06.10.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,13-16.

En ce temps-là, Jésus disait : « Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que leurs habitants auraient fait pénitence, avec le sac et la cendre.


D’ailleurs, Tyr et Sidon seront mieux traitées que vous lors du Jugement.
Et toi, Capharnaüm, seras-tu élevée jusqu’au ciel ? Non ! Jusqu’au séjour des morts tu descendras !
Celui qui vous écoute m’écoute ; celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

pape et docteur de l’Église

Livre XI, SC 212 (Morales sur Job; trad. A. Bocognano; éd. du Cerf, 1974; p. 87; rev.)

« Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! »

« Il multiplie les nations et il les ruinera : quand elles sont renversées, il les restaure intégralement. » (Jb 12,23 Vg) Sans doute peut-on comprendre que le Seigneur multiplie les nations et les ruinera, parce qu’il naît chaque jour des êtres destinés à mourir, et qu’il restaurera intégralement les nations renversées, parce que ressusciteront ceux qui étaient morts. Toutefois nous entendons mieux ces paroles si nous percevons comment elles s’accomplissent dans l’âme de ces peuples. Le Seigneur multiplie les nations et il les ruinera, parce que, s’il les accroît par la fécondité de leur descendance, il les abandonne aussi dans leur incroyance. Mais, une fois renversées, il les restaurera intégralement, parce que, ces nations qu’il avait abandonnées dans la chute de leur incroyance, il les a ramenées un jour à la stabilité de la foi. Et quand elles ont été restaurées dans leur intégrité spirituelle, le peuple ancien, qui paraissait être fidèle à Dieu, s’est trouvé réprouvé en son cœur et rejeté, au point que, abusé dans l’égarement de sa foi, il s’est alors dressé contre celui qu’il avait d’abord annoncé. Le texte poursuit : « Ils tâtonneront comme s’ils étaient dans les ténèbres et non dans la lumière ; et il les fera aller à l’aventure comme des hommes ivres. » (Jb 12, 24-25 Vg)

LECTURES :

Livre de Baruch 1,15-22.

Au Seigneur notre Dieu appartient la justice, mais à nous la honte sur le visage comme on le voit aujourd’hui : honte pour l’homme de Juda et les habitants de Jérusalem,
pour nos rois et nos chefs, pour nos prêtres, nos prophètes et nos pères ;
oui, nous avons péché contre le Seigneur,
nous lui avons désobéi, nous n’avons pas écouté la voix du Seigneur notre Dieu, qui nous disait de suivre les préceptes que le Seigneur nous avait mis sous les yeux.
Depuis le jour où le Seigneur a fait sortir nos pères du pays d’Égypte jusqu’à ce jour, nous n’avons pas cessé de désobéir au Seigneur notre Dieu ; dans notre légèreté, nous n’avons pas écouté sa voix.
Aussi, comme on le voit aujourd’hui, le malheur s’est attaché à nous, avec la malédiction que le Seigneur avait fait prononcer par son serviteur Moïse, au jour où il a fait sortir nos pères du pays d’Égypte pour nous donner une terre ruisselant de lait et de miel.
Nous n’avons pas écouté la voix du Seigneur notre Dieu, à travers toutes les paroles des prophètes qu’il nous envoyait.
Chacun de nous, selon la pensée de son cœur mauvais, est allé servir d’autres dieux et faire ce qui est mal aux yeux du Seigneur notre Dieu.

Psaume 79(78),1-2.3-4a.5.8-9acd.

Dieu, les païens ont envahi ton domaine ;
ils ont souillé ton temple sacré
et mis Jérusalem en ruines.
Ils ont livré les cadavres de tes serviteurs
en pâture aux rapaces du ciel
et la chair de tes fidèles, aux bêtes de la terre.

Ils ont versé le sang comme l’eau
aux alentours de Jérusalem :
les morts restaient sans sépulture.
Nous sommes la risée des voisins.
Combien de temps, Seigneur, durera ta colère
et brûlera le feu de ta jalousie ?

Ne retiens pas contre nous les péchés de nos ancêtres :
que nous vienne bientôt ta tendresse,
car nous sommes à bout de force !
Aide-nous, Dieu notre Sauveur !
Délivre-nous, efface nos fautes,
pour la cause de ton nom !

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