01.07.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,18-22. 

En ce temps-là, Jésus, voyant une foule autour de lui, donna l’ordre de partir vers l’autre rive.
Un scribe s’approcha et lui dit : « Maître, je te suivrai partout où tu iras. »
Mais Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »


Un autre de ses disciples lui dit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. »
Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean Climaque (v. 575-v. 650)

moine au Mont Sinaï

L’Échelle sainte, 2e degré (Coll. SO n° 24, trad. P. Deseille, éd. Bellefontaine, 1978 ; p. 43-44 ; rev.)

« Laisse les morts enterrer leurs morts »

« Celui qui aime véritablement le Seigneur, qui recherche véritablement la possession du Royaume à venir, qui éprouve véritablement le regret de ses péchés, qui est véritablement parvenu à se souvenir du châtiment et du jugement éternel, qui est véritablement animé de la crainte de sa propre fin, celui-là n’aura plus ni amour, ni souci, ni préoccupation pour l’argent, pour les richesses, pour ses parents, pour la gloire du monde, pour ses amis, pour ses frères, ou pour quoi que ce soit sur la terre. Mais, ayant rejeté et haï toute attache et tout souci concernant tout cela, et plus encore sa propre chair, il suivra le Christ, nu, sans soucis, avec empressement, regardant sans cesse vers le ciel, en attendant de là tout secours, selon les paroles du saint roi : « Je ne me suis pas lassé de te suivre, et je n’ai pas désiré le jour ni le repos de l’homme, Seigneur ! » (cf. Jr 17,16 LXX). C’est une grande honte si, après avoir abandonné tout ce que je viens de dire, à l’appel non d’un homme mais du Seigneur, nous nous préoccupons de quelque autre chose qui ne saurait nous être d’aucune utilité à l’heure du besoin, c’est-à-dire au moment de la mort. Car c’est là ce que le Seigneur appelait « regarder en arrière et n’être pas digne du Royaume des Cieux » (Lc 9,62). Le Seigneur connaissait bien notre fragilité dans les commencements, et savait avec quelle facilité le séjour parmi les gens du monde ou leur conversation nous porteraient de nouveau vers le monde ; c’est pourquoi, à celui qui leur demandait : « Permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon Père », il répondit : « Laisse les morts ensevelir les morts » (Mt 8,22). (…) Nous qui avons résolu de poursuivre notre course avec ardeur et promptitude, soyons très attentifs à la condamnation que le Seigneur a portée contre tous ceux qui vivent dans le monde, et, vivants, sont morts, quand il dit : « Laisse ceux qui sont dans le monde et sont morts, ensevelir ceux qui sont morts corporellement » (cf. Mt 8,22).

LECTURES :

Livre d’Amos 2,6-10.13-16. 

Ainsi parle le Seigneur : À cause de trois crimes d’Israël, et même de quatre, je l’ai décidé sans retour ! Ils vendent le juste pour de l’argent, le malheureux pour une paire de sandales.
Ils écrasent la tête des faibles dans la poussière, aux humbles ils ferment la route. Le fils et le père vont vers la même fille et profanent ainsi mon saint nom.
Auprès des autels, ils se couchent sur les vêtements qu’ils ont pris en gage. Dans la maison de leur Dieu, ils boivent le vin de ceux qu’ils ont frappés d’amende.
Moi, pourtant, j’avais détruit devant eux l’Amorite, dont la stature égalait celle des cèdres et la vigueur, celle des chênes ! Je l’avais anéanti de haut en bas, depuis les fruits jusqu’aux racines.
Moi, je vous avais fait monter du pays d’Égypte et je vous avais, pendant quarante ans, conduits à travers le désert, pour vous donner en héritage le pays de l’Amorite.
Eh bien, moi, maintenant, je vous écraserai sur place, comme un char plein de gerbes écrase tout sur son passage.
L’homme le plus rapide ne pourra pas fuir, le plus fort ne pourra pas montrer sa vigueur, même le héros ne sauvera pas sa vie.
L’archer ne tiendra pas, le coureur n’échappera pas, le cavalier ne sauvera pas sa vie.
Le plus brave s’enfuira tout nu, ce jour-là, – oracle du Seigneur.

Psaume 50(49),16bc-17.18-19.20-21ab.21cd-22.23. 

« Qu’as-tu à réciter mes lois,
à garder mon alliance à la bouche,
toi qui n’aimes pas les reproches 
et rejettes loin de toi mes paroles ?

« Si tu vois un voleur, tu fraternises, 
tu es chez toi parmi les adultères ;
tu livres ta bouche au mal, 
ta langue trame des mensonges.

« Tu t’assieds, tu diffames ton frère, 
tu flétris le fils de ta mère.
« Voilà ce que tu fais ;
garderai-je le silence ?

Penses-tu que je suis comme toi ?
Je mets cela sous tes yeux, et je t’accuse.
Comprenez donc, vous qui oubliez Dieu : 
sinon je frappe, et pas de recours !

« Qui offre le sacrifice d’action de grâce, 
celui-là me rend gloire : 
sur le chemin qu’il aura pris, 
je lui ferai voir le salut de Dieu. »

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