01.01.2026 – ANGÉLUS À ROME

Ouvrir l’année sous le signe d’un cœur qui bat pour la paix

Au terme de la messe qu’il a présidée en ce premier jour de l’année, le Saint-Père est apparu à la fenêtre des appartements pontificaux pour la prière mariale de l’Angélus. Il a invité les fidèles à ne pas se contenter de tourner la page du calendrier, mais à «inaugurer une ère de paix et d’amitié entre tous les peuples, en laissant Dieu transformer l’histoire par l’espérance, le pardon et la miséricorde.

Jean-Paul Kamba, SJ – Cité du Vatican

«Sans ce désir du bien, il serait inutile de tourner les pages du calendrier et de remplir nos agendas». Dès les premiers mots de l’Angélus, le Saint-Père a d’abord souhaité à tous les fidèles une année de paix et d’amitié. Ensuite, il a fait remarquer que cette nouvelle année n’est pas seulement une succession de mois à venir, mais une responsabilité spirituelle. Le temps, a-t-il rappelé, devient fécond lorsqu’il est habité par un engagement concret pour la paix et la fraternité entre les peuples.

Le Jubilé, une école d’espérance incarnée

Le Pape revient sur l’héritage spirituel laissé par le Jubilé: apprendre à «transformer les fautes en pardon, la souffrance en consolation, les résolutions vertueuses en bonnes œuvres». C’est dans ce mouvement intérieur que Dieu entre dans l’histoire humaine, non pour l’effacer, mais pour la sauver de l’oubli. «C’est ainsi que Dieu Lui-même habite l’histoire», souligne-t-il, rappelant que le don du Rédempteur, Jésus-Christ, est la réponse de Dieu aux attentes les plus profondes de l’humanité. En devenant notre frère, le Fils unique éclaire les consciences et rend possible la construction d’un avenir commun, «comme une maison accueillante pour tout homme et toute femme qui vient au jour».

Marie, gardienne du mystère d’un Dieu qui se fait proche

“La fête de Noël nous conduit aujourd’hui à tourner notre regard vers Marie qui fut la première à sentir battre le cœur du Christ. Dans le silence de son sein virginal, le Verbe de la vie s’annonce comme une palpitation de grâce”

À travers Marie, Dieu révèle son propre cœur: un cœur qui «bat pour chaque homme et pour chaque femme», insiste le Pape, pour ceux qui l’accueillent avec simplicité, comme les bergers, mais aussi pour ceux qui le refusent, comme Hérode.

Un cœur qui ne se résigne pas à l’injustice

Loin de toute indifférence, le cœur du Christ demeure tourné vers tous: «Il bat pour les justes afin qu’ils persévèrent dans leur dévouement, et pour les injustes afin qu’ils changent de vie et trouvent la paix».

Le mystère de l’Incarnation, né «d’une femme», invite aussi à reconnaître la dignité sacrée de toute vie humaine. Chaque enfant à naître porte en lui «l’image divine imprimée dans notre corps», reflet du don premier de Dieu.

Prier pour la paix, des nations aux familles

En cette Journée, le Saint Père exhorte à prier pour la paix, «d’abord entre les nations ensanglantées par les conflits et la misère», mais aussi au cœur des réalités les plus proches: «les familles blessées par la violence et la souffrance».

“Certains que le Christ, notre espérance, est le soleil de justice qui ne s’éteint jamais, demandons avec confiance l’intercession de Marie, Mère de Dieu et Mère de l’Église.”

Source : VATICANEWS, le 1er janvier 2026

Léon XIV invite à commencer à construire une année de paix

Après la prière de l’Angélus, place Saint-Pierre, le Pape a salué les pèlerins et les fidèles réunis en ce premier jour de l’année 2026. Adressant ses vœux aux milliers de personnes présentes, il a invité, à l’occasion de la 59e journée mondiale de la paix, à s’engager pour construire la paix, désarmant nos cœurs et en s’abstenant de toute violence.

Vatican News

En ce 1er janvier, journée mondiale de la paix depuis 1968 sur volonté de saint Paul VI comme il l’a rappelé aux fidèles et aux pèlerins réunis sous ses fenêtres, place Saint-Pierre, Léon XIV a confié que dans son message publié à cette occasion, il a voulu reprendre le souhait que le Seigneur lui a suggéré en l’appelant «à ce service»«la paix soit avec vous»«Une paix désarmée et désarmante qui vient de Dieu, don de son amour inconditionnel, confié à notre responsabilité».

Léon XIV a alors lancé cette invitation: «Commençons, avec la grâce de Dieu, à construire une année de paix, désarmant nos cœurs et en s’abstenant de toute violence». Il a aussi exprimé sa vive appréciation envers les innombrables initiatives promues à cette occasion à travers le monde, citant une marche qui eut lieu mercredi soir à Catane, en Sicile, et celle organisée ce jeudi par la communauté de Sant’Egidio, très engagée depuis plusieurs décennies notamment dans la médiation dans des conflits armés à travers le monde. Plusieurs dizaines de personnes étaient ainsi présentes, tenant des pancartes sur lesquelles figuraient le nom des pays ou des régions du monde actuellement en guerre.

La bénédiction de saint François d’Assise

Le Saint-Père a évoqué également le huitième centenaire de la mort de saint François d’Assise, désirant adressé à chaque personne sa bénédiction tirée des Saintes Écritures: «Que le Seigneur te bénisse et te garde; que le Seigneur te découvre sa Face et te prenne en pitié. Qu’il tourne vers toi son Visage et te donne la paix. Que le Seigneur, frère T Léon, te bénisse.»

Léon XIV avait commencé bien sûr par adresser ses vœux de paix et de prospérité à tous, et notamment au président de la République italienne, Sergio Mattarella qui lui avait souhaité auparavant une bonne année.