31.07.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,47-53. 

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : «Le royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons.
Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien.


Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes
et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
« Avez-vous compris tout cela ? » Ils lui répondent : « Oui ».
Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »
Lorsque Jésus eut terminé ces paraboles, il s’éloigna de là.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

pape et docteur de l’Église

Livre XIII, SC 212 (Morales sur Job, trad. A. Bocognano, éd. du Cerf, 1974 ; p. 289-291)

L’ascèse vigilante du juste

« Mon souffle s’épuisera. » (Jb 17,1 Vg) Le souffle s’épuise dans la crainte du jugement, parce que, plus l’âme des élus se sent proche du jugement suprême, plus elle tremble d’épouvante dans son examen de conscience et si elle vient à découvrir en elle-même quelques pensées charnelles, elle les consume au feu de la pénitence. (…) L’élu bat sa coulpe avec d’autant plus de pénétration qu’il attend le juge rigoureusement, déjà tout proche. De là vient que les élus croient leur fin toujours prochaine. Car si l’âme des réprouvés se comporte souvent avec scélératesse, c’est qu’elle juge avoir longtemps à vivre en ce monde. Ainsi le souffle des justes s’étiole et celui de l’injuste s’affermit. Par cela même, en effet, qu’il se gonfle d’orgueil, il ne connaît pas l’étiolement de son souffle. Mais, en considérant la brièveté de sa vie, le juste se détourne des fautes de l’orgueil et de l’impureté. De là cette addition : « Mes jours seront abrégés et seul me reste le tombeau. » Celui qui considère ce qu’il sera dans la mort n’agit jamais qu’avec crainte ; et déjà en n’étant plus vivant, pour ainsi dire, à ses propres yeux, il vit en toute vérité aux yeux de celui qui l’a formé. (…) C’est dans cette ascèse vigilante que le juste échappe aux pièges du péché. De là cette parole l’Écriture : « Dans chacun de tes actes souviens-toi de ta fin et tu ne pécheras jamais plus. » (Si 7,40 Vg)

LECTURES :

Livre de l’Exode 40,16-21.34-38. 

En ces jours-là, Moïse exécuta tout ce que le Seigneur lui avait ordonné.
La demeure de Dieu fut érigée la deuxième année après la sortie d’Égypte, le premier jour du premier mois.
Moïse érigea ainsi la Demeure : il en posa les bases, les poutres et les traverses, et il dressa les colonnes.
Au-dessus de la Demeure, il déploya la Tente et la recouvrit comme le Seigneur le lui avait ordonné.
Il prit le Témoignage et le déposa dans l’arche. Il mit à l’arche ses barres et la recouvrit de la plaque d’or appelée propitiatoire.
Il introduisit l’arche dans la Demeure, et posa le rideau pour voiler l’arche du Témoignage comme le Seigneur le lui avait ordonné.
La nuée couvrit la tente de la Rencontre, et la gloire du Seigneur remplit la Demeure.
Moïse ne pouvait pas entrer dans la tente de la Rencontre, car la nuée y demeurait et la gloire du Seigneur remplissait la Demeure.
À chaque étape, lorsque la nuée s’élevait et quittait la Demeure, les fils d’Israël levaient le camp.
Si la nuée ne s’élevait pas, ils campaient jusqu’au jour où elle s’élevait.
Dans la journée, la nuée du Seigneur reposait sur la Demeure, et la nuit, un feu brillait dans la nuée aux yeux de tout Israël. Et il en fut ainsi à toutes leurs étapes.

Psaume 84(83),3.4.5-6.11. 

R/ De quel amour sont aimées tes demeures, Seigneur de l’univers ! (Ps 83, 2)

Mon âme s’épuise à désirer 
les parvis du Seigneur ; 
mon cœur et ma chair sont un cri 
vers le Dieu vivant !

L’oiseau lui-même s’est trouvé une maison, 
et l’hirondelle, un nid pour abriter sa couvée : 
tes autels, Seigneur de l’univers, 
mon Roi et mon Dieu !

Heureux les habitants de ta maison : 
ils pourront te chanter encore !
Heureux les hommes dont tu es la force : 
des chemins s’ouvrent dans leur cœur !

Oui, un jour dans tes parvis 
en vaut plus que mille. 
J’ai choisi de me tenir sur le seuil, 
dans la maison de mon Dieu, 
plutôt que d’habiter parmi les infidèles.

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