Et Amélia ? Elle est au purgatoire jusqu’à la fin du monde. 

Dans Fatima 100 ans et + Mon Cœur Immaculé sera ton refuge… 

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Purgatoire : Vitrail basilique Notre Dame à Dole 

            Le titre reprend une partie du dialogue échangé à Fatima entre Notre Dame et la petite Lucie le 13 mai 1917.

         Ce dernier jour du mois du Rosaire, préparons-nous à profiter du mois que l’Eglise consacre aux défunts en nous réjouissant d’abord demain avec les âmes de ceux qui sont déjà au ciel et prions pour les âmes qui, à une échéance plus ou moins brève, quitteront le purgatoire pour rejoindre Maria das Néves. 

         C’était une amie de Lucie, plus âgée qu’elle, et dont Notre Dame, à la question de la voyante, nous a révélée le lieu de son séjour : Au Ciel, parmi les élus, la bergerie dont Notre Seigneur est le bon pasteur, mais dont la porte est étroite. Efforcez vous d’y entrer, nous a dit ce bon berger, qui va chercher la brebis perdue à condition qu’elle se laisse prendre. Oui, la porte est étroite nous a dit notre Seigneur. ‘’Il est large le chemin qui mène à la perdition et ils sont nombreux à s’y engager. Mais il est étroit le chemin qui mène au salut et bien peu l’empruntent » .»

            C’est l’occasion de se poser la question du nombre de ces élus en consultant des extraits d’un livre du milieu du XX siècle d’un abbé espagnol du diocèse de Barcelone sur le nombre des élus avec le lien

http://www.catholicapedia.net/Documents/abbe_torrens_ricart/Jose-Ricart-Torrens_Du-nombre-des-elus_extraits.pdf

      Oui, demain, réjouissons-nous avec les élus et chantons un cantique à la Vierge Marie,  »j’irai la voir un jour »    (https://www.youtube.com/watch?v=-gGza2H_LXU

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           Après demain, 2 Novembre : Commémoration des fidèles défunts.

           Après que Notre Dame eut rassuré les enfants sur son intention, précisé sa provenance, exposé ses demandes, Lucie s’enquit du sort de deux de ses connaissances mortes quelques, semaines auparavant.  Celui de la première, Maria das Neves que nous avons évoqué plus haut, nous confirme que dans le ciel se trouve déjà des gens que nous avons connu, qui ont le bonheur de contempler Dieu éternellement, d’abord avec leur âme, puis après la résurrection de la chair, avec un corps glorieux. Oui le ciel est atteignable ; il faut toutefois le vouloir pour y aller. ‘’ Efforcez-vous d’entrer dans ma bergerie »nous a rappelé Notre Seigneur.

          Pour la seconde, les paroles de Notre Dame à propos du lieu où se trouvait Amélia, viennent affirmer l’enseignement de l’Eglise sur l’existence de ce lieu de purification. Lucie garda pour elle pendant plusieurs année la durée de sa présence si longue en ce lieu pour ne pas trop attrister sa famille. Le père Martins dos Reis fit une enquête discrète sur elle et découvrit que la pauvre Amélie était morte dans des circonstances comportant « un irrémédiable déshonneur en matière de chasteté ».

         Juste après cette information, Notre Dame dit aux enfants : ‘‘Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu’il voudra vous envoyer, en acte de réparation pour les péchés par lesquels il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs ? » faisant un lien entre les souffrances que nous subissons sur terre qui peuvent être transformées en acte de réparations pour les péchés offensant Dieu, péchés en général et particulièrement les nôtre qu’il faudra bien réparer un jour.

              Au cours de sa première apparition, Notre Dame complète le dernier thème exposé par l’Ange l’année précédente : L’offrande de nos souffrances s’ajoute à l’effet de nos communions en réparant les offenses envers Dieu et en Le suppliant de convertir les pécheurs pour leur éviter l’enfer.

       Le lien    https://www.fatima100.fr/599   vous conduit à la ‘’lettre de liaison » intitulée ‘’ La faute qui mérite le purgatoire à Amélie’. Efforçons nous d’en tirer profit pour notre salut.

