16.07.2023 – Nous fêtons Notre Dame du Mont Carmel !

Notre-Dame du Mont Carmel

Comme Jésus parlait encore aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler. Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là, dehors, qui cherchent à te parler. » Jésus lui répondit : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » Puis, étendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. » (Mt 12, 46-50)

Liens d’amour, non de sang

Le jour de la mémoire (facultative) de Notre-Dame du Mont Carmel, la liturgie présente le passage de Matthieu concernant le degré de « familiarité » avec Jésus. Un degré qui n’est pas de sang, mais d’imitation : « Quiconque fait la volonté de mon Père… est pour moi frère, sœur et mère« . On devient membre de « sa famille » non pas par le sang ou la communauté religieuse, mais par un choix libre et personnel qui se traduit par un engagement à faire la volonté du Père.

Marie, première disciple

En confirmation de ce qui vient d’être dit, ce sera Jésus lui-même qui répondra à une femme qui exaltait sa Mère : « Heureuse la mère qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri ! » Alors Jésus lui déclara : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! » (Lc 11, 27-28). Marie est celle qui sait écouter, qui sait garder, qui sait renvoyer à son Fils – « Faites tout ce qu’il vous dira. » (Jn 2,5). Marie est celle qui n’abandonne jamais son Fils Jésus, pas même sur le chemin de la Croix, et elle se « tient » sous la Croix. Elle est « une » disciple qui n’abandonne jamais le Seigneur Jésus, qui se tient toujours « derrière ».

Marie, modèle pour les chrétiens (et les carmélites)

Tout cela porte à imiter la Vierge Marie. Au Mont Carmel, les moines l’ont fait et le font encore, mais tout chrétien est appelé à se tourner vers Marie pour apprendre d’elle, pour se confier à son intercession afin de conserver « la pureté de la foi » contre les idoles de baal d’aujourd’hui.

Le scapulaire qui libère des peines du Purgatoire

À saint Simon Stock, qui propagea la dévotion de Notre-Dame du Mont Carmel et composa pour elle un bel hymne, le Flos Carmeli (Fleur du Carmel), la Vierge assura que ceux qui s’éteindraient en portant le scapulaire seraient libérés des douleurs du purgatoire.

Voici le texte en français.

Fleur du Carmel,

vigne épanouie,
splendeur du ciel,
toi seule es Vierge Mère.

Mère douce
et imperturbable,
à tes enfants
sois favorable, étoile de la mer

Souche de Jessé,
que la fleur produit,
accorde nous
de rester avec toi pour toujours.

Lys cultivé
parmi les grandes épines,
préserve également
les esprits fragiles et donne aide.

Armure solide
des combattants,
la guerre fait rage :
place en défense le scapulaire.

Dans l’incertitude
donne-nous conseil,
dans le malheur
du ciel, impètre consolation.

Mère et Notre Dame
de ton Carmel
de cette joie
qui te ravit et rassasie les cœurs.

O clé et porte
du Paradis,
Laisse-nous parvenir
Où de gloire tu es couronnée.
Amen.

Source : VATICANNEWS

NOTRE DAME DE FATIMA – NOTRE DAME DU MONT-CARMEL

Apparitions du 13 mai au 13 octobre 1917

Marie a dit à Fatima :

“À LA FIN, MON COEUR IMMACULE TRIOMPHERA !”

Interrogée le 15 août 1950, au sujet de la dernière apparition à Fatima, Sœur Lucie a répondu que la Très Sainte Vierge lui était apparue sous l’aspect de Notre-Dame du Mont-Carmel et tenant en main le Scapulaire brun.

