se convertit, il passe de la mort à la vie… Qu’il se rappelle cependant de quelle conversion il s’agit. Qu’il écoute ce que dit le Seigneur : « Revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements » (Jl 2,12s). Toute conversion doit donc s’opérer dans le cœur, au-dedans. « L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. » En réalité, cet homme représente tous ceux qui ont été purifiés dans l’eau du baptême ou guéris par le sacrement de pénitence. Ils ne suivent plus le démon, mais imitent le Christ, ils marchent à sa suite en le glorifiant et en lui rendant grâce, et ils n’abandonnent pas son service… « Jésus lui dit : ‘ Relève-toi et va ; ta foi t’a sauvé ‘. » Grande est donc la puissance de la foi, car « sans elle, selon la parole de l’apôtre, il est impossible d’être agréable à Dieu » (He 11,6). « Abraham eut foi en Dieu, et, de ce fait, Dieu estima qu’il était juste » (Rm 4,3). C’est donc la foi qui sauve, la foi qui justifie, la foi qui guérit l’homme dans son âme et dans son corps.

En ces jours-là, le général syrien Naaman, qui était lépreux, descendit jusqu’au Jourdain et s’y plongea sept fois, pour obéir à la parole de l’homme de Dieu ; alors sa chair redevint semblable à celle d’un petit enfant : il était purifié !
Il retourna chez l’homme de Dieu avec toute son escorte ; il entra, se présenta devant lui et déclara : « Désormais, je le sais : il n’y a pas d’autre Dieu, sur toute la terre, que celui d’Israël ! Je t’en prie, accepte un présent de ton serviteur. »
Mais Élisée répondit : « Par la vie du Seigneur que je sers, je n’accepterai rien. » Naaman le pressa d’accepter, mais il refusa.
Naaman dit alors : « Puisque c’est ainsi, permets que ton serviteur emporte de la terre de ce pays autant que deux mulets peuvent en transporter, car je ne veux plus offrir ni holocauste ni sacrifice à d’autres dieux qu’au Seigneur Dieu d’Israël. «

R/ Le Seigneur a fait connaître sa victoire et révélé sa justice aux nations. (Ps 97, 2)
Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.
Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.
La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !

Bien-aimé, souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts, le descendant de David : voilà mon évangile.
C’est pour lui que j’endure la souffrance, jusqu’à être enchaîné comme un malfaiteur. Mais on n’enchaîne pas la parole de Dieu !
C’est pourquoi je supporte tout pour ceux que Dieu a choisis, afin qu’ils obtiennent, eux aussi, le salut qui est dans le Christ Jésus, avec la gloire éternelle.
Voici une parole digne de foi : Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons.
Si nous supportons l’épreuve, avec lui nous régnerons. Si nous le rejetons, lui aussi nous rejettera.
Si nous manquons de foi, lui reste fidèle à sa parole, car il ne peut se rejeter lui-même.

Moments clés :



Visite de Notre-Dame des Orties :


Visite de la basilique de Notre-Dame du Rosaire :




Visite de Domus Pacis, centre de l’Apostolat mondial de Fatima :


Ses deux chapelles :


Rosaire et procession (prière pour la paix) :