           Voici quelques rappels de l’Eglise sur le sujet du purgatoire :

         Une âme en état de grâce doit donc solder au purgatoire les peines temporelles dues à ses péchés qu’elle n’a pas expiés sur la terre. Elle ne pourra être admise dans la béatitude que lorsqu’elle aura pleinement satisfait à la justice divine. Elle souffre au purgatoire d’une peine du dam provisoire, c’est-à-dire une privation temporaire de la vision béatifique et de la peine du sens, c’est-à-dire d’autres peines douloureuses.

         Il est de foi que les peines subies par les âmes du purgatoire peuvent être allégées et adoucies par les prières offertes pour elles par les membres de l’Eglise militante. Nous pouvons citer comme texte dogmatique ce qu’enseigne le second concile de Lyon (1274) :

« Si des hommes vraiment repentants meurent dans la charité avant d’avoir satisfait par de dignes fruits de pénitence pour leurs fautes d’action ou d’omission, leurs âmes sont purifiées après la mort par les peines du purgatoire, c’est-à-dire purifiantes [.] Et pour la délivrance de ces peines ils profitent des suffrages des fidèles vivants, c’est-à-dire des messes, prières, aumônes et autres œuvres pies que les fidèles ont coutume d’accomplir pour les autres fidèles ».

               Le paradis n’est donc pas la destination immédiate, unique et obligatoire de tous les défunts. Ne sont sauvées que les âmes qui sont en état de grâce au moment de leur mort – prions bien Notre Dame pour ce moment qui décide de l’éternité – et parmi les âmes ainsi sauvées, beaucoup doivent expier durant un temps plus ou moins long les peines temporelles de leurs péchés non encore satisfaites.

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        Et c’est justement parce que la sainte messe est un sacrifice expiatoire qu’elle procure un grand soulagement aux âmes du purgatoire. Celles-ci ne peuvent plus satisfaire pour leurs péchés et comptent sur nos suffrages. Mais Dieu dans sa bonté permet que les propres satisfactions du Christ puissent leur être appliquées par l’offrande de la messe à leurs intentions.

        Le catéchisme de concile de Trente nous expose ainsi cette vérité :

         « Telle est la vertu de ce sacrifice [.] qu’il profite non seulement à celui qui l’immole et à celui qui y participe, mais encore à tous les fidèles, soit à ceux qui vivent avec nous sur la terre, soit à ceux qui déjà sont morts dans le Seigneur, mais sans avoir suffisamment expié leurs fautes. Car c’est une tradition très certaine des Apôtres que le saint sacrifice de la Messe s’offre avec autant d’avantage pour les morts, que pour les péchés, les peines, les satisfactions et tous les genres de calamités et d’afflictions des vivants » (chap. 15, § 8).

              Faisons dire des messes pour nos défunts, pour soulager leurs douleurs ou abréger la durée de leur séjour. A la fin d’une cérémonie d’enterrement, avec ou sans messe, n’oubliez pas, si elle est prévue, la quête pour faire dire des messes. Si vous ne savez pas à qui vous adresser, il existe l’association   https://offrande-messe.org/  qui aide les vieux prêtres en leur proposant des messes à dire suivant l’ancien rite extraordinaire. Il y a encore une solution  » radicale  » 

https://fr.aleteia.org/2021/10/30/avez-vous-deja-pense-a-faire-dire-un-trentain

        Si vous voulez vraiment parfaire votre connaissance sur le purgatoire, voici le livre de l’abbé Martin Berlioux (1829-1887) prêtre du diocèse de Grenoble, à la fin du 19ème siècle. L’abbé Berlioux a fait construire l’église saint Bruno de Grenoble, dont il fut le premier curé. Il écrivit le livre ‘’ Un mois avec nos amies les âmes du purgatoire ‘’ dont vous trouverez le texte en format ‘’pdf » avec le lien suivant  https://catholiquedefrance.fr/wp-content/uploads/2021/11/Ame_du_Purgatoire.pdf

         Du 1er au 8 novembre, tout fidèle peut gagner chaque jour une indulgence plénière applicable aux âmes du Purgatoire. C’est important pour nous qui avons déjà sauvé quelques âmes en leur appliquant les fruits de la dévotion réparatrice des 5 premiers samedis du mois.

