Récitez le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire. – Fatima 100 ans et + Mon Cœur Immaculé sera ton refuge…

Récitez le chapelet tous les jours en l'honneur de Notre-Dame du Rosaire.

Vitrail de la Basilique de La Salette

Récitez le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire. – Fatima 100 ans et + Mon Cœur Immaculé sera ton refuge…

Le titre est extrait des premières paroles de Notre Dame à Fatima le 13 juillet 1917. La phrase complète est : ‘‘Je veux que vous veniez ici le 13 du mois qui vient, que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire, pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre, parce qu’Elle seule pourra vous secourir. »

            C’est le 13 octobre suivant que Notre Dame clôturera ses 6 apparitions en se définissant comme Notre Dame du Rosaire.

            Le mois d’octobre est le mois du Rosaire. Nous consacrerons principalement cette publication au Rosaire.

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        I  Vendredi 2 Octobre : Premier vendredi du mois du Rosaire et fête des saints anges gardiens.  (300 mots)

            Notre Seigneur apparut pour la première fois au couvent de la Visitation, à Paray le Monial, à sœur Marguerite Marie le 27 décembre1673, fête de Saint Jean l’évangéliste. Jean était l’apôtre qui avait reposé sa tête sur le Cœur de Jésus. Ce jour, Notre Seigneur luit dit : ‘‘Mon divin Cœur, est si passionné d’amour pour les hommes et pour toi en particulier que, ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu’il les répande par ton moyen » Comme cela ressemble à ce que dira le 13 juin 1917 Notre Dame à Lucie : ‘‘Jésus veut se servir de toi afin de me faire connaître et aimer. Il veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. »

            Cette confidence que fait Jésus à celle qui deviendra Sainte Marguerite Marie est comme un grand cri d’amour pour les hommes. C’est un nouvel élan de son Cœur pour arracher les âmes à l’empire de Satan et à l’abîme de perdition et leur procurer des grâces de salut. Notre Seigneur poursuivra ce même but à Fatima et fera illustrer par sa Mère la réalité de ‘’cet abîme de perdition » dans la première partie du secret communiqué le 13 juillet, et proposera le moyen d’obtenir ces grâces de salut : La sainte communion un jour précis, associée à la récitation du chapelet. Alors ne laissons pas passer un premier vendredi du mois sans faire notre possible pour communier ce jour. Si nous le pouvons, ce jour également, faisons comme sœur Marguerite Marie qui était en adoration ce jour-là, en plus de notre communion, prolongeons notre action de grâce devant le saint sacrement.

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            Ce jour est aussi le jour ou l’Eglise fête les saints anges gardiens. (700 mots)

            C’est au XIIème siècle que l’Eglise précisera que ‘’ Chaque âme, au moment où elle est introduite dans le corps, est confiée à un ange qui l’excite toujours au bien et rapporte ses actions à Dieu ». Un siècle plus tard, elle retiendra l’opinion de saint Pierre Damien, et enseignera  que ‘‘l’Ange Gardien ne déserte pas l’âme pécheresse. » Jusqu’à cette date, il y avait un doute sur la permanence de cette présence en cas de péché grave.

            En 1411, la ville espagnole de Valence, redevenue catholique après l’occupation musulmane, fit composer un office propre en l’honneur de son ange gardien ; l’exemple fut bientôt imité. En 1590, Sixte Quint accorda un tel office au Portugal dont la fête de l’ange gardien était célébrée depuis 1513. Il existait un tel office à Rodez que Léon X approuva en 1518. Depuis le XV° siècle, le lundi était un jour de dévotion à l’ange gardien, mais il fallut attendre le XVII° siècle pour que la fête devienne universelle. A la requête de Ferdinand II. Le pape Paul V, en 1608, institua la fête des Saints Anges Gardiens, obligatoire dans le Saint-Empire Romain Germanique et facultative ailleurs. En 1667, Clément IX la ramena du 2 octobre au premier dimanche de septembre et l’enrichit d’un octave. Ce n’est que le 13 septembre 1670 que Clément X remettait la fête des Saints Anges Gardiens au 2 octobre et la rendait obligatoire pour l’Eglise Universelle, comme rite double, en attendant que Léon XIII l’élève au rite double majeur, en 1883.

            Il y a près de 60 ans, l’auteur d’une série de bandes dessinées pour les jeunes de 7 à 77 ans prêta au fidèle compagnon de son héros un dialogue entre son ange gardien et un démon. Milou devait porter un message (billet en papier) pour demander de l’aide et, en cours de route, il tombe sur un os énorme. ‘‘Nom d’un homme ! … Quel os magnifique ! …C’est vraiment un modèle de luxe, ça !... »   ‘‘Hola, Milou ! …Ton devoir !… Le message  »… lui dit son ‘’ange gardien » (Petit chien avec une aube bleue). ‘‘Bah ! Bah ! Le message, il attendra ! Mais un os pareil, ça ne se rencontre pas tous les jours ! »  Lui dit le démon tentateur (Petit chien tout rouge avec une queue en forme de trident).   Milou succomba à la tentation, et laissa le message qui fut perdu car emporté par le vent. Après un moment, il réalisa sa bévue, ‘‘Que va dire Tintin ?  », Il prit la résolution de réparer sa faute ‘‘Vite au monastère … Et billet ou pas billet, je les forcerai bien à me suivre ! ‘’ Que voilà bien illustrée cette transposition au monde animal de notre comportement dans les tentations. Pensons à prier notre ange gardien pour ne pas succomber à la tentation et réparons du mieux possible l’offense faite à Dieu par nos fautes. (Extrait de Tintin au Tibet, page 45)

