09-15.10.2025 – PÈLERINAGE À FATIMÀ : 3ÈME JOUR

Moments clés :

Messe à l’église paroissiale de Fatima
Extrait de l’homélie

Visite de Notre-Dame des Orties :

Visite de la basilique de Notre-Dame du Rosaire :

Tombes de Jacinta et Lucia
Tombe de Francisco

Visite de Domus Pacis, centre de l’Apostolat mondial de Fatima :

Son logo

Ses deux chapelles :

Rosaire et procession (prière pour la paix) :

11.10.2025 – VEILLÉE DE PRIÈRE POUR LA PAIX PRÉSIDÉE PAR LE PAPE LÉON XIV

Léon XIV aux puissants du monde: ayez l’audace du désarmement

Présidant la récitation du chapelet pour la paix, samedi 11 octobre, place Saint-Pierre, Léon XIV a réaffirmé qu’aucune idéologie, aucune foi, aucune politique ne peut justifier l’élimination de son prochain. Il faut regarder le monde avec «le regard des petits», affirme-t-il, exhortant ceux qui ont des responsabilités dans le monde à créer «les conditions d’un avenir de paix»: «Soyez doux et déterminés, ne baissez pas les bras. Dieu marche avec vous».

Edoardo Giribaldi – Cité du Vatican

«Faites tout ce qu’il vous dira»: ce sont les derniers mots prononcés par Marie dans les Évangiles. Un testament, une invitation à ne pas « laisser tomber » les encouragements, les exhortations de Jésus. Comme celle adressée à Pierre dans le jardin des oliviers : « Range ton épée». La paix, en effet, naît de la communion, et non de la dissuasion. Du dialogue, et non de l’ultimatum. C’est une audace, celle de déposer son arme –le désarmement, précisément– qui est plus que jamais exigée des puissants d’aujourd’hui. Car «aucune idée, aucune foi, aucune politique ne nous autorise à tuer». Le Pape Léon XIV a médité sur ces thèmes lors du chapelet pour la paix présidé ce samedi soir, 11 octobre, sur la place Saint-Pierre. La statue originale de Notre-Dame de Fatima, apportée à Rome à l’occasion du Jubilé de la spiritualité mariale, a veillé sur le Souverain pontife et les fidèles réunis en prière.

Un cœur qui écoute et prend part à un monde accueillant

Des recueillements de la «première Église de Jérusalem» à ceux de deux mille ans plus tard, la présence de la Vierge est constante. Avec la même persévérance, Léon XIV a donc exhorté à ne pas cesser de prier pour la paix, «don de Dieu qui doit devenir notre conquête et notre engagement». À l’instar de la mère de Jésus, selon les mots de saint Jean-Paul II, le Pape a invité chacun à devenir «une humble tente du Verbe, mue uniquement par le vent de l’Esprit»: doté «d’un cœur qui écoute, et qui prend part à un monde accueillant». «À travers elle, Femme affligée, forte, fidèle, nous demandons de nous accorder le don de la compassion envers tout frère et toute sœur qui souffrent et envers toutes les créatures.»

Femme qui aime, mère qui pleure

Le Pape n’a pas fait seulement référence à la Vierge, mais à tout le groupe de femmes, «petit» mais courageux, qui se tenait près de la Croix. Aujourd’hui, le Christ est «encore crucifié dans ses frères», et chacun est appelé à lui apporter réconfort, communion et aide. Et le Pape de citer le prêtre et poète italien David Maria Turoldo (1916-1992): «Mère, tu es toute femme qui aime; mère, tu es toute mère qui pleure un enfant tué, un enfant trahi. Ces enfants que l’on n’a jamais fini de tuer»

«Faites tout ce qu’il vous dira»

La veillée de prière pour le Jubilé de la spiritualité mariale n’a pas été éclairée seulement par les lueurs du soir romain, mais aussi par la lumière, «douce et persévérante»,qui émane des paroles de Marie dans les Évangiles. Parmi celles-ci, le Pape a rappelé ses dernières: «Faites tout ce qu’il vous dira» (Jn 2, 5)Ces paroles, qui ressemblent presque à un testament, doivent donc être très chères aux enfants, comme tout testament d’une mère, a déclaré le Pape.

Elle est certaine que son Fils parlera, que sa Parole n’est pas finie, qu’elle continue à créer, à engendrer, à agir, à remplir le monde de printemps et les amphores de la fête de vin. Marie, comme un signe indicateur, oriente au-delà d’elle-même, montre que le point d’arrivée est le Seigneur Jésus et sa Parole, le centre vers lequel tout converge, l’axe autour duquel tournent le temps et l’éternité.

