Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,7-15.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.
Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé.

Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.
Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi.
Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Nersès Snorhali (1102-1173)
patriarche arménien
Deuxième partie, § 408-414 ; SC 203 (Jésus Fils Unique du Père, trad. I. Kéchichian, éd. du Cerf, 1973; p. 120-121)
« Lorsque vous priez » (Mt 6,7)
Suivant le commandement de la prière, Je ne suis pas entré en esprit dans la chambre du cœur, Ni non plus dans un coin de la place publique, Pour avoir au moins une récompense humaine. Mais moi, j’ai été négligent dans les deux cas : Pour les apparences et la réalité ; Car ma paresse a triomphé de l’espérance, Et terrestre et céleste ! À présent, Celui qui par nature est ton Père au ciel, Que Tu nous as donné par ta grâce, Accorde-moi d’invoquer parfaitement D’un cœur pur son Nom, Que le Royaume du Seigneur Arrive pour régir mon âme ; Et sur cette terre-ci en moi soit accomplie Sa volonté, ainsi qu’au ciel. Le pain de chaque jour et le Pain qui toujours est, Remède de mon corps et Remède de l’âme, Qu’il veuille me les donner abondamment, à moi indigent : Aussi bien le spirituel que le matériel. Qu’il me remette mes fautes, à moi débiteur, Comme moi aussi je remets à celui qui me doit ; Ou bien surtout qu’Il fasse remettre Des deux côtés, pour qu’il me soit remis. Et qu’il ne permette pas au Tentateur De me tenter, moi poltron, tel un intrépide ; Mais qu’Il veuille me garder de son épée ; Que Lui-même combatte contre le Mauvais !

LECTURES :
Livre d’Isaïe 55,10-11.
Ainsi parle le Seigneur :
« La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, donnant la semence au semeur et le pain à celui qui doit manger ;
ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission. »

Psaume 34(33),4-5.6-7.16-17.18-19.
R/ De toutes leurs angoisses, Dieu délivre les justes. (Ps 33, 18b)
Magnifiez avec moi le Seigneur,
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond :
de toutes mes frayeurs, il me délivre.
Qui regarde vers lui resplendira,
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.
Le Seigneur regarde les justes,
il écoute, attentif à leurs cris.
Le Seigneur affronte les méchants
pour effacer de la terre leur mémoire.
Le Seigneur entend ceux qui l’appellent :
de toutes leurs angoisses, il les délivre.
Il est proche du cœur brisé,
il sauve l’esprit abattu.
