30.11.2019 – EVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 4,18-22.

En ce temps-là, comme Jésus marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs.
Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »
Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.
De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela.
Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Benoît XVI

pape de 2005 à 2013Audience générale du 14/06/06 (trad. DC n° 2362, p. 664 © copyright Libreria Editrice Vaticana)

Saint André suit le Christ jusque dans sa mort

Une tradition (…) raconte la mort d’André à Patras, où il subit le supplice de la crucifixion. Mais en ce moment suprême, d’une manière analogue à son frère Pierre, il demanda à être mis sur une croix différente de celle de Jésus. En son cas, il s’agit d’une croix décussée, c’est-à-dire à croisement transversal incliné, qui est pour cela appelée « croix de saint André ». Voici ce que l’apôtre aurait dit en cette occasion, selon un vieux récit : « Salut, ô croix, inaugurée avec le corps du Christ et devenue l’ornement de ses membres, comme si c’étaient des pierres précieuses. Avant que le Seigneur monte sur toi, tu inspirais une crainte terrestre. Maintenant au contraire, dotée d’un amour céleste, sois reçue comme un don. Les croyants savent, à ton égard, quelle joie tu possèdes, quels cadeaux tu tiens préparés. Aussi, sûr et plein de joie, je viens à toi pour que, toi aussi, tu me reçoives, dans l’exultation, comme celui qui fut suspendu à toi. (…) Ô croix bienheureuse, qui as revêtu la majesté et la beauté des membres du Seigneur. (…) Prends-moi et porte-moi loin des hommes et rends-moi à mon Maître, afin que par ton intermédiaire me reçoive celui qui m’a racheté. Salut, ô croix, oui, vraiment, salut ! » Comme on le voit, il y a là une spiritualité chrétienne très profonde, qui voit dans la croix non pas tellement un instrument de torture mais bien plutôt le moyen incomparable d’une pleine assimilation au Rédempteur, au grain de blé tombé en terre (Jn 12,24). Nous devons apprendre de cela une leçon très importante : nos croix acquièrent de la valeur si elles sont considérées et accueillies comme une partie de la croix du Christ, si elles reflètent sa lumière. C’est seulement par cette croix que nos souffrances sont ennoblies et acquièrent leur vrai sens.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 10,9-18.

Frère, si de ta bouche, tu affirmes que Jésus est Seigneur, si, dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé.
Car c’est avec le cœur que l’on croit pour devenir juste, c’est avec la bouche que l’on affirme sa foi pour parvenir au salut.
En effet, l’Écriture dit : ‘Quiconque met en lui sa foi ne connaîtra pas la honte’.
Ainsi, entre les Juifs et les païens, il n’y a pas de différence : tous ont le même Seigneur, généreux envers tous ceux qui l’invoquent.
En effet, ‘quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé’.
Or, comment l’invoquer, si on n’a pas mis sa foi en lui ? Comment mettre sa foi en lui, si on ne l’a pas entendu ? Comment entendre si personne ne proclame ?
Comment proclamer sans être envoyé ? Il est écrit : ‘Comme ils sont beaux, les pas des messagers qui annoncent les bonnes nouvelles!’
Et pourtant, tous n’ont pas obéi à la Bonne Nouvelle. Isaïe demande en effet : ‘Qui a cru, Seigneur, en nous entendant parler ?’
Or la foi naît de ce que l’on entend ; et ce que l’on entend, c’est la parole du Christ.
Alors, je pose la question : n’aurait-on pas entendu ? Mais si, bien sûr ! Un psaume le dit : ‘Sur toute la terre se répand leur message, et leurs paroles, jusqu’aux limites du monde’.

Psaume 19(18),2-3.4-5ab.

Les cieux proclament la gloire de Dieu,
le firmament raconte l’ouvrage de ses mains.
Le jour au jour en livre le récit
et la nuit à la nuit en donne connaissance.

Pas de paroles dans ce récit,
pas de voix qui s’entende;
mais sur toute la terre en paraît le message
et la nouvelle, aux limites du monde.

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