(L’indulgence est la rémission de la peine temporelle due aux péchés déjà pardonnés quant à la faute ; rémission que l’Église nous accorde en dehors du sacrement de Pénitence.)

Voici les conditions à remplir pour gagner cette indulgence : 

Le jour même du 2/11 : Visiter une église, réciter un Notre Père et un Je crois en Dieu pour les défunts.

Du 1er au 8 novembre : Visiter un cimetière, prier (de façon libre) pour les défunts.

Conditions générales de l’indulgence :

– Réaliser l’œuvre prescrite (Se rapporter aux points ci-dessus).

           Ce n’est que le 29 mai 1930 que Notre Seigneur donna à sœur Lucie la raison du nombre des premiers samedis successifs.  ‘’Il y a cinq espèces d’offenses et de blasphèmes proférés contre le Cœur Immaculé de Marie » et après les avoirs énumérées, Il ajouta : ‘’ Voilà ma fille, le motif pour lequel le Cœur Immaculé de Marie m’a inspiré de demander cette petite réparation, et, en considération de celle-­ci, d’émouvoir ma miséricorde pour pardonner aux âmes qui ont eu le malheur de l’offenser. »

– Confession dans les huit jours avant ou après. (Comme pour la dévotion réparatrice des premiers samedis )

– Communion sacramentelle.

– Prière aux intentions du pape par un Notre Père et un Je vous salue Marie (les intentions du pape sont l’exaltation de la sainte Église, la propagation de la foi, l’extirpation de l’hérésie, la conversion des pécheurs, la concorde entre les princes chrétiens et les autres biens du peuple chrétien).

– Détachement de toute affection au péché même véniel. (C’est ce point particulier qui rend l’indulgence ‘’partielle ‘’ au lieu de ‘’pléinière », pour la plupart d’entre nous, car ce détachement est très difficile à obtenir.)

         Ce 2 Novembre est aussi le premier samedi du mois

             Le but de notre communauté est la pratique de la dévotion réparatrice des offenses envers le Cœur immaculé de Marie. Notre Dame a lié cette dévotion à la consécration de la Russie au Cœur immaculé de Marie ; Elle l’a fait le 13 juillet 1917 dans la seconde partie du secret.

        Elle a d’abord défini cette dévotion particulière le 10 décembre 1925 à Pontevedra (Confession, chapelet, communion, méditation) en esprit de réparation.

       Puis ce fut cette vision si particulière du 13 juin 1929 à Tuy ‘‘Je compris qu’il m’était montré le mystère de la Très Sainte Trinité, et je reçus sur ce mystère des lumières qu’il ne m’est pas permis de révéler » suivie de la demande de consécration de la Russie demandée par Dieu avec un protocole précis. Notre Dame termina cette demande par cette phrase ‘’ Elles sont si nombreuses les âmes que la justice de Dieu condamne pour des péchés commis contre moi que je viens demander réparation. Sacrifie-toi à cette intention et prie. » 

         ‘’ Emouvoir la miséricorde de Notre Seigneur pour obtenir son pardon. » Voilà l’action de cette dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Cette réparation est plus puissante que la simple demande du ‘’ Notre Père » ‘’ Pardonnez-nous nos offenses… ». En plus, on peut l’offrir pour sauver une âme en grand danger de se perdre. Lorsque nous apprenons le décès de cette personne, souvenons-nous prières de réparation que nous avons offertes pour lui éviter l’enfer ; n’oublions pas de faire dire des messes pour elle ; elle saura à sa façon vous montrer sa reconnaissance. 

              Enfin, portons et faisons porter le scapulaire du mont Carmel pour bénéficier du ‘’Privilège sabatin » : Notre Dame nous sort du purgatoire le samedi qui suit notre mort. .