Présidant la récitation du chapelet pour la paix, samedi 11 octobre, place Saint-Pierre, Léon XIV a réaffirmé qu’aucune idéologie, aucune foi, aucune politique ne peut justifier l’élimination de son prochain. Il faut regarder le monde avec «le regard des petits», affirme-t-il, exhortant ceux qui ont des responsabilités dans le monde à créer «les conditions d’un avenir de paix»: «Soyez doux et déterminés, ne baissez pas les bras. Dieu marche avec vous».
Edoardo Giribaldi – Cité du Vatican
«Faites tout ce qu’il vous dira»: ce sont les derniers mots prononcés par Marie dans les Évangiles. Un testament, une invitation à ne pas « laisser tomber » les encouragements, les exhortations de Jésus. Comme celle adressée à Pierre dans le jardin des oliviers : « Range ton épée». La paix, en effet, naît de la communion, et non de la dissuasion. Du dialogue, et non de l’ultimatum. C’est une audace, celle de déposer son arme –le désarmement, précisément– qui est plus que jamais exigée des puissants d’aujourd’hui. Car «aucune idée, aucune foi, aucune politique ne nous autorise à tuer». Le Pape Léon XIV a médité sur ces thèmes lors du chapelet pour la paix présidé ce samedi soir, 11 octobre, sur la place Saint-Pierre. La statue originale de Notre-Dame de Fatima, apportée à Rome à l’occasion du Jubilé de la spiritualité mariale, a veillé sur le Souverain pontife et les fidèles réunis en prière.
Des recueillements de la «première Église de Jérusalem» à ceux de deux mille ans plus tard, la présence de la Vierge est constante. Avec la même persévérance, Léon XIV a donc exhorté à ne pas cesser de prier pour la paix, «don de Dieu qui doit devenir notre conquête et notre engagement». À l’instar de la mère de Jésus, selon les mots de saint Jean-Paul II, le Pape a invité chacun à devenir «une humble tente du Verbe, mue uniquement par le vent de l’Esprit»: doté «d’un cœur qui écoute, et qui prend part à un monde accueillant». «À travers elle, Femme affligée, forte, fidèle, nous demandons de nous accorder le don de la compassion envers tout frère et toute sœur qui souffrent et envers toutes les créatures.»
Le Pape n’a pas fait seulement référence à la Vierge, mais à tout le groupe de femmes, «petit» mais courageux, qui se tenait près de la Croix. Aujourd’hui, le Christ est «encore crucifié dans ses frères», et chacun est appelé à lui apporter réconfort, communion et aide. Et le Pape de citer le prêtre et poète italien David Maria Turoldo (1916-1992): «Mère, tu es toute femme qui aime; mère, tu es toute mère qui pleure un enfant tué, un enfant trahi. Ces enfants que l’on n’a jamais fini de tuer»
La veillée de prière pour le Jubilé de la spiritualité mariale n’a pas été éclairée seulement par les lueurs du soir romain, mais aussi par la lumière, «douce et persévérante»,qui émane des paroles de Marie dans les Évangiles. Parmi celles-ci, le Pape a rappelé ses dernières: «Faites tout ce qu’il vous dira» (Jn 2, 5). Ces paroles, qui ressemblent presque à un testament, doivent donc être très chères aux enfants, comme tout testament d’une mère, a déclaré le Pape.
Elle est certaine que son Fils parlera, que sa Parole n’est pas finie, qu’elle continue à créer, à engendrer, à agir, à remplir le monde de printemps et les amphores de la fête de vin. Marie, comme un signe indicateur, oriente au-delà d’elle-même, montre que le point d’arrivée est le Seigneur Jésus et sa Parole, le centre vers lequel tout converge, l’axe autour duquel tournent le temps et l’éternité.
La recommandation maternelle est donc d’incarner l’Évangile, en le rendant «geste et corps, sang et chair, effort et sourire». C’est précisément ce dernier qui restera : une vie qui, vide, devient pleine. Qui, éteinte, s’illumine.
Faites tout ce qu’il vous dit : tout l’Évangile, la parole exigeante, la caresse consolante, le reproche et l’étreinte. Ce que vous comprenez et aussi ce que vous ne comprenez pas. Marie nous exhorte à être comme les prophètes : à ne laisser passer aucune de ses paroles.
«Range ton épée». Voici la parole de Jésus à ne pas «laisser tomber»aujourd’hui, adressée à l’apôtre Pierre. «Désarme ta main et avant tout ton cœur»: réaffirmer la «paix désarmée et désarmante» tant désirée.