            Imitons sainte Gertrude qui priait ainsi son ange gardien :

O saint Ange de Dieu à qui j’ai été donné en garde par une miséricordieuse providence, je vous remercie pour tant de secours dont vous avez environné ma vie temporelle, et la vie bien plus précieuse de mon âme. Je vous rends grâces de ce que vous m’assistez si fidèlement, me protégez si constamment, me défendez si puissamment contre les attaques de l’ange des ténèbres. Bénie soit l’heure depuis laquelle vous travaillez à mon salut ; que le Cœur de Jésus rempli d’amour pour ses enfants, vous en récompense. O mon ange tutélaire, que j’ai de regret de mes résistances à vos inspirations, de mon peu de respect pour votre sainte présence, de tant de fautes par lesquelles je vous ai contristé, vous mon meilleur, mon plus fidèle ami. Pardonnez-moi ; ne cessez pas de m’éclairer, de me guider, de me reprendre. Ne m’abandonnez pas un seul instant, jusqu’à celui qui sera le dernier de ma vie ; et qu’alors mon âme, portée sur vos ailes, trouve miséricorde auprès de son juge, et la paix éternelle parmi les élus. Amen.

            II  Samedi 3 Octobre : Premier samedi du mois.  (500 mots)

            Comme le mois d’octobre est le mois du Rosaire, le premier samedi du mois est le jour de Notre Dame, celui qu’Elle a choisi pour pratiquer la dévotion qui retirera ‘‘lesépines que les hommes ingrats lui enfoncent à tout moment sans qu’il y ait personne pour faire acte de réparation (afin de les en retirer.) » En effet, le point le plus important, celui du quel cette dévotion tire toute son efficacité, c’est la volonté de réparer les outrages subis par Notre-Dame de la part des pécheurs. C’est l’un des points essentiels du message de Fatima : réparer les offenses commises envers les saints Cœurs de Jésus et Marie. En octobre 1928, dans une lettre adressée à son évêque, Mgr da Silva, sœur Lucie écrivit :

            ‘‘Le bon Dieu, dans son infinie miséricorde, se plaint de ne pouvoir supporter plus longtemps les offenses qui se commettent contre l’Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge. Il dit qu’à cause de ce péchéun grand nombre d’âmes tombent en enfer, et il promet de les sauver, dans la mesure où l’on pratiquera la dévotion suivante [les premiers samedis du mois], avec l’intention de faire réparation au Cœur Immaculé de notre très Sainte Mère ».

            Sœur Lucie confia également au père Aparicio (lettre du 19 mars 1939) :

            ‘‘De la pratique de cette dévotion, unie à la consécration au Cœur Immaculé de Marie, dépendent pour le monde la paix ou la guerre. C’est pourquoi j’ai tant désiré sa propagation ; et puis, surtout parce que telle est la volonté de notre bon Dieu et de notre si chère Mère du Ciel. »

            Plus tard, sœur Lucie indiqua qu’il fallait pratiquer cette dévotion chaque premier samedi du mois, car à chaque fois, nous pouvions obtenir la conversion d’un plus grand nombre de pécheurs : En effet sœur Lucie avait écrit le 27 mai 1943 à l’évêque de Gurza :  ‘’Notre-Seigneur me disait, il y a quelques jours : « Je désire très ardemment la propagation du culte et de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, parce que ce Cœur est l’aimant qui attire les âmes à Moile foyer qui irradie sur la terre les rayons de ma lumière et de mon amour, la source intarissable qui fait jaillir sur la terre l’eau vive de ma MISERICORDE ». Cette eau vive qui pardonne les plus grands péchés, qui permet de sauver un grand nombre d’âmes, il revient à nous de la puiser et de la répandre en ces temps de sécheresse spirituelle.

            Nous réparerons ce samedi les blasphèmes contre la virginité de Marie, virginité perpétuelle que l’Eglise honore à 10 reprises dans la messe en rite extraordinaire du premier samedi du mois. A dix reprises, comme les 10 salutations adressées à chaque dizaine de chapelet que Notre Dame a demandé que chacun récite tous les jours en ajoutant après chaque dizaine la prière qu’Elle a énoncée après communication du secret en 3 parties.

