Foi et science en dialogue, livre-entretien de Benoît XVI avec un mathématicien

« In cammino alla ricerca della Verità », dialogue entre foi et science, entre Benoît XVI et un mathématicien italien athée.

L’ouvrage «En chemin à la recherche de la vérité» -In cammino alla ricerca della Verità-, a été présenté le 6 octobre à Rome. Il rassemble les lettres et le récit des rencontres entre le Pape émérite Benoît XVI et le mathématicien italien, Piergiorgio Odifreddi. Un voyage à travers l’éthique, l’anthropologie et la spiritualité.

"In cammino alla ricerca della Verità", dialogue entre foi et science, entre Benoît XVI et un mathématicien italien athée.

Michele Raviart – Cité du Vatican

«Je suis content de sa préoccupation au sujet de Dieu et de Jésus», écrit le Pape émérite dans un passage du recueil «En chemin à la recherche de la vérité».L’ouvrage rassemble les lettres et conversations de Piergiorgio Odifreddi, un mathématicien athée, avec Benoît XVI, à travers cinq rencontres qui ont lieu entre la renonciation en 2013 et 2020.

Un signe d’attention au dialogue entre foi et science

Édité par Rizzoli et présenté le 6 octobre à l’Université romaine de la Lumsa, le livre est un voyage entre foi, science, éthique et anthropologie, une preuve de la possibilité de dialoguer avec des positions aux antipodes, et un témoignage de certains des thèmes ayant occupé les réflexions du Pape émérite depuis 2013. «Il est extrêmement significatif que Benoît XVI, au moment où il a cessé d’être Pape et où il avait donc plus de temps pour réfléchir, ait pris très au sérieux la demande d’Odifreddi d’entrer en dialogue avec lui. C’est un signe de son attention au dialogue entre la foi, la raison et la science, et de l’attitude très volontaire et ouverte avec laquelle il l’a toujours vécu», affirme à Radio Vatican-Vatican News, père Federico Lombardi, président de la Fondation Ratzinger, co-organisatrice de la présentation du livre.

La naissance d’une amitié

En 2011, Piergiorgio Odifreddi écrit une lettre ouverte à Benoît XVI dans laquelle il commente «La foi chrétienne hier et aujourd’hui», introduction au christianisme rédigée par Joseph Ratzinger en 1968, considérée comme l’une des œuvres majeures de la théologie du XXe siècle.

Une missive restée sans réponse jusqu’en 2013 où, après sa renonciation et par l’intermédiaire de son secrétaire Mgr Georg Gänswein, Benoît XVI envoie à son tour une lettre, initiant une amitié entre les deux hommes. «Une belle amitié», «chose rare» entre deux positions différentes où «il y a un dialogue et non des chamailleries», où «les idées se rencontrent et l’adversaire n’est pas diabolisé»,précise Mgr Vincenzo Paglia, président de l’Académie pontificale pour la vie.

«Si même un Pape et un athée peuvent converser avec amitié, cela signifie que peut-être dans la vie on peut aussi se comporter ainsi», en conclut Piergiorgio Odifreddi. 

La proximité dans le deuil

Au fil de la correspondance épistolaire, les sujets évoluent. Aux débuts, ils concernaient la science et la foi, puis au fur et à mesure, il est devenu inutile de poursuivre «les escarmouches» sur ces thèmes, et d’autres sujets ont émergé, comme la logique, la vie et la mort, raconte le mathématicien, qui fut l’un des présidents honoraires de l’Union des athées et des agnostiques rationalistes.  

C’est au sujet de la mort que leur convergence est la plus étroite. En 2020, année de la pandémie, le frère bien-aimé de Benoît XVI, Georg Ratzinger, et la mère d’Odifreddi sont tous deux décédés. «C’était notre moment le plus proche, lorsque deux personnes connaissent la même douleur de perdre des êtres chers», assure Odifreddi.

Source: VATICANNEWS, le 8 octobre 2022

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