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« La vérité est née de la Vierge Marie »

« La vérité est née de la Vierge Marie »

Saint Augustin explique avec une heureuse concision : « Qu’est-ce-que la vérité ? Le Fils de Dieu. Qu’est-ce que la terre ? La chair. Demande-toi d’où est né le Christ, et vois pourquoi la vérité a germé de la terre… la vérité est née de la Vierge Marie » (En. in Ps. 84, 13).

Et dans un discours sur Noël, il affirme : « Avec cette fête qui revient chaque année, nous célébrons donc le jour où s’est accomplie la prophétie : “La vérité a surgi de la terre et la justice s’est penchée du ciel”. La Vérité qui est dans le sein du Père a surgi de la terre parce qu’elle fut aussi dans le sein d’une mère. La Vérité qui régit le monde entier a surgi de la terre parce qu’elle fut soutenue par les mains d’une femme…

La Vérité que le ciel ne suffit pas à contenir a surgi de la terre pour être couchée dans une mangeoire. À l’avantage de qui un Dieu si sublime s’est-il fait si humble ? Certainement avec aucun avantage pour lui, mais avec un grand avantage pour nous, si nous croyons » (Sermones, 185, 1).

Saint Augustin (354-430)

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

25.11.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,1-18. 

Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement auprès de Dieu.
C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui.
En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ;
la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.

Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean.
Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui.
Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.


Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde.
Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu.
Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu.
Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom.
Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu.
Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.
Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. »
Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ;
car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Nersès Snorhali (1102-1173)

patriarche arménien

Deuxième partie, § 328-332 ; SC 203 (Jésus Fils Unique du Père, trad. I. Kéchichian, éd. du Cerf, 1973 ; p. 104-105 ; rev.)

Toi, le Fils unique du Père, tu es né dans notre chair !

D’abord, par ton Esprit divin L’âme de la sainte Vierge a été sanctifiée, Et la puissance de ton Père des cieux L’a couverte de son ombre. Ensuite, Toi, le Fils unique du Père, Tu es descendu de gré en ses entrailles : Tu es devenu véritablement chair, Dieu et homme, les deux ne formant qu’un. Tu es né avec notre corps humain, Toi qui étais né d’abord du Père incorporellement ; Tu as ôté les douleurs du premier homme, Couvert de feuilles, grâce à tes langes. Ô Toi le Verbe, dans la crèche de celui qui est privé de parole Pour être la nourriture de celui qui est doué de parole, Ô Toi Lumière, manifestée par la lumière de l’étoile, Les Mages grâce à celle-ci T’ont adoré. Les Chœurs des Anges étaient descendus dans la grotte, Et Te servaient en ta sainte Nativité ; Ils avisaient les bergers et leur annonçaient la Bonne Nouvelle ; Ils chantaient : « Gloire au plus haut des cieux ! »

LECTURES :

Livre d’Isaïe 52,7-10. 

Comme ils sont beaux sur les montagnes, les pas du messager, celui qui annonce la paix, qui porte la bonne nouvelle, qui annonce le salut, et vient dire à Sion : « Il règne, ton Dieu ! »
Écoutez la voix des guetteurs : ils élèvent la voix, tous ensemble ils crient de joie car, de leurs propres yeux, ils voient le Seigneur qui revient à Sion.
Éclatez en cris de joie, vous, ruines de Jérusalem, car le Seigneur console son peuple, il rachète Jérusalem !
Le Seigneur a montré la sainteté de son bras aux yeux de toutes les nations. Tous les lointains de la terre ont vu le salut de notre Dieu.

Psaume 98(97),1.2-3ab.3cd-4.5-6. 

R/ La terre tout entière a vu le salut que Dieu nous donne. (Ps 97, 3)

Chantez au Seigneur un chant nouveau, 
car il a fait des merveilles ; 
par son bras très saint, par sa main puissante, 
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire 
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière, 
sonnez, chantez, jouez !

Jouez pour le Seigneur sur la cithare, 
sur la cithare et tous les instruments ;
au son de la trompette et du cor, 
acclamez votre roi, le Seigneur !

Lettre aux Hébreux 1,1-6. 