            3 octobre : Fête de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (Fêtée le Ier octobre en rite ordinaire) (300 mots)

            Elle fut canonisée le 17 mai 1925 par Pie XI, puis le 14 décembre 1927, à la demande de 232 évêques, ce même pape la proclama ‘’Patronne principale des pays de mission à l’égal de saint François Xavier ‘’ Elle avait dit : ‘‘Je voudrais être missionnaire non seulement pendant quelques années, mais je voudrais l’avoir été depuis la création du monde et l’être jusqu’à la consommation des siècles ‘’. Sa supérieure lui avait confié le futur missionnaire, le père Bellière, alors séminariste, et le père Roulland des Missions Etrangères de Paris, en partance pour la Chine. C’est le pape Pie XII qui la déclara patronne secondaire de la France en mai 1944. (La patronne principale étant Notre Dame de l’Assomption,  ainsi que l’avait décidé le pape Pie XI par sa lettre apostolique ‘’Galliam, Ecclesiae filiam primogenitam ‘’ du 2 mars 1922. ) C’est en novembre 1944, que le pape avait écrit au Carmel de Lisieux :  »Sainte Thérèse a répondu, ces dernières semaines, comme seuls peuvent le faire les grands amis de Dieu, à la confiance que nous mettions en elle en lui attribuant, de concert avec la sainte libératrice de Domrémy, le patronage de votre chère patrie, sous l’égide supérieure de Notre-Dame, dans le mystère de son Assomption ». Sainte Thérèse disait : ‘’ En lisant le récit des actions patriotiques des héroïnes françaises, en particulier celles de la vénérable Jeanne d’Arc, (elle n’était pas encore canonisée, mais seulement ‘’vénérable ‘’), j’avais un grand désir de les imiter, il me semblait sentir en moi la même ardeur dont elles étaient animées, la même inspiration céleste. » On comprend que ces 2 saintes soient unies dans la protection de notre patrie.  Prions St Thérèse avec les paroles que le prêtre adresse à Dieu dans la prière ‘’postcommunion ‘’de la messe de sa fête : ‘‘Que ce mystère céleste allume en nous, Seigneur, le feu de cette charité dans laquelle sainte Thérèse, votre vierge, s’offrit à vous en victime d’amour pour les hommes »

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            III  7 Octobre : Fête de Notre Dame du Très Saint Rosaire.  (2400 mots)

            Le Rosaire trouve ses racines les plus profondes dans l’habitude prise très tôt par les chrétiens de remercier la Vierge Marie pour tous les bienfaits reçus d’elle.

            Au départ, l’Ave Maria ne fut constitué que des salutations de l’archange Gabriel et d’Elizabeth, rapportées par saint Luc dans son Évangile : « Je vous salue, pleine de grâces, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes. » (Luc I, 28) « Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et le fruit de vos entrailles est béni. » (Luc 1, 42) Le pape Urbain IV (1200 – 1264) y ajouta le nom de Jésus.

            La deuxième partie s’est constituée plus tard, ce qui explique que saint Thomas d’Aquin (1225 – 1274), dans ses commentaires sur l’Ave, rédigés en 1273, ne traite que la première partie. Au XVe siècle, saint Bernardin de Sienne mentionne une formule réduite : « Sainte Marie, priez pour nous, pauvres pécheurs. » Au XVIe siècle, la formule actuelle commença à être d’un usage commun et fut consacrée officiellement, en 1568, par saint Pie V qui la fit inscrire dans le bréviaire.

                Les origines du Rosaire restent recouvertes d’une ombre mystérieuse : la Providence l’a voulu ainsi nous dit Yves dans sa dernière lettre de liaison ou il développe longuement l’origine du Rosaire dont nous avons extraits plusieurs passages pour cet exposé. Il est vrai que la façon dont le Rosaire fut révélé à saint Dominique, et le lieu de cette révélation sont restés un secret entre Notre-Dame et son serviteur.

            Le premier document connu est un testament daté de 1221 (l’année de la mort de saint Dominique) et conservé aux archives du collège Saint-Jacques, à Palencia, en Espagne. Un certain Antonin Sers y parle de «la confraternité fondée en l’honneur du saint rosaire, avec le consentement du Seigneur évêque Telle, par le respectable Dominique de Guzman ».

            Vers la même époque, le pape Urbain IV (1200 – 1264) écrivit : « Il est un rite pieux selon lequel, contre les dangers que court le monde, on récite… l’Ave Maria autant de fois qu’il y a de psaumes de David, en faisant précéder chaque dizaine de l’Oraison dominicale. Avec notre Autorité apostolique, Nous approuvons ce Psautier de la Vierge… Chaque jour, le Rosaire obtient des grâces aux chrétiens. »

            À la même époque, l’usage des grains enfilés envahit la société. À Paris, il n’y avait trois corporations occupées à la fabrication de cet article.

            Les malheurs du temps (Peste noire, schisme d’Occident, …) firent qu’au siècle suivant le Rosaire subit une éclipse presque totale. Fort heureusement, un religieux du couvent de Lille, le bienheureux Alain de la Roche (1428 – 1475), le remit à l’honneur. La Sainte Vierge lui apparut plusieurs fois avec son Fils en lui recommandant de la prier en récitant des Ave Maria et en méditant les mystères de la foi, afin de conjurer les effets de la colère divine. Le bienheureux se mit alors à enseigner cette façon de prier et présentait le Rosaire comme le psautier de la Sainte Vierge : les prêtres avec le bréviaire récitaient chaque semaine les 150 psaumes ; le Rosaire, avec ses 150 Ave Maria récités chaque semaine, devenait le bréviaire des fidèles.

