Priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. 1 / 3

Priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. 1 / 3
Image de l’Annonciation par Melozzo da Forli 

En apparaissant à Fatima, Notre Dame, a révélé le projet divin d’établir dans le monde la dévotion à son Cœur Immaculé pour assurer notre salut. Elle a rappelé le triste sort des pécheurs qui ne se convertissent pas et rendent inutile, pour eux, le sacrifice de son Fils. A chacune de ses apparitions, Elle a dit de réciter tous les jours le chapelet. Un chapelet, c’est 153 ‘’ Ave maria », comme le nombre de poissons, tous bons, que les apôtres ont pris lors de la seconde pêche miraculeuse, ou notre Seigneur a demandé de jeter le filet à droite de la barque de Pierre. Ces ‘’Ave maria », appelés aussi ‘’ Salutation Angélique ‘’ sont les premières paroles que l’Ange Gabriel envoyé par Dieu auprès de Marie, lui adressa pour obtenir son consentement. Nous avons choisi pour titre à cette série de publication les paroles que l’Eglise a ajoutées pour conclure cette prière. En ce mois des défunts, nous consacrerons 3 publications à la présentation des derniers écrits de St Thomas d’Aquin avant sa mort. Nous en extrairons l’explication de la ‘’ Salutation Angélique » (‘’Je vous salue Marie »). Nous avons utilisé le livre ‘’ Le Pater et l’Ave » Introduction et traduction par un moine de Fontgombault de 1978. (Imprimatur du 8 octobre 1966). Pour ceux qui veulent creuser la question, le site ci-dessous donne le texte latin de la partie consacrée à l’Ave Maria et deux traductions, l’une de 1857 et l’autre plus récente d’un moine de Fontgombault. http://docteurangelique.free.fr/livresformatweb/sermons/08avemaria.htm

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Livre ‘’ Le Pater et l’Ave ‘’ de St Thomas d’Aquin 

Quelques extraits de ‘’ l’introduction ‘’

            Le témoignage de ses contemporains, au nombre desquels il faut compter plusieurs de ses Frères en religion, nous apprend qu’un an avant sa mort, depuis le Dimanche de la Sexagésime, 12 février 1273, au jour de Pâques, 9 avril, saint Thomas d’Aquin se consacra avec beaucoup de zèle à l’instruction des fidèles, dans l’église conventuelle de saint Dominique, à Naples.

            Il y donna successivement des sermons sur le Symbole des Apôtres, l’Oraison dominicale, la Salutation Angélique, sur les deux préceptes de la charité et les dix commandements de la loi.

Le lien qui unit ces différents sujets n’apparaît pas à première vue ; mais le saint Docteur prit la peine de le montrer à ses auditeurs.

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            « Il y a, leur dit-il, trois choses nécessaires à l’homme pour son salut. La première est la connaissance de ce qu’il doit croire, la seconde la connaissance de ce qu’il doit désirer, la troisième la connaissance de ce qu’il doit accomplir. L’homme apprend la première de ces connaissances dans le Symbole des Apôtres. Il est instruit sur ce qu’il doit désirer dans l’Oraison dominicale ; les deux préceptes de la charité et les dix commandements de la loi le renseignent sur ce qu’il doit accomplir. »

            Le Père Tocco, dominicain, qui assistait aux prédications, rapporte qu’elles attiraient chaque fois un grand concours de peuple ; la foule écoutait le Bienheureux avec vénération, comme si la parole fût venue de Dieu même. La seule vue de son maintien produisait une impression profonde. D’après Jean Blasio, juge de Naples, il donna ses deux sermons sur la salutation angélique, les yeux fermés ou levés au ciel l’air extatique.

            Le texte latin, qui nous est parvenu, des sermons de saint Thomas, n’est donc pas un texte original, mais seulement un résumé. Pourtant tous les auteurs, qui en ont parlé affirment unanimement leur authenticité. Tous assurent qu’ils expriment fidèlement la pensée du saint Docteur.

            Pour rendre la lecture de la traduction plus aisée et plus coulante, nous n’avons pas hésité à supprimer quelques-unes des citations latines, toutes les fois que leur rapport avec le contexte n’était pas assez perceptible.