À bien des reprises et de bien des manières, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ;
mais à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils qu’il a établi héritier de toutes choses et par qui il a créé les mondes.
Rayonnement de la gloire de Dieu, expression parfaite de son être, le Fils, qui porte l’univers par sa parole puissante, après avoir accompli la purification des péchés, s’est assis à la droite de la Majesté divine dans les hauteurs des cieux ;
et il est devenu bien supérieur aux anges, dans la mesure même où il a reçu en héritage un nom si différent du leur.
En effet, Dieu déclara-t-il jamais à un ange : Tu es mon Fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré ? Ou bien encore : Moi, je serai pour lui un père, et lui sera pour moi un fils ?
À l’inverse, au moment d’introduire le Premier-né dans le monde à venir, il dit : Que se prosternent devant lui tous les anges de Dieu.

25.12.2025 – SAINT DU JOUR

mater misericordie spes et via venie pia pium pro nobis exora filium

Bienheureux Pierre le Vénérable

Neuvième abbé de Cluny 

Pierre le Vénérable naît dans la noble famille des Montboissier, entre 1092 et 1094, en Auvergne. 

Il entre très jeune au monastère clunisien de Sauxillanges en Auvergne, puis gravit les échelons de la carrière clunisienne : il fut notamment nommé écolâtre et prieur à l’abbaye de Vézelay, dans les années 1116/1117, par le nouvel abbé de Cluny, Pons de Melgueil. Certains lui ont attribué le programme iconographique des chapiteaux de l’abbatiale romane de Vézelay.

Il voyage beaucoup et joue un rôle diplomatique important, notamment lors de l’élection pontificale lorsqu’il reconnaît en 1130 le Pape Innocent II (Gregorio Papareschi, 1130-1143), contre l’antipape Anaclet II (Pietro Pierleoni, 1130-1138). 

Son activité intellectuelle fait de lui un représentant de la renaissance du XIIe siècle. Il fait traduire le Coran en latin, Lex Mahumet pseudoprophete. Connu comme polémiste, il rédigera ensuite des traités pour réfuter les doctrines israélites et musulmanes. En effet, il recommande d’établir des débats argumentés avec les théologiens des autres religions, plutôt que des Croisades. 

Sa devise est : « La règle de saint Benoît est subordonnée à la charité ». Les accusations de Bernard de Clairvaux (St Bernard) contre Cluny avaient été violentes et Pierre y avait répondu avec une dignité qui lui avait assuré la victoire. Il s’est ensuite réconcilié avec Bernard dont il est devenu l’ami et parfois, tout de même, son charitable critique. 

Quand Abélard, également dénoncé par le très contemplatif St Bernard, est condamné comme hérétique à être enfermé dans un couvent, Pierre le Vénérable l’accueille à Cluny comme un frère. À la mort d’Abélard, Pierre cède furtivement son corps à l’abbaye du Paraclet, dont Héloïse est abbesse, et rédige l’absolution plénière suivante : « Moi, Pierre, abbé de Cluny, j’ai reçu Pierre Abélard dans le monastère de Cluny et cédé son corps, furtivement apporté, à l’abbesse et aux religieuses du Paraclet. Par autorité de Dieu tout-puissant et de tous les saints, je l’absous d’office de tous ses péchés. » Cette absolution fut, selon la coutume d’alors, gravée au-dessus du tombeau d’Abélard par l’abbesse.

Considéré par l’historiographie du XXe siècle comme le dernier des grands abbés de Cluny, Pierre succède à son oncle Hugues II de Semur. Il combat également l’hérésie de Pierre de Bruys. Il réforme l’abbaye de Cluny, en proie à des difficultés financières. Il réforme le domaine seigneurial pour assurer le train de vie des moines (Dispositio rei familiaris). 

Les inventaires qui sont constitués (Constitutio expense cluniaci) sont une précieuse source pour les historiens, avec des données sur les rendements, les semences, les techniques agricoles… 

Il est l’auteur d’un livre « Les merveilles de Dieu » et aussi d’un traité contre les juifs : Aduersus Iudœorum inueteratam duritiem

Pierre le Vénérable meurt le 25 décembre 1156.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :

>>> Pierre le Vénérable

Bienheureux Pierre le Vénérable priez pour nous !