Peu après la mort du bienheureux, le 8 mai 1479, le pape Sixte IV (1414 – 1484) approuva solennellement la dévotion par la bulle ‘‘Ea quæ ex fidelium, » premier texte papal en faveur du Rosaire.

            Grand dévot de la Sainte Vierge, saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716) était très attaché à la récitation du Rosaire dont il répandit la dévotion, notamment par son ouvrage ‘‘Le secret admirable du très saint Rosaire. » Il enrôla plus de cent mille personnes dans ses confréries du Rosaire. En introduction au Rosaire, il ajouta le Credo, le Pater et trois Ave, lesquels ne font pas partie de la tradition dominicaine et ne sont donc pas requis pour gagner les indulgences attachées au Rosaire. Ce faisant, il porta de 150 à 153 le nombre d’Ave récités au cours d’un Rosaire, rappelant ainsi les 153 gros poissons pêchés lors de la pêche miraculeuse après la Résurrection (Jean, XXI, 11, ou il est précisé que ces poissons étaient tous bons.)

            Au XIXe siècle, Marie-Pauline Jaricot (1799-1862), une laïque membre du Tiers-Ordre dominicain, fonda ‘‘Le Rosaire vivant » à Lyon en 1826. Après le désastre spirituel causé par la Révolution française, sa grande pensée était l’apostolat universel par la prière, le sacrifice et l’action, pour donner la lumière de l’Évangile et la grâce de la rédemption aux foules qui ne les avaient pas encore reçues, ou les rendre à celles qui les avaient perdues. Pour cela, elle inventa le Rosaire vivant. Celui-ci consiste à trouver quinze personnes, chacune s’engageant à réciter une dizaine de chapelet par jour et à méditer cette dizaine pendant un mois, selon le mystère qui lui a été échu chaque mois par tirage au sort. Ce Rosaire est vivant en ce que les quinze associés qui récitent chacun une dizaine quotidienne sont liés invisiblement, mais réellement, pour dire un Rosaire à eux tous. Tous prient ensemble comme demandé par Notre-Seigneur. Et chacun d’eux, en quinze mois, médite un Rosaire entier.

            Les apparitions de Fatima furent l’apothéose de la révélation du Rosaire. En effet, à chacune des six apparitions de 1917, la Sainte Vierge demanda la récitation quotidienne du chapelet. Le 13 mai 1917, elle fit dire à François que, pour aller au Ciel, il devait réciter beaucoup de chapelets. En portugais, un chapelet se dit un « terço » (un tiers), c’est-à-dire le tiers d’un rosaire, autrement dit cinq dizaines.

            Le 13 octobre 1917, après avoir dit que son nom était Notre-Dame du Rosaire, pendant que l’immense foule des témoins assistait au miracle du soleil, les trois petits voyants furent gratifiés d’une vision comprenant trois tableaux, chacun d’eux représentant une des trois séries des mystères du Rosaire :

  • En premier lieu la sainte Famille : l’Enfant-Jésus bénissant le monde, entouré de Notre-Dame et de saint Joseph, pour illustrer les mystères joyeux ;
  • Ensuite Notre-Dame des Douleurs, avec à côté d’elle Notre-Seigneur portant le manteau de pourpre dont les soldats le revêtirent le Vendredi saint, pour illustrer les mystères douloureux ;
  • Enfin Notre-Dame du Mont-Carmel tenant dans sa main un scapulaire, pour illustrer les mystères glorieux.

            Quelques années plus tard, le 10 décembre 1925, au couvent de Pontevedra en Espagne, la Vierge Marie vint demander à sœur Lucie de rendre publique et de répandre la dévotion des cinq premiers samedis du mois, en précisant :

            ‘’Tous ceux qui, pendant cinq mois, le premier samedi, se confesseront, recevront la sainte Communion, réciteront un chapelet et me tiendront compagnie pendant quinze minutes, en méditant sur les quinze mystères du Rosaire en esprit de réparationje promets de les assister à l’heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme. »

            Ainsi, à Fatima et Pontevedra, la Sainte Vierge a confirmé très précisément la structure du Rosaire que beaucoup de papes auparavant avaient définie. Plusieurs papes prirent l’initiative de recourir au Rosaire et d’appeler à l’aide les confréries en des circonstances où l’Église et la Chrétienté étaient gravement menacées. Ainsi le pape Pie V (1504 – 1572) fit processionner les confréries du Rosaire dans toutes les villes de la catholicité pour obtenir la victoire des armées chrétiennes sur l’Islam, victoire qui eut lieu à Lépante en 1571.

