01.02.2020 – SAINT ET MARTYR DU JOUR

Bienheureux Benedict Daswa, († 1990)
Catéchiste et martyr en Afrique du Sud
Premier martyr sud-africain reconnu par l’Église

Benedict (à la naissance Bakali) Daswa naît le 16 juin 1946 dans le village de Mbahe au sein d’une famille non chrétienne ; il était l’aîné de cinq enfants. Il a été élevé dans la religion traditionnelle, au sein de son clan de la tribu Bakali Lemba.

C’est au lycée que Benedict a reçu une instruction dans la foi catholique, par son catéchiste, le P. Benoît Risimati : c’est pour lui rendre hommage qu’il a choisi Benoît comme prénom de baptême et qu’il a faite sienne la devise de saint Benoît, « Prie et travaille ».
Il a été baptisé le 21 avril 1963 par le Père Augustin O’Brien m.s.c., qui lui a donné la première communion. Trois mois plus tard, il était confirmé par l’évêque bénédictin de Pietersburg, Mgr Van Hoeck.

Il est ensuite devenu instituteur et directeur de l’école primaire de Nweli. Benedict invitait les élèves qui ne pouvaient pas payer les frais de scolarité à travailler dans son jardin. Il rendait visite aux familles des absents pour offrir son aide ; il travaillait au potager et il plantait des arbres.
Il a été le premier de son village à construire une maison en briques avec ses économies et grâce à la vente des fruits et des légumes du potager et du verger. Grâce à des prévisions budgétaires prudentes, il pu acheter une voiture, un poste de télévision et il avait le téléphone.
Son succès attira des jalousies: il fut même accusé de faire usage de zombies, des soi-disant cadavres ramenés à la vie par la sorcellerie.

En 1980, Benedict épousa une luthérienne, Shadi Eveline Monyai, qui a ensuite été reçue dans l’Église catholique. Ils eurent huit enfants, le dernier naquit quatre mois après sa mort.
Il lui est tout naturel d’aider sa femme dans l’éducation des enfants et dans les tâches ménagères, et il encourageait les autres pères de famille à en faire autant: « Vous devriez aider votre femme dans les tâches ménagères ». Il enseignait à ses enfants à participer aussi aux tâches de la maison, à être assidus à l’école et au travail du jardin.
Mais surtout, sa famille était une école de prière. Tous les soirs, ils lisaient la Bible ensemble et ils participaient aux assemblées dominicales.
Il avait aussi institué ce qu’il appelait le « jour des Daswa », le jour de la fête de Noël : la famille et tous leurs proches parents passaient cette journée ensemble. Les enfants recevaient comme cadeau de Noël du matériel scolaire.

Le chef du village l’avait choisi comme secrétaire et conseiller. Son honnêteté, son intégrité, sa sincérité et son humilité le faisaient respecter.
Catéchiste et membre du Conseil pastoral de la paroisse, il aida à la création de la communauté ecclésiale, en particulier en préparant les candidats au baptême.
Il dirigeait l’office dominical, quand le prêtre ou un agent pastoral n’était pas disponible. Il aida dans la construction, à Nweli, de la première église catholique de la région ; il était très impliqué dans la pastorale des jeunes : il les voulait occupés et disciplinés, et il créa pour eux des clubs de football.

Lors d’une sécheresse survenue dans la région de Venda, dans les années quatre-vingt, il réussit à obtenir des fournitures et des vivres pour les enfants de l’école.
On le respectait aussi en tant qu’homme de prière et pour sa compassion et sa générosité pour les malades, les pauvres et les prisonniers qu’il visitait.

Le 25 janvier 1990, au cours d’un violent orage, la foudre tomba plusieurs fois sur les cases rondes, les ‘rondavels’ couvertes de chaume ; la population locale pensa que ces phénomènes étaient dus à des actes de sorcellerie. Le conseil des anciens décida donc de consulter un guérisseur et demanda pour cela aux habitants une contribution individuelle pour lui payer ses émoluments. Benedict répondit que les éclairs étaient des phénomènes naturels et que sa foi catholique lui interdisait d’offrir sa contribution afin de payer un sorcier, suscitant ainsi la colère de nombreux habitants.

Dans l’après-midi du 2 février 1990, alors qu’il travaillait dans son verger, sa belle sœur l’appelle de toute urgence, lui demandant d’emmener son enfant très malade chez le médecin, à Makwarela (Sibasa).
Il lui dit : « Avant de partir, prions ». Sur la route du retour à Mbahe, il s’arrêta pour emmener aussi un habitant d’un village voisin. Celui-ci portait un sac de farine de maïs et il ne voulait pas prendre les transports publics en raison des troubles dans la région.
Mais la route se trouva bloquée à un certain endroit par des troncs d’arbres. Lorsqu’il descendit pour dégager la route, une foule de jeunes garçons et d’hommes dissimulés derrière les buissons se ruèrent sur lui, lui jetant de grosses pierres. Blessé et saignant abondamment, il traversa le terrain de football, espérant trouver de l’aide auprès d’un “Shebeen”, un débit illégal de boissons alcoolisées.
Il finit par trouver refuge dans la cuisine d’une ‘rondavel’ mais sort quand ses poursuivants menacent de tuer l’habitante. Il meurt assassiné à coups de couteau et de ‘knobkerrie’ (type de bâton africain principalement utilisé dans l’Est et le Sud de l’Afrique) disant : « Dieu, je remets mon esprit entre tes mains ».
Lors de ses funérailles, le 10 février 1990, les prêtres portaient des vêtements liturgiques rouges, sûrs que Benedict était mort pour sa foi dans le Christ, du fait de son refus héroïque de la sorcellerie.

Benedict Daswa a été beatifié le 13 septembre 2015, au sanctuaire de Tshitanini, dans la province du Limpopo, par le card. Angelo Amato s.d.b., Préfet de la Congrégation pour la Cause des Saints, qui représentait le Pape François.
Sa commémoration a été fixée au premier février.

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