La Prière de Saint Pierre le Vénérable « Je vous salue Vierge bénie » :

« Je vous salue, Vierge bénie, qui avez mis le mal en déroute, épouse du Très-Haut et Mère de l’Agneau le plus doux. Vous régnez dans les cieux. Vous sauvez la terre. Les hommes soupirent vers vous et les démons mauvais vous redoutent. Vous êtes la fenêtre, la porte et le voile, la cour et la maison, le temple, la terre, lys par votre virginité et rose par votre martyre. Vous êtes le jardin clos et la fontaine du jardin qui lave ceux qui sont souillés, purifie ceux qui sont corrompus et vivifie ceux qui sont morts. Vous êtes la maîtresse des anges, l’espoir après Dieu de tous les siècles, le reposoir du roi et le siège de la divinité. Vous êtes l’étoile qui brille à l’Orient et dissipe à l’Occident les ténèbres, l’aurore qui annonce le soleil et le jour qui ignore la nuit. Vous qui avez engendré celui qui nous engendre, confiante comme une mère qui a bien rempli sa tâche, réconciliez les hommes avec Dieu. Priez, Mère, le Dieu que vous avez mis au monde qu’il nous absolve de nos fautes et après nous avoir pardonné qu’il nous donne la grâce et la gloire. Amen. »

MINUIT, CHRETIENS !

Minuit, Chrétiens ! C’est l’heure solennelle

Où l’homme Dieu descendit jusqu’à nous

Pour effacer la tache originelle

Et de son père arrêter le courroux

Le monde entier tressaille d’espérance

En cette nuit qui lui donne un sauveur

Peuple, à genoux attends ta délivrance

Noël ! Noël ! Voici le Rédempteur !

Noël ! Noël ! Voici le Rédempteur !

 

Le Rédempteur a brisé toute entrave

La terre est libre et le ciel est ouvert

Il voit un frère ou n’était qu’un esclave

L’amour unit ceux qu’enchaînait le fer

Qui lui dira notre reconnaissance ?

C’est pour nous tous qu’il naît, qu’il souffre et meurt

Peuple, debout ! chante ta délivrance

Noël ! Noël ! Chantons le Rédempteur !

24.12.2025 – MESSE DE LA NUIT DE NOËL À ROME

Nuit de Noël: «Dieu envoie un enfant, parole d’espérance, face à la souffrance»

Présidant dans la soirée de ce 24 décembre, la messe en la solennité de la Nativité du Seigneur, le Pape Léon XIV a invité à admirer «la sagesse de Noël». «Par l’enfant Jésus, Dieu donne au monde une vie nouvelle» a-t-il déclaré. «Alors que l’homme veut devenir Dieu pour dominer son prochain, Dieu veut devenir homme pour nous libérer de tout esclavage» a-t-il ajouté. Le Saint-Père a exhorté à proclamer la joie de Noël, «fête de la foi et de la charité».

Myriam Sandouno – Cité du Vatican

«Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur» (Lc 2, 11). Cette nuit-là, «le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi». Ces passages bibliques ont résonné ce 24 décembre dans la basilique Saint-Pierre de Rome. En cette nuit de Noël, signe de l’espérance, message central du temps jubilaire, environ 6 000 fidèles présents dans la basilique et 5 000 personnes rassemblées sur la place vaticane, malgré la pluie, ont participé à la célébration eucharistique, méditant sur l’essence de la Nativité du Seigneur, mais également sur la gloire de Dieu qui a enveloppé de lumière les bergers de Bethléem, les invitant à accueillir la bonne nouvelle de la naissance du Sauveur.

L’espérance du monde dans la fragilité d’un Enfant

Avant le rite d’introduction de la toute première messe de Noël de Léon XIV, qu’il a présidée ce mercredi soir, l’assemblée s’est préparée dans la prière et la louange, à accueillir avec foi «le Sauveur venu à notre rencontre dans l’Eucharistie». Quelques textes de l’Ancien testament annonçant la venue du Sauveur ont été lus, notamment du Livre de la Genèse, du prophète Isaïe, ou encore du Livre de Michée. «L’Enfant Jésus» étant ensuite présenté officiellement, des bouquets de fleurs lui ont été offert par dix enfants vêtus de tenues traditionnelles pour certains, originaires de Corée du Sud, d’Inde, du Mozambique, du Paraguay, de Pologne et d’Ukraine. 

La Nativité du Seigneur est «l’espérance qui ne déçoit pas». L’espérance du monde s’est manifestée dans la fragilité d’un Enfant, les anges dans le ciel chantent sa gloire; et les hommes aimés du Seigneur, assistant à cette messe, se sont réjouis de sa présence de paix, chantant tous ensemble en latin avec la chorale, le Gloria: «Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime» (Luc 2, 13-14). Avec cet hymne, le peuple de Dieu, s’unissant au chant des anges dans la nuit de Noël, a ainsi glorifié cette naissance de Jésus à l’origine du salut.

