01.10.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,51-56. 

Comme s’accomplissait le temps où il allait être enlevé au ciel, Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem.
Il envoya, en avant de lui, des messagers ; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue.
Mais on refusa de le recevoir, parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem.
Voyant cela, les disciples Jacques et Jean dirent : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions qu’un feu tombe du ciel et les détruise ? »
Mais Jésus, se retournant, les réprimanda.
Puis ils partirent pour un autre village.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean Bosco

(1815-1888), prêtre, éducateur et fondateur de communautés religieuses

Lettres à ses confrères (Lectures pour chaque jour de l’année II, Prière du Temps présent, éd. du Cerf, 1971, p. 142)

« Jésus, se retournant, les réprimanda »

Il est plus facile de se mettre en colère que de supporter, de menacer l’enfant que de le persuader ; je dirais même que notre impatience et notre orgueil se trouvent mieux d’imposer des punitions aux récalcitrants plutôt que de les redresser fermement et de les supporter avec douceur. Pourtant c’est la charité de Paul que je vous recommande, celle qu’il avait pour les convertis de fraîche date, et qui allait jusqu’aux larmes et à la supplication quand il les trouvait trop peu dociles ou inaccessibles à son amour. Prenez garde d’agir par impulsion. En punissant il est difficile de conserver cette égalité d’âme qui est nécessaire pour qu’on ne croie pas que nous agissons pour faire montre de notre autorité ou pour donner libre cours à notre emportement. Regardons [nos garçons] comme des fils sur lesquels nous avons un pouvoir à exercer. Faisons-nous leurs serviteurs, exactement comme Jésus, qui est venu pour obéir et non pour commander ; n’ayons pas honte de dominer à sa manière à lui, et ne les dominons que pour mieux les servir. C’est ce que faisait Jésus avec les Apôtres, qui étaient ignorants et grossiers ; bien plus, il les soutenait lorsqu’ils n’étaient pas assez fidèles, et il montrait une bonté et une amitié familières avec les pécheurs, si bien que certains en étaient stupéfaits, d’autres scandalisés, et que d’autres enfin, en venaient à espérer le pardon de Dieu. C’est pourquoi il nous a commandé d’être doux et humbles de cœur.

LECTURES :

Livre de Job 3,1-3.11-17.20-23. 

Job ouvrit la bouche et maudit le jour de sa naissance.
Il prit la parole et dit :
« Périssent le jour qui m’a vu naître et la nuit qui a déclaré : “Un homme vient d’être conçu !”
Pourquoi ne suis-je pas mort dès le sein de ma mère, n’ai-je pas expiré au sortir de son ventre ?
Pourquoi s’est-il trouvé deux genoux pour me recevoir, deux seins pour m’allaiter ?
Maintenant je serais étendu, au calme, je dormirais d’un sommeil reposant,
avec les rois et les conseillers de la terre qui se bâtissent des mausolées,
ou avec les princes qui ont de l’or et remplissent d’argent leurs demeures.
Ou bien, comme l’avorton que l’on dissimule, je n’aurais pas connu l’existence, comme les petits qui n’ont pas vu le jour.
Là, au séjour des morts, prend fin l’agitation des méchants, là reposent ceux qui sont exténués.
Pourquoi Dieu donne-t-il la lumière à un malheureux, la vie à ceux qui sont pleins d’amertume,
qui aspirent à la mort sans qu’elle vienne, qui la recherchent plus avidement qu’un trésor ?
Ils se réjouiraient, ils seraient dans l’allégresse, ils exulteraient s’ils trouvaient le tombeau.
Pourquoi Dieu donne-t-il la vie à un homme dont la route est sans issue, et qu’il enferme de toutes parts ? »

Psaume 88(87),2-3.4-5.6.7-8. 

Seigneur, mon Dieu et mon salut, 
dans cette nuit où je crie en ta présence,
que ma prière parvienne jusqu’à toi, 
ouvre l’oreille à ma plainte.



Car mon âme est rassasiée de malheur, 
ma vie est au bord de l’abîme ;
on me voit déjà descendre à la fosse, 
je suis comme un homme fini.

Ma place est parmi les morts, 
avec ceux que l’on a tués, enterrés, 
ceux dont tu n’as plus souvenir, 
qui sont exclus, et loin de ta main.

Tu m’as mis au plus profond de la fosse, 
en des lieux engloutis, ténébreux ;
le poids de ta colère m’écrase, 
tu déverses tes flots contre moi.

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