.« O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, attirez au Ciel toutes tes âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. »

La dévotion au Cœur Immaculé de Marie

L’objectif final est de pratiquer la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, telle que Notre Dame nous l’a annoncée à Fatima puis explicité quelques années plus tard à Pontevedra. Suivant notre progression dans cette dévotion, notre prière sera plus ou moins fervente, occupera notre esprit et notre cœur plus ou moins longtemps, pour arriver finalement à satisfaire totalement la demande centrale de cette dévotion : la communion réparatrice des 5 premiers samedis du mois. A notre réveil : Notre prière d’offrande de la journée Divin Cœur de Jésus, je vous offre, par le Cœur Immaculé de Marie, les prières les œuvres et les souffrances de cette journée, en réparation de nos offenses et à toutes les intentions pour lesquelles vous vous immolez continuellement sur l’autel. Je vous les offres en particulier, aux intentions du Souverain Pontife et pour les besoins de votre Sainte Eglise. . Puis tout au long de la journée, l’offrande de tous les sacrifices de la vie quotidienne en récitant si possible à chaque fois, la première prière qu’elle enseigna le 13 juillet 1917 : « Ô mon Jésus, c’est par amour pour vous, pour la conversion des pécheurs et en réparation des outrages commis envers le Cœur Immaculé de Marie » . Nous réciterons notre chapelet tous les jours, en ajoutant après chaque dizaine la deuxième prière enseignée le 13 juillet : « Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, spécialement celles qui en ont le plus besoin. ») . Suivant les exigences de Notre Dame, la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois consiste en la participation particulière à la prière par excellence de l’Eglise, le saint sacrifice de la Messe, le premier samedi de 5 mois consécutifs, en y ajoutant, avec une intention réparatrice : – La communion en état de grâce. – La récitation du chapelet. – La méditation pendant 15 minutes d’un mystère du rosaire. (Pour tenir compagnie à Notre Dame) – La confession, avec l’intention réparatrice dans les 8 jours qui précédent ou qui suivent cette communion. Il se peut que tenir compagnie à Notre Dame pendant 15 minutes soit difficile au début. Pour commencer, on peut fractionner ces 15 minutes en 5 fois 3 minutes au début de chaque dizaine. . Intention réparatrice : Nous personnaliserons notre réparation envers le Cœur Immaculé de Marie en attribuant à chaque premier samedi une intention particulière, comme Jésus l’a précisé à sœur Lucie. Ainsi nous aurons l’intention de réparer : Premier samedi : Les blasphèmes contre l’Immaculée Conception. Second samedi : Les blasphèmes contre la virginité de Marie Troisième samedi : Les blasphèmes contre sa Maternité divine Quatrième samedi : Les blasphèmes de ceux qui mettent dans le cœur des enfants la haine de cette Mère Immaculée Cinquième samedi : Les offenses contre les saintes images de Marie. . Remarques : Avant et après cette communion réparatrice, on peut dire la prière enseignée par l’ange au cours de sa dernière apparition : (Les prières suivantes n’ont rien d’obligatoire dans le cadre de cette communion) Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je Vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de son Très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs. . Profitons de la présence de ‘’Jésus caché » dans notre cœur pour lui dire aussi, en reprenant la première prière de l’ange : ‘’Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je Vous aime. Je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas, qui ne Vous aiment pas. » . Nous pouvons aussi nous adresser à Notre Dame avec la prière de consécration que sœur Lucie avait composée le 29 octobre 1986 ‘’Ô Vierge, Mère de Dieu et notre Mère, je me consacre entièrement à votre Cœur Immaculé, avec tout ce que je suis et tout ce que je possède. Prenez-moi sous votre maternelle protection, défendez-moi des périls, aidez-moi à vaincre les tentations qui me sollicitent au mal, et à conserver la pureté de l’âme et du corps. Que votre Cœur Immaculé soit mon refuge et le chemin qui me conduise à Dieu. Accordez-moi la grâce de prier et de me sacrifier pour l’amour de Jésus, pour la conversion des pécheurs et en réparation des péchés commis contre votre Cœur Immaculé. Par votre médiation et en union avec le Cœur de votre divin Fils, je veux vivre pour la Très Sainte Trinité, en qui je crois et j’espère, que j’adore et que j’aime. » ( Cette prière est une bonne façon de se remémorer la position de St Thomas d’Aquin vis à vis de la tentation )

Source: HOSANNA

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