«Geste et corps, effort et sourire»

La recommandation maternelle est donc d’incarner l’Évangile, en le rendant «geste et corps, sang et chair, effort et sourire». C’est précisément ce dernier qui restera : une vie qui, vide, devient pleine. Qui, éteinte, s’illumine.

Faites tout ce qu’il vous dit : tout l’Évangile, la parole exigeante, la caresse consolante, le reproche et l’étreinte. Ce que vous comprenez et aussi ce que vous ne comprenez pas. Marie nous exhorte à être comme les prophètes : à ne laisser passer aucune de ses paroles.

«Range ton épée»

«Range ton épée». Voici la parole de Jésus à ne pas «laisser tomber»aujourd’hui, adressée à l’apôtre Pierre. «Désarme ta main et avant tout ton cœur»: réaffirmer la «paix désarmée et désarmante» tant désirée.

«La paix est désarmée et désarmante. Elle n’est pas dissuasion, mais fraternité, elle n’est pas ultimatum, mais dialogue. Elle n’adviendra pas comme le fruit de victoires sur l’ennemi, mais comme le résultat d’une semence de justice et d’un pardon courageux», a insisté le Pape.

Cette injonction s’adresse en premier lieu aux «puissants de ce monde», auxquels Léon XIV a adressé une exhortation supplémentaire: «Ayez l’audace du désarmement!». Mais l’invitation s’étend à chacun, dans la conscience qu’on ne peut jamais éliminer un frère ou une sœur au nom d’une idée, d’une foi, d’une politique. S’il n’y a pas de paix en nous, nous ne donnerons pas la paix.

«Qu’il n’en soit pas ainsi parmi vous»

«Qu’il n’en soit pas ainsi parmi vous». Une autre parole de Jésus a résonné. Une mise en garde contre les «grands de ce monde», qui construisent «des empires avec le pouvoir et l’argent». Dieu n’agit pas ainsi: il ne siège pas sur des trônes, mais s’agenouille aux pieds de chacun, ceint d’un linge, confiné dans «le peu d’espace nécessaire pour laver les pieds de ses amis et prendre soin d’eux».

Un regard neuf

Il est donc nécessaire de changer de regard: contempler le monde «à partir du bas», les yeux dans les yeux avec ceux qui souffrent, avec les petits. Avec la veuve, l’orphelin, l’étranger, l’enfant blessé, l’exilé, le fugitif. Et encore, avec ceux qui font naufrage. Avec Lazare, et non avec le riche glouton –comme le raconte l’Évangile de Luc. Ici aussi, l’étoile polaire est Marie, et son cantique du Magnificat, dans lequel elle met en évidence les «lignes de fracture» de l’humain, là où se produit «la distorsion du monde». Là où se rencontrent les humbles et les puissants, les pauvres et les riches, les repus et les affamés. Et elle choisit les petits, elle se range du côté des derniers de l’histoire, pour nous apprendre à imaginer, à rêver avec elle de nouveaux cieux et d’une nouvelle terre.

«Heureux les artisans de paix»

«Heureux les artisans de paix». La dernière parole de Jésus examinée a invité à contempler le don que Dieu fait à ceux qui «préfèrent la paix avec l’ennemi à la victoire sur lui». Léon XIV s’est adressé à ceux qui sont appelés aujourd’hui à œuvrer pour la réconciliation: il les invite à être «doux et déterminés», à ne pas «baisser les bras». Dans la certitude que, tout au long du chemin, Dieu ne les abandonne pas, mais «crée et répand» la paix à travers «ses amis qui deviennent à leur tour des pacificateurs, des instruments de sa paix». Le Souverain pontife conclut son allocution par une prière adressée à Marie, «femme en paix profonde, reine de la paix», l’invoquant afin que, en renonçant à «l’égoïsme aveugle», chacun puisse «suivre le Christ, véritable lumière de l’homme».

Une rose pour la Vierge Marie

Le Pape a commencé le moment de prière en offrant, comme geste rituel de dévotion, à la Vierge de Fatima et au sanctuaire une rose en or, qui a été réalisée pour l’occasion par la société «Diego Serpone» de Naples. Il a ensuite introduit la contemplation des mystères joyeux du Rosaire en priant pour que chaque fidèle, «dans un monde déchiré par les luttes et les discordes», puisse devenir artisan «de paix».

La lecture de Lumen Gentium

Chaque dizaine du Rosaire était accompagnée de la lecture d’un passage du huitième chapitre de Lumen Gentium, document conciliaire qui traite du rôle de la Bienheureuse Vierge Marie dans le mystère du Christ et de l’Église, afin de commémorer l’anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II, le 11 octobre 1962. Italien, anglais, espagnol, français et portugais sont les cinq langues dans lesquelles les mystères ont été récités.