À la question que lui posa le père H. Rafferty si le fait de porter ce Scapulaire devait être considéré comme faisant partie du message de Fatima, elle répondit que “le port du Scapulaire était aussi important que la récitation du chapelet”. Et Elle ajouta :

« Maintenant, le Saint-Père a déjà dit cela au monde entier, expliquant que le Scapulaire est le signe de la consécration au Cœur Immaculé. Nul ne peut différer d’opinion sur ce point. Le chapelet et le Scapulaire sont inséparables. »

« Notre-Dame de Fatima nous a demandé de nous consacrer à son Cœur Immaculé. Et le signe de cette consécration, c’est le Scapulaire. » (Pie XII)

Sœur Lucie dit encore : « Notre-Dame tenait le scapulaire en ses mains parce qu’elle veut que tous, nous le portions »[voir: G. Barrey, Publie ma gloire !, Versailles, 2019, p.74]. Dans son livre intitulé “Appels du message de Fatimaˮ, approuvé par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, sœur Lucie précise ses propos : « Dans l’apparition de Notre-Dame du Carmel, on peut découvrir un autre sens : un appel à la sainteté. (…) Marie est ainsi, pour nous tous, le modèle le plus parfait de la sainteté à laquelle peut s’élever une créature, sur cette pauvre terre d’exil (…) “Soyez saints, car moi le Seigneur votre Dieu, je suis saintˮ (Lv 19, 1-2). C’est là un commandement qui nous oblige à obéir à tous les autres commandements, parce qu’en transgresser un seul, c’est manquer à la sainteté. Le devoir d’être saints est une obligation pour tous, même pour ceux qui n’ont pas la foi. Il est évident qu’en ce cas, sans la vertu de la foi, la sainteté sera seulement dictée par leur conscience et sera privée du mérite surnaturel, puisqu’il leur manque la raison fondamentale qui met en valeur la vraie sainteté : être saint parce que Dieu est saint. Être saint pour être agréable à Dieu, pour lui ressembler, pour accomplir sa volonté, pour lui faire plaisir et lui prouver tout notre amour. Comme je le disais, ceux qui n’ont pas le bonheur de posséder le don de la foi sont également obligés d’être saints par une exigence de la conscience humaine ; pour la même raison on dit que, même sans avoir la connaissance de Dieu, tous ceux qui accomplissent la loi naturelle peuvent se sauver. Pour nous qui avons le bonheur d’avoir le don de la foi, reçu avec le baptême, le devoir d’être saints nous oblige à quelque chose de plus : nous revêtir de la vie surnaturelle, imprimer à toutes nos actions le caractère surnaturel, c’est-à-dire être saints parce que Dieu le veut et parce que Dieu est saint. »[voir: Sœur Lucie, Appels du message de Fatima, ed. secrétariat des pastoureaux, Fatima, p. 205-206]

L’Europe en 1917 est en pleine guerre. La Russie va basculer dans le bolchevisme. 

A l’Europe en guerre, la Vierge promet la Paix. Elle annonce que si on la prie, spécialement par le Rosaire, si l’on se convertit et si l’on fait des sacrifices en réparation pour les péchés et pour la conversion des pécheurs, elle pourra obtenir la paix et sauver les âmes.

Elle annonce aussi la Deuxième Guerre Mondiale et l’expansion désastreuse des erreurs de la Russie soviétique, mais indique qu’à la fin son Coeur Immaculé triomphera. Elle demanque que le Pape et les évêques consacrent le monde à son Coeur Immaculé. 

Le 13 octobre 1917, après la danse du soleil, la Mère de Dieu apparaît également sous les traits de la Vierge du Carmel tenant le scapulaire.

PRIONS :

Ô Bienheureuse et Immaculée Vierge Marie, beauté et gloire du Carmel ! Vous regardez avec une bienveillance toute particulière ceux qui portent votre saint Habit : daignez aussi jeter sur moi, un regard propice et couvrez-moi du manteau de Votre protection maternelle.

Fortifiez ma faiblesse par Votre puissance ; éclairez les ténèbres de mon esprit par Votre sagesse ; augmentez en moi la foi, l’espérance et la charité. Ornez mon âme de grâces et de vertus, afin qu’elle soit toujours un objet d’amour pour Votre divin Fils et pour Vous.

Assistez-moi dans la vie, consolez-moi à la mort par Votre très aimable Présence, et présentez-moi à l’auguste Trinité, comme Votre enfant et Votre dévot serviteur, pour Vous louer et Vous bénir éternellement en paradis. Ainsi soit-il. Amen

Prière traditionnelle.

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