«La paix est désarmée et désarmante. Elle n’est pas dissuasion, mais fraternité, elle n’est pas ultimatum, mais dialogue. Elle n’adviendra pas comme le fruit de victoires sur l’ennemi, mais comme le résultat d’une semence de justice et d’un pardon courageux», a insisté le Pape.
Cette injonction s’adresse en premier lieu aux «puissants de ce monde», auxquels Léon XIV a adressé une exhortation supplémentaire: «Ayez l’audace du désarmement!». Mais l’invitation s’étend à chacun, dans la conscience qu’on ne peut jamais éliminer un frère ou une sœur au nom d’une idée, d’une foi, d’une politique. S’il n’y a pas de paix en nous, nous ne donnerons pas la paix.
«Qu’il n’en soit pas ainsi parmi vous». Une autre parole de Jésus a résonné. Une mise en garde contre les «grands de ce monde», qui construisent «des empires avec le pouvoir et l’argent». Dieu n’agit pas ainsi: il ne siège pas sur des trônes, mais s’agenouille aux pieds de chacun, ceint d’un linge, confiné dans «le peu d’espace nécessaire pour laver les pieds de ses amis et prendre soin d’eux».
Il est donc nécessaire de changer de regard: contempler le monde «à partir du bas», les yeux dans les yeux avec ceux qui souffrent, avec les petits. Avec la veuve, l’orphelin, l’étranger, l’enfant blessé, l’exilé, le fugitif. Et encore, avec ceux qui font naufrage. Avec Lazare, et non avec le riche glouton –comme le raconte l’Évangile de Luc. Ici aussi, l’étoile polaire est Marie, et son cantique du Magnificat, dans lequel elle met en évidence les «lignes de fracture» de l’humain, là où se produit «la distorsion du monde». Là où se rencontrent les humbles et les puissants, les pauvres et les riches, les repus et les affamés. Et elle choisit les petits, elle se range du côté des derniers de l’histoire, pour nous apprendre à imaginer, à rêver avec elle de nouveaux cieux et d’une nouvelle terre.
«Heureux les artisans de paix». La dernière parole de Jésus examinée a invité à contempler le don que Dieu fait à ceux qui «préfèrent la paix avec l’ennemi à la victoire sur lui». Léon XIV s’est adressé à ceux qui sont appelés aujourd’hui à œuvrer pour la réconciliation: il les invite à être «doux et déterminés», à ne pas «baisser les bras». Dans la certitude que, tout au long du chemin, Dieu ne les abandonne pas, mais «crée et répand» la paix à travers «ses amis qui deviennent à leur tour des pacificateurs, des instruments de sa paix». Le Souverain pontife conclut son allocution par une prière adressée à Marie, «femme en paix profonde, reine de la paix», l’invoquant afin que, en renonçant à «l’égoïsme aveugle», chacun puisse «suivre le Christ, véritable lumière de l’homme».
Le Pape a commencé le moment de prière en offrant, comme geste rituel de dévotion, à la Vierge de Fatima et au sanctuaire une rose en or, qui a été réalisée pour l’occasion par la société «Diego Serpone» de Naples. Il a ensuite introduit la contemplation des mystères joyeux du Rosaire en priant pour que chaque fidèle, «dans un monde déchiré par les luttes et les discordes», puisse devenir artisan «de paix».
Chaque dizaine du Rosaire était accompagnée de la lecture d’un passage du huitième chapitre de Lumen Gentium, document conciliaire qui traite du rôle de la Bienheureuse Vierge Marie dans le mystère du Christ et de l’Église, afin de commémorer l’anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II, le 11 octobre 1962. Italien, anglais, espagnol, français et portugais sont les cinq langues dans lesquelles les mystères ont été récités.
Après la récitation du Salve Regina et des litanies de Lorette, le Pape a prononcé sa méditation. Le Saint-Sacrement a ensuite été exposé, avec en fond sonore le chant Adoro te devote. L’adoration a été accompagnée de la lecture d’un passage tiré du livre du prophète Isaïe. Des invocations ont également été proclamées, respectivement en anglais, polonais, allemand, chinois et arabe. Le rite final a été celui de la bénédiction eucharistique, suivie de la remise du Saint-Sacrement dans le tabernacle, avec le chant Madre fiducia nostra.

Source : VATICANNEWS, le 11 octobre 2025