Avant-propos :

            Parlant de la salutation angélique, dans son Traité de la dévotion à la sainte Vierge, saint Louis Marie Grignon de Montfort écrit : « Peu de chrétiens, même éclairés, connaissent le prix, le mérite, l’excellence et la nécessité de l’Ave Maria. »

            « L’Ave Maria » est la plus belle prière après le « Notre Père ». C’est le plus beau compliment que vous puissiez faire à Marie, puisque c’est le compliment que le Très-Haut lui envoya faire par un Archange, pour gagner son cœur ; et il fut si puissant sur son cœur, par les charmes secrets dont il est plus plein, que Marie donna son consentement à l’Incarnation du Verbe, malgré sa profonde humilité. C’est par ce compliment que vous gagnerez infailliblement son cœur, si vous le dites comme il faut, c’est-à-dire avec attention, dévotion et modestie ».

            St Tomas d’Aquin ne semble pas avoir connu davantage la deuxième partie du « Je vous salue Marie », telle que nous la récitons aujourd’hui.  

            Cette deuxième partie s’est constituée peu à peu. Au XII° siècle, on en trouve une ébauche dans une hymne attribuée à Gottschalk, chapelain de l’empereur Henri IV. Au XV° siècle, saint Bernardin de Sienne connaissait une réduction de cette deuxième partie :  »Sainte Marie, priez pour nous, pauvres pécheurs. » La formule actuelle était en usage au XVI° siècle ; elle fut consacrée officiellement par son insertion, en 1568, au bréviaire de saint Pie V.

PROLOGUE

            1. – La salutation angélique comprend trois parties.

            L’ange compose la première.

            Voici ces paroles, d’après la Vulgate :

            Je vous salue, pleine de grâce,

            Le Seigneur est avec vous,

            Vous êtes bénis entre les femmes (Luc, 1, 28).

            La deuxième partie est l’œuvre d’Élisabeth, la mère de saint Jean-Baptiste ; celle-ci s’exprima ainsi :

            Béni est le fruit de vos entrailles (Luc, 1,42).

            L’église a ajouté la troisième partie Marie.   

            L’ange, en effet n’a pas dit : je vous salue, Marie, mais : Je vous salue, pleine de grâce.

            Ce nom de Marie, par sa signification, comme on le verra plus loin, s’harmonise avec les paroles de l’ange Gabriel.

EXPLICATION DE LA SALUTATION DE L’ANGE GABRIEL

JE VOUS SALUE

            2. – Dans l’Antiquité, l’apparition des Anges aux hommes constituait un événement d’une très grande portée et les hommes tenaient pour honneur inestimable de pouvoir témoigner aux anges leur vénération.

            Aussi l’Ecriture loue-t-elle Abraham d’avoir donné à des Anges l’hospitalité et de les avoir traités avec beaucoup d’honneur.

            Mais qu’un Ange ce fut incliné devant une créature humaine, on ne l’avait jamais entendu dire, avant que l’Archange Gabriel eut exprimé sa vénération à la Bienheureuse Vierge par ces paroles :

            Je vous salue.

            3. –  Si, dans l’Antiquité, l’homme révérait l’Ange et l’Ange ne révérait pas l’homme, la raison en était la supériorité de l’Ange par rapport à l’homme.

            Cette supériorité se manifeste de trois manières.

            Premièrement, l’Ange est supérieur à l’homme en dignité, du faite de sa nature spirituelle.

            Il est écrit en effet (Ps. 103, Vers. 4) : D’être spirituel (et incorruptible), Dieu a fait ses Anges.

            Mais l’homme, lui, est d’une nature corruptible. C’est pourquoi Abraham disait à Dieu (Gen. 18, 27) : Je parlerai à mon Seigneur, moi, cendres et poussière.

            Il ne convenait pas qu’une créature spirituelle et incorruptible rendit hommage à une créature corruptible.

            En second lieu, l’Ange surpasse l’homme par sa familiarité avec Dieu.

            L’Ange, en effet, appartient à la famille de Dieu ; il se tient auprès de lui. Des milliers de milliers d’Anges le servaient et dix milliers de centaines de milliers d’Anges se tenaient en sa présence, est-il écrit au livre de Daniel (7,10).

            Mais l’homme, lui, est comme étranger à Dieu, comme exilé loin de sa face, par le péché, suivant cette parole du Psalmiste (Ps. 54, 8) : Je me suis éloigné de mon Dieu par la fuite.

            Il convient donc que l’homme honore l’Ange, à cause de sa proximité avec la Majesté divine et de son intimité avec elle.

            En troisième lieu, l’Ange est élevé au-dessus de l’homme, par la plénitude de la splendeur de sa grâce divine. Les anges, en effet participe avec la plus grande plénitude à la lumière divine elle-même. Peut-on dénombrer les soldats de Dieu, dit Job (25, 3), et en est-il un seul sur lequel ne se lève sa lumière ? Aussi les Anges apparaisse-t-il toujours lumineux.