            Deux ans auparavant, en 1569, ce même pape fixa définitivement la forme du Rosaire par la bulle ‘‘Consueverunt romani Pontifices » ‘’ dans laquelle il dit très clairement que saint Dominique « a inventé et propagé ensuite dans toute la sainte Église romaine un mode de prière, appelé Rosaire ou psautier de la bienheureuse Vierge Marie, qui consiste à honorer la bienheureuse Vierge Marie par la récitation de cent cinquante Ave Maria, conformément au nombre des psaumes de David, en ajoutant à chaque dizaine d’Ave l’Oraison dominicale et la méditation des mystères de la vie de Notre seigneur Jésus-Christ. »

            Quatre ans plus tard, le pape Grégoire XIII (1502 – 1585) institua la solennité du Saint Rosaire par la bulle ‘’ Monet Apostolus ‘'(1573) dans laquelle il rappela que saint Dominique « institua, pour détourner la colère de Dieu et obtenir le secours de la bienheureuse Vierge, cette pratique si pieuse qu’on appelle le Rosaire ou le psautier de Marie. »

            Clément XI (1649 – 1721) étendit la fête du Saint Rosaire à l’ensemble de l’Église catholique de rite latin en 1716. Le pape Léon XIII écrivit, entre autres, 11 lettres encycliques sur le rosaire. Il a été surnommé ‘’Le pape du Rosaire ‘’ ; c‘est lui qui décida en 1883 que le mois d’octobre serait le mois du Rosaire. Et précisera le 8 septembre 1893, que les 3 mystères sont les remèdes aux 3 causes principales du désordre des peuples : les mystères joyeux pour ‘’l’aversion pour la vie humble et laborieuse » les mystères douloureux pour ‘’l’horreur de tout ce qui fait souffrir » et les glorieux, pour ‘’ l’oubli des biens futurs ». 

            C’est en 1913, que le pape Pie X fixera la date du 7 octobre pour célébrer la fête de Notre Dame du Rosaire.

            Suite aux propositions d’évolution du Rosaire de Mgr Bugnini, dont la dernière datait d’Avril 1973, le pape Paul VI précisa que « Le chapelet doit rester unique dans sa forme et inchangé par rapport à ce qu’il est actuellement. » Il fit paraître le 2 février 1974 l’exhortation apostolique ‘‘Marialis cultus » dans laquelle, au paragraphe 45, il précise : ‘‘La division en trois parties des mystères du Rosaire, non seulement correspond étroitement à l’ordre chronologique des faits, mais surtout reflète le schéma de la prédication primitive de la foi et propose à nouveau le mystère du Christ exactement de la façon où le voyait saint Paul dans le célèbre ‘‘hymne » de l’Épître aux Philippiens : abaissement, mort, exaltation (2, 6-11) ».

            La dernière lettre papale sur le Rosaire est du pape Jean Paul II avec la lettre apostolique ‘‘Rosarium Virginis Mariae » du 16 octobre 2002. Le pape définissait l’année 2003 comme l’année du Rosaire et proposait d’introduire dans le Rosaire une quatrième série de mystères composée d’événements de la vie publique de Notre-Seigneur : les « mystères lumineux ». Cette lettre rappelait un grand nombre de prérogatives mentionnées par ses prédécesseurs, mais ne mentionnait pas que Notre Dame s’était présentée à Fatima comme Notre Dame du Rosaire, ni qu’elle avait demandé d’ajouter à la fin de chaque dizaine la prière « Ô mon Jésus, pardonnez-nous. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez toutes les âmes au Ciel, surtout celles qui en ont le plus besoin. »

            Enfin ces 15 dizaines du chapelet correspondaient aux quinze promesses de Notre-Dame du Rosaire révélées en 1460 au bienheureux Alain de la Roche (1428-1475), révérend père dominicain du couvent de Dinan, grand apôtre du Rosaire, qui restaura la dévotion au Très Saint Rosaire en parcourant la France, l’Allemagne et les Pays Bas et Fondateur des Confréries du Rosaire.

            Alain, assailli par de terribles combats et tentations, eut une apparition de la vierge Marie, accompagnée de quelques saints, qui chassèrent loin de lui le démon. Marie lui montra alors les promesses et grâces que chacun peut obtenir par la prière quotidienne et fidèle du chapelet. Alain de la Roche mit donc par écrit ces promesses qui furent approuvées par le Saint-Siège en 1895.

1) A tous ceux qui réciteront dévotement mon Rosaire, je promets ma protection toute spéciale et de très grandes grâces.

2) Celui qui persévérera dans la récitation de mon Rosaire recevra quelques grâces signalées.

3) Le Rosaire sera une armure très puissante contre l’enfer; il détruira les vices, délivrera du péché, dissipera les hérésies.

4) Le Rosaire fera fleurir les vertus et les bonnes œuvres et obtiendra aux âmes les miséricordes divines les plus abondantes; il substituera dans les cœurs l’amour de Dieu à l’amour du monde, les élevant au désir des biens célestes et éternels. Que d’âmes se sanctifieront par ce moyen!

5) Celui qui se confie en moi par le Rosaire ne périra pas.

6) Celui qui récitera pieusement mon Rosaire, en considérant ses mystères, ne sera pas accablé par le malheur. Pécheur, il se convertira; juste, il croîtra en grâce et deviendra digne de la vie éternelle.

7) Les vrais dévots de mon Rosaire seront aidés à leur mort par les secours du ciel.

8) Ceux qui récitent mon Rosaire trouveront pendant leur vie et à leur mort la lumière de Dieu, la plénitude de ses grâces et ils participeront aux mérites des bienheureux.

9) Je délivrerai très promptement du purgatoire les âmes dévotes à mon Rosaire.