Le Pape Léon XIV lors de la messe de la nuit de Noël

Le Pape Léon XIV lors de la messe de la nuit de Noël   (@Vatican Media)

La sainteté de l’Esprit brillant dans le corps du nouveau-né

Dans son homélie, le Pape Léon XIV a rendu grâce pour la naissance «de l’Emmanuel, un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire», un «signe clair donné au monde obscure». La lumière divine qui «rayonne de cet Enfant, a-t-il soutenu, nous aide à voir l’homme dans toute vie naissante». Pour trouver le Sauveur, a-t-il poursuivi, «il ne faut pas regarder vers le haut, mais contempler vers le bas. La toute-puissance de Dieu resplendit dans l’impuissance d’un nouveau-né; l’éloquence du Verbe éternel résonne dans le premier cri d’un nourrisson; la sainteté de l’Esprit brille dans ce petit corps à peine lavé et emmailloté». Celui qui nous rachète de la nuit naît dans la nuit, a-t-il expliqué, «la trace du jour qui se lève n’est plus à chercher loin, dans les espaces sidéraux, mais en baissant la tête, dans l’étable voisine».

“Pour éclairer notre aveuglement, le Seigneur a voulu se révéler à l’homme comme un homme, son image véritable, selon un projet d’amour commencé avec la création du monde. Tant que la nuit de l’erreur obscurcit cette vérité providentielle, alors «il n’y a pas d’espace non plus pour les autres, pour les enfants, pour les pauvres, pour les étrangers» (Benoît XVI, Homélie dans la nuit de Noël, 24 décembre 2012).”

Le don d’une vie nouvelle pour un monde blessé

Pour le Successeur de Pierre, il faut apprendre de la sagesse de Noël, «Dieu ne nous donne pas quelque chose, mais lui-même, afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier pour faire de nous son peuple». Par l’enfant Jésus, «Dieu donne au monde une vie nouvelle: la sienne, pour tousCe n’est pas une solution à tous les problèmes», mais «une histoire d’amour qui nous implique tous» a indiqué le Pape. Léon XIV a rassuré sur le fait que face aux attentes des peuples, «Il envoie un enfant, afin qu’il soit parole d’espérance»; face à la souffrance des misérables, «Il envoie un être sans défense, afin qu’il soit la force pour se relever»; face à la violence et à l’oppression, «Il allume une douce lumière qui éclaire de salut tous les enfants de ce monde».

Noël, un temps de gratitude et de mission

«La naissance de Jésus ravive en nous le don et l’engagement de porter l’espérance là où elle a été perdue», car «avec Lui, la joie fleurit, la vie change, l’espérance ne déçoit pas» disait il y a un an, le Pape François lors de la nuit de Noël. Léon XIV se souvient encore de ces paroles de son prédécesseur. «C’est par ces mots que débutait l’Année Sainte. Maintenant que le Jubilé touche à sa fin, a-t-il déclaré, Noël est pour nous un temps de gratitude et de mission. Gratitude pour le don reçu, mission pour en témoigner au monde».

Un moment de la messe

Un moment de la messe   (ANSA)

Le Pape a invité les chrétiens à proclamer la joie de Noël, «qui est la fête de la foi, de la charité et de l’espérance». «C’est la fête de la foi, a-t-il insisté, car Dieu devient homme, naissant de la Vierge; de la charité, car le don du Fils rédempteur se réalise dans le dévouement fraternel; de l’espérance, car l’Enfant Jésus l’allume en nous, faisant de nous des messagers de paix». «Avec ces vertus dans le cœur, sans craindre la nuit, nous pouvons aller à la rencontre de l’aube du jour nouveau» a dit le Saint-Père.

Prières pour la paix

Au cours de cette célébration eucharistique, Léon XIV, avec toute l’assemblée, s’est uni aux joies et souffrances de toute l’humanité, les présentant au «Fils de Dieu qui est né aujourd’hui pour nous». Des prières ont été élevées par l’ensemble des fidèles, pour la paix dans le monde, les gouvernants, pour l’Église et ceux qui implorent la miséricorde de Dieu en cette période du Jubilé, ainsi que pour toutes les femmes. 

Comme chaque année, «l’Enfant Jésus» accompagnée de quelques enfants portant des fleurs en offrande, a été portée par le Pape jusqu’à la crèche de la basilique, où le Saint-Père y a accompli un acte de vénération.

Source : VATICANNEWS, le 24 décembre 2025