09.03.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 18,9-14. 

En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici :
« Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).
Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : ‘Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain.
Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’
Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’


Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)

prêtre, curé d’Ars

Sermon pour le 11e dimanche après la Pentecôte (Sermons de Saint Jean Baptiste Marie Vianney, Curé d’Ars, t. 2 ; Éd. Ste Jeanne d’Arc, 1982 ; p. 407-408-409 ; rev.)

Celui qui juge est plus coupable que celui qui est jugé

Nous voyons que le pharisien jugeait bien témérairement le publicain d’être un voleur, parce qu’il recevait les impôts ; en disant, sans le savoir, qu’il demandait plus qu’il ne fallait et qu’il ne se servait de son autorité que pour faire des injustices. Cependant, ce prétendu voleur se retire des pieds de Dieu, justifié, et ce pharisien, qui se croyait parfait, s’en va chez lui plus coupable ; ce qui nous montre que, le plus souvent, celui qui juge est plus coupable que celui qui est jugé. (…) Mais ces mauvais cœurs, ces cœurs orgueilleux, jaloux et envieux, puisque ce sont ces trois vices qui engendrent tous ces jugements que l’on porte sur ses voisins… A-t-on volé quelqu’un ? A-t-on perdu quelque chose ? De suite, nous pensons que c’est peut-être bien un tel qui a fait cela, et nous le pensons sans même en avoir la moindre connaissance. Ah ! Mes frères, si vous connaissiez bien ce péché, vous verriez que c’est un des péchés les plus à craindre, qui est le moins connu et le plus difficile à corriger. Écoutez ces cœurs qui sont imbus de ce vice. Si quelqu’un exerce quelque emploi, quelque charge dans lesquels d’autres ont fait quelque injustice ; de suite, ils concluent que tous ceux qui prennent la place font de même, qu’ils ne valent pas mieux que les autres, qu’ils sont tous des voleurs et des adroits. (…) Ah ! mes frères, si nous avions le bonheur d’être exempts de l’orgueil et de l’envie, nous ne jugerions jamais personne, nous nous contenterions de pleurer sur nos misères spirituelles et de prier pour les pauvres pécheurs, et pas autre chose ; étant bien convaincus que le bon Dieu ne nous demandera compte que de nos actions et non de celles des autres.

LECTURES:

Livre d’Osée 6,1-6. 

Venez, retournons vers le Seigneur !  Il a blessé, mais il nous guérira ; il a frappé, mais il nous soignera.
Après deux jours, il nous rendra la vie ; il nous relèvera le troisième jour : alors, nous vivrons devant sa face.
Efforçons-nous de connaître le Seigneur : son lever est aussi sûr que l’aurore ; il nous viendra comme la pluie, l’ondée qui arrose la terre.
– Que ferai-je de toi, Éphraïm ? Que ferai-je de toi, Juda ? Votre fidélité, une brume du matin, une rosée d’aurore qui s’en va.
Voilà pourquoi j’ai frappé par mes prophètes, donné la mort par les paroles de ma bouche : mon jugement jaillit comme la lumière.
Je veux la fidélité, non le sacrifice, la connaissance de Dieu plus que les holocaustes.

Psaume 51(50),3-4.18-19.20-21ab. 

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, 
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave moi tout entier de ma faute, 
purifie-moi de mon offense.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, 
tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; 
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, 
relève les murs de Jérusalem.
Alors tu accepteras de justes sacrifices,
oblations et holocaustes sur ton autel.

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