10) Les véritables enfants de mon Rosaire jouiront d’une grande gloire dans le ciel.

11) Ce que vous demanderez par mon Rosaire, vous l’obtiendrez.

12) Ceux qui propageront mon Rosaire seront secourus par moi dans toutes leurs nécessités.

13) J’ai obtenu de mon Fils que tous les confrères du Rosaire aient pour frères, en la vie et à la mort, les saints du ciel.

14) Ceux qui récitent fidèlement mon Rosaire sont tous mes fils bien-aimés, les frères et sœurs de Jésus-Christ.

15) La dévotion à mon Rosaire est un grand signe de prédestination.

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            La lettre apostolique du pape Jean Paul II est essentiellement un recueil d’observations, d’exhortations et de propositions, présentées sous forme de suggestions ou d’options et son utilisation est laissée à la libre appréciation des fidèles. C’est ce que dit très clairement le n° 19 :

            ‘’Afin de donner une consistance nettement plus christologique au Rosaire, il me semble toutefois qu’un ajout serait opportun ; tout en le laissant à la libre appréciation des personnes et des communautés, cela pourrait permettre de prendre en compte également les mystères de la vie publique du Christ entre le Baptême et la Passion.

            Ainsi, nous utilisons cette libre appréciation laissée par le pape pour nous en tenir au Rosaire que récitaient les enfants de Fatima et particulièrement Lucie qui, en attendant la venue de Notre Dame à la Cova da Iria, guidait le chapelet que récitaient les milliers de pèlerins autour d’elle.

            Il y a sur Hozana une communauté à laquelle je renvoi quelquefois et qui vous guidera chaque premier samedi du mois (et en ce mois d’octobre 2020, tous les samedis) dans les méditations associées au Rosaire en 20 dizaines. https://hozana.org/communaute/6802-avec-marie-ecrasons-le-tete-du-serpent 

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            IV  11 Octobre : Fête de la Maternité de Notre Dame  (400 mots)

            Dans la forme extraordinaire du rite romain, l’Eglise fête ce jour la Maternité de la sainte Vierge Marie (Elle l’a fêtée le Ier janvier dans la forme ordinaire). Nous devons au pape Pie XI l’institution de cette fête le 25 décembre 1931 par l’encyclique ‘’Lux veritatis » ou il rappela les trois grandes vérités de la foi catholique

– Notre-Seigneur Jésus-Christ est un seul être, une seule personne.

– La sainte Vierge Marie est la Mère de Dieu.

– L’évêque de Rome, le Pape, a la primauté de magistère et de juridiction sur l’Église tout entière.

            Ensuite, il exposa le privilège de la Maternité de la bienheureuse Vierge Marie. En même temps, il proposa la Vierge Marie, Mère de Dieu, bénie entre toutes les femmes, avec la Famille de Nazareth, comme le plus noble exemple entre tous offert à notre imitation, tant pour la dignité et la sainteté du mariage chrétien, que pour l’éducation convenable à donner à la jeunesse. Enfin, pour que la liturgie gardât ce souvenir, il ordonna que la fête de la divine Maternité de la Bienheureuse Vierge Marie, avec Messe et Office propres, fût célébrée chaque année, le onze Octobre, sous le rite double de seconde classe, par l’Église universelle. »

            Nous remarquerons que l’année précédente, le 29 mai 1930, Notre Seigneur avait précisé à sœur Lucie qui l’avait interrogé sur la raison du nombre 5 pour les 5 premiers.

          Il y a cinq espèces d’offenses et de blasphèmes proférés contre le Cœur Immaculé de Marie :

1) les blasphèmes contre l’Immaculée Conception,

2) les blasphèmes contre sa virginité,

3) les blasphèmes contre sa maternité divine, en refusant en même temps de la reconnaître comme Mère des hommes,

4) les blasphèmes de ceux qui cherchent publiquement à mettre dans le cœur des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine à l’égard de cette Mère Immaculée,

5) les offenses de ceux qui l’outragent directement dans ses saintes images.

            Voilà, ma fille, le motif pour lequel le Cœur Immaculé de Marie m’a inspiré de demander cette petite réparation, et, en considération de celle-ci, d’émouvoir ma miséricorde pour pardonner aux âmes qui ont eu le malheur de l’offenser. Quant à toi, cherche sans cesse, par tes prières et tes sacrifices, à émouvoir ma miséricorde à l’égard de ces pauvres âmes ».

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         V  12 octobre : Il y a 1 mois le pèlerinage ‘’M de Marie » se clôturait à Pellevoisin.  (600 mots)

            Pour ceux qui n’étaient pas sur place, voici ci-dessous le lien pour accéder à une vidéo d’un peu moins de 4 minutes sur cette magnifique arrivée à Pellevoisin. Puisse Notre Dame avoir été sensible à toutes les prières qui sont montées vers Elle durant ce périple à travers la France. Qu’elle joie Elle a dû ressentir lorsqu’à la fin de chaque dizaine du chapelet, tout au long de ces 2 fois 1000 Km, montait vers son Fils la prière qu’Elle avait enseignée aux enfants de Fatima le 13 juillet 1917 : « Ô mon Jésus, pardonnez-nous. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez toutes les âmes au Ciel, surtout celles qui en ont le plus besoin.https://www.youtube.com/watch?v=VHOzx4D1oaw (par ce lien communiqué par le site M de Marie,  vous accéderez aussi à un grand nombre de reportages sur ce pèlerinage exceptionnel)

            Pour ceux qui ne prendraient pas le temps de visionner ce film, voici quelques photos de cet événement.