            Les hommes, eux, participent bien à cette lumière de la grâce, mais avec parcimonie et comme dans un clair-obscur.

            4. – Il ne convenait donc pas que l’Ange s’inclina devant l’homme, jusqu’au jour où parut une créature humaine, surpassant les Anges par sa plénitude de grâce (cf. nn. 5 à 10), par sa familiarité avec Dieu (cf. N 10) et par sa dignité.

            Cette créature humaine fut la bienheureuse Vierge Marie.

            Pour reconnaître cette supériorité, l’Ange lui témoigna sa vénération par ces paroles :            Je vous salue.

PLEINE DE GRACE

            5. –Premièrement, la Bienheureuse Vierge surpassa tous les Anges, par sa plénitude de grâce.

            Pour manifester cette prééminence, l’Archange Gabriel s’inclina devant elle et il lui adressa ces paroles :

             Vous êtes pleine de grâce,

Ce qui revenait à lui dire :

            Je vous révère, parce que vous me surpassez par votre plénitude de grâce.

            6. – On peut envisager la plénitude de grâce de la Bienheureuse Vierge de trois manières.

            En premier lieu, son âme possède toute la plénitude de la grâce.

            Dieu donne la grâce pour deux motifs, à savoir pour faire le bien et pour éviter le mal.

            À ce double point de vue, la Bienheureuse Vierge fut favorisée de la grâce la plus parfaite. Car elle évita le péché, mieux que toute autre saint, après le Christ.

            Le péché en effet est soit originel, soit actuelle mortel ou véniel.

            La Vierge fut préservée du péché originel, dès le premier instant de sa conception, et elle demeura toujours étrangère à tout péché mortel ou véniel.

            Aussi est-il dit à son sujet dans le Cantique des Cantiques (4, 7) : Vous êtes toute belle, mon amie, et sans tache aucune.

            « Hormis la Sainte Vierge dit saint Augustin dans son livre de la nature et de la grâce, tous les saints et les saintes durant leur vie terrestre, à la question suivante de « êtes-vous sans péché ? » se seraient écriés d’une voix unanime : « si nous disions : Nous sommes sans péché (cf. 1 Jn., 1, 8) nous nous tromperions nous-mêmes et la vérité ne serait pas en nous. » La Vierge Sainte, elle, fait exception. Pour l’honneur du Seigneur, quand il s’agit du péché, je veux qu’il ne soit jamais question d’Elle. Nous le savons en effet, à elle il fut donnée de grâces plus abondantes pour triompher complètement du péché. Elle mérita de concevoir celui qui assurément ne fut souillé d’aucune faute. »

            Mais le Christ surpassa la Bienheureuse Vierge.

            Sans doute, l’un et l’autre furent conçus et naquirent sans le péché originel. Mais Marie, contrairement à son fils, y était soumise de droit. Et si elle en fut de fait totalement préservée, ce fut par une grâce et un privilège singulier du Dieu Tout-Puissant, et en vue des mérites de son enfant, Jésus-Christ, Sauveur du genre humain.

            7. – La vierge accomplie également les œuvres de toutes les vertus.

            Les autres saints excellèrent en quelques-unes d’entre elles. Celui-ci fut humble, celui-là fut chaste, cet autre miséricordieux. Aussi les offre-t-on comme modèle de ces vertus particulières. Par exemple, on présente Saint-Nicolas comme modèle de la miséricorde.

            Mais la Bienheureuse Vierge, elle, est le modèle et l’exemplaire de toutes les vertus. En elle, vous trouvez un modèle d’humilité. Écouter ces paroles (Luc, 1, 38) : Voici la servante du Seigneur. Et encore Luc, 1, 48) : Le Seigneur a regardé la bassesse de sa servante. Elle est aussi un modèle de chasteté ; de son propre aveu en effet elle ne connaît pas d’homme (cf. Luc, 1, 34). Et comme il est facile de le constater, elle donne l’exemple de toutes les vertus.

            La Bienheureuse Vierge est donc pleine de grâce et pour faire le bien et pour éviter le mal.

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       Je vous salue Marie pleine de grâce, le Seigneur est avec vous …….. 

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

Source : https://hozana.org/publication/64514-priez-pour-nous-pauvres-pecheurs-maintenant-et-a-l-heure-de-notre-mort-1-3?utm_source=user&utm_medium=email_Hozana&utm_campaign=nouvelle_CP_6530

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