L’adoration eucharistique

Après la récitation du Salve Regina et des litanies de Lorette, le Pape a prononcé sa méditation. Le Saint-Sacrement a ensuite été exposé, avec en fond sonore le chant Adoro te devote. L’adoration a été accompagnée de la lecture d’un passage tiré du livre du prophète Isaïe. Des invocations ont également été proclamées, respectivement en anglais, polonais, allemand, chinois et arabe. Le rite final a été celui de la bénédiction eucharistique, suivie de la remise du Saint-Sacrement dans le tabernacle, avec le chant Madre fiducia nostra.

Chapelet pour la paix, récité le 11.10.2025 sur la place St-Pierre

Source : VATICANNEWS, le 11 octobre 2025

09-15.10.2025 – PÈLERINAGE À FATIMÀ : 2ÈME JOUR

MOMENTS CLÉS:

Messe à la chapelle des apparitions – Présidence par M. l’Abbé M. Python

Visite de l’église de la Sainte-Trinité avec les très instructives explications de M. l’Abbé M. Python:

Rencontre inopinée avec notre évêque devant l’église de la Ste-Trinité:

Puis petit moment convivial. Apéro chez Horacio.

Dîner et.. plus chez Horacio

L’après-midi, chemin de croix au Valinhos, sous la conduite de M. L’Abbé M. Python:

Grotte où se réfugiaient les pastoureaux

Et visite d’Aljustrel:

Le soir, chapelet et procession:

Introduction à la quatrième dizaine par une pèlerine notre groupe

SERVIR : LA SEULE PRÉDICATION

SERVIR : LA SEULE PRÉDICATION

Exposition commémorative du centenaire de l’Association des Servites de Notre-Dame de Fatima

Du 30 novembre 2024 au 15 octobre 2025

Convivium de Santo Agostinho | étage inférieur de la basilique de la Sainte Trinité

Conçue à partir de l’un des concepts clés les plus identitaires du christianisme, l’exposition « Servir : la seule prédication » présente une réflexion large et révolutionnaire sur les figures types qui, dans le contexte de la culture occidentale de matrice chrétienne, représentent – à partir du discours et, surtout, de l’action elle-même – le don de la vie par les autres.

Composée de sept noyaux, « Servir : la seule prédication » sauve des thèmes plus grands comme la livraison du moi altruiste – et des dernières conséquences — en faveur de l’Autre, ayant comme soyeux les figures du récit biblique et de l’histoire de l’Église lues à partir de la sémantique de la « kenosis » (= abaissement) et de la « diakonia » (= service).

Établi dans la réflexion opérée à travers des œuvres d’art et de la documentation historique, le visiteur pourra se confronter aux exemples du Christ lui-même, de Marie, des Anges, de différents saints et d’hommes et de femmes ordinaires, dans la plupart des cas, inconnus et ignorés des médias, qui, dans leur action historique, ont accepté de servir l’humanité.

L’exposition, qui ne renonce pas au dialogue entre le soi-disant art ancien et l’art dit contemporain, célèbre également le centenaire de l’Association des Servites de Notre-Dame de Fatima, qui retire le nom du mot « servir » et qui, au Sanctuaire de Cova da Iria, se trouve, avec de nombreux autres « ministres » (= serviteurs), au service des pèlerins de Fatima.

Parmi les multiples exemples de service, il y a aussi, comme méta-référence, la production artistique elle-même qui, depuis des siècles immémoriaux, sert la pensée humaine et est, en outre, un lieu de pensée humaine. Ainsi, les auteurs convoqués ici, des sculpteurs anonymes du Moyen Âge et de la Renaissance aux artistes bien connus du temps contemporain, se montrent également serviteurs de l’idée artistique et de la pensée humaine qui continue, à travers l’art, à désinstaller les consciences et à interagir avec le débat sur les thèmes de la citoyenneté et de la place que tout le monde – hommes et femmes — ont dans la société et dans le cadre même du catholicisme.

Pourquoi cette exposition est-elle révolutionnaire ? Parce que – encore plus, en temps de déshumanisation – il réaffirme au visiteur qu’il n’est possible d’aimer son prochain que lorsque l’être humain parvient à conjuguer le verbe « servir ». C’est là que l’on entrevoit le visage glorieux du Christ, comme le soulignent l’Histoire et le Message de Fatima.

Commissariat et muséologie : Marco Daniel Duarte
Muséographie : Humberto Dias
Design : Inês do Carmo

HORAIRE

Du lundi au dimanche : 09h00 à 12h30 (dernière entrée) et 14h00 à 17h30 (dernière entrée). Entrée gratuite.

Il se termine dans l’après-midi du 24 décembre, du 25 décembre et du 1er janvier.

Source : SANCTUAIRE DE FATIMA

Quelque œuvres :