         Voici le texte de la consécration du diocèse de Bourges aux Cœurs unis de Jésus et de Marie par Mgr Beau. (Qui a demandé aussi que les 64 paroisses du diocèse fassent à leur tour l’objet d’une telle consécration de la part des prêtres qui en ont la charge)

La prière de consécration de Mgr Jérôme Beau

Seigneur Jésus,
En ce jour où nous célébrons le couronnement de ta Sainte Mère au Ciel, nous voulons nous consacrer à ton Cœur Sacré d’où a jailli l’amour de Dieu, uni au Cœur Douloureux et Immaculé de ta Mère, la Très Sainte Vierge Marie.
Nous consacrons et confions à vos Cœurs unis nos vies, nos familles, nos vivants et nos morts, et notre Berry.
Nous te confions notre pays la France en ce lieu où la Vierge Marie nous l’a recommandé à notre prière.
En cette période d’épidémie et d’incertitude qui menace les plus isolés et les plus fragiles, en ce temps de combat pour le respect de la vie, la dignité de chaque personne humaine, la dignité de la famille, nous Te demandons le courage de la Foi et la force de la charité, afin de témoigner au milieu du monde de ton amour victorieux du Mal.
Par l’intercession de Marie, Mère de Miséricorde et en réponse à l’interpellation du Pape saint Jean-Paul II il y a 40 ans, « France es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? », nous te prions, d’affermir notre pays afin qu’il retrouve la fidélité à l’Alliance avec la Sagesse éternelle, pour le bien de tous les hommes et de la création entière qui « attend la révélation des fils de Dieu » et « gémit en travail d‘enfantement » (Rm 8).
Nous t’offrons totalement nos vies, à toi qui es « le Chemin, la Vérité et la Vie », comme Marie s’est offerte en réponse à l’annonce de l’Ange : « Voici la servante du Seigneur » (Lc 1, 38), et comme tu t’es offert en venant dans le monde : « Me voici, je viens, ô Dieu, pour faire ta volonté » (He 10, 9).
Nous te demandons par l’intercession de ta Mère et de saint Joseph, proclamé « Patron de l’Église Universelle » il y a 150 ans, de bénir et de protéger notre Église pour la rendre de plus en plus fervente et missionnaire, rayonnante de la Miséricorde divine auprès de tous. « Jésus, j’ai confiance en Toi ».
          Par la grâce de l’Assomption et du couronnement, tu as associé ta Mère à la victoire de la résurrection et tu l’as glorifiée en son corps et en son âme, signe de notre gloire à venir qui déjà resplendit en nous. Bénis-nous par l’intercession de Marie immaculée, écarte de nous tout péché et tout mal, transfigure-nous de la joie des enfants de Dieu, pour la gloire et la louange de notre Père.

        Amen.

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            VI  13  Octobre : Anniversaire de la dernière apparition de Notre Dame à Fatima  (300 mots)

       Au cours de l’apparition du 13 Juillet, Lucie s’était adressée à Notre Dame en ces termes : ‘’Je voudrais vous demander de nous dire qui Vous êtes, et de faire un miracle afin que tous croient que Votre Grâce nous apparaît ». Elle précisa alors : » En octobre, Je dirai qui Je suis, ce que Je veux, et Je ferai un miracle que tous pourront voir pour croire. »

C’est le 13 juillet qu’Elle répondra comme annoncé :

     Qui je suis :  Je suis Notre Dame du Rosaire

     Ce que je veux :  Je veux te dire que l’on fasse ici une chapelle en mon honneur.     Que l’on continue toujours à réciter le chapelet  tous les jours. ….. Que l’on n’offense pas davantage Dieu, Notre-Seigneur, car Il est déjà trop offensé.

Cette dernière supplication conclura les 6 apparitions comme une reprise du secret pour en souligner les conséquences, à moyen terme (‘‘Mais si l’on ne cesse d’offenser Dieu, sous le règne de Pie Xl, en commencera une autre (guerre) pire., ») Ou encore plus grave, à long terme, pour le salut des âmes que les enfants ont vu tomber ‘’en tourbillon » en Enfer.

            Le miracle promis sera décrit le 15 octobre 1917 dans le journal ‘’O Século », journal anticlérical, par son rédacteur en Chef, Avelino de Almeida, qui eut la franchise d’écrire loyalement ce qu’il avait vu : « Mais voici que jaillit une clameur immense, et ceux qui sont plus près de la foule l’entendent crier : ‘‘Miracle ! Miracle ! Merveille ! Merveille ! »… Aux yeux éblouis de ce peuple, le soleil a tremblé, le soleil a eu des mouvements insolites et brusques en dehors de toutes les lois cosmiques, ‘le soleil a dansé’, selon l’expression typique des paysans. Miracle comme criait le peuple ? Phénomène naturel comme disent les savants ? Pour l’instant je ne me soucie pas de le savoir, mais seulement d’affirmer ce que j’ai vu ».

