21.08.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 22,1-14. 

En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux anciens du peuple, et il leur dit en paraboles :
« Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils.
Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir.
Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : “Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.”
Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ;
les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.
Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville.
Alors il dit à ses serviteurs : “Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes.
Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.”
Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives.
Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce.
Il lui dit : “Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?” L’autre garda le silence.
Alors le roi dit aux serviteurs : “Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.”
Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Cyrille de Jérusalem (313-350)

évêque de Jérusalem et docteur de l’Église

Catéchèse baptismale préliminaire n°3-4 (Les catéchèses, coll. Les pères dans la foi n° 53-54 ; trad. J. Bouvet ; éd. Migne 1993 ; p. 26-27)

« Comment es-tu entré, sans avoir le vêtement de noce ? »

Il est un homme qui jadis se mêla à la noce dont parlent les Évangiles. En négligé, il entra, s’étendit et se mit à manger, car il avait eu l’accord de l’époux. Mais il aurait fallu que ce convive voyant que tout le monde portait des habits blancs, revêtît lui aussi un vêtement de cette couleur. Loin d’en agir ainsi, il prit sa part des plats tout comme les autres, alors que ni sa tenue ni ses dispositions ne l’assimilaient à eux. Cependant, libéral, l’époux n’est pas pour autant dépourvu de discernement. En faisant le tour des convives un à un, et en les regardant (non qu’il s’intéressât à leur manière de manger, mais bien à leur tenue), il vit un intrus qui n’avait pas la robe des noces et lui dit : « Mon ami, comment es-tu entré ici ? » (Mt 22,12) avec quelle couleur ? avec quelle conscience ? Je veux bien que le portier ne t’ait pas empêché d’entrer, tant est libéral l’intendant. Tu ignorais, soit, quel vêtement était de rigueur pour être admis au festin : tu es entré, tu as vu les vêtements pour ainsi dire fulgurants des convives : n’aurait-il pas fallu, du moins, tirer de ce qui frappait tes yeux, une leçon ? N’aurait-il pas fallu faire une honnête entrée, pour faire une honnête sortie ? Mais voici que ta fâcheuse entrée te vaut aussi une fâcheuse expulsion. (…) Tu as vu ce qui est arrivé à l’homme de ce jour-là : veille à ton propre cas. (…) Il est possible que tu sois entré avec une âme maculée de péchés et avec une intention souillée. (…) Fais aujourd’hui une honnête sortie, et demain une très honnête rentrée. Si ton âme avait pour vêtement l’avarice, entre avec un autre. Dépouille le vêtement que tu as porté, ne mets rien par-dessus ; dépouille-moi fornication et impureté, et revêts-moi la très éclatante robe de la chasteté. Je te donne cet avis avant que n’entre l’Époux des âmes, Jésus, et qu’il ne voie tes vêtements.

LECTURES :

Livre des Juges 11,29-39a. 

En ces jours-là, Jephté était un vaillant guerrier. L’esprit du Seigneur s’empara de lui, et il traversa les pays de Galaad et Manassé, et Mispa de Galaad. De là il passa la frontière des fils d’Ammone.
Jephté fit alors ce vœu au Seigneur : « Si tu livres les fils d’Ammone entre mes mains,
la première personne qui sortira de ma maison pour venir à ma rencontre quand je reviendrai victorieux appartiendra au Seigneur, et je l’offrirai en sacrifice d’holocauste. »
Jephté passa chez les fils d’Ammone pour les attaquer, et le Seigneur les livra entre ses mains.
Il les battit depuis Aroër jusqu’à proximité de Minnith et jusqu’à Abel-Keramim, soit le territoire de vingt villes. Ce fut une très grande défaite, et les fils d’Ammone durent se soumettre aux fils d’Israël.
Lorsque Jephté revint à Mispa, comme il arrivait à sa maison, voici que sa fille sortit à sa rencontre en dansant au son des tambourins. C’était son unique enfant ; en dehors d’elle, il n’avait ni fils ni fille.
Dès qu’il l’aperçut, il déchira ses vêtements et s’écria : « Hélas, ma fille, tu m’accables ! C’est toi qui fais mon malheur ! J’ai parlé trop vite devant le Seigneur, et je ne peux pas reprendre ma parole. »
Elle lui répondit : « Mon père, tu as parlé trop vite devant le Seigneur, traite-moi donc selon ta parole, puisque maintenant le Seigneur t’a vengé de tes ennemis, les fils d’Ammone. »
Et elle ajouta : « Je ne te demande qu’une chose : laisse-moi un répit de deux mois. J’irai dans les montagnes pour pleurer ma virginité avec mes amies. »
Il lui dit : « Va ! » Et il la laissa partir pour deux mois. Elle s’en alla donc, avec ses amies, dans la montagne, et pleura sa virginité.
Les deux mois écoulés, elle revint vers son père, et il accomplit à son égard le vœu qu’il avait prononcé.

Le sacrifice de
Jephté

Psaume 40(39),5.7-8a.8b-9.10. 

Heureux est l’homme 
qui met sa foi dans le Seigneur 
et ne va pas du côté des violents, 
dans le parti des traîtres.

Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, 
tu as ouvert mes oreilles ; 
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : « Voici, je viens.

« Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse. 
Mon Dieu, voilà ce que j’aime : 
ta loi me tient aux entrailles. »

J’annonce la justice 
dans la grande assemblée ; 
vois, je ne retiens pas mes lèvres, 
Seigneur, tu le sais.

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