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             VII  25 Octobre :Dernier dimanche d’Octobre : Fête du Christ-Roi (Forme extraordinaire du rite romain) (750 mots)

            C’est bien pour que s’établisse le règne du Christ pour notre monde actuel, que le pape Pie XI a écrit l’encyclique ‘’Quas Primas » datée 11 décembre 1925, au lendemain de l’apparition de Pontévedra ou Notre Dame nous précisa comment ‘’matérialiser » la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois. Le pape Pie XI avait fixé cette fête au dernier dimanche d’octobre, juste avant la fête de tous ceux qui voient déjà le Christ en gloire, au Ciel.

            Ce règne du Christ, le pape Pie XII le résumait d’une phrase : « Si le Christ ne règne pas par les bienfaits de sa présence, Il règne encore par les méfaits qu’entraîne son absence ! ». »

                Pour illustrer cette position, voici un entretien célèbre tenu plus de 65 avant cette encyclique, entre Napoléon III et le cardinal Pie, évêque de Poitiers. (Audience du 15 mars 1859). Laissons parler l’évêque.   

         Sire, ni la restauration, ni vous-même n’avez fait pour Dieu ce qu’il fallait faire, par ce que, ni l’un ni l’autre, vous n’avez relevé son trône ; par ce que ni l’un ni l’autre, vous n’avez renié les principes de la révolution dont vous combattez cependant les conséquences pratiques ; par ce que l’évangile social dont s’inspire l’État est encore la déclaration des droits de l’homme, laquelle n’est rien d’autre, Sire, que la négation formelle des droits de Dieu. Or c’est le droit de Dieu de commander aux états comme aux individus ce n’est pas pour autre chose que Notre Seigneur est venu sur la terre. Il doit régner en inspirant les lois, en sanctifiant les mœurs, en éclairant l’enseignement, en dirigeant les conseils, en réglant les actions des gouvernements comme des gouvernés. Partout où Jésus-Christ n’exerce pas ce règne, il y a désordre et décadence. Or j’ai le droit de vous dire qu’Il ne règne pas parmi nous, et que notre constitution n’est pas, et loin de là, celle d’un État chrétien et catholique. Notre droit public établit bien que la religion catholique est celle de la majorité des Français ; mais il ajoute que les autres cultes ont droit à une égale protection. N’est-ce pas proclamer que la constitution protège pareillement l’erreur et la vérité ? Eh bien, savez-vous sire, ce que Jésus-Christ répond aux gouvernements qui se rendent coupables d’une telle contradiction ? Jésus-Christ, Roi du ciel et de la terre leur répond : « Et moi aussi, gouvernements qui vous succédez en vous renversant les uns les autres, moi aussi je vous accorde une égale protection. J’ai accordé cette protection à l’empereur, votre oncle, j’ai accordé la même protection aux Bourbons, la même protection à Louis-Philippe, la même protection à la république et à vous aussi, la même protection vous sera accordée » L’empereur Napoléon III arrêta l’évêque de Poitiers : « Mais encore croyez-vous (…) que le moment soit venu d’établir ce règne exclusivement religieux que vous me demandez ? »

            – Sire quand de grands politiques comme votre majesté m’objectent que le moment n’est pas venu, je n’ai qu’à m’incliner parce que je ne suis pas un grand politique. Mais je suis évêque et comme évêque je leur réponds : Le moment n’est pas venu pour Jésus-Christ de régner ! Et bien alors le moment n’est pas venu pour les gouvernements de durer.

            A propos du règne social de Notre Seigneur Jésus-Christ, ce dimanche-là, nous ferons nôtre la prière qu’a écrite dom Eugène Vandeur (1875-1967), moine Bénédictin de Maredsous, Père Abbé du Mont César à Louvain et Fondateur du Monastère Notre-Dame d’Ermeton en Belgique: Source : (https://hozana.org/publication/96356-grand-rosaire-du-samedi-5-septembre-mysteres-glorieux  première méditation: La Résurrection )

                        « « Il faut qu’il règne », s’écrie votre Apôtre ! Oui, Seigneur, il faut que vous régniez sur nous, sur les nations, sur tous ceux qui vous connaissent et qui vous aiment déjà ; mais, encore sur ceux qui vous ignorent, qui vous blasphèment, qui refusent de vous servir et s’écrient : « Nous ne voulons pas de ce Roi ! »

            Roi d’amour, Seigneur Jésus-Christ, poings et pieds liés, je suis à vos genoux que j’embrasse. Déliez-moi de moi-même, rendez-moi à la sainte liberté de votre règne ; car, vous dilatez quiconque s’est rendu à votre empire. Régnez sur le monde assoiffé de Paix, la vôtre,ô Jésus-Christ, Roi des rois, mon Roi! »

            Comme cela se rapproche de la première prière de l’Ange à Fatima.

« Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je Vous aime. Je Vous demande pardonpour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas, qui ne vous aiment pas. »Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon coeur (cf: Luc 2, 19)

Source: HOSANNA, le 2 octobre 2020

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